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Homecoming Queen Bal

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California Dreamin'
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MessageSujet: Re: Homecoming Queen Bal Mer 27 Jan - 5:26

Je me sentais tellement stupide. Je venais de jeter un grand froid sur tout le monde, y comprit Junnie, qui ne semblait pas comprendre ce qui se passait. Je semblais avoir le don de gâcher la soirée de tout le monde, même si c’est ce que j’avais voulu éviter au départ. Je baissai la tête lorsque Sung Jin enleva ma veste et la laissa par terre. Il était vraiment frustré, même s’il tentait de le cacher. Ça faisait quand même un moment que j’habitais avec lui, c’était donc devenu très facile pour moi de percer au travers de son visage. Je ne pouvais que regarder mes pieds, et ne rien faire d’autre. J’aurais voulu tout déballer, dire pourquoi j’agissais comme ça. Mais je ne pouvais juste... Pas le faire. C’était impossible d’envisager mon coming out en ce moment, surtout avec la nouvelle qui venait de s’ajouter. La peur de me faire rejeter restait toujours la, ancrée bien au fond de mon crâne. Je ne voulais pas me faire faire ce que j’avais fais a Seichi. Qu’elle situation ironique, n’est-ce pas?

"C'est bon. De toute façon tu seras mieux avec ton cavalier qu'avec nous. Si c'est ta façon de remercier ceux qui s'inquiètent pour toi..''

Mes entrailles semblèrent se contracter jusqu'à disparaître. J’étais trop lâche pour soutenir son regard, trop lâche pour dire quoi que ce soit. Pourquoi est-ce que sa réaction m’affectait temps? Je voulais lui dire que j’étais désolé, que ce n’était pas contre lui. Mais voyons. Dire que la proximité avec un autre mec me dérangeait un peu, surtout lorsque l’autre était près? C’était encore quelque chose que je devais taire jusqu'à un moment encore incertain. Oui bon, j’avais crus qu’il ne se préoccupait pas vraiment de moi au départ, et ça me faisait sentir encore plus petit dans mes souliers tout cirés. Il tira Junnie avec lui, et ils disparurent dans le cadre de porte que j’avais franchi à la hâte quelques instants plus tôt. Mes yeux se tournèrent vers mon veston qui trainait toujours par terre. Je me penchai pour le ramasser et le secoua un peu, question de vérifier qu’il ne soit pas trop sale.

Je ne voulais pas plus regarder Sae Won, qui était toujours près de moi. Je sentais qu’il était en colère contre moi, lui aussi. Comment mettre facilement ses amis en dos en l’espace de moins d’une heure? Rencontrer quelqu’un qui vous déstabilise et qui fait partis d’un lourd secret que vous ne pouvez pas partager. Je me disais qu’un jour, j’allais leur écrire une lettre, a tout les deux. Une belle et grosse lettre qui raconterait mon histoire, et qui contiendrait aussi mes excuses pour mon attitude de merde que j’avais souvent. De mes sautes d’humeur, de mes éloignements, et tout le tralala. Parce que oui, c’était l’impression que j’avais a ce moment; d’être vraiment une merde qui ne mérite pas d’avoir des amis aussi compréhensif que ces deux la pouvaient l’être. Ma tête entra un peu dans mes épaules lorsque j’entendis Sae Won dire qu’il avait encore quelque chose à régler. Qui devait être ma personne, a tout les coups. Ma bouche était sèche, car je venais de lever les yeux et de croiser son regard flamboyant. Pas bon du tout
.

''JiSeong-ah. Je ne suis pas un simplet. J'ai aucune difficulté à voir qu'un truc cloche, alors ne tente pas de me cacher quoique ce soit. Je ne te tordrai jamais le bras pour que tu parles, mais ne me prends pas pour un idiot. Si tu n'as pas envie de parler, dis le, simplement. N'invente pas quelconque raison pour tenter de camoufler, c'est insultant. Nous sommes amis, pas de simples étrangers. Si il y a bien un truc que j'hais, ce sont les fausses vérités. La seule chose que je te demandes, c'est de la sincérité. Alors quand je te tends un bras, ne le mords pas. Tu le prends, ou alors simplement tu expliques les vraies raisons pour lesquelles tu ne préfères pas. Arasso? Alors maintenant oublions cet incident et allons nous amuser.''

Je me tordais les doigts. Ça bouillait lentement, a l’intérieur. Ils croyaient vraiment que je les prenais tous pour des imbéciles, des idiots qui ne comprennent pas a qui je ne faisais pas confiance? J’avais sombré encore plus profondément que je pouvais bien le penser. Mon cœur battait. Ça allait sortir. Pas l’essentiel de l’information, bien sur, mais... Comme j’avais probablement prévu, ma bouche s’ouvrit avant que je ne puisse la retenir. Je soutenais le regard qui me toisait, pour une fois.

''- Tu penses vraiment que c’est ça, que je crois? Imagine que tu as un secret, que tu ne peux dire à personne sous peine de probablement perdre tous ceux que tu as. Tu le dirais, Sae, tu le dirais ou pas? J’aurais envie de parler. Je ne peux pas. Voila toute la différence. Oui d’accord, je suis désolé, j’ai tout gâché, j’ai mis tout le monde en rogne même si ce n’était pas mon intention. Y’a des fois ou les fausses vérités sont la seule solution envisageable pour les gens comme moi...''

J’avais tout dis dans un souffle, sans reprendre ma respiration. Je regardais encore le sol, mes pieds, la surface métallique. J’avais envie de retourner dans mon trou, la d’où je venais. Peut-être que ça m’aurait évité d’avoir à faire face a des conflits sentimentaux et amicaux comme ceux-là. J’avais envie que rien de mon passé ne soit arrivé, tout aurait semblé plus facile. Je pris ma tête dans mes mains en fermant les yeux avant de me laisser entrainer, une fois de plus, dans la chaleur étouffante de la fête qui battait son plein. Nous nous rendîmes au bar, ou j’évitai soigneusement de regarder Sung Jin, pour éviter d’avoir son regard de reproche sur moi. C’était étrange, mais je détestais plus que tout lorsqu’il se mettait en colère contre moi. Ça semblait pire qu’avec les autres... Sae Won me tendit un shooter, que je pris entre mes doigts.

''À l'amitié, à la vérité, à l'honnêteté. Hallyu, à la vie, à la mort!''

Merci, Sae Won Seo, que je me disais. Merci de me faire sentir encore plus mal a l’aise dans mes caleçons que je ne le suis déjà, si c’était possible bien sur. Tout le monde avala leurs shooters d’un trais, mais le miens resta poser sur la table. Je n’ai jamais vraiment aimer l’alcool, et j’avais l’impression que rien ne passerais dans ma gorge du reste de la soirée.

''- Vous m’excuserez... Ça ne passera pas'', dis-je en m’excusant une fois de plus. '' C’est vrai que je ne suis pas très résistant, mais je n’aime pas ça de toute façon...''
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California Dreamin'
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MessageSujet: Re: Homecoming Queen Bal Sam 6 Fév - 10:12

    Elle voyait devant elle l'image de son probable avenir. Tout le monde mourrait un jour, une chose qui pourtant à l'heure âge restait du domaine de l'hypothétique tant il leur semblait avoir la vie devant eux. Ce n'était pas son cas. Pour elle, il s'agissait de quelque chose de bien réel, qu'elle finirait tôt ou tard par rencontrer de nouveau, contre laquelle elle se battait depuis si longtemps. Elle avait une chance, une infime chance d'un peu de bonheur dans son existence. Enfin. Et elle avait désiré tout oublier. La maladie, qui l'empoisonnait jour après jour, et jouer. Elle avait jouer à comme si, comme si elle était normal. Et elle s'était presque persuadée qu'elle l'était. Elle allait à l'université, avait des amis, d'autres qui l'aimaient moins. L'existence de tout jeune de son âge. Elle s'était figurée que c'était ça, la vraie vie. Ce qui l'attendait. Mais elle devait se réveiller au plus vite. Elle n'était pas comme les autres. Elle avait peur, et devait admettre la vérité. Elle avait joué suffisamment longtemps, et avec lui, elle ne le voulait plus. Elle n'avait aucun droit de lui faire tant de mal, de le faire souffrir. Elle ne pouvait non plus risquer cette même douleur s'il l'abandonnait au bout de quelques temps de relations, alors qu'elle serait tombée amoureuse de lui. Car cela arriverait, tôt ou tard. Elle tomberait amoureuse, elle en était consciente, si ce n'était déjà fait. C'était injuste. Elle s'était privée de tant de choses. Elle n'avait pas eu une adolescence ordinaire, comme tout le monde. Elle n'avait pu vraiment profiter de ce qui faisait une vie. Et voilà qu'il était entré dans sa vie, et en avait modifier les moindres aspects. Elle aurait aimé lui dire à quel point il comptait pour elle. Mais en avait-elle seulement le droit après lui avoir caché la vérité? Elle se rappelait les confidences qu'il lui avait faites, sur le toit. Elle se rappelait la douleur dans son regard. Elle ne pouvait lui faire subir cela une seconde fois. Elle devait tout lui dire, et ensuite accepter ce qu'il déciderait à leur sujet.
    Mais pour le moment, bouleversée, elle avait besoin de s'éloigner de la scène, de ces personnes qui l'entouraient et lui donnaient le sentiment d'étouffer. Elle voulait se retrouver seule, reprendre ses esprits, réfléchir raisonnablement sur ce qu'il convenait de faire. Dans sa précipitation, elle ne le vit pas, et le percuta de plein fouet. Elle le regarda, tenter de la rassurer. Elle secoua la tête quand il parla d'Esthell.

    « Non, ce n'est pas ça... je... je suis tellement désolée. »


    Elle ne s'était pas réellement aperçue que des larmes commençaient à perler aux coins de ses yeux, puis sans prévenir, elle entoura le torse du jeune homme de ses bras et se serra contre lui, songeant que c'était peut-être la dernière fois qu'elle le ferait. Elle devait lui dire, oui, mais sans doute pas tout de suite. Elle ne voulait pas lui gâcher sa soirée. Elle attendrait. Mais le pourrait-elle seulement? Retrouverait-elle le courage de lui parler plus tard, ou continuerait-elle de se montrer si lâche? Toujours serrée contre lui, elle prit la décision de lui avouer que quelque chose lui pesait. Ainsi, il la forcerait sans doute à parler le moment venu, si jamais le courage lui manquait.

    « Il faut que je te dise quelque chose, mais pas maintenant. Profite de cette soirée, d'accord? »
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MessageSujet: Re: Homecoming Queen Bal Ven 12 Fév - 14:40


Je l’entendis se glisser à mes côtés et son parfum, son parfum m’enivra. L’effet qu’Evan avait sur moi n’avait pas changé, loin de là, il n’en était qu’amplifié avec la distance et le manque de sa présence.

« Dis-moi simplement que tu ne m’aimes pas, que tu n’en as rien à faire de moi. Dis-moi que je pourrais embrasser n’importe qui sous tes yeux sans que cela ne te fasse le moindre mal. Dis-le-moi, en me regardant dans les yeux, et si c’est le cas alors très bien, tu n’entendras plus jamais parler de moi. Parce que moi je serais incapable de te dire ça sans te mentir. Je ne supporte pas de ne plus t’avoir. C’est une torture permanente William… Alors fais quelque chose maintenant. Ose me dire ça les yeux dans les yeux et j’en oublierai même jusqu’à ton prénom. Me dit-elle.

J’aurai du lui dire de m’oublier, de me tourner le dos et de m’oublier, moi, le type qui l’avait tant fait souffrir. Pourquoi s’attacher à un lambeau de sentiment, elle ne pouvait pas m’aimer ainsi. J’étais égoïste mais je refusais de la voir s’éloigner et ne jamais revenir. Je ne voulais pas la regarder partir en sachant que notre couple ne serait pour elle qu’un lointain souvenir. Bien sûr que ça me détruirai de la voir embrasser un autre que moi. Je me tournai vers elle et plongea mon regard dans le sien. Elle semblait chercher une réponse au fond de mes pupilles mais je savais, du moins je le pensais, éviter de faire transparaître mes émotions au travers de mon regard. Quoiqu’avec Evan, je perdais une grande partie de mes moyens. Je m’aurai cru au commencement de notre histoire, ç nos premiers baisers et nos attitudes gênées. Je levai ma main pour la déposer dans son cou, caressant du bout du pouce sa joue délicatement maquillée. J’explorai tous les traits de son visage, comme si je le découvrais pour la première fois. Je me penchai vers elle et posa mon front contre le sien. Notre contact me fit frissonner. Comment avais-je pu être aussi idiot pour l’abandonner ? Je voyais bien quelle influence elle avait sur moi. Je sentais son souffle chaud et saccadé frôler mes lèvres et, passant ma main derrière sa nuque, je l’embrassai. Comme la découverte d’une merveille, comme un passage sur scène, non plus beau encore, plus délicieux. Les yeux fermés, les traits marqués par l’émotion, je l’embrassai. Je voulais lui dire qu’elle m’avait manquer, que j’avais fait la plus grosse erreur de ma vie, que rien au monde ne pourrait jamais plus me séparer d’elle mais aucun de ces mots ne franchit la barrière de ma bouche. J’aurai pu, j’aurai du lui dire que je l’aimais, ça aurait été tellement simple. Mais j’avais peur, encore une fois et j’allais réitérer ce que j’avais déjà fait cent fois. Je me détachai doucement d’elle, voulant allonger ce moment, et murmura.

- Pardonne moi.

Pardonne moi si je m’en vais une nouvelle fois et si nous deux rime avec le passé. Pardonne moi de ne pas être à la hauteur mais j’ai peur de l’amour. Pardonne moi une nouvelle de te blesser et de ne savoir quoi te dire. Je laissai ma main glisser le long de son bras et restai figé devant elle. Je voulais partir, j’avais peur de pleurer, je voulais partir, m’éloigner, ne plus chercher à comprendre ce qu’elle faisait inconsciemment subir à mon cœur. Mais je ne parvenais pas à bouger, je voulais garder son visage dans le fond de ma mémoire et mon cerveau ne semblait pas l’avoir imprimer pourtant je le connaissais déjà par cœur, à croire que je ne serais jamais rassasier d’elle. Je m’apprêtais à lui dire, je sentais les mots s’aventurer à la commissure de mes lèvres, prêts à jaillir et tout ce que je parvins à dire…

- Et merde…»
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MessageSujet: Re: Homecoming Queen Bal Dim 14 Fév - 19:45

    Je continuais d’observer William, cherchant dans ses yeux la moindre indication, le moindre éclat trahissant ses pensées. Les secondes s’égrenaient lentement, comme si le temps prenait un malin plaisir à vouloir me faire attendre cette réponse plus que cruciale. Peut-être mélo-dramatisais-je un peu trop, mais cette réponse était vraiment le dernier espoir auquel je me raccrochais. Sur le moment, je me sentais presque prête à lui avouer ma grossesse, après tout, n’était-ce pas le moment idéal pour le faire ? Mais cela aurait bien trop ressemblé aux séries stéréotypées et je préférais attendre un autre moment, un autre jour. Le Nouvel An n’était décidément pas le jour le plus approprié pour cela. «Bonne année ! Je suis enceinte de toi au fait, à plus ». Non, je ne pouvais pas avoir l’audace de faire ça. Alors je me contentais de rester bêtement là, suspendue à ses lèvres, attendant une réponse qui se faisait désirer. Je le vis se pencher vers moi, posant son front contre le mien. Ce simple geste augmenta les battements de mon cœur, menaçant d’exploser hors de ma poitrine. Je sentis sa main sur ma nuque et je manquais de laisser échapper un frisson. Malgré la douceur de la soirée, sa main était fraîche et ce contact me surprit. Puis, sans crier gare, sans même que ma tête, d’ordinaire capable de toujours tout anticiper, ne l’ai prévu, je sentis ses lèvres sur les miennes. Combien de fois avais-je rêvé de cela ? Combien de fois avais-je voulu qu’il m’embrasse encore, me faisant oublier tout ce que je vivais actuellement ? Et voilà que cela se passait, mieux encore que tout ce que j’avais pu imaginer. Un baiser doux mais passionné. Si mon cœur désirait plus que tout s’abandonner à ce baiser, ma tête, elle, était décidée à ne pas lâcher prise pour autant. Quelque part, une petite voix me disait que tout cela était bien trop beau pour être vrai et qu’il y aurait un mais qui me laisserait plus blessée que je ne l’étais déjà. Après tout, c’était de William dont il s’agissait et ces derniers temps, il m’avait fait plus de mal que tous les autres réunis. Il me murmura un « Pardonne-moi », que j’étais incapable d’interpréter. Le pardonner de quoi ? De ce qu’il avait fait ou de ce qu’il s’apprêtait à faire ? Mon instinct me disait que je n’allais pas aimer sa réponse, pas du tout même. Il semblait en plein duel avec lui-même, comme s’il luttait intérieurement, en proie à de nombreuses incertitudes. Il finit par se décider à dire quelque chose qui me laissa encore plus perplexe qu’auparavant.
    « Et merde ! »
    Je le regardais d’un air plus qu’interrogateur même si j’étais à peu près persuadée d’avoir compris de quoi il s’agissait. J’eus cette impression que je ne connaissais que trop bien depuis ces dernières semaines de pouvoir sentir mon cœur voler en éclat. Nous y étions. La rupture, ferme et définitive. Il n’y aurait plus d’autres chances, ou cela semblait plus que mal parti, en tout cas. Essayant de ne pas trembler, je levai les yeux vers lui et d’un ton moins froid que je ne l’aurai voulu, je lui répondis.
    « Et bien je crois que les choses sont claires maintenant… »
    J’entendis une annonce, informant que les finalistes de l’élection allaient bientôt défiler. Je devais donc partir me préparer.
    « Je dois y aller. Bonne soirée William.»
    Et je me détournai, sans même un regard pour lui, tentant de marcher dignement alors que la seule chose que je désirais était de pouvoir m’effondrer en larmes.
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California Dreamin'
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MessageSujet: Re: Homecoming Queen Bal Sam 20 Fév - 23:27

▬ « Règle numéro une : ne jamais louper le début du bal ! »
Je savais bien que j'étais quelqu'un de bien ...

    Quand j'ai croisé son regard j'ai compris qu'il allait m'en vouloir, qu'il m'en voulait déjà. Je ne comprendrais jamais pourquoi mais entre Martin et moi il y a toujours eut ce petit truc qui nous liait : le regard. Je n'avais pas besoin de parler, il n'avait pas besoin de formuler son mécontentement, j'étais apte à le percevoir dans ses yeux et ce depuis toujours. Nous venions de monter en hâte avec Diar sur le pont du bateau et j'ai très vite chercher du regard mon cavalier de la soirée : Martin de Thomas. Je n'arriverai jamais à comprendre pourquoi, à chaque fois qu'une soirée est organisée je me retrouve sa cavalière ... Inexpliqué, inexplicable ... Je serai même littéralement incapable de dire à quel moment l'un ou l'autre a proposé que l'on se rende à cet Homecoming Queen ensemble ... Je ne le voyais pas encore mais je savais qu'il n'était pas à l'autre bout du bateau, il était du genre à m'attendre au tournant, à m'attendre tout court d'ailleurs !
    Il ne me fallut pas plus de cinq minutes pour voir apparaitre sa silhouette dans mon champ de vision. Nous étions, Diar & moi entrain de nous faire photographier sur le photo-wall sur lequel étaient exposé tous les logos des entreprises des parents d'élèves qui sponsorisaient et/ou finançaient l'évènement. Lorsque Diar eut le malheur de me prendre par la taille, je vis que De Thomas était à deux doigts du meurtre, je savais à quel point il tenait à faire ces photos avec moi et j'y tenais peut-être tout autant que lui d'ailleurs. Jamais au grand jamais nous ne nous sommes fait photographiés ensemble ; aucune photo de soirées lycéennes, pas une seule, rien ! Et pourtant, dieu seul sait le nombre de soirées que j'ai passé avec Martin, le nombre d'heures durant lesquelles nous avons arpenté New-York un café ou pour moi un thé à la main, le nombre de fois ou je l'appelais en catastrophe pour que je passe chez lui afin qu'il me fasse rire après une sale journée. Je n'oublierai jamais ces beaux mois passés avec lui et pourtant, rien ne prouve que ces moments ont existé, il n'y a que mes souvenirs et les siens. Quand nous voulons nous en souvenir du moins ...

    Je me souvienos d'ailleurs de cette journée ... C'était en décembre ou en Janvier, il faisait très froid et nous avins passé la soirée chez Primavera pour une fête à laquelle toute la crème de Manhattan avait été conviée, j'avais dormi chez Martin faute de pouvoir rentrer chez moi (maman m'avait comme mis à la porte depuis 5 jours) et je créchais depuis chez Primavera sauf que l'appartement avait été évacué par les forces de l'ordre. Je m'étais donc sauvée avec Martin chez lui en passant par les escaliers de bonne et non par les escaliers de secours ou l'ascenseur comme tous les autres Nous avions regardé durant la moitié de la nuit des cartoons en mangeant tout ce que nous avions pu trouvé dans l'appartement. Le lendemain, je m'étais réveillée allongée sur la moquette du salon la tête posée contre l'assise du canapé et les jambes allongées sur celles de De Thomas qui lui était totalement allongé par terre et utilisait une pile de journaux comme oreiller. Ce sont des moments comme ça, des souvenirs si anodins qui font que ma relation avec Martin est si spéciale. Nous avons à la fois tout et rien en commun, il a ce chic, cette attitude et cette habitude à vouloir faire rire les gens, c'est un cloon quand il le veut bien et je l'ai très vite compris et très vite je l'ai poussé à extérioriser avec moi ce côté m'as-tu-vu qu'il avait tendance à refouler pour paraitre parfait et irréprochable aux yeux de tous enfin ça a toujours été assez difficile de cerner Martin tantôt il veut passer pour l'homme sans cœur, tantôt pour le fils modèle ... J'ai toujours pensé qu'il était un peu trop perdu pour se l'avouer et pour l'avouer aux autres.

    Pour en revenir à notre fameuse soirée, Martin commençait à approcher, doucement il descendait les quelques marches qui le séparait de mon étage du pont, il continuait à me fixer droit dans les yeux, comme pour me défier. Il me défiait, il me défiait tout le temps. Je ne le lâchait pas du regard quitte à gâcher les photos avec Diar pour moi tenir tête au jeune homme était bien plus important. Deux secondes plus tard, Diar me lâchait et me dit qu'il allait nous chercher des verres. Je lui fis un signe de la main pour signifier que j'étais d'accord et guettais l'arrivée de Martin. Lorsqu'il fut à deux mètres de moi, je tournais la tête après lui avoir fait un clin d'œil et retournait, cette fois seule devant le photo-wall. Je lui lançais des regards provocateur, comme un défi. Alors que je me dandinais et posais depuis 30 secondes et que le photographe devait déjà en être à une centaine de clichés de moi et moi, moi et Diar je me dis que mon petit jeu n'avait servit à rien et que ma provocation n'avait pas porté autant de fruits que je ne l'aurai désiré jusqu'à ce que je vois Martin dans mon champ de vision, il me prit le poignet et me stoppa de toute action, de tout "dandinage". j'avais certainement un air surpris lorsque le cliché fut pris, Martin regarda le photographe avec mépris et me laissais accompagnée presque brutalement par Martin un peu plus loin.

    HEAVYNNE - « Mince Martin lâche moi tout de suite ! »

    S'il y avait bien une chose que je ne supportait pas chez lui c'était sa volonté de dominer, toujours dominer, tout, tous et en particulier ... moi ! Je retirais sèchement mon poignet de sa main en me le frottant, il me l'avait serré si fort que j'avais un peu mal, j'avais la peau rouge et je le regardais avec autant de mépris que lui pouvait en témoigner au moment présent. Je n'eut pas à attendre une micro-seconde de plus, il me faisait déjà une remarque, il me demandait déjà de lui rendre des comptes et le conflit, comme ceux qui animaient nos journées autrefois commençait déjà et dans ce genre de "jeu" car ce n'était rien d'autre que ça, c'était à celui qui s'énervait le plus fort et qui finissait par embrasser l'autre en premier qui perdait. Et pourtant voyez-vous, même si ce jeu m'énervais, même si je m'étais jurée il y a quelques mois de ne plus lui adresser la parole pour me préserve je me sentais comme ... obligée de jouer à ce jeu stupide !

    HEAVYNNE - « A quoi tu joues Martin, pourquoi tu me fais une scène ? Je t'ai dis que j'allais être en retard parce que j'avais un problème avec ma robe, tu n'as pas l'impression que quelque chose cloche ... Tu ne te souviens pas que je t'avais dis que ma robe serait saumon et qu'elle est rouge ... Martin arrête bordel, tu m'énerves ! Je n'ai aucun compte à te rendre, je t'ai dis de ne pas m'attendre que je te rejoindrais sur le bateau et je pesais mes mots. Si tu m'en veux en plus pour les photos je t'attendais moi. C'est toi et toi seul qui a décidé de ne pas te faire prendre en photo avec moi. Alors arrête maintenant, je t'en supplie ! »

    Je n'avais pas pour habitude de le supplier et nos règles du jeu avaient été comme chamboulées par le simple usage de ce mot que j'ai regretté dès que je l'eus prononcé. Je me suis nerveusement mordillé la lèvre puis le présentateur de la soirée à annoncer que toutes les candidates au titre de Reine de Glace devaient se présenter sur la piste pour la danse d'ouverture de la soirée. J'ai regardé Martin et lui ai prit la main pour qu'il vienne danser avec moi. Nous avions toujours été très fort lorsqu'il s'agissait de danser en public alors que nous étions entrain de nous engueulé. Je me souviens la dernière fois que j'ai passé une soirée à New-York avec lui, c'était pour le Bal des débutantes et nous étions précisément entrain de débattre sur le fait qu'il était toujours beaucoup trop silencieux lorsque la danse avait été annoncée, nous avions dansé, en nous regardant les yeux dans les yeux, sans échanger un mot comme si de rien n'était et personne ne s'était rendu compte que ce jour là il avait comme décidé de partir de New-York et que durant cette dans je n'avais eut qu'une seule envie qui avait été de pleurer et de m'enfuir en courant. Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui l'histoire se reproduisait et je me voyais déjà collée contre lui pour une danse que l'on nous avait imposé. Je n'étais cependant pas décidée à me taire ...

    HEAVYNNE - « Oh allé, tu comptes bouder toute la soirée ? Je te rappel que tu m'as promis un bain de minuit ... Et je compte bien m'amuser ce soir ! »

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MessageSujet: Re: Homecoming Queen Bal Jeu 13 Mai - 14:42

La voir prendre ces clichés avec Diar me rendait malade de jalousie, même si j’aurais préféré ne rien ressentir. Elle avait cet air qu’on lui reconnaît bien et je me doutais qu’elle me cherchait, ou tout du moins qu’elle s’attendait à quelque chose. C’est dès le moment qu’elle me vit, dès que nos regards se croisèrent, qu’ils ne purent bientôt plus se lâcher. L’un comme l’autre étions trop orgueilleux pour laisser l’autre gagner et briser cette communication virtuelle aurait été signe de faiblesse et de soumission. Bientôt, nous fîmes néanmoins interrompu par Diar et la provocation s’accentua dans le regard d’Heavynne. Je ne savais pas si elle voulait que je la rejoigne ou non mais je n’en avais aucune envie. Ou plutôt, j’avais décrété que je ne ferais aucune photo avec elle ce soir vu ce à quoi je venais d’avoir droit. Pour une fois qu’on aurait pu figer un souvenir, quelque chose avait encore tout gâcher… Oui, ça allait être de ma faute et j’en payerais le prix quelques minutes plus tard mais je lui en voulait et ce sentiment de trahison ne me quittait pas, je n’y pouvais rien. Je fini par faire un geste que je regrettai quelques instants après puisqu’il n’était pas dans ma nature d’être violent : je la pris par le bras pour l’emmener plus loin, là où nous pourrions discuter et surtout nous expliquer.

MARTIN : Je te lâches si j’en ai envie !

Mais la réaction ne se fit pas attendre, la miss tira d’un coup sec, ce qui enleva mon emprise sur elle. Je pouvais aisément voir que je lui avais fait mal vu les rougeurs qui apparaissaient sur son poignet mais mon esprit était ailleurs, trop absorbé par ce flot de sentiments qui m’envahissait et que je ne pouvais expliquer. J’étais à la fois en colère et admiratif devant sa beauté légendaire qui ne me laissait pas indifférent à chaque fois que je la voyais. Je ne savais pas pourquoi mais le simple fait de la voir me remémorer des souvenirs, des moments géniaux comme plus triste. Et c’est à ce moment là que je me demandais comment nous avons pu en arriver là. Car oui, elle finit par me supplier, chose qui enlever tout jeu dans notre relation. Jamais auparavant cette situation n’était arrivé et ma réaction fut des plus étranges. Je ne me reconnaissais même pas moi-même. Je n’avais plus rien à faire des mises en garde de mon père et de ses menaces et mon taux de colère s’intensifia encore une fois. Elle n’avait rien fait et pourtant j’étais persuadé du contraire. Contrairement à ce qu’elle pensait, je ne jouais pas mais j’étais tout simplement sorti de mon corps, comme si quelqu’un d’autre avait pris ma place dans celui-ci.

MARTIN :
Les photos… Oui c’est de ma faute et alors… Tu n’avais même pas envie d’en faire avec moi ! Bien sûr, tu as préféré venir avec Diar… J’espère que ça te fait plaisir au moins qu’il soit ton cavalier à ma place ! Jamais j’aurais pensé que tu me ferais ce coup là ! Je t’ai toujours connu à tenir tes promesses mais je vois que mademoiselle change. Alors non, je ne joues pas, et non je ne m’arrêterais pas !

Et je fus coupé dans mon élan, alors que mes paroles affluaient sans cesse. Ce n’était sûrement pas plus mal de toute façon… Sans que j’ai le temps de dire quoi que ce soit, Heavynne m’avait déjà invité à danser et ce sentiment de déjà vu m’envahit. Oui, c’était comme une habitude pour nous maintenant de faire bonne figure au soirée, notamment lors des danses, alors que nos cœurs étaient enflammés à cause de nos disputes. Encore une fois, tout ceci arrivé et il fallait faire comme ci de rien n’était. Bizarrement, c’était plus difficile que de coutume mais mon éducation me permit d’avoir ce visage froid des aristocrates tant convoité… Jusqu’à ce que mon interlocutrice reprenne la parole… Bouder toute la soirée ? Je ne savais pas vraiment si c’est-ce que je comptais faire mais j’aurais aimé qu’on finisse de régler nos histoires, même si cela ne nous mènerais à rien sauf à savoir qui gueulerait le plus fort. Je répondis donc, sur un ton néanmoins plus calme que précédemment. A croire que la musique adoucit les mœurs…

MARTIN :
Peut-être que j’ai décidé de faire comme toi et de ne pas tenir mes promesses… Et puis peut-être que tu préférerais le prendre avec Diar finalement ce bain de minuit puisque tu sembles tellement l’apprécier…

J’étais parti sur un terrain dangereux et Heavynne penserait sûrement que je faisais le jaloux mais tel n’était pas le cas. J’étais juste en rogne après ce mec que je connaissais à peine et qui avait pris ma place. Il n’avait aucun droit de cela même si comme l’avait dit ma « cavalière », elle n’avait aucun compte à me rendre… Des facettes cachées de ma personnalité se révélaient, ce que je n’appréciais guère et pourtant, c’est moi qui l’avait cherché et je ne pouvais donc m’en prendre qu’à moi-même. Un couple qui dansait juste à côté de nous nous fixa du regard un instant, et il fallut que nous fîmes tout les deux un de nos plus charmants sourires pour essayer de les convaincre que tout allait bien. Finalement, quand ils eurent enfin détourné le regard, je repris de plus belle.

MARTIN : Moi aussi j’aurais aimé m’amuser ce soir mais dorénavant, je n’y ai plus vraiment le cœur !
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California Dreamin'
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MessageSujet: Re: Homecoming Queen Bal Lun 28 Juin - 3:52

Corbeille.
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Homecoming Queen Bal

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