Sujet: « Une journée spa entre filles » ▬ NIVEANE&PERDITA Mer 19 Oct - 15:05
featuring perdita da pitruzzela
Les journées que j’avais en ce moment étaient très longues. Passer toutes mes journées debout, au laboratoire. Debout et même en train de faire des acrobaties quand j’étais aux entraînements de cheerleading. Debout en train de danser dans mon club d’activité extra-scolaire. En vrai, je n’étais jamais assise en train de me reposer 5 minutes. J’étais toujours en activité. Faire la pantouflarde, ce n’était pas vraiment moi. J’étais toujours en train de bouger, comme une véritable pile électrique. J’en fatiguais d’ailleurs certains, qui se demandaient où je trouvais cette énergie débordante. Je puisais tout cela dans ma bonne humeur légendaire. J’étais toujours en train de sourire. Je pratiquais ma passion à fond. Alors pourquoi déprimer ? Je ne connaissais pas le mot déprime, à part la dernière fois que j’ai vu mon chat mourir. Expérience très difficile. Je l’aimais mon chat. Mais je devais avouer, en ce moment, la fatigue commençait à gagner peu à peu du terrain face à mon énergie débordante. Je dormais de moins en moins le soir parce que je passais mes fins de soirées à réviser ou à sortir. Le matin, j’avais du mal à me sortir du lit. J’avais tout simplement besoin de prendre un après-midi à moi, pour me faire chouchouter et me reposer. J’étais en train de réaliser que les week-ends pour moi, n’étaient aucunement source de repos. Je sortais dans les bars, pour boire. Cela faisait plusieurs mois que je n'avais pas pris soin de moi et de mon corps. Pourtant en tant que sportive, je devais prendre soin de mon corps et le reposer au maximum avant les gros efforts. J’eus la fabuleuse idée de sortir me faire un petit soin du corps au spa. Cela faisait des mois que je n’étais pas allée dans un endroit pareil. Je n’avais jamais le temps d’y aller, et à vrai dire je ne prenais pas cinq minutes pour m’y déplacer. Un petit massage me ferait probablement le plus grand bien. Mais je n’avais pas envie de me pointer au spa toute seule. Partager une séance de massage, cela se faisait toujours à deux. Entre copines par exemple. Je me demandais avec qui j’allais pouvoir y aller. Avec mon nouveau statut au sein de ma confrérie, cela me donnait un peu plus d’importance. Et pour remercier ma présidente préférée, je pris mon téléphone pour lui envoyer immédiatement un texto. « Rendez-vous au SPA à 14 heures ma belle, on va se faire chouchouter. Xoxo » J’appuyais sur la touche envoyer de mon smartphone. Etre accompagnée de Perdita pour cette journée, n’était pas une si mauvaise idée. J’appréciais énormément cette fille. J’observais chez elle plusieurs similitudes au niveau de nos caractères respectifs. Je l’a considérais comme ma sœur jumelle de cœur. J’étais vraiment très proche d’elle. D’ailleurs, il était rare que nous passions des journées sans nous parler. Il y a quelques temps, elle avait fait de moi son bras droit. Une place convoitée mais parfaitement méritée pour moi. Depuis mon élection à ce poste, le rapprochement entre nous deux fut immédiat. Je l’a conseillais énormément sur ses choix importants, et j’apportais mon point de vue sur tout. Elle me faisait participer activement à la vie de la confrérie, et je lui en étais vraiment redevable.
Après avoir pris un repas rapide à la cafétéria du lycée, je retournais dans ma maison de confrérie pour préparer mes affaires pour l’après-midi. Brosse à cheveux, maillot de bain. Je comptais bien tout tester dans le spa pour que je sois relaxée un maximum. Et étant donné que j’avais de l’argent sur le compte, autant le gaspiller pour le bien-être de mon corps. Je nous imaginais déjà, coupe de champagne dans le jacuzzi, régnant sur le monde entier. J’étais toute excitée de partager cet après-midi avec elle. Je m’empressais de prendre ma voiture, avant d’être en retard. J’étais toujours ponctuelle à mes rendez-vous. Après avoir passé une bonne demi-heure sur les routes, et quelques engueulades avec certains qui roulaient trop doucement, j’arrivais enfin devant le SPA. J’entrais dans l’établissement, pour attendre ma jumelle de cœur. Je savais qu’elle n’allait pas tarder, parce qu’elle détestait autant que moi les retards aux rendez-vous. Pour patienter, j’observais l’entrée couleur sable/mer. Des couleurs tout à fait relaxantes. J’entendais déjà au loin, l’eau des jacuzzis qui nous attendait de pied ferme. Je savais que nous allions passer un après-midi fabuleux toutes les deux, à se raconter tout et n’importe quoi. Juste elle & moi.
⊰ sexe : ⊰ on m'appelle : elodie ⊰ commencement le : 17/10/2010 ⊰ date de naissance : 23/06/1990 ⊰ âge : 21 ⊰ messages : 8204 ⊰ topic : isaac, dean & dimitri ; close ⊰ âge : vingt années ⊰ étude : en seconde année, droit ⊰ aes : cheerleading' ⊰ avatar : candice accola
Sujet: Re: « Une journée spa entre filles » ▬ NIVEANE&PERDITA Dim 23 Oct - 14:44
Nivéane & Perdita
Assise sur ce banc, je n'avais qu'une envie, prendre la fuite. J'avais envie de sauter par la fenêtre ouverte. Je voulais sortir de cette classe, de cet ennuis qui me semblait interminable. J'avais envie de respirer l'air frais et de ne pas rester inerte. J'allais encore un peu m'endormir sur le banc et je ne vous dis pas comment ça fait classe de sortir du cours avec la marque de la farde sur ma joue. Pour en avoir déjà été victime, je savais ce que je pouvais faire et ne pas faire. En plus, j'avais aujourd'hui une image à préserver. Présidente d'une confrérie, ce n'est pas de tout repos. Surtout quand à côté de ça, j'ai aussi les entrainements de cheerleading. Je me demandais d'ailleurs comment Aislynn avait pu consolider les deux, pendant trois années consécutives. Elle devait donner sa vie pour les iotas et je l'admire secrètement. D'ailleurs, heureusement qu'on n'était pas seul à tout gérer et qu'il y avait des postes à promouvoir dans la confrérie. De cette manière, j'avais pu me trouver un bras droit et pas n'importe lequel je dois avouer. Nivéane. Cette fille à qui je suis particulièrement attachée. Je ne saurais vous expliquer comment ni pourquoi. Elle et moi, c'est venu simplement, comme une évidence. Elle me fait penser à moi et ça me suffit, on est toujours sur la même longueur d'onde. Toujours en train de rire, et de faire des conneries. Pas besoin de paroles, nos regards suffisent et c'est ça la complicité de notre relation. Alors quand elle s'est présenté pour le poste, je n'ai pas pu résister. Je ne voyais plus personne à part elle. Je la voulais, elle allait devoir me supporter encore plus. C'était que du plaisir de la voir postuler pour être à mes côtés. Du bonheur à l'état pur et nous voilà alors réunis pour le meilleur et pour le pire. Même si à nous deux, on peut foutre le bordel. Je sais qu'elle a toujours de bonnes idées et qu'elle s'investit à deux cent pour cent. C'est clairement elle qui me fallait et je ne verrais plus personne dès à présent. Assise sur cette chaise, je sentis mon portable vibré dans ma poche. J'avais limite sursauter quand je l'avais senti, tellement j'étais en train de flâner. A chaque fois que je fermais les yeux, je voyais mon oreiller. Comme il était beau, comme il était tendre. Avec ce dernier, je partageais ma plus histoire d'amour et sans aucun doute la plus fidèle. Car, non jamais, il n'ira voir ailleurs, jamais il ne me laissera tomber pour une excuse qui tient à peine la route. Sans hésitez, son invitation faisait mon bonheur. Même s'il me restait deux heures de cours, je ne voulais pas rester ici et manquer cette occasion de prendre du bon temps en compagnie rêvée.
Alors quand la sonnerie qui annonçait la fin des cours retentit, je ne perdis pas une seconde. J'avais déjà tout ranger sur mon banc. Je fus même la première à sortir, limite en courant. Je ne devais pas me faire désirer même si c'était une bonne idée. Mais je n'avais rien à gagner, c'était une amie et pas un garçon. Alors Nivéane ne méritait pas mon retard. Je pris sans attendre ma voiture et musique à fond me rendis au spa. Il y a toujours de quoi me mettre à cran sur la route. Il y a toujours quelqu'un pour vous couper une priorité, vous faire un queue de poisson et j'en passe. Parfois, j'en viens même à l'envie de vouloir manger mon volant. Enfin je me rassurais lorsque je trouvais rapidement une place. Je ne perdis pas une seconde pour aller retrouver mon amie. Qui devait se demander quand j'allais ramener ma fraisounette.. Quand je poussais la porte du centre, je me rendis compte que je n'avais pas pris de quoi me changer. La poisse, je n'allais quand même pas faire la nudiste ? « Coucou poulette. Comme ça fait plaisir ! » prononçais - je tout en la prenant dans mes bras. Comme je l'adore cette fille, c'est grave et en plus, je n'ai aucune explication. Tout est naturel, tout est simple que je ne peux pas me retenir. « Tu vas rire, mais je n'ai pas pensé repasser à la confrérie me chercher quelque chose. Heureusement que tu as choisi ce spa, je pourrais au moins l'acheter sur ici, car sinon, j'aurais été considérée comme une nudiste. » Oui, elle avait bien choisi l'endroit. A croire que je n'étais pas la seule à oublier de quoi porter pour me promener dans cet endroit super relaxant. Je n'avais donc plus rien à craindre. Dans la folie de l'instant, je m'étais jeté sur ma voiture sans penser repasser chercher des affaires chez moi. Je la regardais et pouvais remarquer également un certain épuisement. Je pensais d'ailleurs que c'était étrange qu'elle ait pensé à ce genre d'endroit pour se retrouver. On a tellement l'habitude de vivre à fond, à ne penser à rien sauf à dormir peut être. Car on a l'habitude de sortir, de danser, de s'entrainer. C'est clair que ça allait nous changer. Je ne me rappelle plus quand ça été la dernière que je me suis retrouvée dans ce genre d'endroit..
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...you do something to me that I can't explain
Quand tu aimes quelqu'un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent. Tu prends tout ou rien du tout. isaac and perdita, true story •• Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser. Où qu'ils soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent..
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Sujet: Re: « Une journée spa entre filles » ▬ NIVEANE&PERDITA Dim 23 Oct - 15:57
featuring perdita da pitruzzela
Cette journée spa allait me permettre de me retrouver un peu avec moi-même. J’étais connue pour être une fille extrêmement coquette, qui faisait attention à elle. Pour une cheerleader, c’était quasiment normal d’avoir une hygiène de vie irréprochable. Je n’avais plus le temps pour rien. Je ne pouvais pas me concentrer sur mes cours, sur les entraînements de cheerleading et aussi sur mes sorties en boîte régulières. Je me rendais compte que cette année, je prenais de l’importance au sein de ma confrérie. Cela faisait déjà trois ans que je faisais partie des iota et à vrai dire, j’avais décidé de me réveiller cette année. Ne me demandez même pas pourquoi. J’avais toujours du mal à atterrir sur terre parfois. J’étais parfois à côté de la plaque. Mais cette année, j’avais décidé que je n’allais plus passer pour une cheerleader fantomatique qui se baladait dans les couloirs, petit doigt liés, avec sa meilleure amie. Je devais être plus que ça. Et lors du recrutement, j’avais saisi cette chance qui n’allait pas se présenter deux fois. Je m’étais présentée en tant que bras droit de la présidente. Un poste à haut risque, puisque je devais l’épauler sur chacune de ses décisions mais aussi lors des entraînements de cheerleading. Je n’avais plus le droit à l’erreur cette fois-ci. J’avais probablement senti aujourd’hui que Perdita avait besoin de voir autre chose que ses cahiers. Nous ressentions les mêmes choses, au même moment. Quand on n’est pas loin du blackout général, il est temps de faire retentir la sonnette d’alarme. Cette fille était mon tout premier coup de cœur. Elle venait de rentrer en droit, j’entamais ma seconde année de médecine. Je l’avais remarqué parmi toutes les blondes que je connaissais. On se trouvait les mêmes centres d’intérêts, notre folie pour la danse et pour le cheerleading. Cette fille ne m’a plus jamais quitté. Et en dehors de nos devoirs respectifs dans la confrérie, nous sortions souvent ensemble pour se faire des séances shopping, ou des séances de cinémas. C’était ce genre de sortie qui nous rapprochait le plus. Le naturel prenait le dessus sur le reste. Aucunes cachotteries. Elle était souvent en train de me booster lorsque je n’avais pas le moral. Si je n’avais pas cette fille dans ma vie, mon quotidien n’était plus le même. Cette fille était comme une évidence pour moi. Le simple fait de savoir que j’allais la voir aujourd’hui, me donnait un sourire béat. Notre dernière sortie en ville ? C’était loin voir même très loin. Je ne voyais personne d’autre qu’elle pour venir avec moi au spa.
Je rêvais massage. Je rêvais piscine. Je rêvais senteurs d’ailleurs. Je rêvais sauna et je rêvais de beaux garçons qui comme nous, venaient prendre soin de leur corps. Dans mon tempérament de fille qui s’inquiète, je ne cessais d’observer ma montre. Elle allait venir oui, j’en étais certaine. Peut-être qu’elle était en cours, ou coincée dans les bouchons habituels. J’avais du mal à garder mon calme sur la route. Mais à vrai dire, je n’avais même pas le temps de m’énerver. Quand je m’imaginais l’après-midi génial que j’allais passer avec elle, à me faire chouchouter… Qui n’était pas content d’aller au spa à vrai dire ? Après un énième coup d’œil à ma montre, j’apercevais au loin une chevelure blonde légèrement bouclée. Je pouvais reconnaître Perdita à des kilomètres. Son sourire illuminait déjà ma journée. Je l’a prenais dans mes bras, réalisant que c’était bien elle et que je n’avais plus maintenant à attendre. « Enfin, ma belle ! Je te l’avais dit que ça allait nous faire du bien ! » disais-je, en m’écartant de ses bras pour lui donner un sourire des plus radieux. Elle était tellement contente, que je ne pouvais m’empêcher de l’être aussi. Je l’écoutais me parler de ses affaires. Je ne pouvais pas me retenir de rire. Ce n’était en effet, pas vraiment dans l’éthique de Perdita mais bon ça pouvait arriver à n’importe qui et moi la première. Tête en l’air un jour, tête en l’air toujours. « Oh non arrête ! Tu étais si pressée que ça ? C’est pas dans tes habitudes ça, Perdi ! » Heureusement en effet que dans ce spa, on pouvait acheter tous les accessoires possibles. En gros, tu pouvais te pointer sans rien et sortir d’ici avec un sac de plage, un maillot de bain et une serviette. Ce qui était sympathique dans ce spa, c’est qu’il fournissait les serviettes chaudes, juste après le passage en piscine. Les peignoirs bouillants après les massages. On était vraiment chouchoutés. J’avais bien envie de tester tous les produits, tous les endroits de la piscine au jacuzzi tant que j’étais avec Perdita en train de me payer un bon fou rire. C’était peut-être ça la clef de l’amitié. De l’imprévu sans arrêt, et surtout de bons fous rires. J’accompagnais Perdi’ dans la boutique du spa, histoire qu’elle puisse acheter ses affaires. « Attention ma belle, je compte bien tout essayer alors n’hésite pas dans la boutique ! » Nous étions avant tout là, pour nous relaxer. Alors autant mettre le paquet non ?
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Sujet: Re: « Une journée spa entre filles » ▬ NIVEANE&PERDITA Ven 28 Oct - 23:14
Nivéane & Perdita
Que du bonheur. Au volant de ma voiture, je ne pensais qu'à une chose, un peignoir tout chaud. Nivéane n'avait pas choisi n'importe quel spa. Le meilleur dans la ville et le meilleur pour nos corps, je n'avais plus qu'à me prélasser. Dans mon siège d'auto, je ne pensais qu'à cette rencontre et donc retrouver mon ami. Avec elle, il n'y avait pas d'explication juste de l'amitié à du deux cent pour cent. Depuis qu'elle était mon bras droit, on était devenu de plus en plus inséparable. Déjà lorsque j'étais arrivé à Berkeley, je dois avouer avoir eu du mal à m'y faire une place. Alors aujourd'hui quand je regarde en arrière par rapport à la place que j'occupe, je suis fière. Je suis vraiment contente d'en être arrivé là. Maintenant, je me sens complétement chez moi. C'est ma maison, les rouges. Je ne peux plus les renier et sincèrement je ne me vois plus autre part. Le cheerleading, c'est clairement ce que j'aime. Les entrainements, la musique, l'encouragement de l'équipe de foot et toute cette histoire, ça fait réellement partie de moi. Comme ancré dans ma peau, je ne peux plus le renier. Présidente, j'ai l'impression de toucher le summum mais je ne suis pas sûr d'être à la hauteur. On doute toujours et parfois cela ne s'arrange pas. Je ne suis pas du genre à me plaindre, alors je garde en moi et j'avance en doutant. En me demandant pas après pas, si je faisais les bons choix et si j'avançais droit. Dès à présent, je pouvais tourner le visage et regarder mon amie mais aussi moitié à l'heure actuelle. Je n'étais plus seule, elle était à mes côtés. Ma jolie blonde était ma moitié et une grande aide pour mon poste. Même si pour certains, la présidence ce n'est qu'un titre.. Personnellement, moi ça me tient vraiment en coeur. Alors en arrivant et en la remarquant dans l'entrée du centre de bien être, un large sourire se dessinait sur mon visage. Elle était vraiment un grand soleil. Une vraie femme rayonnante que j'apprécie encore plus jour après jour. Tout naturellement, elle s'avança de moi et j'en fis de même. On était comme deux gamines qui venaient passer une journée à Disney Land Paris. Deux filles qui n'avaient peur de rien et qui étaient prêtes à tout tester.. Je la sentais dans mes bras et j'avais l'impression de me retrouver avec une personne de ma famille, une cousine ou même une soeur. C'était une fusionnelle relation et c'est sans doute pour cette raison qu'elle avait pensé à moi pour un instant de la sorte. Un moment à nous.
« On aurait dis que tu lisais même dans mes pensées. Je rêvais de cette journée » Que du bon, du plaisir et de la douceur, ça allait me changer. Des soirées, des entrainements, des fous rires et nuits interminables. On allait s'occuper de moi. J'allais prendre soin de mon corps. Même si j'avais oublié l'essentiel. Elle semblait me connaitre et comprenait que j'avais du manquer quelque chose en oubliant de quoi me vêtir. Carrément, je voulais trop y être. Alors sa réflexion était bien fondée et elle me fit sourire. J'étais plutôt maladroite que tête en l'air mais je suis certainement loin d'être parfaite. Sans perdre une seconde, côte à côte, on s'avançait devant la boutique. J'allais surement me trouver de quoi me couvrir pour ne pas qu'on crie après la nudiste. Sans la faire trop attendre car elle avait déjà attendu assez, je pense. Je fonçais dans la boutique et pris l'un des premiers qui me plaisaient. Celui de couleur turquoise, en forme de triangle. Elle voulait tout faire, et j'allais la suivre sans hésiter. « Mais je te rassure, on va tout faire. Ce n'est pas tous les jours qu'on se retrouve ici et vu qu'on a la journée. Rassure - moi, t'es bien là pour la journée ? Tu ne vas te sauver et m'abandonner dans mon jacuzzi ? » ajoutais - je tout en la regardant avec ce regard suspect. On avançait vers les vestiaires et se changeait en vitesse chacune de notre côté. Je ne voulais pas perdre une minute. L'endroit est juste plaisant. Tout d'un coup, je réalisais comme elle était la personne parfaite pour cet instant. Car même si on a le même tempérament, cet instant va nous prouver que notre amitié est réellement fondée. Il y a quelque chose entre nous et je pense que c'est une des rares personnes à qui je pourrais parler sans avoir l'impression d'être jugée. Elle savait des choses à propos de moi et j'en connaissais à son sujet. Même si je dois avouer qu'on n'avait jamais vraiment eu un véritable moment de calme, de paix et de confidence. Peut être que l'endroit allait nous pousser à nous ouvrir, je n'en avais pas la moindre idée. Je ne faisais aucun projet. Je profite. « Tu veux commencer par quoi ? Honneur à celle qui à eu l'idée. » Je m'approchais d'elle. Nous étions avec nos beaux peignoirs. On était assortie. Deux blondes, pour une superbe journée que demander de plus ? Je n'en avais pas la moindre idée.. J'étais juste satisfaite car je savais que ça allait être un instant que je n'oublierais pas. L'odeur, la musique de fond, la relaxation, seuls plaisirs et objectifs de notre moment à nous. Radieuse comme jamais, j'avais envie de dire. On était là que pour du bon.
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Sujet: Re: « Une journée spa entre filles » ▬ NIVEANE&PERDITA Lun 14 Nov - 20:14
featuring perdita da pitruzzela
J’appréciais le SPA. En général, je sortais de ce genre d’endroit complètement détendue. Et comme à mon habitude, je prenais le temps de tout tester sinon j’avais l’impression de balancer mon argent pour rien. J’étais comme ça, il fallait que je profite de tout avant de sortir de là. C’est pour cela que je réservais des après-midi entiers, parce que je savais que j’allais prendre le temps de tester tout ce que le SPA offrait à ses clients. Après une journée SPA, je partais directement au lit complètement crevée, mais au moins détendue. Je me demandais si j’allais rentrer après cet après-midi SPA avec Perdita. On prenait souvent le temps d’aller autre part après le SPA. J’étais souvent à côté de mes pompes parce que mine de rien, ça fatigue de se faire bichonner ! En sachant que j’allais partager cette journée aux côtés de Perdita, j’étais comme une gamine de quatre ans qui allait au manège. Toute excitée et vraiment heureuse. La compagnie de Perdita m’était tout à fait agréable. Cette fille était tout simplement une perle, une vraie pierre précieuse. Elle ne se prenait absolument pas la tête, ni parce qu’elle était présidente ni parce qu’elle était tout de même populaire dans notre université. Sans complexe apparent, je n’avais pas honte de lui dire que je l’adorais vraiment. En y repensant, elle était un peu comme la sœur que je n’ai jamais eu : une confidente, une épaule solide pour pleurer, mais aussi une personne qui me comprenait. Pour déchiffrer le mystère Niveane, il fallait de solides neurones et une patience à toute épreuve. Pourquoi je me suis présentée pour être son bras droit ? Je pensais que c’était la meilleure façon pour me rapprocher un peu plus d’elle. J’aimais le sens des responsabilités. Peut-être pas assez pour devenir présidente, mais au moins pour soutenir et épauler celles qui ont eu le courage de se présenter. J’aurai tant aimée que ma sœur soit aussi parfaite que cette fille. Seulement, il fallait que je redescende sur Terre. Du moins, le peu de fois où j’y suis dessus. Elle n’était pas ma sœur, mais c’était tout comme. Elle était indispensable à ma vie et c’était l’essentiel. Je lui donnais mes avis le plus sincèrement et objectivement possible. J’aimais l’aider, parce qu’être présidente de la meilleure confrérie, cela pouvait s’avérer aussi difficile que de diriger une équipe de cheerleader. Ce moment, j’allais en profiter à fond. J’avais la meilleure compagnie possible, alors autant en profiter tout de suite.
« Il faut croire que je connais toutes tes envies, ma chère Présidente ! » disais-je, en lui adressant un clin d’œil. Nous étions tout simplement à cran toutes les deux, en même temps bizarrement. Et nous avions un besoin urgent de prendre du bon temps ensemble. Puis cela faisait longtemps que nous n’étions pas sorties toutes les deux. C’est vrai qu’entre les soirées dans notre confrérie, et nos études respectives, c’était difficile d’avoir un peu de temps libre surtout quand le cheerleading prend une immense place dans nos vies. Mais à un moment donné, la coupe est pleine et ne demande qu’à se renverser pour se vider de son eau. C’était pareil pour moi et mon stress légendaire. Je regardais mon amie se diriger vers les cabines. Elle avait rapidement fait son choix, un choix très judicieux puisqu’elle avait pris un sublime maillot turquoise. Je levais le pouce comme pour signaler un check. N’importe quelle tenue pouvait la même en valeur de toute façon. Pour ma part, j’avais opté pour un bikini noir, tout en simplicité. « T’es folle ! Je ne vais pas te laisser profiter toute seule de la meilleure journée de notre vie ! Je ne te laisserai pour rien au monde, ma Perdi … » disais-je, avec un large sourire. Je me dirigeais rapidement vers les vestiaires, pour me changer et me mettre en tenue adéquate. Maintenant, notre journée détente pouvait commencer sur les chapeaux de roues. L’endroit était tout à fait apaisant et chaleureux, il n’y avait aucun bruit. Je me sentais flotter sur un petit nuage. Une journée rien que pour nous deux, entre présidente et bras droit, entre deux amies qui s’appréciaient à leur juste valeur. Je ne pouvais pas demander mieux. Je sentais déjà le peignoir chaud apaiser ma peau blanchâtre. J’avais l’impression d’être en face de ma jumelle. Blonde, dans un peignoir blanc. Elle était à peine plus petite que moi. Trop mignonne. Je réfléchissais à ce que nous pouvions faire en premier, pour commencer en douceur. J’avais vraiment envie d’un massage. Sentir ses muscles détendus pour aller ensuite dans une piscine d’eau chaude. C’était le rêve assuré. « J’ai bien envie d’un petit massage aux huiles essentielles… Rien que de savoir que je vais me faire tripoter, je me sens déjà détendue » disais-je, en riant. Je lui tendais mon bras pour que nous puissions nous rendre ensemble dans la salle de massage. Peut-être qu’on allaient se faire masser par deux beaux mâles. Oh oui vraiment, cette journée était magique.
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Sujet: Re: « Une journée spa entre filles » ▬ NIVEANE&PERDITA Jeu 24 Nov - 20:19
Nivéane & Perdita
Il y a des instants comme celui- ci où on ne voudrait pas être ailleurs. En effet, lorsque j'avais reçu le message de niveane, je n'avais pas pu résister. En même temps, en plus des cours, des entrainements, il y avait eu Gabriel. Je ne sais pas comment expliquer ce qui se passe avec ce jeune homme et je ne suis pas sûr d'un jour le savoir. En même temps, j'en avais parlé avec personne. Cet epsilon en question avait également eu une relation assez tumultueuse avec ma coprésidente de la confrérie. C'est ce genre de relation que j'aurais voulu éviter par le passé et encore maintenant, je pense. Néanmoins lorsque les sentiments commencent à se construire et que je me rends compte qu'il est quelqu'un de particulier que je peux apprécier qu'importe son humeur.. Je me dis que je suis peut être dupe ou en train de m'attacher. Alors je ne sais pas vraiment quoi faire car je sais à quoi rime ce genre de relation sans savoir si ça peut s'avérer être réciproque. Les hommes sont vraiment étranges quand on commence à s'y accrocher. On se rend peut être compte qu'ils ne sont pas ce que l'on aurait imaginé. Ils peuvent avoir plus de sentiments qu'on pourrait le croire.. C'est vraiment étrange. Je réalisais à l'heure actuelle que pour m'éloigner de mes émotions et de l'homme dans toute sa grandeur, je m'étais construit une image de lui qui ne collait pas forcément à la réalité. Dans ma tête, le sexe opposé était tout ce qu'il y avait de mauvais et de nocif pour la poursuite de mon quotidien. A force quand on avance, je ne peux pas le nier. Je ressens souvent le besoin d'avoir un homme à mes côtés, quelqu'un sur qui compter. Puis surtout lorsque vous regardez ce genre de film qui pue le romantisme à dix kilomètre à la ronde. A partir d'un moment, on se retrouve quand même touché car on est humain et on a tous cet organe, le coeur, qui nous tient en vie jour après jour. Et si quelqu'un a décidé de nous différencier, l'homme et la femme, je pense qu'il y a réellement quelque chose là dessous. Je n'en ai pas la certitude mais je suppose que nos différences sont là pour nous rapprocher. Ou pas.. Je sourie face à mon amie mais je pense que je devrais en parler à quelqu'un. Une personne en qui je peux avoir confiance, elle est sans aucun doute à sa place. Simplement, il me faudrait plus de force pour assumer peut être les sentiments qui grandissent en moi ou peut être que c'était une illusion. En tout cas, ma plus grande crainte était surement que je me lance toute seule dans ses plans, ses envies peut être d'être moins seule et de pouvoir compter sur un homme, vivre quelque chose d'unique..
Je posais alors mon regard sur mon amie. A la fois enthousiaste et fatiguée, je me disais que cette journée serait la notre. Quand elle me flattait, j'avais envie de me cacher sous mon sac et elle le savait. Je m'étais présenter aux élections des présidences pour voir de quoi j'étais capable sans savoir que je pourrais y avoir une place. Quand on m'avait donc annoncé que je reprenais le flambeau après Aislynn, je me disais que je devrais être à la hauteur après tout ce qu'elle avait fait pour la confrérie. Il parait même que la jeune femme avait été l'un des piliers lorsque les iotas partaient en fumée. « Tu veux me faire rougir, avoue. Je n'étais même pas sûr d'avoir le poste et maintenant, tu te joues de moi. » Sans plus attendre, nous allions passer la journée qui nous fallait juste pour évacuer. Niveane n'hésite pas à commencer comme il se doit. Un massage, mon rêve défendu depuis bien trop longtemps. Comment y résister ? Nous avançions déjà vers les sales de massage et nous avons pris le soin de demander une couple. De cette façon, on serait l'une près de l'autre et on pourrait toujours discuter sans se sentir éloignée. Bien sûr, notre requête fut acceptée. On aurait pu lui faire les beaux s'il n'acceptait pas mais ça ne fut pas le cas. Sans attendre, nous arrivons dans la salle et nous nous demandions ce qui se cachait derrière ces murs. Deux mecs super balaises qui n'attendaient que nous pour effectuer nos moindres désirs. Je me faisais déjà un film à deux francs cinquante. Quand soudain, je poussais la porte. « Deux demoiselles pour deux demoiselles. » Niveane avait compris pourquoi j'avais lâché ça alors que les deux autres pourraient se demander quelle variante avait ma déclaration. Non, nous n'étions pas venue car nous étions des bisexuelles masquées. Loin de là, ce genre de penchant n'est pas vraiment de mon ressort. Je voulais juste du plaisir relaxant et décontractant. Sans attendre, nous prenions place chacune de notre côté. Je prenais alors une grande respiration et souriais lorsque je m'allongeais sur la table de massage. Fermant les yeux aux premiers gestes qu'elle posait sur moi. Je ne regrettais pas d'avoir pris le temps quelques instants pour sortir du train train quotidien. Ma soeur de coeur pensait donc à tout, c'est pour ça que je ne pouvais pas rêver mieux comme amie et que j'ajoutais silencieusement. « Merci Nan' je t'élue meilleur bras droit du monde entier. »
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Sujet: Re: « Une journée spa entre filles » ▬ NIVEANE&PERDITA Mar 13 Déc - 17:01
C’est dans des moments comme ça ou j’avais besoin d’elle. Cela faisait des lustres que je ne lui avais rien confié. Et pourtant, j’en avais à revendre. J’avais toujours une connerie à lui raconter, une petite blague pour détendre l’atmosphère. Puis je lui confiais mes peines. En ce moment, j’aurai pu faire un roman digne d’une grande tragédie amoureuse. Elle ne savait pas que Mattys était parti en me laissant seule ici. Bien heureusement, j’avais remonté la pente tant bien que mal. Comme à mon habitude, je cachais bien mes émotions. Je n’avais pas envie qu’une personne vienne pour avoir pitié de moi. Ce n’était pas dans mes habitudes, et je détestais me faire plaindre. Je continuais à avancer, même si mon parcours était semé d’embuche. Je continuais à amuser la galerie, à rester sur ma petite planète sans embêter personne. Je me demandais si je devais tout de même en parler à quelqu’un ou alors rester dans mon coin sans rien faire. J’en avais des choses à dire, sur ma façon de juger les garçons en ce moment. J’avais la haine contre eux, contre ces sentiments qui continuaient malgré tout à être là. Bien sûr que je l’aimais encore, je l’aimerai probablement pour longtemps. J’avais tellement attendu pour me lancer, qu’au final j’en finissais par en être dégoutée. Je n’avais plus la moindre envie d’aimer quelqu’un et si cela me retombait dessus un jour, je m’étais jurée d’y aller doucement avant de me lancer. Avec Mattys, j’étais vraiment tombée de haut. Du moins, je me laissais envahir par l’amour pour au final me laisser me crasher au sol comme un pigeon que l’on venait de fusiller. L’image était cruelle mais elle était au moins là. J’avais souffert, comme toute personne normalement constituée. J’étais peut-être complètement à côté de mes pompes mais j’avais un cœur. Et un cœur vraiment énorme, prêt à accueillir n’importe qui dedans tant qu’il s’agissait d’aimer. Après le départ de Mattys, j’étais terriblement abattue. Mais ça, personne ne le savait. Parce que je continuais à sourire en façade. J’étais maître dans l’art de cacher sa tristesse. Mais je savais que si je voyais Perdita, elle allait rapidement capter que je n’étais pas aussi bien qu’avant. Puis au final, je réussissais à tourner la page. A voir autre chose, d’autres gens. Je m’en sortais bizarrement très bien même si dans un coin de ma tête j’avais encore son image ancrée en moi comme si celle-ci était prête à me bouffer de l’intérieur. Si j’en parlais maintenant à Perdi’, elle allait probablement me passer un savon. Je m’imaginais déjà la scène de petite engueulade. C’est vrai, j’aurai pu lui en parler. J’aurai du lui en parler surtout et ne pas rester dans mon coin à me morfondre. Mais maintenant, tout ceci était terminé et je comptais bien me remettre sur pieds. J’allais revenir sur tous les fronts, parce que j’en avais besoin aussi. D’ailleurs, ce que je prévoyais pour Noël, allait faire sensation auprès de tous mes camarades. La page du livre était tournée, peut-être pas définitivement mais du moins temporairement. Le temps que je passe le chapitre, probablement.
Cette journée avec Perdita, était sûrement l’un des meilleurs moyens pour justement ne pas repenser à tout le mal que j’avais subi. Je l’a considérais comme la gomme qu’il y a au bout d’un crayon. J’étais bien sûr le crayon, et je faisais plein de fautes. Elle, arrivait innocemment pour gommer tout ça et tout recommencer à zéro sans faire les mêmes fautes. J’habituais peut-être un peu trop Perdita aux compliments, mais elle le méritait tellement que je ne pouvais m’en empêcher. Malgré sa haute stature au sein de notre magnifique confrérie, elle gardait les pieds sur Terre et restait naturelle. Simplicité, bonne humeur, amour. Non franchement, j’étais heureuse que cette fille dirige notre confrérie auprès de Constance, qui renouvelait déjà son mandat. Bien sûr, pour reprendre le flambeau d’Aislynn, la présidente sortante, il fallait du courage et un sacré culot. Mais au final, la jolie blonde finissait par avoir les faveurs de tous les rouges et des miennes en premier. A chaque compliment que je lui faisais, la présidente était toujours aussi gênée. Cela me touchait, ou plutôt m’attendrissait. Ce petit bout de femme s’était battue comme il le fallait, pour faire valoir sa place au sein des Iotas. « Pas sûre d’avoir le poste ? Tu rigoles ou quoi ? Ta eu une campagne encore meilleure que celle du Président des Etats-Unis ! Damn, Perdi’ ! C’était toi, obligé ! » disais-je, en riant. C’est vrai que j’exagérais souvent tout lorsque j’étais en sa présence. Mais elle savait pourquoi. Je ne cessais jamais de la booster pour qu’elle aille plus loin encore. Cela me rappelait Mattys… Je secouais la tête pour me chasser ce prénom de ma tête. Je suivais Perdi’ sans dire aucun mot. Cette pensée m’avait refroidi. Difficile de chasser quelqu’un de sa tête, surtout lorsque la douleur était encore fraîche.
Je décidais tout de même de faire un effort, pour ne pas gâcher la journée que j’avais prévue avec ma sœur de cœur. Je m’allongeais sur la table, à côté de Perdi’ qui s’était déjà installée sur la sienne. Celle-ci, d’ailleurs, me lançait l’un des plus beaux compliments du monde. Je me sentais gênée. Je comprenais même pourquoi Perdita ne voulait pas que je l’a complimente trop. Le meilleur bras droit du monde. Qu’est-ce que je pouvais demander de plus ? Les années précédentes, je n’avais jamais eu le courage de prendre un poste à haute responsabilité. Probablement parce que j’avais peur de m’engager et peur de ne pas être à la hauteur. Je n’avais pas confiance en moi dans ce que je faisais, surtout lorsqu’il s’agissait d’un recrutement. Et bizarrement, c’était Perdita qui m’avait poussé à m’inscrire pour être le bras droit d’une des nouvelles présidentes de confrérie. Par chance, j’étais tombée sur elle. Simple hasard ou coup du destin, je n’en savais trop rien. Mais cette situation me plaisait énormément. « Arrête de me flatter, je vais avoir la tête aussi gonflée qu’un ballon de football américain » disais-je, en observant discrètement la présidente. Je plongeais mon regard dans le sien, puis je décidais de tendre mon bras pour que ma main attrape la sienne. C’était un véritable moment de complicité. Cela devait probablement surprendre les masseurs. A vrai dire, je m’en foutais. C’était notre petit moment privilégié à nous deux. La période de Noël approchait à grand pas. Je me demandais si ma chère présidente avait prévu quelque chose, ou alors si je devais l’aider à sa réalisation. Connaissant l’esprit farfelu de ma sœur de cœur, elle nous prévoyait déjà quelque chose de grandiose. C’était mon tout premier Noël à ses côtés. J’espérais qu’elle allait vouloir le passer avec moi, du moins pour me tenir compagnie. Je n’avais nullement envie de rentrer à Las Vegas pendant ces fêtes. Mes parents allaient passer Noël sûrement à l’hôpital et mon frère… Bah, je ne savais pas. Je ne voyais qu’elle pour me tenir compagnie, à cette fête familiale. « Dis-moi… A tout hasard… Tu as prévu quelque chose pour Noël ? » disais-je, innocemment. Bien sûr, elle allait tout de suite comprendre mes intentions. C’était flatteur non ? J’avais l’impression de lui demander de m’accompagner à un bal. En attendant sa réponse, je me détendais au maximum. Je sentais les mains du masseur, me malaxer la peau. C’était absolument divin. Et j’en avais surtout besoin. J’avais l’impression d’évacuer toutes les tensions que j’avais accumulé ces derniers jours. Si seulement je pouvais ressentir cela tous les jours… Je partais dans mon monde, en me laissant aller aux mains du masseur.
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Sujet: Re: « Une journée spa entre filles » ▬ NIVEANE&PERDITA Mer 21 Déc - 20:01
Je connaissais Mattys et je me doutais de la relation qu’il partageait avec Nivéane. On ne pouvait pas le nier, ils étaient devenus indissociables. Personnellement, je les trouvais bien ensemble en sachant ce qu’il avait vécu de son côté. Je ne pouvais que le comprendre. Car la seule fois que je me suis sentie existée c’est lorsque j’ai croisé le chemin de Matthew à New York. Mon premier baiser, mon coup de foudre et surtout ma première histoire avec un grand A. L’amour n’est pas ce qu’il y a de plus sécurisant. On s’intéresse à quelqu’un d’autre que soi au point de le voir hanter nos pensées jours et nuits. Pas d’explication à ce frisson lorsqu’il frôle sa peau contre la nôtre. Je connais la première fois que notre cœur bat de cette façon. Cet être aimé auquel on s’attache sans se protéger. Tout nous semble si facile, si léger qu’on ne se tracasse pas de ce qu’il y a à côté. Cependant lorsque Matthew a eu cet accident, je ne réalisais pas combien je m’étais vu à travers lui. Le fait de réaliser que j’étais à nouveau livrée à moi – même, j’ai eu beaucoup de mal à l’accepter. La solitude disparait de nos habitudes lorsqu’on commence à penser à deux. Tout s’écroule et on s’y perd. Je me doutais que mon amie n’était pas dans ses meilleurs moments depuis que celui avec qui elle avait formé un duo, avait pris le large. Sans explication, je ne pourrais même pas lui donner la moindre raison et c’est surement ce qui me blesse le plus. Déjà la savoir dans cet état et la voir sourire, je ne suis pas une débutante et je sais ce qu’elle peut cacher devant cette émotion. J’ai joué le rôle qu’elle se donne depuis que Mattys a pris le large. Je ne voulais pas lui forcer la main. Après tout, elle ne voulait pas en parler et je pouvais le concevoir. Ce n’est pas chose facile de réaliser qu’on est faible juste parce qu’on s’est retrouvé sur le bas-côté de la route. Je le concevais. Néanmoins, si elle avait besoin de parler, de se confier, elle ne devait pas oublier l’idée que j’étais là. Je suis une amie et encore bien plus que cela. Une véritable sœur sur qui je pouvais me reposer sans avoir la moindre crainte, j’espérais qu’elle savait que ceci était réciproque. Même si je l’avoue, il est rare de me voir fragile ou pleurer. Seulement, je suis humaine et ça m’arrive de me dire que tout peut basculer. Je l’ai vécu et ça c’est une chose que j’essaie de tenir. Je ne veux plus éprouver ce sentiment qui peut me changer. Je ne veux plus m’investir dans une relation qui risque d’avoir une fin. J’ai bien trop peur d’avancer et de me douter qu’il arrivera un jour ou l’autre où je trébucherais. Cette idée est terrible, elle me dévore car dans le fond, je reste celle que j’ai toujours été. Une fille fragile qui s’attache aux personnes, juste parce qu’elles sont particulières. Nous sommes tous différents, et je m’attache au fil des évènements. Il y a des chemins qui se croisent et qui ne se détachent plus, c’est carrément le cas avec Nivéane. Je ne peux plus m’en passer. Cette histoire n’a pas d’explication. Juste une évidence avec laquelle, je vis pleinement. On est à la fois différente et semblable. On se complète et on se reflète. Elle est si chère à mes yeux que je ne pourrais pas m’imaginer sans sa présence. Elle est toujours là à me faire sourire, à me faire vivre une série de délires. « T’es sûr que tu n’as pas menacé les iotas que s’ils ne votaient pas pour moi, tu leur ferais la peau ? » Je la voyais déjà en train de faire ma campagne, s’écrire sur le front : votez Perdita et le paradis sera juste là. Je l’imaginais parfaitement dans ce genre de situation. Je la connais et quand elle s’implique, elle ne le fait jamais à moitié. C’est peut-être ce qui l’avait paumé avec cette relation amoureuse. Je l’imaginais déjà se dire qu’il était hors de question qu’elle s’avoue vécue. Sauf que Mattys n’est pas le type de gars totalement repoussant. Pour avoir partagé une relation amicale et fusionnelle avec lui, je peux la comprendre. Il est quelqu’un avec qui on peut s’imaginer vivre une vie de folies. Alors qu’importe l’instant ou l’endroit, elle pourra toujours me confier ce qu’elle contient dans le sens où à aucun moment, je ne la jugerais. Je ne souhaite pas la voir dans quelques temps se promener dans les baffons de la ruelle la plus sombre de la ville. Je m’en voudrais et me demandais qui je suis pour ne pas avoir réagis pour aider cette moitié de moi.
Aujourd’hui, on était surement réunie pour se changer les idées car je savais qu’elle ne me balancerait pas en trente secondes qu’elle se sentait seule sans lui et qu’elle n’avait qu’une envie ; étranger tout être du sexe opposé. Elle avait le don de me foutre aussi mal à l’aise avec sa ribambelle de compliments. Je savais qu’il venait du cœur mais je me demandais si je les méritais dans toute leur grandeur. Je me disais qu’allonger sur cette table de massage, c’était l’occasion de lui rendre l’appareil. Il n’y avait pas de quoi à se retrouver dans une relation à sens unique. Déjà ça ne fait pas partie de mes principes. Je ne suis pas mère Theresa mais en aucun cas, je me trouve être la plus grande égoïste qu’il soit. Elle me fit rire avec cette réflexion. Je voyais déjà nos tête grandir a vu d’œil et porter nos corps loin du sol – faut que j’arrête de regarder les simpson - . Dans un instant de sincérité et de la plus grande complicité qu’il soit, elle me tendit sa main et je ne peux que lui donner la mienne. Une façon de lui montrer que c’est partagé et que je tiens à elle. Les masseurs n’allaient pas comprendre ce geste. Mais rien qu’en tombant dans son regard, je réalisais que notre amitié n’était pas éphémère. Je souhaitais l’avoir toujours dans mon quotidien même le jour de mes cinquante ans. J’ai envie de dire, surtout ce jour-là. Réaliser qu’importe les difficultés, on est lié. La distance n’y change rien car beaucoup de choses me rappellent elle. « Je suis là quand tu veux, où tu veux. N’oublie pas. » Je savais qu’elle comprendrait au de – là des mots. Elle saura ce que disent le regard et l’émotion qu’on y lit. Pas besoin de parole, sa main dans la mienne, signifie déjà beaucoup. Elle est la sœur que j’ai toujours voulu, celle que j’imaginais et la vie a été généreuse de me la faire rencontre. Une moitié avec laquelle, je me sens mieux et heureusement car je me sentirais bien seule si elle ne faisait pas partie de mon quotidien, de mon existence. Je ne m’imagine plus continué de marcher sans apercevoir juste à côté, la marque de ses pieds. Quand elle me posa cette question, je ne peux m’empêcher de l’imaginer se joindre à nous pour la soirée spéciale iota, elle avait eu des bruits et je m’en doutais rien qu’à entendre cette question. . « Rien de spécial, je pense être à la soirée iota et toi ? » Je lui souriais en sachant qu’elle saura ma réponse et mes plus profondes pensées. Une amie comme Nivéane, on en trouve plus. Pour cette raison que je vais tout faire pour la mériter et lui montrer qu’elle pourra se reposer sur moi. Comme on dit pour le pire mais également pour le meilleur. A cet instant, je me disais qu’il était peut-être temps de passer à autre chose. Remerciant les hommes qui nous laissaient dans la pièce, je réalisais qu’une heure s’était déjà écoulée. « on se fait un tour dans le jacuzzi ? » Lui attrapant le bras, je ne lui laissais pas le choix. Parfois, il faut prendre les choses en main et je compris qu’elle avait besoin de se changer les idées, de respirer une bonne bouffée d’oxygène. Sans complication, sans explication, je suis juste là et il y a une raison à tout ceci. Si le destin a fait qu’elle et moi, aujourd’hui, on ne fasse plus qu’un, c’est qu’il y a une raison à tout ça. Elle est ancré en moi.
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Sujet: Re: « Une journée spa entre filles » ▬ NIVEANE&PERDITA Ven 30 Déc - 17:07
« Une journée spa entre filles »
NIVEANE FANIA BENTLEY ET PERDITA DA PITRUZZELA
Devais-je lui avouer que en effet, je broyais du noir ? Que je me laissais aller à faire n’importe quoi parce qu’il était parti ? Je me souvenais encore de son départ, comme si c’était hier. J’avais attendu plus d’un an, avant de lui révéler ce que je ressentais au fond de moi. J’étais une fille qui n’arrivait pas à trouver les mots facilement, et avant que je me lance on peut attendre le déluge. Mais là, j’avais réussi à prendre mon courage à deux mains et à tout lui avouer. Il avait fini par partir de l’université quelques semaines plus tard en me laissant un mot sous ma porte. Je l’avais encore d’ailleurs. Il fallait absolument que je le foute à la poubelle. Si je voulais m’en sortir et tourner la page, il fallait que j’efface toute trace de souvenir. Comment l’oublier alors que son visage hantait chacune de mes pensées ? Partir en laissant un mot, c’était la chose la plus cruelle que l’on pouvait faire à une femme. Je n’avais aucun moyen de le joindre. Son numéro de téléphone était résilié, comme s’il ne voulait pas que je le contacte. J’étais résignée à devoir faire une croix sur Mattys, parce que je n’avais plus le choix. Il avait décidé de m’oublier, et je devais en faire autant même si cela m’était difficile. Je n’imaginais même pas si jamais je le croisais dans la rue. Ma tête et mon corps répondait de la même façon lorsque je voyais sa tête. C’était automatique. Et pourtant, j’étais en train de souffrir. J’avais tellement attendu, pour au final, me ramasser fièrement au sol. Je n’étais pas certaine de pouvoir me relever. Mais je savais que Perdita était là. Même si je ne lui avais pas dit clairement que je souffrais intérieurement, elle l’avait compris. Peut-être parce qu’elle avait subi la même chose que moi. Tout le monde devait y passer un jour. Pour moi, c’était la toute première fois, et cette première fois me faisait mal. Je ne pensais pas que l’amour pouvait autant rendre les gens comblés et heureux, mais aussi à quel point il pouvait détruire une personne en quelques secondes. Je n’étais certes, pas au bord du gouffre. Je m’en remettrai j’en étais certaine. J’étais une fille battante, et je remontais toujours malgré les erreurs que je commettais. En ce moment, j’en faisais des tonnes. Si seulement Perdita savait ce que je faisais en soirée, elle m’engueulera probablement comme ma propre maman. Je préférais garder cela pour moi pour le moment. Je savais que j’allais m’arrêter un jour ou l’autre de toute façon. Il me fallait simplement du temps maintenant, pour me remettre dans le droit chemin et redevenir la parfaite cheerleader et bras droit de la présidente de confrérie. Ce n’était pas dur, enfin cela restait quand même à prouver.
Il est vrai que si je faisais partie de la classe politique, j’aurai fait une bonne directrice de campagne pour Perdita. J’y tenais absolument, et elle y était parvenue. Elle avait réussi à convaincre tout le monde par sa classe et son naturel sans égal. C’est vrai que j’avais peut-être réussi à me faire remarquer avec mes tee-shirts à l’effigie de ma blonde préférée. J’aurai pu faire beaucoup plus pour elle. J’avais l’impression de me voir en elle, peut-être en moins folle et en plus posée. C’était mon double, sans pour autant avoir des liens de sangs. C’était bien plus que ça qui nous liait. C’était bien plus fort. Elle savait qu’elle comptait plus que tout dans ma vie et que j’étais prête à tout pour faire d’elle une reine, tant qu’elle était heureuse. C’était rare pour moi d’avoir un coup de cœur amical comme ça. D’habitude, les filles finissaient dans mon lit ou alors je sortais avec elles. Là, il n’y avait aucune animosité. J’avais eu comme un coup de foudre amical pour cette fille, pour qui je pourrai déplacer des montagnes si j’en avais la capacité. Avec des Si, on referait probablement le monde. Avec des Si, je ferai de cette fille la plus heureuse. Sa petite remarque me faisait sourire. En effet, elle n’était vraiment pas loin de ça. Heureusement, je n’étais pas quelqu’un de dangereux comme un gamma. J’avais juste mené ma petite propagande jusqu’au bout. Votez Perdita, et vous n’allez pas être déçu. Votez pour elle, et c’est voter pour la survie de notre confrérie. Bien entendu, elle n’était pas seule puisqu’avec Constance, cela ne pouvait que parfaire ce duo de présidentes détonants. J’étais heureuse de faire partie de cette confrérie. Si l’un d’entre nous n’était pas bien, tout le monde accourait. C’était ça, l’esprit d’équipe et de solidarité que j’appréciais chez les Iotas depuis mon arrivée. Je n’avais plus envie d’en repartir, même si je savais qu’un jour, toutes les bonnes ont une fin. « Disons que j’ai eu mené ma petite propagande… Ne me remercie pas tu n’en as pas besoin ! Tu as tout fait toute seule avec ton image ! » disais-je, en lui lançant un clin d’œil complice. C’est vrai que Perdita rendait vachement bien et s’exprimait bien en public. Bien que l’envie de faire la peau à chaque rouge m’ait traversé l’esprit, je ne l’aurai bien évidemment pas fait. J’étais peut-être folle mais pas à un point de non-retour. Mon clin d’œil fut rapidement remplacé par une expression livide. Je repensais encore à Mattys. Il aurait probablement voté pour son amie, c’était logique. Mais il était parti. Triste signe du destin.
J’étais complètement obsédée par la douleur qu’il m’avait provoquée. Perdita l’avait probablement vu. Je l’a sentais aussi mal à l’aise que moi. Nous étions là avant tout pour prendre du bon temps pour nous, et voilà que j’arrivais quand même à tout gâcher à cause de cet homme. Quand on perd son premier amour, disons l’une des histoires les plus sérieuses que j’avais pu ressentir, c’était dur. Bien sûr, j’avais eu pleins de petits amis. Mais jamais je n’avais ressenti ça pour personne à part lui. C’était dur de réaliser que cet homme ne voulait pas garder contact avec moi, parce qu’il avait d’autres chats à fouetter. Sur le coup, j’aurai pu le maudire de tous les gros mots existants sur Terre, mais je n’en avais même plus la force. Après la découverte du mot, je m’étais effondrée sur un canapé, le regard vide. Un choc. J’avais pris une énorme gifle au visage. J’étais restée plusieurs jours dans un état second avant de redevenir moi-même petit à petit. Je n’avais pas envie de faire partager cette douleur à Perdita. Je savais qu’elle-même avait eu des peines de cœurs plutôt récentes. Il ne valait mieux pas essayer d’ouvrir la plaie une seconde fois, tout ça parce que j’avais mal au cœur. J’observais ma main dans la sienne. Elle était sincère, unique. Aucune autre personne ne pouvait la remplacer. Je savais qu’elle était là pour moi, à n’importe quel moment de la journée. Ou même de la nuit. C’était le genre de personne que tu pouvais appeler même à 4 heures du matin pour lui dire, j’me sens pas bien. Je savais qu’elle allait accourir dans ma chambre. Combien de fois, je l’avais fait avec elle. Combien de fois je m’étais retrouvée à pleurer dans ses bras. J’étais peut-être complètement folle, dans mon monde. Je n’en restais quand même qu’un être humain, avec un cœur. Un cœur énorme qui donnait beaucoup aux autres, un cœur sincère. Les hommes qui étaient en train de nous masser nous prendraient peut-être pour des lesbiennes. Moi, j’étais avec celle que je pouvais considérer comme ma sœur. « Je sais… Je ne pourrai jamais autant te remercier pour ça. » disais-je, avec une boule dans la gorge. Oh non, tu ne vas pas te mettre à pleurer maintenant ! Il fallait que je passe à autre chose. Je lui souriais. Ce n’était pas par un pur hasard que je touchais deux mots sur la soirée Iota. J’avais bien la ferme intention de passer la soirée avec elle, à déconner et à jouer comme deux gosses. Au moins, elle me confirmait qu’elle y sera. Génial. En plus, je préparais une petite surprise : un déguisement de Tigrou, spécialement pour l’occasion. C’était Noël, après tout. Une fête familiale. Les Iotas, ma seconde famille. C’était normal que je fasse une surprise pareille. J’imaginais déjà la tête de Perdita quand j’allais débarquer dans la salle commune. J’étais assez folle pour le faire, du moins j’avais le culot que d’autres ne possédaient pas encore. Je n’avais absolument pas peur du ridicule, au contraire, celui-ci me rendait beaucoup plus forte que ceux qui me balançaient des horreurs à cause de cette Watch Out de malheur. Certes, j’étais l’une des plus étranges mais aussi l’une des plus drôles et cela compensait largement. Au moins, les gens ne me regardaient plus vraiment de la même façon. Ils savaient que j’avais ma propre façon de vivre. Les rouges, eux, l’ont très vite compris dès le début. « J’irai probablement aussi. Avec une petite surprise à la clef, je pense que tu seras ravie. » disais-je, avec un sourire taquin. Je savais qu’elle détestait patienter lorsqu’il s’agissait de surprise. Alors la pauvre, elle allait patienter au moins jusqu’à Noël avec ça. Peu importe si elle arrivait à me faire tirer les vers du nez, je ne dévoilerai pas mon intention. Au moins, cela portait sur une délicate attention. Ou plutôt sur une envie d’attirer le regard sur moi. J’étais friand de ce genre de chose.
Perdita remerciait les deux masseurs qui s’en allaient illico. Je me relevais doucement de la table de massage, en prenant soin de renouer mon peignoir correctement. J’étais bien détendue et contente d’être ici. Finalement, ma guérison de peine de cœur commençait plutôt bien. Je sentais la main de Perdita sur mon bras, elle me tirait. Je ne pouvais pas résister et je me laissais attirer dans le cadre luxueux du jacuzzi. J’adorais me faire chouchouter mais alors ce petit bain à bulles, c’était la perfection. De plus, le cadre était vraiment parfait. J’enlevais mon peignoir que je confiais à l’un des surveillants du jacuzzi qui allait le ranger dans mon casier. Tout était prévu pour faire de notre petit moment de détente, un véritable havre de paix. « Ca fait des mois que je n’ai pas mis les pieds dans un jacuzzi… » disais-je, excitée comme une gamine de huit ans. Je me tournais vers le surveillant. « Apportez-nous une bouteille de champagne ! Bien fraîche. » J’aurai voulu lui donner un pourboire mais malheureusement, mon porte-feuille était resté dans mon casier et il était fermé à clef. Tant pis pour lui. Je donnais la main à Perdita pour que nous puissions nous installer toutes les deux dans le jacuzzi sans s’étaler comme des crêpes par terre. « Après tout, nous pouvons nous permettre un petit écart et plusieurs coupes de champagne non ? » disais-je, en riant. C’est vrai, j’aurai presque oublié Mattys. J’avais bien dis presque. J’étais loin du compte, mais Perdita faisait tout pour. Elle avait peut-être compris que j’en avais besoin. Elle seule, arrivait à comprendre ce qui se passait. C’est comme si elle lisait en moi comme dans un journal intime dont elle seule, en avait la clef. C’était à la foi inquiétant et rassurant. Cette fille avait tout compris depuis le début, et ce, malgré ma différence et ma manière de voir les choses. J’aimais profondément cette fille. Le surveillant nous apportait notre bouteille avec deux coupes. Je servais Perdita, puis lui donnait sa coupe. Je levais ma coupe en l’air, pour porter un toast. « A nous, et à notre amitié. » disais-je, avec sincérité.
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