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Invité California Dreamin' • • • •
 | Sujet: Re: Homecoming Queen Bal Dim 14 Fév - 19:45 | |
| Je continuais d’observer William, cherchant dans ses yeux la moindre indication, le moindre éclat trahissant ses pensées. Les secondes s’égrenaient lentement, comme si le temps prenait un malin plaisir à vouloir me faire attendre cette réponse plus que cruciale. Peut-être mélo-dramatisais-je un peu trop, mais cette réponse était vraiment le dernier espoir auquel je me raccrochais. Sur le moment, je me sentais presque prête à lui avouer ma grossesse, après tout, n’était-ce pas le moment idéal pour le faire ? Mais cela aurait bien trop ressemblé aux séries stéréotypées et je préférais attendre un autre moment, un autre jour. Le Nouvel An n’était décidément pas le jour le plus approprié pour cela. «Bonne année ! Je suis enceinte de toi au fait, à plus ». Non, je ne pouvais pas avoir l’audace de faire ça. Alors je me contentais de rester bêtement là, suspendue à ses lèvres, attendant une réponse qui se faisait désirer. Je le vis se pencher vers moi, posant son front contre le mien. Ce simple geste augmenta les battements de mon cœur, menaçant d’exploser hors de ma poitrine. Je sentis sa main sur ma nuque et je manquais de laisser échapper un frisson. Malgré la douceur de la soirée, sa main était fraîche et ce contact me surprit. Puis, sans crier gare, sans même que ma tête, d’ordinaire capable de toujours tout anticiper, ne l’ai prévu, je sentis ses lèvres sur les miennes. Combien de fois avais-je rêvé de cela ? Combien de fois avais-je voulu qu’il m’embrasse encore, me faisant oublier tout ce que je vivais actuellement ? Et voilà que cela se passait, mieux encore que tout ce que j’avais pu imaginer. Un baiser doux mais passionné. Si mon cœur désirait plus que tout s’abandonner à ce baiser, ma tête, elle, était décidée à ne pas lâcher prise pour autant. Quelque part, une petite voix me disait que tout cela était bien trop beau pour être vrai et qu’il y aurait un mais qui me laisserait plus blessée que je ne l’étais déjà. Après tout, c’était de William dont il s’agissait et ces derniers temps, il m’avait fait plus de mal que tous les autres réunis. Il me murmura un « Pardonne-moi », que j’étais incapable d’interpréter. Le pardonner de quoi ? De ce qu’il avait fait ou de ce qu’il s’apprêtait à faire ? Mon instinct me disait que je n’allais pas aimer sa réponse, pas du tout même. Il semblait en plein duel avec lui-même, comme s’il luttait intérieurement, en proie à de nombreuses incertitudes. Il finit par se décider à dire quelque chose qui me laissa encore plus perplexe qu’auparavant. « Et merde ! » Je le regardais d’un air plus qu’interrogateur même si j’étais à peu près persuadée d’avoir compris de quoi il s’agissait. J’eus cette impression que je ne connaissais que trop bien depuis ces dernières semaines de pouvoir sentir mon cœur voler en éclat. Nous y étions. La rupture, ferme et définitive. Il n’y aurait plus d’autres chances, ou cela semblait plus que mal parti, en tout cas. Essayant de ne pas trembler, je levai les yeux vers lui et d’un ton moins froid que je ne l’aurai voulu, je lui répondis. « Et bien je crois que les choses sont claires maintenant… » J’entendis une annonce, informant que les finalistes de l’élection allaient bientôt défiler. Je devais donc partir me préparer. « Je dois y aller. Bonne soirée William.» Et je me détournai, sans même un regard pour lui, tentant de marcher dignement alors que la seule chose que je désirais était de pouvoir m’effondrer en larmes. |
|  | | California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : . ⊰ commencement le : 04/09/2007 ⊰ date de naissance : 02/11/1992 ⊰ âge : 19 ⊰ messages : 65958 ⊰ topic : . ⊰ avatar : .
 | Sujet: Re: Homecoming Queen Bal Sam 20 Fév - 23:27 | |
| ▬ « Règle numéro une : ne jamais louper le début du bal ! » Je savais bien que j'étais quelqu'un de bien ...
Quand j'ai croisé son regard j'ai compris qu'il allait m'en vouloir, qu'il m'en voulait déjà. Je ne comprendrais jamais pourquoi mais entre Martin et moi il y a toujours eut ce petit truc qui nous liait : le regard. Je n'avais pas besoin de parler, il n'avait pas besoin de formuler son mécontentement, j'étais apte à le percevoir dans ses yeux et ce depuis toujours. Nous venions de monter en hâte avec Diar sur le pont du bateau et j'ai très vite chercher du regard mon cavalier de la soirée : Martin de Thomas. Je n'arriverai jamais à comprendre pourquoi, à chaque fois qu'une soirée est organisée je me retrouve sa cavalière ... Inexpliqué, inexplicable ... Je serai même littéralement incapable de dire à quel moment l'un ou l'autre a proposé que l'on se rende à cet Homecoming Queen ensemble ... Je ne le voyais pas encore mais je savais qu'il n'était pas à l'autre bout du bateau, il était du genre à m'attendre au tournant, à m'attendre tout court d'ailleurs ! Il ne me fallut pas plus de cinq minutes pour voir apparaitre sa silhouette dans mon champ de vision. Nous étions, Diar & moi entrain de nous faire photographier sur le photo-wall sur lequel étaient exposé tous les logos des entreprises des parents d'élèves qui sponsorisaient et/ou finançaient l'évènement. Lorsque Diar eut le malheur de me prendre par la taille, je vis que De Thomas était à deux doigts du meurtre, je savais à quel point il tenait à faire ces photos avec moi et j'y tenais peut-être tout autant que lui d'ailleurs. Jamais au grand jamais nous ne nous sommes fait photographiés ensemble ; aucune photo de soirées lycéennes, pas une seule, rien ! Et pourtant, dieu seul sait le nombre de soirées que j'ai passé avec Martin, le nombre d'heures durant lesquelles nous avons arpenté New-York un café ou pour moi un thé à la main, le nombre de fois ou je l'appelais en catastrophe pour que je passe chez lui afin qu'il me fasse rire après une sale journée. Je n'oublierai jamais ces beaux mois passés avec lui et pourtant, rien ne prouve que ces moments ont existé, il n'y a que mes souvenirs et les siens. Quand nous voulons nous en souvenir du moins ...
Je me souvienos d'ailleurs de cette journée ... C'était en décembre ou en Janvier, il faisait très froid et nous avins passé la soirée chez Primavera pour une fête à laquelle toute la crème de Manhattan avait été conviée, j'avais dormi chez Martin faute de pouvoir rentrer chez moi (maman m'avait comme mis à la porte depuis 5 jours) et je créchais depuis chez Primavera sauf que l'appartement avait été évacué par les forces de l'ordre. Je m'étais donc sauvée avec Martin chez lui en passant par les escaliers de bonne et non par les escaliers de secours ou l'ascenseur comme tous les autres Nous avions regardé durant la moitié de la nuit des cartoons en mangeant tout ce que nous avions pu trouvé dans l'appartement. Le lendemain, je m'étais réveillée allongée sur la moquette du salon la tête posée contre l'assise du canapé et les jambes allongées sur celles de De Thomas qui lui était totalement allongé par terre et utilisait une pile de journaux comme oreiller. Ce sont des moments comme ça, des souvenirs si anodins qui font que ma relation avec Martin est si spéciale. Nous avons à la fois tout et rien en commun, il a ce chic, cette attitude et cette habitude à vouloir faire rire les gens, c'est un cloon quand il le veut bien et je l'ai très vite compris et très vite je l'ai poussé à extérioriser avec moi ce côté m'as-tu-vu qu'il avait tendance à refouler pour paraitre parfait et irréprochable aux yeux de tous enfin ça a toujours été assez difficile de cerner Martin tantôt il veut passer pour l'homme sans cœur, tantôt pour le fils modèle ... J'ai toujours pensé qu'il était un peu trop perdu pour se l'avouer et pour l'avouer aux autres.
Pour en revenir à notre fameuse soirée, Martin commençait à approcher, doucement il descendait les quelques marches qui le séparait de mon étage du pont, il continuait à me fixer droit dans les yeux, comme pour me défier. Il me défiait, il me défiait tout le temps. Je ne le lâchait pas du regard quitte à gâcher les photos avec Diar pour moi tenir tête au jeune homme était bien plus important. Deux secondes plus tard, Diar me lâchait et me dit qu'il allait nous chercher des verres. Je lui fis un signe de la main pour signifier que j'étais d'accord et guettais l'arrivée de Martin. Lorsqu'il fut à deux mètres de moi, je tournais la tête après lui avoir fait un clin d'œil et retournait, cette fois seule devant le photo-wall. Je lui lançais des regards provocateur, comme un défi. Alors que je me dandinais et posais depuis 30 secondes et que le photographe devait déjà en être à une centaine de clichés de moi et moi, moi et Diar je me dis que mon petit jeu n'avait servit à rien et que ma provocation n'avait pas porté autant de fruits que je ne l'aurai désiré jusqu'à ce que je vois Martin dans mon champ de vision, il me prit le poignet et me stoppa de toute action, de tout "dandinage". j'avais certainement un air surpris lorsque le cliché fut pris, Martin regarda le photographe avec mépris et me laissais accompagnée presque brutalement par Martin un peu plus loin.
HEAVYNNE - « Mince Martin lâche moi tout de suite ! »
S'il y avait bien une chose que je ne supportait pas chez lui c'était sa volonté de dominer, toujours dominer, tout, tous et en particulier ... moi ! Je retirais sèchement mon poignet de sa main en me le frottant, il me l'avait serré si fort que j'avais un peu mal, j'avais la peau rouge et je le regardais avec autant de mépris que lui pouvait en témoigner au moment présent. Je n'eut pas à attendre une micro-seconde de plus, il me faisait déjà une remarque, il me demandait déjà de lui rendre des comptes et le conflit, comme ceux qui animaient nos journées autrefois commençait déjà et dans ce genre de "jeu" car ce n'était rien d'autre que ça, c'était à celui qui s'énervait le plus fort et qui finissait par embrasser l'autre en premier qui perdait. Et pourtant voyez-vous, même si ce jeu m'énervais, même si je m'étais jurée il y a quelques mois de ne plus lui adresser la parole pour me préserve je me sentais comme ... obligée de jouer à ce jeu stupide !
HEAVYNNE - « A quoi tu joues Martin, pourquoi tu me fais une scène ? Je t'ai dis que j'allais être en retard parce que j'avais un problème avec ma robe, tu n'as pas l'impression que quelque chose cloche ... Tu ne te souviens pas que je t'avais dis que ma robe serait saumon et qu'elle est rouge ... Martin arrête bordel, tu m'énerves ! Je n'ai aucun compte à te rendre, je t'ai dis de ne pas m'attendre que je te rejoindrais sur le bateau et je pesais mes mots. Si tu m'en veux en plus pour les photos je t'attendais moi. C'est toi et toi seul qui a décidé de ne pas te faire prendre en photo avec moi. Alors arrête maintenant, je t'en supplie ! »
Je n'avais pas pour habitude de le supplier et nos règles du jeu avaient été comme chamboulées par le simple usage de ce mot que j'ai regretté dès que je l'eus prononcé. Je me suis nerveusement mordillé la lèvre puis le présentateur de la soirée à annoncer que toutes les candidates au titre de Reine de Glace devaient se présenter sur la piste pour la danse d'ouverture de la soirée. J'ai regardé Martin et lui ai prit la main pour qu'il vienne danser avec moi. Nous avions toujours été très fort lorsqu'il s'agissait de danser en public alors que nous étions entrain de nous engueulé. Je me souviens la dernière fois que j'ai passé une soirée à New-York avec lui, c'était pour le Bal des débutantes et nous étions précisément entrain de débattre sur le fait qu'il était toujours beaucoup trop silencieux lorsque la danse avait été annoncée, nous avions dansé, en nous regardant les yeux dans les yeux, sans échanger un mot comme si de rien n'était et personne ne s'était rendu compte que ce jour là il avait comme décidé de partir de New-York et que durant cette dans je n'avais eut qu'une seule envie qui avait été de pleurer et de m'enfuir en courant. Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui l'histoire se reproduisait et je me voyais déjà collée contre lui pour une danse que l'on nous avait imposé. Je n'étais cependant pas décidée à me taire ...
HEAVYNNE - « Oh allé, tu comptes bouder toute la soirée ? Je te rappel que tu m'as promis un bain de minuit ... Et je compte bien m'amuser ce soir ! »
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|  | | Invité California Dreamin' • • • •
 | Sujet: Re: Homecoming Queen Bal Jeu 13 Mai - 14:42 | |
| La voir prendre ces clichés avec Diar me rendait malade de jalousie, même si j’aurais préféré ne rien ressentir. Elle avait cet air qu’on lui reconnaît bien et je me doutais qu’elle me cherchait, ou tout du moins qu’elle s’attendait à quelque chose. C’est dès le moment qu’elle me vit, dès que nos regards se croisèrent, qu’ils ne purent bientôt plus se lâcher. L’un comme l’autre étions trop orgueilleux pour laisser l’autre gagner et briser cette communication virtuelle aurait été signe de faiblesse et de soumission. Bientôt, nous fîmes néanmoins interrompu par Diar et la provocation s’accentua dans le regard d’Heavynne. Je ne savais pas si elle voulait que je la rejoigne ou non mais je n’en avais aucune envie. Ou plutôt, j’avais décrété que je ne ferais aucune photo avec elle ce soir vu ce à quoi je venais d’avoir droit. Pour une fois qu’on aurait pu figer un souvenir, quelque chose avait encore tout gâcher… Oui, ça allait être de ma faute et j’en payerais le prix quelques minutes plus tard mais je lui en voulait et ce sentiment de trahison ne me quittait pas, je n’y pouvais rien. Je fini par faire un geste que je regrettai quelques instants après puisqu’il n’était pas dans ma nature d’être violent : je la pris par le bras pour l’emmener plus loin, là où nous pourrions discuter et surtout nous expliquer.
MARTIN : Je te lâches si j’en ai envie !
Mais la réaction ne se fit pas attendre, la miss tira d’un coup sec, ce qui enleva mon emprise sur elle. Je pouvais aisément voir que je lui avais fait mal vu les rougeurs qui apparaissaient sur son poignet mais mon esprit était ailleurs, trop absorbé par ce flot de sentiments qui m’envahissait et que je ne pouvais expliquer. J’étais à la fois en colère et admiratif devant sa beauté légendaire qui ne me laissait pas indifférent à chaque fois que je la voyais. Je ne savais pas pourquoi mais le simple fait de la voir me remémorer des souvenirs, des moments géniaux comme plus triste. Et c’est à ce moment là que je me demandais comment nous avons pu en arriver là. Car oui, elle finit par me supplier, chose qui enlever tout jeu dans notre relation. Jamais auparavant cette situation n’était arrivé et ma réaction fut des plus étranges. Je ne me reconnaissais même pas moi-même. Je n’avais plus rien à faire des mises en garde de mon père et de ses menaces et mon taux de colère s’intensifia encore une fois. Elle n’avait rien fait et pourtant j’étais persuadé du contraire. Contrairement à ce qu’elle pensait, je ne jouais pas mais j’étais tout simplement sorti de mon corps, comme si quelqu’un d’autre avait pris ma place dans celui-ci.
MARTIN : Les photos… Oui c’est de ma faute et alors… Tu n’avais même pas envie d’en faire avec moi ! Bien sûr, tu as préféré venir avec Diar… J’espère que ça te fait plaisir au moins qu’il soit ton cavalier à ma place ! Jamais j’aurais pensé que tu me ferais ce coup là ! Je t’ai toujours connu à tenir tes promesses mais je vois que mademoiselle change. Alors non, je ne joues pas, et non je ne m’arrêterais pas !
Et je fus coupé dans mon élan, alors que mes paroles affluaient sans cesse. Ce n’était sûrement pas plus mal de toute façon… Sans que j’ai le temps de dire quoi que ce soit, Heavynne m’avait déjà invité à danser et ce sentiment de déjà vu m’envahit. Oui, c’était comme une habitude pour nous maintenant de faire bonne figure au soirée, notamment lors des danses, alors que nos cœurs étaient enflammés à cause de nos disputes. Encore une fois, tout ceci arrivé et il fallait faire comme ci de rien n’était. Bizarrement, c’était plus difficile que de coutume mais mon éducation me permit d’avoir ce visage froid des aristocrates tant convoité… Jusqu’à ce que mon interlocutrice reprenne la parole… Bouder toute la soirée ? Je ne savais pas vraiment si c’est-ce que je comptais faire mais j’aurais aimé qu’on finisse de régler nos histoires, même si cela ne nous mènerais à rien sauf à savoir qui gueulerait le plus fort. Je répondis donc, sur un ton néanmoins plus calme que précédemment. A croire que la musique adoucit les mœurs…
MARTIN : Peut-être que j’ai décidé de faire comme toi et de ne pas tenir mes promesses… Et puis peut-être que tu préférerais le prendre avec Diar finalement ce bain de minuit puisque tu sembles tellement l’apprécier…
J’étais parti sur un terrain dangereux et Heavynne penserait sûrement que je faisais le jaloux mais tel n’était pas le cas. J’étais juste en rogne après ce mec que je connaissais à peine et qui avait pris ma place. Il n’avait aucun droit de cela même si comme l’avait dit ma « cavalière », elle n’avait aucun compte à me rendre… Des facettes cachées de ma personnalité se révélaient, ce que je n’appréciais guère et pourtant, c’est moi qui l’avait cherché et je ne pouvais donc m’en prendre qu’à moi-même. Un couple qui dansait juste à côté de nous nous fixa du regard un instant, et il fallut que nous fîmes tout les deux un de nos plus charmants sourires pour essayer de les convaincre que tout allait bien. Finalement, quand ils eurent enfin détourné le regard, je repris de plus belle.
MARTIN : Moi aussi j’aurais aimé m’amuser ce soir mais dorénavant, je n’y ai plus vraiment le cœur ! |
|  | | Invité California Dreamin' • • • •
 | Sujet: Re: Homecoming Queen Bal Lun 28 Juin - 3:52 | |
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