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serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven

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MessageSujet: serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven Jeu 31 Déc - 17:58




serre moi encore, serre moi,
jusqu'à étouffer de toi
- feat. keven pryce et naomi j. venn
Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié ; et l'un
des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret. ♪

    Tout se passe toujours trop vite, toujours trop brusquement, et à chaque fois il est impossible de stopper cette voiture qui fonce droit sur eux, impossible de s’emparer du volant pour sauver ses propres parents. Elle reste toujours figée, toujours incapable de bouger le moindre orteil pour aller contre le destin. La peur s’empare de tout son être, bloque chacun de ses muscles et elle se retrouve, condamnée à les voir lui échapper, condamner à vivre avec ce regret éternel, celui de n’avoir rien put faire. Mais cette fois ci, elle a comprit. Lorsque les phares éblouissent à nouveau ses grands yeux, elle ferme ses paupières, et de toute ses forces, tentent d’empêcher cet accident de se répéter une nouvelle fois, dans ses nuits agitées.

    La respiration saccadée, elle ouvre un œil, puis le second pour s’apercevoir qu’elle se trouve bien dans sa chambre. La pénombre s’est emparée de la pièce, quelques heures plus tôt lorsqu’elle s’est couché dans ce lit. Elle se redresse entre les draps froissés, parcours ceux-ci d’un revers de la main pour être persuadée qu’elle n’est en compagnie de personne. Chose qui arrive peut être un peu trop souvent depuis son entrée à Berkeley l’automne précédent. D’une main tremblante, elle allume la petite lampe de chevet et ses grands yeux tristes tentent de s’habituer à la luminosité. Elle replie ses genoux contre son corps et ne retient à présent plus ses larmes. Cela fait six mois maintenant, et pourtant, les cauchemars sont toujours présent, six mois qu’elle s’est éveillé du coma, six mois qu’elle a compris que ses parents ne seraient plus jamais là pour prendre soin d’elle, pour la rassurer, pour la féliciter, pour l’épauler. Seule. Cette solitude pesante et glaçante, que l’on ne peut éviter, c’est tellement douloureux. Doucement, elle repousse le fin drap blanc qui recouvrait sa silhouette vêtue uniquement d’une nuisette légère et se lève d’un geste las. Les nuits sont toutes les mêmes, le sommeil la quitte au moment où les cauchemars ressurgissent. C’est fatiguant, exténuant et pourtant, c’est toujours pareil, depuis son entrée à Berkeley. Elle se hisse hors de la petite chambre à son image, et se dirige d’un pas feutrée jusqu’à la cuisine. Tout le monde dort, il est quatre heure trente du matin et parfois elle aimerait que les nuits soient plus courtes. Il est aisé de s’occuper l’esprit la journée, mais la nuit, tout devient plus difficile. Les vieux démons ressurgissent sans que l’on y prenne garde, les souvenirs douloureux sont à nouveau présents, et rien ne vous change les esprits. Elle s’empare d’un verre dans la pénombre et le rempli d’eau du robinet avant de le porter à ses lèvres. Ses sanglots se sont calmés, elle a l’air sereine, mais elle ne l’est tellement pas. Doucement, elle repose le verre d’eau dans l’évier, et son esprit cherche à plein méninge une solution… Elle n’a pas envie de le déranger encore une nuit, pourtant seul lui sait si bien prendre soin d’elle, si bien la consoler. Le contact de ses doigts dans sa longue chevelure brune, sa respiration posée dans le creux de son cou, seul ainsi, elle peut dormir tranquillement. A toujours vouloir se débrouiller toute seule, à toujours vouloir être autonome, elle est devenue finalement dépendante de cet homme avec qui tout semble toujours aller vraiment bien. A ses côtés, elle se sent réellement bien, elle se sent protégée, invincible, comme lorsqu’elle n’était qu’une enfant, n’ayant peur de rien. Finalement, le besoin de lui l’emporte sur le reste et toujours aussi doucement, elle rejoint la chambre de Keven, ouvre délicatement la porte et se hisse à l’intérieur avant de finalement refermer la porte derrière elle, avec toujours autant de délicatesse. Doucement, elle s’approche de son lit, dans le noir. Elle connaît cette chambre peut être mieux que la sienne. Ici, elle est en sécurité, les cauchemars s’évanouissent, comme si il était son attrape rêve personnel, comme s’il pouvait la protéger des vieux démons. Peut être parce qu’il la comprend si bien, et qu’il est le seul à détenir les bons mots pour la rassurer. Sa main douce cherche la présence d’un corps dans l’immense lit du jeune homme, il est là. Elle s’assoit délicatement à ses côtés, et finalement se blottit contre lui. Elle espère ne pas le réveiller, pourtant, à chaque fois il ouvre un œil pour la serrer contre lui, comprenant totalement ses angoisses profondes. Il bouge, doucement, elle comprend qu’il ne dort plus totalement.

    NAOMIJe n’arrivais pas à dormir…

    Ses mots murmurés sont à peine audibles. Elle s’imprègne de son odeur masculine et rassurante, elle profite de cet instant pour se ressourcer, parce que lui seul sait lui donner la force d’avancer, chaque jour…

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MessageSujet: Re: serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven Sam 2 Jan - 2:02

    Keven avait passé sa journée à Berkeley, il avait trainé sur le campus et avait assisté à tous ses cours, même à son cours de soutient du soir avec Catahleen. Bon ok cours de soutien qui ne lui servirait à rien pour ses études d'economie puisque c'était des cours de soutien en littérature. Pourquoi en avoir pris en littérature? Je vous dirais juste que c'est une longue histoire et que Keven peut parfois se fourrer dans des plans assez cons! Bref, sa soirée il l'avait passé en compagnie de sa meilleure amie, Alanna avec qui il était allé dans un bar musical. Ils s'étaient bien amusé, bon ils avaient du jouer le p'tit couple pour pouvoir être tranquilles au niveau des boulets qui trainaient dans le coin, mais bon ça ne les dérangeait jamais.. Mais ça tout le monde le savait déjà! Il avait raccompagné la belle jusqu'à sa confrérie avant de lui souhaiter une bonne nuit et de partir vers sa confrérie à lui. Il était dans les environs des 2h35 du matin lorsque Keven pénétra dans sa maison de confrérie qui était bien silencieuse. Il s'arreta dans la cuisine pour se prendre une p'tite bouteille d'eau et la monter dans sa chambre. Il essaya de faire le moins de bruit possible en respect de ses camarades qui dormaient même s'il savait que certainement la plupart étaient encore dehors à cette heure-ci. Une fois arrivé dans sa chambre, Keven retira ses pompes et déposa ses affaires personnelles qu'il avait dans sa poche, sur son bureau avant de se déshabiller pour ainsi rester juste avec son boxer noir, il passa un coup dans la salle de bain commune avant d'aller se coucher, se plaçant sous sa couette avant d'éteindre sa lampe de chevet. Il s'endormit juste quelques minutes aprés, il était fatigué donc ça avait le don d'aller vite. Son sommeil était plutôt calme, tranquille, il rêvait doucement sans s'en rendre compte..
    Quelques heures plus tard, Keven sentit quelqu'un glisser sous sa couette et venir se blottir contre lui.. La présence de cette personne eut le don de le sortir à moitié de son sommeil, et il bougea alors un peu pour se mettre sur le côté et être en face de cette personne, il passa son bras sur la personne qui venait de pénétrer dans son lit pour alors se coller un peu plus à elle, aimant la chaleur de son corps.. Il était pratiquement sûr de l'identité de la personne qui se trouvait dans son lit, celà devait être Naomi, bon ça pourrait être Lina aussi si elle avait eu une folle envie de lui durant la nuit mais tout de même ce n'était pas son genre de venir en pleine nuit ainsi, et c'est en entendant le son d'une voix qu'il confirma son premier choix.. Il ouvrit alors légèrement ses yeux pour apercevoir le visage de Naomi dans la pénombre, et plus précisément son regard vus qu'ils étaient tout proche l'un de l'autre..


    T'as bien fait de venir puce.. Lui fit-il doucement avec sa voix encore quelques peu enrouée, endormie avant d'ajouter.. Encore le même cauchemar?

    Lui demanda t-il en la gardant prés de lui, leurs souffles se mélant doucement.. Il ne connaissait pas Naomi depuis longtemps, juste depuis quelques mois mais les deux jeunes avaient pus trés vite sympathisé grâce à son meilleur ami, Alejandro et même quand les deux rompurent, Naomi & Keven continuèrent à se voir, et c'est là qu'ils devinrent plus proche, et commencèrent à se confier.. Ils se trouvèrent un point commun assez tragique, ils avaient perdu tout deux leur parent, mais pour la jeune femme c'était beaucoup plus récent donc plus difficile.. Il la considérait comme sa protégée, il tenait vraiment à elle et elle savait qu'elle pouvait venir de jour comme de nuit le voir si elle en ressentait le besoin, il était là pour elle, comme cette nuit là..

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MessageSujet: Re: serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven Mer 13 Jan - 18:06

    Ne plus savoir du tout où est notre place ? Souffrir, simplement, durement, et ne trouver aucun remède, c’est ce que je vis depuis maintenant six mois. Six mois qu’ils sont partis et pourtant, ils ne quittent jamais mon esprit. On m’a dit, le temps fait tout, avance et ça passera, mais non, j’ai un problème, mon cerveau est déficient, parce que plus les jours passent, plus j’y repense, et les nuits sont bien pire encore, parce que leurs doux visages réconfortants reviennent sans cesse hanter mes nuits les plus tranquilles. Aucun remède, souffrir, et attendre. Sauf qu’à défaut de pouvoir me débarrasser de ces maux définitivement, je peux au moins le faire le temps de quelques secondes, lors de nuits trop agités. Mon médicament, ma bouée de sauvetage devrait je dire, mesure un mètre quatre vingt, et a un regard à tomber par terre. Keven. C’est fou, comme certaines personnes deviennent si vite essentielles, c’est comme un besoin que j’ai de le voir, de le sentir contre moi. Il sait comprendre mes maux, il sait se taire quand je ne veux pas parler, il sait me réconforter quand j’en ai besoin, il sait me faire rire s’il pense que c’est la meilleure chose. Keven, c’est mon petit ange gardien personnel et je m’en veux terriblement de le réveiller toutes ces nuits. Mais j’ai besoin de lui, besoin de ses bras, besoin de son souffle chaud. Juste pour me prouver que je ne suis pas seule, que l’on ne m’ait pas totalement abandonné, qu’aux yeux de certaines personnes, je compte encore un petit peu.

    Sous la couette, je me colle à lui. Certains pourraient y voir en quelques sortes une relation poussée vers la sexualité, mais il n’en est rien. Je n’y ai jamais pensé à vrai dire, Keven a déjà beaucoup trop de femmes à ses pieds pour que je ne m’y rajoute. Et puis, notre amitié me tient trop à cœur, même si c’est sûrement l’un des seuls hommes à vraiment me comprendre, à vraiment m’apprécier pour ce que je suis et non pour mon beau petit cul. Keven, est comme mon grand frère, comme mon âme sœur, sans que l’amour ne s’en mêle. Je sens la chaleur de son corps m’envahir, et les frissons qui m’envahissaient au paravent s’éclipsent.

      KEVEN – T’as bien fait de venir puce… Encore le même cauchemar ?


    Je sentis, à son ton qu’il venait de se réveiller. C’est égoïste, d’agir comme je le fais, mais c’est sa faute, s’il est la seule personne à avoir cette influence sur moi. J’inspire son odeur, je l’aime tant, puis enfouis ma tête dans son cou, afin de ne plus être séparée de lui d’un seul centimètre. Parfois j’aimerais être plus forte, mais ces moments dans ses bras me manqueraient sans doute beaucoup trop.

      NAOMI – Encore…


    Ma voix est brisée, parce que ça fait toujours aussi mal de ne pas les trouver au réveil. J’ai du mal à y croire, et cela depuis six mois maintenant. C’est pourtant peu pour Keven qui a perdu les siens 4depuis si longtemps. J’aurais aimé lui épargner cette souffrance mais ces choses là ne se changent malheureusement jamais. Ma main se faufile sous la couette et mon index vient frôler le torse du bel apollon allongé à mes côtés. Doucement, dans la nuit obscure, je caresse son corps, amicalement simplement.

      NAOMI – C’est encore douloureux pour toi ? J’ai cette impression que jamais la plaie ne se refermera, c’est comme si j’étais tombé, que je m’étais égratigné mais que la plaie ne cicatrisait jamais, que je souffrais juste simplement à vie… Dis-moi que ça passe au bout d’un moment…


    C’est comme si je désirais qu’il réponde une seule réponse, et non une autre. Comme si je pouvais le persuader de le faire, juste pour garder cet infime espoir. Tendrement, je plongeais ma main dans la sienne, jouant avec ses doigts.

      NAOMI – Qu’est ce que je ferais sans toi Keven ?

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MessageSujet: Re: serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven Sam 16 Jan - 1:54

    Le fait d'être reveillé en pleine milieu de la nuit importait peu à Keven, ce qui lui importait c'était que Naomi aille bien, se sente mieu aprés ses cauchemars à répétitions! Il savait trés bien ce que c'était et encore aujourd'hui il lui arrivait de se reveiller en pleine nuit aprés avoir rêver de ses parents et de leur mort. C'était une epreuve vraiment difficile à surmonter surtout à leur jeune âge. Elle savait donc qu'elle pouvait venir quand elle voulait le rejoindre dans sa chambre, pour elle il serait toujours disponible, elle savait qu'elle pouvait compter sur lui, il avait envie d'être là pour elle. Ils partageaient quelque chose de fort et pouvaient se comprendre car ils avaient ce point commun qui faisait la différence. Keven la sentit alors se glisser sous sa couette, il sentit ses pieds légèrement froid toucher ses jambes, le jeune homme vint se retourner face à elle pour ainsi pouvoir discuter tranquillement et la sentir prés de lui. Il passa naturellement son bras sur le corps de la jeune femme, aimant l'avoir contre lui, il aimait sa présence. Il ouvrit légèrement ses p'tits yeux tout en lui demandant si c'était encore ce même cauchemar.. Elle vint alors enfouir sa tête dans son cou, Keven la tenait contre lui, il la sentait se réchauffer peu à peu, il passa alors doucement sa main dans les cheveux de Naomi quand elle vint lui donner une reponse positive d'une voix assez cassée. Il n'aimait pas la savoir aussi mal, il aurait put faire beaucoup de chose pour qu'elle n'ait pas eu à avoir à surmonter cette épreuve! Le premier contact de ses doigts sur son torse eut pour effet de lui faire contracter doucement ses pectoraux avant de se détendre peu à peu sous ses caresses.. Il appréciait cette proximité naturelle qu'il avait avec elle.. Il ne s'était jamais rien passé avec elle, ce qui pouvait en étonné plus d'un connaissant Keven, mais voilà y'avait des filles à pars comme Naomi.. A sa prochaine interrogation, le jeune homme se retenu de lacher un soupir, ce qu'il ressentait par rapport à la mort de ses parents n'était pas vraiment le sujet qu'il préférait, et puis là il n'avait pas envie de lui dire que c'était toujours aussi douloureux aprés six années, mais en même temps mentir serait une mauvaise chose..et elle semblait tant vouloir qu'il lui dise des mots réconfortant..

    Je ne peux pas te dire que ça passe avec le temps car ça serait te mentir.. Mais tu continue ta vie, t'essaye d'aller mieu et t'essaye de te dire qu'ils auraient pas aimé te voir triste comme ça..

    Lui fit-il doucement, les yeux fermer en continuant de caresser doucement ses cheveux avant de lui déposer un baiser sur la tête, il ne savait pas si il avait les bons mots, il n'était pas vraiment évident pour lui de parler sur ce qu'il ressentait, même si ça faisait quelques années, il ressentait toujours cette douleur, ce manque au fond de lui, et cette colère d'avoir été orphelin bien trop tôt! Sa main s'entrelaça alors avec la sienne, et il soupira légèrement en entendant sa reflexion..

    Tu serais tout aussi forte ma puce.. Tu n'aurais juste pas ce beau corps d'athlète pour te réchauffer la nuit!

    Lui déclara t-il en plaisantant un peu sa fin. Car oui quand on connaissait Keven on savait qu'il ne pouvait s'empécher de lacher une p'tite reflexion humouristique même quand il ne faudrait pas, était-ce pour cacher quelque chose? Un malaise à l'intérieur? Peut être, il préférait ne pas trop s'attarder sur des sujets aussi sérieux, ça avait le don de lui plomber le moral, mais bon il savait trés bien écouter si elle voulait lui parler de ses parents..

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MessageSujet: Re: serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven Dim 17 Jan - 10:17



      KEVEN - Je ne peux pas te dire que ça passe avec le temps car ça serait te mentir.. Mais tu continue ta vie, t'essaye d'aller mieux et t'essaye de te dire qu’ils n’auraient pas aimé te voir triste comme ça…


    Je dois avouer que Keven dit vrai, mon père n’a jamais supporté une seule de mes larmes, il a toujours tout fait pour que mon sourire, qu’il jugeait de splendide soit toujours sur le bout de mes lèvres, c’est d’ailleurs peut être un peu pour ça qu’aujourd’hui que je me contrains à sourire, même si j’en ai pas forcément toujours envie. Pour rendre fier et heureux mon père, si seulement il a la possibilité de savoir ce que devient sa fille cadette. La main de Keven entoure ma silhouette, je me sens particulièrement bien là, à l’abri dans ses bras protecteurs. Et je sais en plus que ses mains ne glisseront pas sous le bout de tissus qui couvre mon corps, parce que lui, il est différent des autres, avec moi. Il est pourtant aussi don juan que beaucoup, il multiplie les filles et qui pourrait l’en blâmer avec ce corps parfait, cet humour adorable, ce sourire charmant et ce regard à tomber ? Personne. Et pourtant, il ne joue pas avec moi, nous n’avons jamais été des amants l’un pour l’autre. Je crois que c’est ce qui le rend si exceptionnel à mes yeux, parce qu’il m’offre son amitié en échange de rien, ou presque. Ma main se faufile contre son torse, que je caresse, plus machinalement qu’autre chose. Quand je suis contre lui, que je peux le toucher, c’est comme si tout allait vraiment mieux. Je ne réponds rien à ses paroles, je me contente de me laisser bercer par sa respiration, cette mélodie délicieuse à entendre. Contre lui je me sens enfin invincible. Comme si ce n’était que des cauchemars, dont le thème principal ne s’était jamais produit. Ma main finalement remonte le long de son cou, mon index frôlant à peine sa peau, sa joue, pour que mes doigts ne terminent finalement dans ses cheveux. Sa voix me répond finalement à une seconde question, pleine d’humour. Il n’a pas tort, je serai sans doute morte de froid, dans des draps abandonnés. Et surtout je ne l’aurais pas lui, pour me protéger de mes cauchemars, et surtout pour me faire rire en pleine nuit. D’ailleurs, un rire cristallin s’échappe de mes lèvres entrouvertes, et je tente pourtant de reprendre mon calme. Je me redresse légèrement dans le lit, de façon à plonger mes grands yeux dans les siens, bien que l’obscurité soit presque totale dans la grande chambre.

      NAOMI – Je vois que tu es vraiment modeste ! Corps d’athlète ! Et où ça ? Hein ? Montre moi ton corps d’athlète, avec un peu de chance c’est de ça que je rêverais cette nuit !


    Bien entendu, il ne s’agissait que de le taquiner, je ne pouvais nier que son corps était particulièrement athlétique et même tentant. Son torse sous mes mains étaient parfaitement musclé et je dois dire que Keven n’avait rien à envier à quiconque. Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de l’embêter. Notre relation ressemblait presque à celle d’une sœur et de son frère, se chamaillant mais s’aimant pourtant profondément. Enfin, c’est comme ça que je m’imaginais au moins les relations familiales, parce qu’en réalité, je n’ai jamais eut la chance d’avoir de frère, et avec ma sœur, les choses sont assez compliqués, même plus que cela. Je me laisse retomber contre lui, et dépose un léger bisou dans le creux de son cou, tout ce qu’il y a de plus amical. Ces gestes pourraient paraître déplacés, pourtant, aucune arrière pensée n’y est jamais ajoutée.

      NAOMI – En tout cas merci de me tenir chaud, Monsieur Pryce. Et de m’accueillir dans ton lit, d’ailleurs faudrait qu’on instaure un code, genre quelque chose que tu placerais sur la poignée de ta porte si tu es en charmante compagnie, parce que j’ai toujours peur de ça quand je me glisse dans le lit. T’imagine si tu n’es pas seul ? Non, en fait n’imagine pas ! Parce que ce fantasme des deux filles je n’y participerai pas !


    C’est fou, mais il m’a fait oublier mon cauchemar. Et mon envie de dormir surtout, pauvre jeune homme, que je ne laisse même pas dormir.

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MessageSujet: Re: serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven Mar 19 Jan - 13:58

    Keven essayait de rester le plus juste possible avec Naomi, il n'avait pas envie de lui raconter des choses fausses, ce n'était pas son genre. Ok il pourrait le faire pour la rassurer, mais ça servirait à quoi? Elle devait savoir que ce vide existera toujours mais on va dire qu'on arrive peu à peu à l'accepter au fil du temps et on essaye de se dire que ses parents sont heureux là où ils sont, et puis ils sont ensemble.. Mais pour détendre un peu l'atmosphère et surtout pour lui faire oublier son cauchemar, le jeune homme préféra repondre à sa prochaine question avec de l'humour. Il en avait et donc il l'utilisait souvent, si ça pouvait faire sourire les personnes qui l'entoure, c'était toujours bénéfique! Il lui fit donc remarquer qu'elle n'aurait plus ce beau corps d'athlète pour la réchauffer la nuit, tout en restant coller à elle, c'est vrai ça elle ressentirait vite un gros manque..! Un beau sourire vint alors s'afficher sur ses lèvres quand il entendit le rire de la jeune femme, ce son lui faisait le plus grand bien. Keven allongé sentit Naomi se redresser alors pour le regarder, il se pencha alors pour se mettre sur le dos et mieu apprécier son regard sur lui. Il lacha alors un p'tit rire à ses remarques, se redressant alors à son tour, se mettant sur les genoux face à elle, il contracta alors ses biceps pour lui donner la preuve qu'il était musclé puis son torse se dessinait tout seul..

    Héhé tu vois un pur corps d'athlète! Et j'te donne l'autorisation de rêver de moi, enfin si t'es sage!

    Lui fit-il de son p'tit air malicieux et bon enfant avant de se laisser retomber dans le lit, entrainant par la même occasion la jeune femme avec lui, replaçant ainsi la couette sur eux deux. Voilà Keven avait fait son p'tit show il était content, puis il était encore plus fiere d'avoir fait changer les idées de Naomi, enfin en tout cas c'est ce qui paraissait! Le jeune homme apprécia le baiser qu'elle lui laissa dans son cou, l'ayant reprise dans ses bras, contre pour lui pour ré-avoir sa chaleur corporelle dont le manque s'était fait ressentir lorsqu'il était en train de montrer sa musculation! Il ne put alors s'empécher de laisser échapper un p'tit rire à ses prochaines réfléxions..

    Ca serait plutôt amusant je trouve..Toi débarquant dans mon lit alors qu'il y a déjà une fille..Hum ça ferait deux filles pour me réchauffer! Lui déclara t-il en ayant fermé les yeux et en arborant ce p'tit sourire en coin de lèvres, il la taquinait un peu.. C'est trop tard maintenant tu fais parti de mon fantasme!

    Déclara t-il toujours avec la même tête l'air véridique avant de lacher un p'tit rire tout en réouvrant les yeux et en voyant sa tête. Il n'y avait pas d'ambiguité entre eux, d'ailleurs Keven se demandait comment c'était arrivé car Naomi est dés plus..sexy, ça c'était clair mais pourtant il ne s'était jamais rien passé, il la sentait comme sa protégée, c'était un sentiment à pars..

    Bon je mettrais un vétement sur la poignée de la porte si j'suis déjà en charmante compagnie! Ca t'évitera de te sentir.. mal à l'aise?

    Lui fit-il légèrement amusé, mais c'est vrai que jusque ici la jeune femme avait eut de la chance, elle avait bien choisi ses nuits, alors que pourtant il était souvent en charmante compagnie, mais bon pour pas que ça arrive un jour, il mettrait désormais un truc sur la poignée pour pas que ça arrive..

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MessageSujet: Re: serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven Jeu 21 Jan - 16:10


      NAOMI – Je suis toujours sage Keven ! Je ne te permets pas d’en douter.


    Sauf quand je bois un peu trop, que je fume par-dessus et que je trouve le premier homme à mon goût pour le mener jusqu’à une chambre libre, afin de me jeter dessus. Etonnement, je ne trouve pas important d’apporter cette précision dans notre conversation. Parce que dans le fond, ce n’est pas comme ça que je désire qu’il me voie. Je préfère être la Naomi sage à ses yeux, au moins dans ces conditions là, il ne s’intéresse pas à savoir pourquoi je me sens obligée de me jeter sur les hommes, pourquoi j’ai sans cesse ce manque affectif qui revient à la charge. C’est mieux de le taire, pour lui, pour moi. Son regard malicieux ne m’échappe pas, j’aime ses mimiques, ses sourires, ses petites fossettes qui se creusent si légèrement qu’il est difficile de vraiment les voir dans l’obscurité. J’aime passer du temps avec Keven, parce que dans le fond, j’ai l’impression de le connaître par cœur. Comme s’il était un bout de moi et que je pouvais aisément le comprendre. C’est étrange, jusqu’alors mes relations avec la gente masculine n’avait jamais ressemblé à celles-ci, et ça faisait un bien fou. D’être aimée pour autre chose qu’une poitrine mise en avant. Et ce par un coureur de jupons, il est plaisant de l’ajouter, c’est d’autant plus glorifiant. Notre amitié semble avoir résisté à tout cela, à ce jeu machinal de la séduction. Pourtant, je dois avouer que Keven n’a rien pour déplaire à n’importe quelle femme, normalement constituée. Peut être même qu’il me plaît particulièrement, physiquement. C’est un apollon, ses yeux, son charme, et son torse musclé, qui résisterait de toute façon à une beauté si agréable à contempler. Moi la première, je fonds. Mais je ne ressens cependant pas le besoin de me jeter sur lui, de le prier de me faire jouir jusqu’au tréfonds de la nuit, parce que ce serait sûrement gâcher notre amitié, et elle est bien trop important pour ma petite personne. Keven est mon ami, mon meilleur ami, et je ne voudrais le voir s’éloigner pour rien au monde. Peut être que c’est pour cela, que je m’agrippe à son corps bouillant. La voix du jeune homme m’extirpe de mes pensées. Je rigole, doucement, essayant de ne pas réveiller toute la maison. Il ne cessera donc jamais d’aimer autant les femmes, cela fait définitivement partie du lui. Une tape machinale et délicate sur son bras, avant de rétorquer à ses allusions coquines.

      NAOMI – Tu ne seras définitivement pas le dernier que je fais fantasmer, sache-le. Mais tu feras tout de même cela sans moi, merci…


    Peu modeste ? Possible, mais Keven me connaît assez bien pour savoir que c’est surtout une petite dose d’humour. Je ne suis pas assez satisfaite de qui je suis pour me venter de la sorte, au contraire. Je pense être comme toutes les femmes de cette planète, ou presque, à trouver mes jambes trop courtes, mes cuisses trop volumineuses ou mes seins imparfaits. N’est ce dont pas cela, la nature féminine ? Ne jamais être satisfaite de ce que l’on a ? Je n’ai plus du tout envie de dormir, je me laisse bercer par la voix masculine et réconfortante de Keven. Lui seul est capable de tant me faire de bien, juste en étant là, ne faisant jamais vraiment quelque chose de particulièrement spécial. Je rigole à nouveau, et feint d’être rassurée.

      NAOMI – C’est gentil, comme ça je n’aurais jamais à entrapercevoir ton corps collé à celui d’une autre, nu et transpirant. Pas que la vue de ton corps me répugne, au contraire, mais mes pauvres yeux risquent de souffrir de cette scène trop osée. Et ma pureté risquerait de s’envoler, tu imagines ?


    Comme si j’étais pure et chaste. C’est drôle parfois de feindre de l’être, mais cela ne marche jamais longtemps, à croire qu’être passablement jolie oblige à avoir une vie sexuelle. Je profite de sa chaleur, de son odeur, parce que je sais que la nuit finira par laisser place au jour, et que je n’aurais aucune fichue excuse pour le serrer contre moi, pour profiter de sa présence, pour me sentir aussi bien…

      NAOMI – Tu sais que t’es un mec bien Keven…


    Ces mots plein de sincérité, sortent seuls de ma bouche, je me tourne dans le lit à ses côtés, de façon à être face au plafond, que mes yeux contemple. Ma main part chercher celle de Keven, je la dépose sur mon ventre et caresse ses doigts, un à un, avec douceur. Il semblerait que rompre le contact soit impossible…

      NAOMI – T’as déjà été amoureux Keven ?

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MessageSujet: Re: serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven Ven 22 Jan - 0:52

    Keven esquissa un p'tit sourire amusé quand Naomi lui déclara qu'elle était toujours sage, il aimait le penser même si il se doutait bien qu'elle était loin de l'être, déjà d'une elle était juste super sexy et de deux elle faisait parti des Omega.. C'est pas la confrérie la plus sage hin! Mais bon il la voyait autrement que la plupart des gars dans cette université, quand il la voyait il avait juste un p'tit sourire qui s'affichait sur ses lèvres, il appréciait tant sa présence, elle lui faisait du bien, il ne savait dire comment celà c'était installé entre eux, ils étaient apparement fait à être proche..! Par la suite, la jeune femme lui fit avoir des pensées pas trés saines et en plus celles-ci l'incluaient donc c'était pas bien! Mais il ne put s'empécher de lui sortir des p'tites reflexions juste pour la taquiner et surtout pour la faire rire. Elle l'avait lancé sur le plan à trois donc il avait été obligé d'en toucher un mot dessus, et ça aurait été plus qu'étonnant s'il ne l'avait pas fait! Pour réponse, il se reçut une p'tite tappe sur le bras ce qui lui fit esquisser un sourire amusé sur le visage. Et il continua d'être légèrement amusé à sa première reflexion, au moins elle était consciente de son potentiel même si il savait qu'elle plaisantait quelques peu..

    Bon bin dommage pour toi.. J'pense que j'trouverais rapidement une remplaçante chez les Beta!

    Lui lacha t-il, bah ouai les Betas étaient bien connus pour être des filles faciles aimant les truc sortant un peu de l'ordinaire donc.. Ok Keven avait peut être des apprioris mais bon en même temps elles étaient dans le groupe des salopes donc.. Ca voulais tout dire! Oh mais les Betas il les aimait, faut pas croire, en même temps c'est un mec vous me direz..mais pour preuve il était sorti avec l'une d'elle et en plus elle avait compté pour lui donc! Keven indiqua ensuite à Naomi qu'il fera en sorte de mettre quelque chose à la poignée pour qu'elle soit prévenue au moins ils éviteraient un malaise! Il ne put alors s'empécher de lacher un p'tit rire à ses dernières paroles..

    Ah bien oui mon enfant, je n'aimerais pas te choquer à vie.. Je m'en sentirais affreusement coupable!

    Lui déclara t-il d'un ton quelque peu amusé, mais c'est vrai quand même temps lui aussi pour le coup pourrait se sentir géné si elle le surprenait en plein acte avec une charmante demoiselle! Il fut alors surpris par le compliment qu'elle vint lui faire, ne s'y attendant pas vus qu'elle avait laché ça d'un coup. Il lui jeta un regard ne prenant pas vraiment au sérieux ce qu'elle venait de lui dire..

    Eh bien ce n'est pas ce que pense la plupart des filles de cette université!

    Lui fit-il remarquer de son ton humouristique légendaire lorsqu'il ne voulait pas prendre les choses aux sérieux. C'est vrai qu'il ne savait pas si il était un mec bien, elle avait l'air d'avoir été sérieuse dans son compliment mais bon il ne savait pas trop.. Elle se retourna alors sur le dos, son bras sous sa tête, elle vint attraper son autre bras pour placer sa main sur son ventre, commençant ainsi à lui caresser les doigts.. Eh bien c'était le moment surprise pour Keven, encore une fois Naomi le surprit avec une question.. Avait-il déjà été amoureux, il n'aimait pas trop parler de ce qu'il ressentait mais bon avec elle ça passait.. Il fixait ainsi le plafond tout en se remémorant les histoires qui avaient compté pour lui..

    Oui.. Mais j'ai toujours préféré couper court.. Moi & l'amour tu sais.. Lui déclara t-il doucement en tournant la tête vers elle, c'est vrai qu'il n'était pas vraiment doué en amour et c'était un sentiment qui avait le don de lui faire peur, n'aimant pas s'attacher autant avec une personne.. Pourquoi cette question?

    Lui demanda t-il peut être qu'il n'y avait pas de raison précise, qu'elle voulait juste savoir ou peut être qu'elle voulait enclencher le sujet car elle en ce moment se posait des questions ou quoi..

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MessageSujet: Re: serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven Lun 25 Jan - 19:26


      NAOMI – Une remplaçante ? Comme si on pouvait me remplacer, moi ! Même avec toute ta liste d’attente tu n’y parviendrais pas !


    A quoi bon se priver de se complimenter ? Qui le fera pour nous si nous ne le faisons pas ? Alors peut être qu’à force de penser ainsi j’ai finit par devenir un peu narcissique, mais je sais que Keven me comprends, qu’il sait que je plaisante. C’est le principal, que lui en soit conscient. Je me laissais simplement aller dans les bras de Keven, parce que c’était le seul endroit où je n’avais pas peur d’être. C’est étrange, ces peurs que ça réveille en soi, certains traumatismes, pourtant, j’étais arrivé à l’évacuer, au moins avec quelques personnes, était ce encore trop peu ? Sûrement, sûrement. Je repensais à la façon dont je l’avais avouer à Keven, il n’avait pas pressé les choses, il n’avait rien dit, il ne s’était pas excusé. C’est ce que je trouvais le plus agréable. Les gens ont tendance à répondre, « Pardon, je suis désolé. ». Mais désolé de quoi ? De me voir comme ça, dans cet état pitoyable ? D’avoir encore leurs parents à qui téléphoner le soir ? D’être plus équilibré que moi ? Désolé de quoi sincèrement ? D’avoir pitié de ma personne. Mais Keven n’avait rien dit, il n’avait même pas dit qu’il comprenait, et pourtant, il était l’une des rares malheureuses personnes à avoir vécu cela. Cet évènement horrible qui vous suit à vie, bien plus loin encore que vous pouvez le penser. Je me rappelle de chaque geste qu’il a fait juste pour me redonner le sourire, me redonner l’envie de vivre, et dieu seul sait comme j’en avais besoin. Keven est quelqu’un de bon, de génial, de remarquable, de simplement parfait. Mon dieu, cette révélation s’échappa de mes lèvres, d’une façon assez inattendue il faut l’avouer. Je n’avais put retenir ces paroles, je les pensais si fort qu’il avait finit par les entendre. Je fis cependant face au regard surpris de Keven, esquissant une mimique voulant dire « Quoi ? C’est la vérité et tu le sais ! » Mais Keven, feint presque l’indifférence, pensant que je plaisantais. Ca aurait put être le cas, pourtant ça ne l’était pas, toutes les filles de l’université pouvaient penser ce qu’elles voulaient, mon Keven était le meilleur, la personne la plus adorable qu’il soit possible de rencontrer, je n’avais besoin de personne pour le confirmer, j’en étais déjà intimement convaincue et persuadée.

      NAOMI – Que veux-tu ? Je suis la plus intelligente de toutes ces filles, c’est ainsi… Je vois mieux qu’elle, je lie à travers toi comme dans un livre ouvert Keven Pryce. Là d’ailleurs tu te dis que t’as une chance extraordinaire de m’avoir ! Non ?


    Je me doutais bien que ce n’était pas le cas, pourtant, se complimenter tout seul ne fait aucun mal, alors autant s’y faire. Je continuerais de me complimenter quand j’en aurais envie. Je me tournais sur le dos, pour pouvoir perdre mon regard sur le plafond, tout sauf sur lui. Parce que dans le fond, parler de sujet sérieux ne me ressemblait pas. Que m’arrivait-il ? Devenais-je folle ? Ou complètement idiote peut être ? Quel OMEGA aime parler de sa vie intime ? De choses sérieuses ? Aucun sûrement, d’où ma place ici. Mais les questions sérieuses, les sujets épineux semblaient s’amasser dans mon esprit, et je devais les faire évacuer, rapidement. En parlant d’amour, le ton de Keven sembla se faire à la fois sérieux et évasif. Il coupait court, tout le temps. Lui et l’amour… Je pouvais aisément m’imaginer la suite, parce que cette suite je la connaissais par cœur. Moi non plus, n’avais jamais été faite pour l’amour. Si bien que toutes mes relations passées avaient échoué. Maintenant j’étais la femme à mettre dans son lit et non la femme à qui écrire des mots d’amour. Et ceux depuis la dernière fois que j’avais aimée. De plus, c’était effrayer d’offrir son cœur, d’offrir un bout de soi, de donner la possibilité à quelqu’un de vous écraser, de vous piétiner, de vous détruire. Si effrayant, surtout ces derniers temps… Bien sûr, j’aurais du m’en douter, la curiosité est humaine. Mais que répondre à cela « Pourquoi cette question ? » Parce que je ne sais plus ce que cela fait d’aimer ? Parce que j’ai peur que ce me soit tombé dessus ? Parce que j’voudrais un moyen de me débarrasser de mon cœur ?

      NAOMI – Je me demandais si c’était plus toi qui repoussait les filles amoureuses ou pas… Parce que n’importe quelle fille voudrait avoir une relation avec toi, tu es genre, parfait ? Han ça y est, je sens tes chevilles qui gonflent sous la couette.


    Machinalement, elle serra la main du jeune homme dans la sienne, riant doucement.

      NAOMI – Tu crois qu’on peut contrôler, quand on tombe amoureux ? Qu’on peut faire en sorte de le voir venir ? Je suis sûre qu’avec toutes mes questions de ce soir, tu mettras des vêtements même si t’es seul, pour plus m’entendre dire des bêtises comme ça, pour pouvoir dormir en paix, hein ?


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serres moi encore, serre moi jusqu'à étouffer de toi - feat. keven

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