Sujet: Re: you're always there ϟ CAM&JACK Sam 12 Nov - 0:20
→ "and now all i wanna see is a sky full of lighters " jameron ♥ And now that I'm stronger, I've figured out how this world turns cold and break through my soul. And I know I'll find deep inside me I can be the one. I will never let you fall, I'll stand up with you forever. I'll be there for you through it all, even if saving you sends me to Heaven. r. j. a., your guardian angel.
Je suis du genre à n’avoir aucune relation sérieuse. Sentimentalement parlant, j’entends. Allez savoir pourquoi, chez la Rosebury-Baxter, offrir son cœur au premier venu, c’est tout sauf une seconde nature. Désolée, je vous épargnerai le speech du « je suis une pauvre vedette sur le déclin, je n’accorde ma confiance à personne, surtout pas aux garçons depuis que machin en première année de maternelle m’a brisé le cœur ». Rien à voir, certes, je suis méfiante et mon cœur, dieu merci, ne si situe pas entre mes cuisses, je suis juste une handicapée de la vie, avec le chic pour choisir les mauvais garçons, et incapable d’être réellement intéressée par quelqu’un plus de deux semaines. C’est un fait, ma relation la plus longue a peut-être duré un mois, soyons généreux. Et puis, à Berkeley, ma préoccupation première a plutôt été de me faire oublier, autant dire que je n’allais pas subitement tomber amoureuse du premier beauf venu, les garçons n’étant clairement pas une priorité dans ma vie. Alors oui, forcément, je ne pensais pas que quelqu’un comme Cameron puisse chambouler ce petit schéma si clairement établi dans ma tête. Je ne fuyais pas l’amour, mais je ne le cherchais pas non plus. Je me contentais juste d’avancer, petit à petit, attendant de voir ce qui me tomberait dessus. Il fallait croire que quelque part sous mon corps de pierre se cachait un cœur, bel et bien prêt à battre pour quelqu’un sur lequel je n’aurais à la base pas misé un kopeck. On ne peut pas dire qu’on ait grand-chose en commun, il est, ou du moins était, Alpha, le genre de personne ami avec tout le monde, toujours joyeux, un peu immature parfois, à faire des blagues qui ne font rire que lui avec ses amis, quelqu’un qu’on aimerait toujours avoir avec soi pour faire passer le temps, ou éloigner les cauchemars. Moi, j’étais juste cette pauvre Jack, ex gloire de la télé-réalité, ex gloire tout court, avec un passé à la réputation sulfureuse, on avait à peu près dit tout et n’importe quoi sur moi, je vous ferai grâce de la partie star du porno, exagération d’une activité néanmoins pas plus glorieuse. Souvent décrite comme cette Epsilon, grande gueule, fort caractère, à la répartie facile et la critique acerbe, colérique et distributrice de baffes à ses heures perdues, le genre de fille qu’on ne souhaite pas forcément avoir en ami, mais qu’on souhaite encore moins avoir en ennemi. Bref, rien qui aurait pu nous rapprocher un tant soit peu si ça n’avait pas été une histoire de hasard, de faux-couple et tout ce qui suit. Et pourtant, j’avais fini par développer pour lui un petit quelque chose qui n’avait rien à voir avec de l’amitié, un petit quelque chose dont je n’avais pris conscience qu’une fois la mascarade terminée, lorsqu’il avait fallu se rendre à l’évidence que toutes les bonnes choses, surtout celle-là, avaient une fin, et qu’il fallait que je retourne à ma vie de célibataire bien rangée. Et puis voilà qu’il était de nouveau là, et de nouveau, cette sensation si étrange que je n’avais jamais ressenti avec qui que ce soit, qui refaisait surface. Pas de l’amour, pas de l’amitié, mais ce sentiment si particulier de sérénité, de bien-être. Ce qui était particulièrement malvenu, pour ne pas dire incongru vu la situation. Mais je crois qu’il aurait bien pu être dans le pire des états, ça n’aurait rien changé. Avec Cameron, je me sentais bien, à l’aise, et c’était assez rare avec moi pour être signalé. J’avais toujours cette tendance à être sur la défensive, prête à attaquer à la moindre remarque déplaisante, toutes griffes dehors, sauf avec lui. Alors partager quelques moments ensemble, c’était encore bien plus que ce que je demandais. « Même pas peur. Moi j’ai des pouvoirs de power rangers alors ta copine elle peut m’attaquer tant qu’elle veut, tu vas voir quand je contrôlerais la mer et qu’elle inondera toute sa chambre, elle fera moins la maligne hein ! ». Je levai les yeux au ciel, moitié consternée par tant d’immaturité, moitié amusée de son esprit d’enfant. Peut-être que le Cameron d’avant n’avait pas entièrement disparu finalement… « Tu m’en diras tant…J’sais pas ce que t’as pris ce soir, mais je veux l’adresse de ton revendeur, pour sortir des conneries pareilles, je veux bien payer le prix fort, parce que ça vaut le coup ! Voyage express au pays de Peter Pan, c’est tout à fait ce qu’il me faut ! » répondis-je avec un sourire, ne plaisantant qu’à moitié. Je n’étais pas extrêmement fan des drogues en tout genre, mais j’aurais bien eu besoin d’un petit quelque chose pour me faire retomber en enfance.
Vous savez, ces moments où l’on est avec quelqu’un qui ne nous laisse pas indifférent, dans un lit, enlacés, et où l’on sait pourtant qu’il ne se passera absolument rien, pas parce qu’on ne veut pas, mais parce que le timing n’est pas bon ? Et bien c’était exactement ce que j’étais en train de vivre, là tout de suite. Oh, oui, j’aurais tout à fait pu lui sauter dessus, mais ce qui en faisait un moment si spécial, c’était surtout la tendresse, qu’un accès de libido aurait franchement gâché. Alors je me contentais de le serrer contre moi, sentant mon cœur s’affoler et priant pour qu’il ne le sente pas lui-même, ma couverture de fille sans cœur en prendrait un coup sinon. On se contentait juste d’être là, l’un avec l’autre, sans même vraiment parler, presque capables d’écouter les secondes s’écouler. C’était le genre de moment que j’aurais voulu ne jamais voir se finir, parce que je le savais, dès le lendemain, je redeviendrais juste cette ex fausse petite amie que l’on évite comme la peste, histoire d’éviter de se remémorer des souvenirs douloureux. « Merci » finit-il par dire. Je hochai imperceptiblement la tête, pas certaine qu’il ne m’ait ne serait-ce que vue le faire. Je n’avais pas rien à répondre et considérant que je n’avais pas fait grand-chose, un de rien aurait été malvenu. Je pensais la discussion finie, et honnêtement la perspective de dormir se faisait des plus alléchantes mais Cameron me prit au dépourvu, prononçant des paroles qui firent de nouveau s’affoler mon cœur. My heart skips, skips a beat. C’était à peu près ça. « Ces moments d’intimité avec toi m’ont manqué. Quand on jouait au faux couple, qu’on s’embrassait et s’enlaçait en jouant un jeu, pour moi c’était peut-être un peu plus qu’un jeu parce que j’avais fini par apprécier ces moments avec toi. Tu m’as toujours apporté un soutien et un réconfort les moments où plus personne n’était là pour le faire. Et je suis content que tu m’aies trouvé sur cette route ce soir. Parce que notre éloignement m’avait fait de la peine, même si je ne l’avais jamais montré ». Je savais que je n’aurais pas du me réjouir mais c’était plus fort que moi, je redevenais une ado de quinze ans. Dans ces conditions-là, c’était facile d’imaginer des choses. Le pauvre garçon, après tout ce qu’il avait du prendre dans la soirée, il ne devait probablement même pas se rendre compte de ce qu’il disait, ni-même de l’effet que cela pouvait avoir sur moi. Et il ne savait sûrement pas qu’en disant cela, il ne faisait que compliquer les choses, me forçant à m’impliquer plus encore dans des sentiments que je ne connaissais pas et qui me faisaient peur. Je sentis plus que je ne vis son pouce caresser ma joue, lentement, tendrement, et la raison aurait voulu que je l’en empêche, mais je ne suis pas très fan des raisonnements, aussi je préférais le laisser faire, savourant un rare moment de vraie intimité qui ne devait rien à une quelconque comédie. « Je ne sais pas vraiment pourquoi je te dis tout ça ce soir, tu dois certainement en avoir rien à foutre mais je crois que quelque part, j’avais besoin que tu saches que tu n’avais pas été qu’une simple partenaire de comédie Jack. Je crois que c’est une vérité que je te devais ». J’eus un sourire timide, me replongeant dans quelques uns de nos meilleurs moments de faux couple, revoyant avec précision la tête de Rowan le soir du bal, la baffe infligée à Cameron, nos danses, ou même ces moments où l’on n’était pas obligés de jouer la comédie, mais où on la jouait quand même, par habitude, par envie, peut-être. « Je n’en ai pas rien à foutre. Disons que sans t’en rendre compte, tu m’as laissé entrevoir ce que pouvait donner une vie de couple. Avec toi. » Réalisant que j’étais en train de sous entendre bien plus que je n’aurais du, je ne manquais pas de préciser mes propos. « Ou avec quelqu’un d’autre. Enfin, être dans une relation avec quelqu’un. Pour moi ce n’était pas un jeu. Jamais. Juste une sorte de répétition générale. Et pour te répondre… ces moments aussi m’ont manqués. Plus que je ne l’aurais cru…» Je soupirai, assez doucement pour qu’il ne m’entende pas. S’embarquer dans ce terrain-là était un jeu dangereux, et je le savais mieux que quiconque. Ce qui ne m’empêchait pas de le faire avec un plaisir non dissimulé.
Sujet: Re: you're always there ϟ CAM&JACK Dim 27 Nov - 23:35
ϟ N’ai pas peur d’être exceptionnelle, parce que tu l’es déjà ▬ JAMERON
En me défonçant la gueule ce soir, je n’avais pas imaginé une seule seconde finir cette soirée chez Jack, dans ses bras qui plus est. Mais j’appréciais le moment, la plénitude qui s’en dégageait. Je fermais les yeux et m’autorisais à m’imaginer à dix lieus d’ici, dans un endroit où il ferait beau et chaud, en compagnie de Jack, lui serrant la main et lui souriant. Oubliant tout mon passé, toute la dope que je m’acharne à prendre, toutes mes réticences à ne pas m’attacher. Ou du moins à ne plus m’attacher. Je m’autorisais à me voir dans mes bras d’une autre fille que Rowan. La culpabilité s’envolait quelques instants, le temps que le chagrin s’apaise et que le cœur s’allège. Depuis la mort de Rowan, inconsciemment, je m’interdisais d’aimer à nouveau. Je m’interdisais d’avoir des sentiments pour une autre. J’avais tellement toujours clamé haut et fort qu’elle fut et restera la seule femme de ma vie, la désagréable sensation de la tromper me prenait les tripes quand je pensais à un peu trop à Jack. Quand je nous imaginais ensemble et que le visage de Rowan venait s’interposer à cette vision. Quand je m’imaginais l’embrasser et que je ressentais le goût de lèvres de ma petite amie défunte. La culpabilité me rongeait tout l’être. La peur de l’oublier, d’oublier l’odeur de sa peau, son visage, son sourire, le son de son rire. La peur qu’elle m’en veuille, là-haut, de tourner la page sur ce que nous étions, ce que nous aurions pu devenir. Mais pourtant plus je luttais contre mes sentiments naissants pour Jack, plus ils semblaient augmenter. La plupart du temps, la défonce me permettait de ne pas penser à tout cela, mais ce soir, c’était dur d’enfouir tout cela au fond de mon être, ayant Jack dans mes bras. Son odeur m’apaisait et m’envoutait, j’aurais voulu rester au creux de ses bras pour toujours. « Je n’en ai pas rien à foutre. Disons que sans t’en rendre compte, tu m’as laissé entrevoir ce que pouvait donner une vie de couple. Avec toi. ». J’osais la regarder. Malgré la pénombre, je pouvais aisément distinguer ses pupilles bleutées. Je m’y perdais, m’y noyais, prenant aisément le rôle de Nemo cherchant sa route, ou dans le dessin animé, cherchant plus précisément son fils. Mais bon personnellement je n’avais pas de fils à chercher, m’enfin ce n’était pas la question. « Ou avec quelqu’un d’autre. Enfin, être dans une relation avec quelqu’un. Pour moi ce n’était pas un jeu. Jamais. Juste une sorte de répétition générale. Et pour te répondre… ces moments aussi m’ont manqués. Plus que je ne l’aurais cru…». Ses confidences me laissaient légèrement pantois. Qu’allais-je répondre à tout cela. Qu’allais-je tout simplement faire. Lui déclarer clairement tout ce que je ressentais ? Je ne me voyais clairement pas encore en couple avec elle. Enfin je ne m’en sentais pas prêt. Ressentant toujours autant le regard de Rowan sur moi, ma vie. En fait, je ne savais plus quoi penser. Du tout. La dope me broyait clairement les pensées. Limite, je n’étais même pas certain que tout ce que j’étais entrain de vivre était vraiment réel. Peut-être n’était-ce que le simple fruit de mon imagination. Mes désirs parlaient trop pour moi et m’envoyaient dans mon imaginaire idéal. « Tu sais, si il n’y avait pas eu Rowan, je crois que je serais tout de suite tombé amoureux de toi. J’aurais été moins con et je ne t’aurais pas laissé tomber comme je l’ai fais quand Rowan n’est revenue. Je pense que tu peux m’apporter beaucoup dans ma vie Jack. Et dans n’importe quelle vie d’ailleurs, seulement, tu ne t’en rends pas compte. Tu ne te rends pas compte de la merveilleuse fille que tu es, parce que je crois qu’on ne te l’a jamais dit assez. Ou pas dit du tout d’ailleurs, et toi tu les as cru, tout ceux qui t’affirmer que tu n’étais qu’une fille ordinaire. Mais je ne suis pas d’accord, tu es quelqu’un d’extraordinaire et il faut que tu en prennes conscience Jack. Et ce soir je suis là pour ça ». Petit sourire gêné, amical, amoureux, mélange de tous ces sentiments. Je n’étais même pas certain qu’elle le voyait, ce sourire, mais j’étais certain qu’elle le ressentait tout du moins. « Et contrairement à ce que tu dois t’imaginer, non ce n’est pas la dope et l’alcool qui me font dire tout cela, je le pense vraiment, et ce, depuis quelques temps déjà. Mais tant qu’il y avait Rowan, je m’interdisais à me l’avouer, mais maintenant tout est différent. Tout sera à jamais différent ». Et dans un dernier sourire, je me contentais d’enfouir ma tête dans le cou de ma jolie blonde.
Je peinais à ouvrir les yeux quelques heures plus tard. Je mis quelques secondes à me rappeler l’endroit où je me trouvais et à reconnaître la personne dans mes bras. Jack bien évidemment. La jeune femme pendant la nuit s’était installée de façon à me tourner le dos et je ne voyais maintenant que sa longue chevelure blonde. Notre soirée me revint en mémoire petit à petit. Toutes les paroles que je lui avais adressé aussi, avant de m’assoupir comme un gros beauf. J’avais évidemment pensé chacune de mes paroles, mais l’alcool encore présent dans le sang m’avait aidé à sortir tout ce que j’avais sur le cœur. Ou presque. Je redoutais le moment où elle allait se réveiller et me demander de plus amples explications. Non seulement je n’étais pas en mesure de lui en donner, mais je n’en avais pas l’envie non plus. Gueule de bois bonjour, j’aspirais juste à retrouver mon lit pour m’y vautrer pendant des heures, seul. Mais si je partais comme un voleur, la jeune femme allait surement m’en vouloir. Chose tout à fait compréhensible après tout ce qu’elle avait fait pour moi cette nuit. Elle aurait pu choisir de tracer sa route quand elle m’avait croisé quelques heures plus tôt, à moitié mort. Elle aurait pu me trainer jusque chez les gammas, sans tenir compte de mes supplications qu’elle me ramène chez elle. Et elle aurait pu me laisser dormir tout seul, comme elle avait surement souhaité le faire avant que je ne lui offre mes yeux de merlan frit. Mais elle n’en avait rien fait et elle était restée à mes côtés à chaque minute. Et moi, pour la remercier, je me barrais. Ni vue, ni connu. Je tentais de ne pas la réveiller quand je lâchais mon étreinte sur elle et que je me levais. Je n’eu pas besoin de m’habiller, puisque j’avais dormi avec mes vêtements de la veille, sans chercher à les enlever. Je sortis de la chambre tout doucement, sur la pointe des pieds. Je pris le temps de lui marquer un petit mot sur son frigo, un simple « merci pour tout » gratifié d’un « Cameron » et je prenais la poudre d’escampette. Quand je disais ne pas être un type bien, merci, au revoir.
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❥ You're my greatest hit girl
▬ En la regardant rire et fredonner de vieilles chansons, il avait eu la certitude que c'était elle : la femme auprès de qui il voulait vivre pour toujours. Celle qu'il saurait protéger et qui le protégerait à son tour comme si le ciel avait envoyé un ange pour l'arracher à ses tourments.; cameron & reagan;; cameagan .♥.
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California Dreamin'
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Sujet: Re: you're always there ϟ CAM&JACK Mer 25 Jan - 11:42