⊰ sexe : ⊰ on m'appelle : Alona. ⊰ commencement le : 28/02/2010 ⊰ date de naissance : 10/02/1995 ⊰ âge : 17 ⊰ messages : 18805 ⊰ topic : 6/6 ⊰ âge : 23 ans. ⊰ profession : danseuse de cabaret. ⊰ étude : mathématique. ⊰ aes : aes de langues. ⊰ avatar : SHENAE GRIMES.
Sujet: yesterday • DYLAN&LUBJA Dim 23 Oct - 18:51
“ Dylan J. T. Ashbury
& Lubja T. Malhoa de Lima „
yesterday
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Cela faisait à peu près deux mois que Lubja était arrivée sur les terres d’Amérique. Seulement deux petits mois. Elle avait tout quitté. La Russie, le Portugal. Elle avait quitté ses deux familles pour venir quelque part où elle ne connaissait personne. Un pays dont elle ne connaissait même pas la langue. Elle s’était totalement laissée engouffrée dans l’Inconnu. Comme seul souvenir de son passé, il ne lui restait que l’argent, ainsi que sa carte bancaire. Elle n’allait manquer de rien. D’ailleurs à peine arrivée à San Francisco, elle s’était approprié une villa dont le prix n’était pas du tout donné, mais après tout, l’argent sert à être dépensé. On l’avait tout de suite acceptée à Berkeley, ainsi que chez les Epsilon. Si elle voulait vraiment se fondre dans la masse, elle aurait pu demander une chambre d’étudiant, mais non. Elle n’était pas là pour se faire des amis. Elle était là pour pouvoir travailler ses mathématiques, et retourner ensuite au pays. Elle ne cherchait aucune sorte d’amitié, et encore moins l’amour. Quant au sexe, encore moins. Il est vrai que lorsqu’on la voit, on ne s’imagine pas une seule seconde qu’elle ne l’a jamais fait, et pourtant. Lubja est toujours vierge. Une question : Pourquoi est-elle gogo danseuse, alors qu’elle a tout l’argent qu’il lui faut et qu’il semble qu’elle soit toujours vierge ? N’a-t-elle pas honte de montrer son corps ? Mais alors pourquoi ? Pourquoi l’est-elle toujours ? Une aussi jolie fille comme elle ? Une fille qui attire les hommes comme les fleurs peuvent attirer les abeilles. Une fille comme elle qui aime jouer avec le sexe opposé. J’aurais presque envie de vous dire : n’essayez pas de la comprendre, vous y passerez toute votre vie. Lubja est comme elle est. Vous pouvez essayer de la connaitre, vous pourriez penser la connaitre, mais un jour ou l’autre, vous apprendre une nouvelle chose à son sujet. Cette jeune fille est une vraie boite à secret. Elle l’est encore plus ici. Comment voulez-vous apprendre des choses à son sujet si elle ne peut pas communiquer avec vous ? Et bien, vous n’apprendrez rien sur elle. La vie est injuste ? Peut-être. La vie est tout simplement ce qu’elle est. La portugaise se sentait bien durant ses cours, mais une fois qu’elle sortait de cours, il est vrai qu’elle se sentait plutôt seule. Personne avec qui jouer. Elle n’avait pas encore fait de ravages, peut-être qu’elle n’en fera pas. Trop occupée avec ses cours, et son job du soir. La seule personne avec qui elle trainait de temps en temps n’était autre que Dylan, une amie du travail. Vous savez lorsque vous rencontrez un homme, un seul regard peut suffire pour que vous vous disiez qu’il s’agit de lui : l’amour de votre vie. C’est un peu ce qui s’est passé entre Dylan et Lubja, mais il ne s’agit que d’une simple amitié. Dylan travaillant au club depuis un certain temps, lui fit visiter les lieux, mais surtout le plus important : la prit sous son aile. La brunette voyant que sa nouvelle collègue ne savait pas parler un seul mot anglais avait surement pensé que les hommes voudraient peut-être s’en prendre à elle, pensant que ça serait plus simple. Elle avait surement raison. Lubja lui devait beaucoup. Ce n’est pas forcément facile de travailler dans un tel endroit, mais travailler avec une jeune fille comme elle, c’était tellement plus facile. Elles passaient en même temps, et très souvent, elles se regardaient. Avec un simple regard elles pouvaient se comprendre. Elles se donnaient ainsi des nouvelles, elles disaient à l’autre si tout allait bien. Bien que ce soit Dylan la sorte d’ange gardien de Lubja, notre russe la surveillait aussi. Elles se protégeaient mutuellement, et c’est ça qui faisait toute leur amitié. La base. Alors qu’un soir, en sortant de la boite où elles travaillaient, un groupe d’hommes vinrent elles, Lubja sut tout de suite les « dresser ». Elle s’occupa de trois des hommes, et ils partirent quelques secondes après, tous. Pas de violences, pas d’insultes, rien. Elle avait juste jouer de sensualité, de provocation, avait donné rencard aux trois hommes, et ils étaient tous partis comme ils étaient venus. Allait-elle aller à ces rencards ? Non. Elle risquait gros étant donné qu’ils savaient où elle travaillait, mais peu importe. Elle savait ce qu’elle faisait, et elle avait fait ce qu’elle savait faire de mieux : la salope, voire la pute. Elle n’avait que projeter le problème à un autre jour. Elle savait qu’ils reviendraient à la charge, mais pas ce soir. Et si ça dégénérait, ils s’en prendraient à elle, et non à son amie. Le plus important était ça : que rien n’arrive à Dylan. Voyant que son amie n’avait rien dit de spécial vis-à-vis de son comportement, elle en profita pour être plus cette fille superficielle au club. Depuis ce soir-là, au club, on retrouva une toute autre Lubja qui se lâchait tous les soirs. De plus en plus de clients venaient la voir, elle. Mais elle savait y faire, et ils n’allaient pas plus loin. Certains en eurent même marre d’attendre, et ils dégagèrent. C’est ça, tu as compris : On peut regarder Lubja, mais on n’y touche pas. Quant à d’autres, ils s’acharnaient, et voulaient pas lâcher l’affaire. Le risque du métier. Que les hommes peuvent être lourds. La veille, elle ne rentra pas avec Dylan sentant que ça allait mal finir. Elle ne voulait pas qu’il lui arrive ce qui doit lui arriver à elle. Elle ne souhaitait pas que son ami prenne tout à sa place. Elle savait ce qui l’attendait. A la sortie du club, elle vit ce même groupe d’hommes, mais ils étaient beaucoup plus que la dernière fois. Elle passa devant eux, tout en les ignorants. Elle pouvait toujours tester, qui ne tente rien n’a rien. Elle eut ce qu’ils voulaient. Le lendemain, elle alla en cours, avec certains bleus sur le visage, et sur les bras, le reste ne se voyait pas. Oh ça va, il ne s’agissait que de bleus. Rien de plus, fort heureusement. Elle pensait pouvoir aller en cours tranquillement, mais non. Un de ses profs l’obligea à aller à l’infirmerie, et la laissa là. Elle dut donc patienter que le médecin de l’université soit libre. C’était long, trop long. Durant son attente, elle en profita pour commencer ses huit exercices qu’elle n’avait pas faits. Si seulement elle avait le temps d’aller à son cours. Elle vit passer Dylan, qui la vit aussi. Lubja le devina tout de suite, elle l’a vit entrer. Je t’en supplie, ne me demande rien. Raté. Doucement, elle lui demanda ce qui s’était passé. Lubja n’avait comprit aucun des mots, mais au visage de son ami elle comprit sa question. Peu importe si elle voulait lui dire ou non, de toute façon, elle ne saurait pas le lui dire. Elle connaissait par contre, ce simple mot « rien », alors voilà ce qu’elle lui répondit avec un petit sourire, et lui déposa un petit baiser sur la joue. Après tout, elle ne disait pas faux. Il ne s’agissait que de petits bleus, rien de plus. Pourquoi s’inquiéter pour rien ?
⊰ sexe : ⊰ on m'appelle : Fanny, Fannence, la plus mignonne des mignonnes, Fannou ⊰ commencement le : 19/06/2011 ⊰ date de naissance : 08/12/1991 ⊰ âge : 20 ⊰ messages : 5922 ⊰ topic : OPEN 2/5 ⊰ âge : 20 ans ⊰ profession : Femme de ménage d'Indianna ⊰ étude : A étudié l'anatomie d'Indianna. ⊰ aes : AES = A.Indianna est sexy ♥ ⊰ avatar : AlexandrasweetChando
Sujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Mar 25 Oct - 20:45
Voilà seulement quatre semaines que j’avais repris le travail au Manhattan Lounge, et mon corps s’était déjà réadapté au rythme des nuits dans ce fameux club de la vie de San Francisco. En même temps, j’avais tellement travaillé au sein de cet endroit, que c’était sur et certain que je reprendrais vite le plis. Et puis, il valait mieux pour moi si je ne voulais pas perdre mon poste. Car en l’espace de deux mois, de nouvelles filles étaient arrivés, et avaient montré énormément de talents. Elles étaient belles, fines, bien formées, et surtout exotique. Une bonne partie des nouvelles avaient des origines étrangères, ou n’étaient carrément pas américaines. Autant dire qu’en tant que pauvre petite Australienne que je suis, le côté exotique n’était pas tellement au rendez vous… C’est d’ailleurs avec une toute jeune nouvelle que j’avais sympathisé ces derniers temps. Elle était arrivée quelques jours avant mon retour au club, et j’avais bien vite remarqué que certaines des filles se moquaient d’elle. Pourquoi ? Je n’en savais rien car je ne lui avais pas adressé le moindre mot depuis mon retour mais je savais qu’elle était exclue et ça ne me plaisait guère. Ce poste de Présidente de confrérie m’avait –je devais bien l’avouer – transformer, ou du moins, permis d’évoluer. Je commençais à voir les choses sous des angles différents, et surtout j’apprenais à prendre soin des autres, chose que j’avais commencé à faire avec ma petite Bowie. A vrai dire, j’avais été à bonne époque avec ma propre marraine, Elena. J’avais reproduit plus ou moins le même schéma qu’Elena avait fait avec moi. Et au vue de mes relations avec Bowie, je pouvais dire avec plaisir que j’avais plutôt bien réussi. Bowie et moi étions très proches, et j’avais réussi à lui créer une place au sein des sampi. En même temps, gentille comme elle est, cela ne faisait aucun doute qu’elle aurait de toute manière, trouver un bon moyen de s’intégrer. Pour en revenir à la nouvelle arrivée du Manhattan Lounge, je ne mis pas longtemps à comprendre pourquoi elle était tant rejeter par les autres. Du moins, rejeter n’était pas le terme exact. C’était plutôt de la pure et simple moquerie. En effet, la jeune fille qui répondait au nom de Lubja – nom très peu commun je devais bien l’avouer – ne parlait pas un mot français. Elle était portugaise et russe, autant dire que l’anglais était loin d’être une langue qu’elle maîtrisait. Heureusement pour moi, j’avais quelques notions d’espagnol, qui me permettait de communiquer un minimum avec la jeune Epsilon. Car oui, cette dernière avait intégré la confrérie des Epsilons, celle des riches. Autant dire qu’il était difficile de croire qu’une jeune Epsilon fasse un tel métier pour de l’argent. Mais au fur et à mesure des discussions que nous commencions à avoir, je compris bien vite que la demoiselle avait un grand soucis d’indépendance et surtout, un besoin de trouver sa voie. Personnellement, je n’étais pas sur que le strip-tease soit réellement la voie qui était destiné à la petite Lubja mais ce n’était définitivement pas à moi de décider quel serait le destin de l’Epsilon et quels seraient ses choix à l’avenir. J’avais donc pris Lubja sous mon aile au sein du club. Plus personne n’osait la critiquer ou faire la moindre remarque à son sujet devant moi. D’une certaine manière, je faisais figure de modèle au sein du club, vu mon ancienneté. En général, les filles restaient quelques semaines, voir quelques mois, mais rarement plus. Pour ma part, j’attaquais presque ma troisième année au Manhattan Lounge. Autant dire que je faisais partie des meubles, ce qui expliquait pourquoi on n’osait peu me contredire. Il était possible que des critiques fusent derrière mon dos mais ça, et comme partout, c’est une chose que l’on ne contrôle pas et surtout que je n’avais que faire. Au moins, les gens respectaient un peu plus Lubja et c’était tout ce qu’il comptait. Nous étions devenues vraiment très proches durant ces quatre semaines au point que nous commencions à nous confier l’une à l’autre, à devenir honnête l’une envers l’autre. Du moins c’est ce que je pensais jusqu’à aujourd’hui.
Ma journée avait été assez éreintante. J’avais travaillé la veille au soir au bar, et j’étais rentrée à deux heures du matin. Autant dire que j’avais été assez fatigué en me levant ce matin. Le pire fut quand j’arrivais en cours de psychologie, et que ni Maxence, ni Enzo n’avaient été là. Je ne comprenais pas pourquoi aucun des deux n’étaient présent au cours, surtout qu’Enzo ne m’avait pas prévenu ce matin quand j’étais partie de notre appartement. J’avais donc passé un cours à ruminer contre mes deux accolytes préférés. Pour couronner le tout, Zander me fixait du regard pour ensuite détourner les yeux dès que je le regardais. Ce petit jeu m’énervait au plus haut point mais je n’avais pas le choix. Après trois longues heures de cours, je sortis du bâtiment et prit la direction d’un restaurant universitaire. Pour m’y rendre, je devais passer par le pôle médical, et ce que j’y vis ne m’y plus guère. J’aperçus le visage tuméfié de Lubja, ma petite protégée du club. Sur le coup, je ne compris pas pourquoi elle était dans un tel état et surtout je m’inquiétais vivement de voir à quel point elle semblait être blessée. Je me souvins alors d’un soir où Lubja s’était occupée de plusieurs mecs qui cherchaient à nous draguer. Je n’avais pas su ce qu’elle leur avait dit, mais elle avait réussi à les éloigner de nous, sans jamais accepter de me dire ce qu’elle leur avait dit.
Lorsque je la vis sur le lit d’infirmerie, j’entrais sans demander mon reste dans la pièce et m’assit à ses côtés. Dans un souffle, je lui demandais ce qui lui était arrivé, ce à quoi elle répondit un simple « rien ». Elle connaissait peu de mots dans notre langue mais celui là, elle l’avait définitivement acquis.
_ « Lubja, ne me ment pas, pas à moi ! No me mientes chica ! »
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Sujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Sam 5 Nov - 1:05
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La jeune fille n’est pas ce genre de personnes à faire des choix dans la vie, pour ensuite ne pas en assumer les conséquences. En prenant ce petit boulot, elle savait à quoi s’attendre. Elle assuma. C’est surtout pour cela qu’elle ne voulait pas parler de ce qui était arrivé la veille. Ca serait une preuve du fait qu’elle se plaint, ou qu’elle demande de l’aide, alors que pas du tout. Ils avaient eu ce qu’ils souhaitaient, alors pourquoi reviendraient-ils ? Et encore une fois, il ne s’agissait là que de simples bleus, qui ne lui faisaient même pas mal… ou si quand même un peu. Mais peu importe. La seule chose qui pouvait la tracasser c’était le fait qu’elle pourrait donc pas aller ‘danser’ ce soir, voire les quatre prochains jours. Elle ne voulait pas laisser Dylan seule là-bas. Mais elle ne pouvait pas y aller non plus, tout simplement pour la surveiller, on risquerait de voir son visage couvert des blessures, et elle ne voulait pas qu’on l’apprenne au club. Elle avait déjà été passé pour la petite nouvelle ne sachant même pas se défendre seule contre des filles sans cervelles, ne sachent que bouger leurs corps. D’accord, Lubja le faisait aussi, mais à côté, elle travaillait régulièrement ses cours de mathématiques. Ce n’est pas pour rien que dans son sac, il s’y trouve toujours son petit cahier de brouillon. Un cahier où si on l’ouvrait, on n’y verrait que des calculs dont personne n’y verrait un sens, à part Lubja et les gens comme elle. Quant à son ami Dylan, son petit ange gardien, elle aussi travaillait, et voulait réussir dans la vie. Le club, c’était juste pour gagner de l’argent et pouvoir s’éclater en même temps, car au fil du temps, il faut l’avouer ça en devient un petit jeu auquel on y prend gout. Pourquoi les gens doivent-ils toujours s’occuper des affaires des autres ? N’en ont-ils pas assez avec leurs propres problèmes personnels ? Fais chier. Puis, elle se retrouvait maintenant à l’infirmerie, alors qu’elle aurait largement préféré être chez elle, à bosser. Qu’est ce qu’elle allait bien pouvoir dire ? Mais surtout, comment le dire ? Elle ne souhaita même pas y réfléchir. Au moins, si elle ne raconte rien au médecin elle pourra toujours dire que c’est parce qu’elle ne savait pas comment on le disait en anglais. Il lui suffit pourtant de dire tout simplement « Boys », et on peut le comprendre. Voilà encore un petit mot qu’elle connait. Mais si elle osait dire ce petit mot de rien du tout, l’infirmier pourrait penser encore à autre chose, et là ça en fera toute une histoire. Tout ce que ne voulait pas Lubja. Et puis d’ailleurs, pourquoi elle ne s’en allait pas ? Peut-être pour faire plaisir à son professeur qu’elle apprécie énormément. Elle ne veut pas le décevoir pour une chose aussi stupide que celle-ci. Elle restait donc là, à patienter tranquillement. Elle s’était allongée sur le lit. Et voilà que Dylan arriva à son tour. Merde. Si elle ne voulait rien lui dire, c’était tout simplement parce qu’elle ne voulait pas qu’elle s’inquiète ou autre. Et puis, de toute façon, elle ne pourra rien pour elle. Alors qu’elle lui demanda ce qui s’était passé, elle lui répondit en mentant « rien ». Elle s’en voulait de lui mentir, mais elle ne pouvait pas faire autrement. Par contre lorsque Dydy lui dit de ne pas lui mentir, elle se sentit vraiment mal. Ce ton qu’elle avait prit. C’était la première fois depuis leur rencontre qu’elle l’entendit parler de cette façon. Bon… Que devait-elle faire ? Raconter, ou continuer à se taire ? Essayer de l’expliquer en anglais, en espagnol ou alors tout simplement en portugais, et lui dire par la suite de se débrouiller toute seule pour traduire ce qu’elle lui avait dit. C’est tout à fait le genre de Lubja. Peu importe ce qu’elle allait décider, mais elle savait qu’elle ne voulait pas non plus gâcher leur amitié pour cette histoire. Allez, on va faire plaisir à cette jeune Sampi. Elle chercha les mots en anglais, et disposa ceux qu’elle connaissait dans un ordre quelconque. Quoiqu’elle dise, elle savait qu’elle la comprendrait. « Boys… uhm…. Fight me… after club » Elle savait que c’était catastrophique son anglais, mais qu’est ce qu’elle peut s’en foutre, franchement. Au regard de son ami, elle vit qu’elle avait comprit. Comment ne pas comprendre en même temps ? Et maintenant ? Qu’est ce que Dylan comptait faire ? Maintenant qu’elle était au courant. Voilà pourquoi elle ne voulait pas le lui raconter. Elle ne pouvait rien. C’était complètement con comme situation. Pas grave. Disons tout simplement que c’est la vie. Avant que son amie puisse répondre quoique ce soit, l’infirmier arriva et lorsqu’il aperçut Lubja, on le vit tout de suite surprit. Il ne s’attendait surement pas à ça, et pourtant. Lubja fit un petit signe à Dylan, et suivit l’infirmier laissant seule son amie. La connaissant, elle savait qu’elle la retrouvait tout à l’heure. Lubie ne connaissait en rien les lois, droits, etc. en Amérique. Est-ce qu’ici aussi les médecins sont sous le secret médical ? Très probable. Mais après tout, elle s’en fout aussi de ça. Elle n’allait rien lui raconter. L’infirmier ne lui posa aucune question, à croire qu’il avait bien lu son dossier avant, peut-être qu’il ne voulait pas s’emmerder à essayer de lui parler. Car oui, c’était inscrit dans son dossier comme quoi elle ne parlait pas anglais. Il la soigna, et la laissa sortir après dix bonnes longues minutes de soins. Alors qu’elle sortit de la salle, elle vit Dylan qui l’avait attendu patiemment à son tour. Allez c’est partit, elle s’attendait à tout un long discours, ou à des tonnes de questions. Elle n’avait pas l’humeur pour, mais c’était Dydy, elle ne pouvait pas l’envoyer chier. Lubja n’avait pas cours, mais Dylan semblait en avoir un. Lubja se fit comprendre en lui montrant ses cours. Elle ne voulait pas qu’elle rate des cours à cause d’elle. Hors de question ! Puis, elle comptait rentrer chez elle pour travailler, et se reposer. Dans son état, qu’est ce qu’elle peut bien faire en même temps ? Elle n’est même pas apte à aller en soirée. Double merde !
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Sujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Lun 7 Nov - 2:37
Travailler au Manhattan lounge ? Tout le monde en connaissait les risques. On ne bossait jamais là bas sans savoir ce qui pouvait nous arriver. Les mecs un peu trop voyeur, ou carrément harcelant, ou encore des mecs violents. C’était le lot de tous les jours, et j’avais appris à les reconnaître et ainsi à les éviter. Et puis, ils ne m’avaient jamais tant fait peur que ça. Après tout, j’avais fait plusieurs années de karaté, je savais me défendre. Un client un peu trop collant et tactile en avait d’ailleurs un jour fait les frais. Mais qu’importe. Lubja souhaitait me mentir en me sortant un vulgaire « rien » lorsque je lui demandais ce qui lui était arrivée. Elle savait que j’allais m’énerver. Elle était devenue ma protégée, mon petit bijou à surveiller et savoir qu’elle me mentait sur son état de santé m’indignait au plus haut point. Je savais que ce n’était pas une question de confiance, mais bien là juste une histoire pour que je ne m’inquiète pas. Pourtant, en quelques semaines, Lubja avait appris à me connaître, et avait bien vu que je ne lâchais pas facilement le morceau, et que je m’inquiéterais toujours d’une manière ou d’une autre. A voir sa tête lorsque je lui demandais de ne pas me mentir, en anglais et en espagnol, histoire qu’elle comprenne bien le message, Lubja comprit qu’elle avait fait boulette. Elle semblait même quelque peu effrayée par mon ton. En même temps, je savais que je pouvais parfois faire un peu trop peur en m’énervant. L’adjectif colérique faisait bien souvent parti de ceux que l’on m’attribuait. Mais mon but premier n’était pas de lui faire peur, seulement de lui faire comprendre que le mensonge était quelque chose que je supportais mal. La jeune Epsilon ne connaissait pas réellement ma situation familiale, et ne savait donc pas pourquoi le mensonge était quelque chose d’aussi difficile à accepter. Après tout, ma vie jusqu’à présent n’avait été qu’un ramassis de mensonges. Mais Lubja ne parlant pas totalement notre langue, il m’était difficile de lui expliquer cette situation. Ma connaissance de l’espagnol ne me permettait pas de lui dire, de lui expliquer ce que j’avais vécu. Mais bref. La question n’était pas là. Elle comprit donc que je n’allais pas accepter son simple rien, et que je reviendrais là-dessus. Elle m’expliqua donc avec de simples mots ce qui lui était arrivée. Les cinq petits mots qu’elle me dit, comme explication, prirent d’un coup tout un sens à mes yeux. Cinq petits mots tout simple, qui me faisaient prendre conscience de l’importance de la situation. Lubja s’était fait frappée par une bande de gars, et n’en avait parlé à personne. Je n’eus pas le temps de répliquer quoi que ce soit, un infirmier vint chercher Lubja pour des soins. A en juger par la tête qu’il tirait, personne ne l’avait informé de l’état de son patient. Il me dit que cela prendrait surement un peu de temps, et que je n’avais qu’à attendre à l’extérieur sur une chaise, le temps qu’il prenne soin de mon ami. J’acquiesçais à ses paroles et pris la direction de l’extérieur. Tout en m’asseyant, je repensais à une soirée où Lubja et moi avions fait la fermeture. Nous étions sorties et des hommes, quatre exactement, nous attendaient. Je les avais déjà vu nous regarder avec un peu trop d’intérêt durant nos danses, mais après tout, ils étaient là, pour se rincer l’œil. Lorsqu’ils nous avaient accosté, Lubja était allée vers eux, et leur avait dit quelques mots que je n’avais pas été en mesure d’entendre. A tous les coups, c’était ces quatre enfoirés qui avaient frappés Lubja. Autant dire que s’ils recroisaient mon chemin, ils allaient m’entendre et surtout passé un sale quart d’heure. Je savais exactement comment m’occuper d’eux, sans que la police n’intervienne, et sans qu’eux ne puisse faire intervenir la police.
Lubja ressortit de l’infirmerie, tout en me montrant mes affaires de cours, me faisant comprendre que j’avais surement un cours à venir, et que je ne devais surtout pas manquer. Très marrante la Lubja. Mais elle avait oublié que j’avais un emploi du temps peu chargé, mon cursus scolaire étant composé de deux matières peu prenantes en termes de cours, surtout le surf qui était un cours totalement aléatoire puisqu’il dépendait du temps.
_ « Mi querida, no tengo cursos. Así estoy libre, y me voy a estar en tu espaldar de unos minutos. Qué daño ! »
C’était vrai en plus. Je n’avais pas cours pour le moment puisque je me rendais au départ au restaurant universitaire. J’allais me prendre un café, tout en relisant quelques notes de mon cours de psychologie infantile –très utile d’ailleurs quand je rendais visite aux enfants à l’hôpital avec Victoire - . Mais au vue de la situation, la relecture de mes notes pouvait bien patienter quelques heures, le temps que je reste un peu avec Lubja. La dite Lubja devait surement penser que j’allais lui passer un savon, lui balancer un long sermon sur le fait qu’elle aurait du me le dire et tout le tralala. Mais non. Je n’allais pas faire une telle chose. Moi aussi à mes débuts je m’étais fait tapée dessus à la sortie du club, ayant été totalement prise par surprise. Moi aussi je n’avais rien dit, et j’avais menti à tout le monde, prétextant une chute dans l’escalier parce que j’avais trop fumé – explication plus que plausible qui avait fait taire tout le monde - . Alors je n’allais certainement pas accablé Lubja avec de telles paroles. Non si je devais l’accabler de quelques choses, c’est de m’avoir menti à moi parce que jusqu’à présent, je lui avais toujours prouver qu’elle pouvait avoir confiance en moi. Mais je n’allais pas le faire. Je n’allais pas lui taper tout un discours sur le mensonge. Mon « ne me mens pas » avait été suffisamment éloquent pour la demoiselle portugaise. Non la seule chose que j’allais lui dire serait ce que nous allions faire par la suite. Porter plainte ? Certainement pas. La police nous rigolerait au nez pensant que c’était bien fait pour nous. Et puis il ne ferait absolument rien, c’était sur. Non je savais exactement quoi faire.
_ « Je ne te demanderai pas comment cela s’est passé, ni qui. Je l’ai déjà deviné. Je ne te dirai pas d’aller voir la police, cela ne servirait à rien. La seule chose que je te demande, c’est de me laisser faire. Tu n’as pas le choix. Tu as voulu me mentir, alors tu n’as pas le choix ! »
Mon ton était catégorique, et Lubja, même avec sa faible connaissance de l’anglais, semblait avoir compris ce que je lui avais dit. Mon plan était bien simple. Dire la vérité à notre patron. Lui et moi nous nous connaissions suffisamment pour nous faire confiance mutuellement. Je le savais très protecteur envers « ses filles » certes parce que c’était son gagne pain et les abîmer leur faisaient perdre de la valeur, mais aussi parce qu’il nous appréciait et estimait beaucoup. J’allais donc tout lui raconter, lui faire un descriptif des hommes, et dès que je les verrai, je les lui désignerai. Je savais d’avance ce qu’il ferait. Surement que le videur s’occuperait d’eux avec quelques tartes dans la tronche, mais surtout il leur passerait l’envie de revenir. Et puis de toute façon, l’accès au club leur serait certainement interdit. Voilà comment je marchais maintenant. Avec les sampi, j’avais appris à moins réagir au quart de tour, et à réfléchir avant d’agir, à voir les conséquences, peser le pour et le contraire. Et c’était exactement ce que je venais de faire. Lubja me regarda d’un air que je ne saurai réellement décrire et je pris ses affaires dans mes bras, la soulageant d’un poids.
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Sujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Ven 11 Nov - 0:51
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yesterday
On à une fois dis à Lubja qu’une amitié ne se fonde pas sur le temps, mais ce que peut faire une personne pour les autres. Elle a toujours cru en cette affirmation. Du moins, depuis qu’elle a eu ses amis au Portugal, car bien sur en Russie ce n’était vraiment pas ça. On ne lui parlait pas. Elle était tout simplement trop différente des autres, des vrais russes. A quoi bon se trouver une meilleure amie à l’âge de dix ans, si c’est tout simplement pour dire par la suite « c’est ma meilleure amie, je la connais depuis mes dix ans » si à côté, on n’ose même pas dire « mais elle n’a jamais été là pour moi ». Ceci n’est pas une meilleure amie malgré ce que peuvent penser énormément de gens. Les pauvres. Qu’est ce qu’ils peuvent être naïfs quand même. Depuis ses premiers jours dans son pays natal, elle a rencontré toute sa famille avec qui elle s’est très bien entendu : ses frères, ses sœurs, ses cousins, leurs amis. Ca pouvait faire que quatre jours qu’ils se connaissaient, et pourtant ils étaient prêt à beaucoup pour elles. Une vraie grande famille, de vrais amis. Et ce n’est pas parce qu’elle ne les connaissait même pas depuis une semaine qu’elle ne pouvait pas tenir à eux, ou même les considérer comme des amis. L’amitié : sa passe ou sa casse. Ce n’est pas plus compliqué. Un ami vous fait une crasse ? Pourquoi s’entêter à essayer d’arranger les choses ? Un ami doit être là pour vous, et non contre vous. On a tous déjà assez d’ennuis comme ça autour de nous pour en avoir dans notre entourage. Vous trouverez tout cela peut-être trop exigent, et surement que Lubja l’est. Seulement, elle a une vision très précise de ce qu’est l’amitié, et elle s’y tient. Pourquoi souffrir à cause de stupides hypocrites ? On ne vous aime, et bien tant pis. Pourquoi vouloir être aimé de tous ? Pourquoi vouloir une tonne d’amis, alors qu’on sait qu’une petite majorité de personnes suffit pour pouvoir avancer dans la vie ? En venant ici, Lubja avait laissé derrière elle ses amis portugais. Elle ne les oubliera pas. Elle n’est pas venue ici pour se faire de nouveaux amis, bien que la nature humaine nous conditionne involontairement à avoir des affinités avec autrui. On peut vouloir tout ce que l’on veut dans la vie, on aura toujours au moins un ami auprès de nous. Une personne qui saura s’y prendre avec vous, une personne qui ne tentera pas spécialement de vous comprendre, mais tout simplement d’être là. Une personne qui vous appréciera pour ce que vous êtes et non ce que vous voulez bien montrez de vous. La jeune fille n’était peut-être pas venue ici pour de nouvelles amitiés, et pourtant il y avait bien certaines personnes avec qui elle avait bien sympathisé. Elle s’était vite trouvée une meilleure amie, tiens, comme par hasard, elle aussi portugaise. Quel hasard ! Tout de suite après, vient cette chère Dylan. Son amie du club, de la boite. Cette mistinguette qui a tout de suite été là pour elle, la protégeant des autres filles du club… comme s’il n’y en avait pas assez avec les hommes qui venaient les voir. Comment aurait-elle fait sans la brune ? Elle s’y serait fait, tout simplement. Peu lui importe ce qu’on peut penser d’elle. Elle n’est pas une pute, pas comme celles là. Certes, elle montre son corps, et alors ? Après tout, ce n’est qu’une paire de seins. Et elle préfère largement les hommes qui viennent ici que ceux qui regardent sur internet. Ceux qui viennent au club, eux, au moins, assument. Ils peuvent être pervers, mais ceux qui se cachent, le sont encore plus. Et puis après tout, il faut bien les satisfaire ces mâles. Le plaisir des yeux : voilà ce qu’offre Lubie, rien de plus. On était venu l’embêter, elle et Dylan. C’avait toujours été Dylan qui l’avait protégé, donc pour une fois, elle voulait lui rendre l’appareil, et elle l’avait bien fait. Peu importe les conséquences. Elle les avait vécut ces conséquences. Elle n’avait pas réellement eu l’intention de mentir à son amie car elle comptait ne pas la mettre au courant, ce qui était peut-être pire, mais après tout, il y a mensonge et mensonge. Elle n’avait pas voulu inquiéter son amie, elle n’avait pas voulu lui montrer que derrière son comportement de peste, en fait, est enfoui une vraie petite âme d’enfant, fragile, douce, sensible. Elle ne voulait pas qu’elle voie dans quel état elle était tout simplement parce qu’elle s’était interposée pour les défendre toutes deux. Pour elle, il s’agissait d’une défaite, et elle déteste ça : les échecs. Voilà ce qu’elle souhaitait vraiment dissimuler à son amie : son échec. Ce n’était surement pas le meilleur job qu’elle puisse avoir, mais c’était le seul truc qu’elle pouvait s’offrir pour l’instant. On verra après lorsqu’elle saura mieux la langue du pays. Elle n’était peut-être pas assez forte. Du moins, elle n’était pas du tout aussi forte que son amie. Dylan : son ange-gardien. Elle lui devait tant. Voilà ce qu’est une amie. Prenez exemple sur Dylan ! La Sampi avait comprit son amie, et lui dit tout de suite qu’elle n’avait pas de cours, etc. Sans même savoir parler espagnol, à force d’entendre Dydy le parler, elle se sentait à l’aise avec cette langue. Du moins, elle préfère largement lorsqu’elle utilise l’espagnol que l’anglais. Bien que plus le temps passé, plus il leur était facile de communiquer. Et puis c’est bien courant qu’entre amis, un seul regard peut suffire pour se comprendre. Evidemment, à cet instant précis, il en fallait plus : qu’un seul regard. Dylan expliqua donc à notre portugaise ce qu’elle devait faire : ou plutôt ne pas faire. Et ce qu’elle devait faire elle. Lubja resta perplexe devant ce que lui dit son amie. Durant au moins quatre minutes, elle laissa son regard dans le sien. Repassant les paroles de son amie pour être sûre d’avoir bien comprit. Elle plissa les yeux, pour essayer de lire en sa brunette. Et enfin qu’elle eut comprit, elle lui dit « Obrigada ! » Après tout qu’est ce qu’elle pouvait dire d’autres ? Elle savait que quoiqu’elle dise, ce serait cette petite qui gagnerait face à elle.
⊰ sexe : ⊰ on m'appelle : Fanny, Fannence, la plus mignonne des mignonnes, Fannou ⊰ commencement le : 19/06/2011 ⊰ date de naissance : 08/12/1991 ⊰ âge : 20 ⊰ messages : 5922 ⊰ topic : OPEN 2/5 ⊰ âge : 20 ans ⊰ profession : Femme de ménage d'Indianna ⊰ étude : A étudié l'anatomie d'Indianna. ⊰ aes : AES = A.Indianna est sexy ♥ ⊰ avatar : AlexandrasweetChando
Sujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Mer 23 Nov - 0:41
S’il y avait un mot qu’il était difficile de voir dans la bouche d’une Epsilon, en particulier dans celle de Lubja, c’était bel et bien le mot merci, ou « obrigada » dans sa langue. Je n’avais pas une grande connaissance de la langue portugaise avant de rencontrer Lubja. Il m’avait fallu un peu de temps à m’habituer à son accent, puisque je ne connaissais que l’espagnol, et encore, j’étais loin de le parler couramment. Mais qu’importe, l’une comme l’autre, nous arrivions à communiquer, et c’était absolument tout ce qu’il comptait. Je savais que je prenais la bonne décision en ne prévenant pas la police. Le faire, reviendrait à répandre la nouvelle auprès de tous que Lubja était strip-teaseuse, et quand bien même elle aime ce travail, j’étais plutôt sur du fait qu’elle n’aimerait pas que cela se sache dans tous les recoins de l’université ! Je n’étais cependant pas très rassurée quant à l’état de santé de mon amie. A en juger par sa démarche, les blessures semblaient la faire souffrir plus qu’elle ne voudrait le faire croire. Autant dire qu’elle m’inquiétait énormément et que je ne serai pas contre de la voir faire un petit tour à l’hôpital, histoire de m’assurer qu’elle n’ait rien de très grave, hormis les quelques contusions visibles. L’infirmier universitaire qui l’avait examiné me semblait peu recommandable et surtout peu fiable au vue de sa surprise en voyant l’état physique de Lubja. Mais je savais à quel point il allait être difficile de trainer Lubja dans un hôpital, c’était même carrément impossible à imaginer mais quand bien même, j’allais tout tenter. Je n’avais aucune envie de voir mon amie dépérir, de voir son état de santé dépérir, et au vue de ses blessures, cela pourrait rapidement arriver.
A voir Lubja, je me rendais bien compte qu’elle n’avait pas le moral, et c’était tout à fait normal vu son état. Je ne savais juste pas comment lui redonner le sourire. D’un part, il fallait que j’arrive à trouver les bons mots pour parler à Lubja. Je parlais certes très bien l’espagnol, mais j’étais loin d’être bilingue. Et de surcroit, Lubja était loin de parler couramment la langue de Cervantes.
Nous marchions à l’extérieur du bâtiment médicale et je remarquais que l’une comme l’autre, nous portions des tenues estivales. C’était assez étonnant de porter une petite jupe sans collants – dans le cas de Lubja – et un petit short en jean, accompagné d’un simple petit débardeur – dans mon cas – et tout ça en plein mois de novembre, à peine moins d’un moins avant Noël… Même si nous étions en Californie, même à cette période de l’année il était rare de porter ce genre de tenue. Et j’étais assez au courant de cela puisque j’en étais à mon cinquième Hiver à San Francisco ! Les deux premières années, j’étais rentrée en Australie pour célébrer cette fête si familiale et si commercialement scandaleuse. J’aimais Noël pour son ambiance festive et son aspect si chaleureux. Mais voir toutes les pubs à la télévision montrant les jouets, et les rabâcher à tord et à travers aux pauvres petits enfants qui s’attendent à voir le père Noël descendre de la cheminée, toutes ces pubs leur gâchaient leur plaisir et ça me tuaient tout simple de penser qu’à cause de telles pubs, les enfants pourraient voir leur rêve de père Noël complètement détruit. Depuis l’abandon de mes parents je n’étais plus réellement une grande fan de Noël, le passant souvent seule, ou du moins pas avec une famille, ce qui me manquait enormément… J'espérais que cette année soit différente, que je ne sois pas seule comme les autres années... Avec le retour de Kyarah, peut-être que Noël serait tout autre! Car la connaissant, elle ne me laisserait certainement pas passer Noël toute seule dans son coin plutôt que je le passe aux côtés d'elle et de son père. Il fallait avouer que retrouver Kyarah à Berkeley avait été une totale surprise pour moi! Ma cousine Française, réussissant si brillamment ses études à la Sorbonne, qui d'un coup de tête s'était préparé à faire un road trip à travers les Etats-Unis, était maintenant à San Francisco pour étudier dans l'une des Universités les plus prestigieuses du monde! En même temps, je n'allais certainement pas me plaindre de son arrivée en ville. Elle m'avait énormément manqué durant cette année sabbatique, et surtout, son soutien m'avait manqué durant cette année où j'avais été tellement au fond du trou... Et puis, je m'entendais tellement bien avec son père, que je savais d'avance que si lui ou Kyarah apprenait que j'étais seule à Noël, la situation changerait! D'ailleurs, cela me fit penser que je n'avais pas été le voir depuis un moment, et qu'il était grand temps de changer cela! Mon oncle avait toujours été d'un grand soutien pour moi, et je savais que ces derniers temps, il n'était pas au mieux de sa forme, sans que Kyarah ne m'ait réellement expliqué de quoi il retournait! Je me demandais alors où Lubja allait passer Noël. Allait-elle rester à San Francisco? Ou bien allait-elle repartir en Europe dans sa famille? Ou plutôt l'une de ses familles! Parce que dans le genre histoire de famille compliquée, Lubja pouvait facilement monter sur le podium! M'enfin! Je l'imaginais tout à fait passer Noël en Russie, pays où la neige est reine, et où les bonnets-écharpes sont les amis indispensables de quiconque voudrait mettre le nom dehors.
_ « Alors tu as prévu quoi pour Noël ? Tu comptes retourner en Russie ou au Portugal ? »
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Sujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Jeu 24 Nov - 21:37
“ Dylan J. T. Ashbury
& Lubja T. Malhoa de Lima „
yesterday
Une bonne amie c’est une amie qui vous dit tous, qui ne vous cache rien. Lubja est une excellente amie, du moins jusqu’à aujourd’hui où elle aurait préféré que Dylan ne sache rien sur cette malencontreuse rencontre avec ces jeunes hommes. Mais pouvait-elle en vouloir à sa petite chérie ? Certainement pas ! Dylan est une plus grande amie que peut l’être Lubja, elle le lui avait prouvé à maintes reprises. Depuis leur rencontre, leur amitié ne faisait qu’augmenter de jours en jours. Et comme quoi une langue ne peut pas stopper une telle amitié que la leur. Elles ont peut-être eu du mal au début, mais maintenant, un simple regard, quelques paroles, et elles se comprennent. Et même de temps en temps il leur arrive de lire dans l’esprit de l’autre. Par exemple, à cet instant précis, Lubja savait que son amie pensait qu’à une seule chose : l’emmener à l’hôpital. Mais toutes deux savaient qu’elles n’y iraient jamais. A quoi bon ? Elle venait de voir l’infirmier. Peu importe s’il était compétent ou non. C’est ce qu’on appelle le risque du métier, et elle n’allait pas tout gâcher en l’air tout simplement pour quelques blessures de rien du tout. Elle ne souhaitait pas que tout le monde sache pour son petit job. Mais surtout, elle ne voulait pas avouer qu’elle avait plus mal que ce qu’elle pouvait dire. Lubja n’est pas du genre à se plaindre. La seule chose qu’elle se fera, ce sera de ne pas aller au club pendant une petite semaine, et c’est tout. Elle continuera sa vie. Pourquoi changer ses habitudes pour un seul incident ? La vie est parsemée d’embuches et s’il fallait se stopper à chaque obstacle personne n’y arriverait. Les plus forts arrivent à tout surmonter. Lubja est forte ! Puis, après tout, elle ne compte pas rester longtemps dans ce club, quoique… On ne peut pas prévoir l’avenir. Elle avait remercié son amie, et là un petit blanc s’installa entre elles deux. Toutes deux réfléchissaient. Mais à quoi ? Lubja pensait aux cours, au club, et comment elle allait gérer sa vie jusqu’à la disparation de ces bleus. Elle se demandait qui allait bien pouvoir remarquer ses blessures, qui lui poserait des questions, qu’allait-elle pouvoir répondre ? Il fallait qu’elle trouve une meilleure excuse que ce qu’elle n’avait pu dire à Dylan. Celle-là était vraiment nulle ! Mais elle ne devait rien à personne, alors pourquoi inventer des mensonges ? Il lui suffit de leur dire qu’elle n’a pas envie d’en parler, ou que ce ne sont pas leurs affaires, et basta. Sa famille, ou plutôt ses deux familles ne sauront rien. Elle se voyait mal le leur annoncer par téléphone, et elle voulait encore moins les inquiéter pour rien. Tout allait parfaitement bien. Pendant tout ce temps, tout ce laps de temps de réflexion, Dylan semblait penser à Noël et aux fêtes qui s’annonçaient. Bonne question ! Qu’allait-elle bien pouvoir faire ? Elle n’avait encore rien prévu ! Elle avait envie de voyager, mais ni au Portugal ni en Russie. Elle voulait aller quelque part où elle n’était encore jamais allée, elle voulait découvrir un nouveau pays. Ou revisiter une ville qu’elle a adorée. Tiens, elle irait bien en Finlande ou en Suède, ou bien encore en Norvège, bref en Scandinavie quoi. Elle se souvient y être allée lorsqu’elle avait douze ans, et elle avait plus qu’aimé. Pourquoi ne pas y retourner ? Peut-être parce qu’il est nul d’y aller seul. C’était une idée qui lui était venu à l’esprit comme ça. Rien n’était fait « I don’t know yet. And you? » Dans un an, elle saura parfaitement bien parler anglais si elle continuait sur cette voie là. Elle verrait bien si son amie avait quelque chose de prévue… pourquoi elle ne l’inviterait pas à un voyage en sa compagnie ? Elles s’amuseraient bien. Il faut tout simplement qu’elle n’est pas quelques choses de prévu, déjà. De nombreuses personnes programment ces fêtes trois mois avant. Lubja ne faisait pas partie de ces personnes. Elle aimait voyager sur le coup de l’envie. Elle avait l’argent pour. Si elle décidait d’aller à l’autre bout du monde, elle pouvait se le permettre. Si elle choisissait d’y aller avec une amie, elle pouvait aussi se le permettre. En gros : elle peut se permettre de nombreuses choses. Arrivées sur un banc du campus, Lubja s’y posa, n’en pouvant plus de marcher.
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Sujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Dim 27 Nov - 1:21
Noël avait été un moyen de détourner la conversation des problèmes de santé de Lubja puisque je savais que de toute manière, qu’importe le nombre de fois j’insisterai, elle n’accepterai jamais d’aller à l’hôpital pour passer des examens plus poussés… J’étais persuadée qu’elle avait une côté cassée ou quelque chose du genre mais après tout, je n’étais pas médecin pour en juger, et ce n’était certainement pas mes deux années de médecine où j’avais galéré à n’en plus finir, qui allait m’aider à faire un pseudo diagnostic sur ce que pouvait avoir Lubja ! Et puis après tout, je n’étais pas la mère de Lubja –ou l’une de ses mères dans son cas – et je n’avais pas à assumer ce rôle… Certes, une amie devait pousser l’autre à se faire soigner, à se rendre à l’hôpital, mais je ne pouvais pas l’y emmener de force … Enfin toujours est-il que Lubja semblait trouver le sujet un peu plus intéressant et en quelques mots me fit comprendre qu’elle n’avait encore rien prévu pour la célèbre fête de fin d’année. Elle me renvoya par ailleurs la question, afin de savoir si j’avais des plans.. A vrai dire, je ne savais pas trop… j’étais sur que si je demandais à Kyarah, elle m’accueillerait vraisemblablement avec elle et son père, ce qui semblerait logique dans la mesure où j’étais la cousine de Kyarah. Certes cousine adoptive mais qu’importe, nous n’avions jamais accordée une grande importance à ce détail depuis que nous étions au courant de la nouvelle. Car je devais bien l’avouer, avant même d’en avoir toucher un mot à ma meilleure amie ou bien même Chuck ou Victoire, j’en avais parlé à ma cousine chérie, ma sexy cousine française Kyarah. Autant dire qu’au moment où j’avais annoncé la nouvelle à ma cousine, ma plus grande crainte avait été qu’elle me lâche et qu’elle décrète que nous n’étions donc plus cousines. Pourtant, il n’en était rien, et à défaut de nous éloigner, cela avait eu pour effet de nous rapprocher encore plus – si c’était possible – et de nous souder. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais un peu craint son road trip à travers l’Amérique, parce qu’elle allait être coupé de pas mal de communications, et autant dire que nos contacts avaient été très réduits pendant cette période. Heureusement pour moi, à son retour, les choses n’avaient pas changé, et j’avais même pu l’accueillir au sein de mon université… Quoi de mieux ? Toujours est-il que voilà où j’en étais, à ne pas réellement savoir où j’allais partir pour Noël. Certes je n’avais pas envie de le passer seule, qu’est-ce que cela pouvait être déprimant… Mais je n’allais pas m’incruster si Kyarah ne me proposait pas de le passer avec elle évidemment.
_ « Well, I don’t know too. Maybe I’ll spend with Kyarah, my cousin, but nothing is sure, it’s just an idea like that. You already know that I didn’t have a real family, my parents left me so I’ll not spend X-mas with them…»
De toute manière, même si je n’avais pas eu de tels soucis –même s’il fallait bien l’avouer, ce n’était plus des soucis mais bien quelque chose de plus fort et plus élevé – je ne serai pas allée en Australie passer Noël en leur compagnie. Pour me prendre des réflexions à longueur de journée au sujet de ma taille, de mon poids, du surf, de mes cours et de mon niveau qui ne convient pas, je préférais me contenter de conversations téléphoniques. Au moins par téléphone, je pouvais faire d’autre chose en même temps et murmurait de simple « hum hum » pour que mes parents pensent que j’écoute alors que je n’en avais que faire… C’était comme cela que j’avais pratiqué les deux premières années où j’avais étudié à l’université de Berkeley, et cela m’avait été pas mal bénéfique je devais bien l’avouer. A me contrefiche totalement des paroles de mes parents, j’avais commencé à me construire une carapace, et surtout à me soigner et à combattre avec efficacité l’anorexie qui me rongeait depuis bien des années… Mais il avait fallu qu’ils débarquent, tous les deux, y compris ma mère, ma foutue mère, pour que tous mes efforts soient réduits à néant. Il avait fallu qu’ils viennent me rendre visite – si l’on pouvait appeler cela ainsi- à Berkeley et me balancent toutes ces horreurs au visage, juste dans le but de me faire mal, pour je ne sais quelle raison. Ah pour le coup, ils avaient bien réussi leur affaire, pas de soucis là-dessus. Ils avaient réussi à me faire replonger dans l’anorexie, et même dans la drogue. Au moins avec ça, je leur donnais des raisons valables de me critiquer pas de doutes là-dessus. Mais qu’importe. J’étais bien loin de ça maintenant. J’étais sur le point de trouver ma famille biologique et de comprendre pourquoi j’avais été abandonné à la naissance –là aussi une grande question qui me triturait l’esprit de nombreuses heures durant- . Et puis je m’étais créée ma propre famille, mes amis. Après tout, ne dit-on pas que les amis sont la famille que l’on se choisit ? Dans mon cas, cette phrase prends toute sa valeur, aucun doute là-dessus. Je m’étais choisie une belle et grande famille, et au moins elle, elle m’acceptait à ma juste valeur et pour ce que je suis.
_ «Sometimes I’m wondering something. How did you found your biological family? And how did you accept her?»
Je savais que poser comme ça, sans d’entrée en matière douce, ma question pouvait sembler abrupte. Mais en même temps, avec Lubja je ne pouvais pas y aller par quatre chemins et tourner autour du point, la barrière de la langue nous l’empêchant fortement ! Et puis je savais surtout que Lubja ne s’offusquerait pas de ce genre de questions. Elle était très ouverte et entre nous, c’était tellement simple et évident, que j’étais absolument sur de ne pas la gêner ou la vexer en lui posant une telle question.
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Sujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Ven 2 Déc - 19:27
“ Dylan J. T. Ashbury
& Lubja T. Malhoa de Lima „
yesterday
Ah les vacances… L’ami de tous ! La majorité des personnes aiment ces moments de l’année. Bien sur, il y en a qui n’aiment pas, Lubja en connait. Ce sont surtout ceux qui ne partent pas et qui se retrouvent seuls pendant quelques semaines, s’ennuyant à en mourir. Notre jeune fille pouvait le comprendre. Voilà ce qui est bien lorsqu’on va en cours : on voit nos amis, on est sur de passer un peu de temps avec eux, et même s’il ne s’agit que de camarades, on peut être sur de rigoler à quelques cours. L’ambiance des cours. Ce genre d’ambiance débute réellement au collège, pour continuer tout au long des études. Et même au travail on rencontre des personnes susceptibles de devenir des amis, avec qui passer du bon temps et oublier ses petits soucis. Lubja avait ainsi rencontré Dylan. Et dire qu’elles font le même boulot… deux aussi belles jeunes filles, avec ces petites bouilles d’anges. Qui devineraient une telle chose ? Bref. La discussion passa aux vacances, et à ce qu’elles allaient faire respectivement durant ces fêtes. Noël, le nouvel an. Noël était plutôt une fête familiale, mais le nouvel an, il était obligatoire de le passer avec des amis, ou même avec qu’un seul ami, ça suffisait. Lubja avait légèrement compris la situation familiale de son amie. Tout aussi compliqué qu’elle. Lubie a deux famille rien que pour elle. Et franchement ? Elle ne sait pas quel choix faire, même s’il n’y a pas de choix à faire… mais ces deux familles lui foutent la pression. Elle se sent obligée de choisir, ce qui est tout bonnement stupide. C’est pour ça qu’elle préfère ne rien dire, faire… elle attend que le temps passe, et peut-être qu’un jour ils comprendront qu’il lui est impossible de choisir. C’est comme devoir choisir entre son père et sa mère. Peu importe leurs antécédents, ça reste des parents, et on est obligé de les aimer. « Oh yeah, I see! If you want, we can spend … New Year together … uhhh ... you know … not here. » Elle s’était mise à faire des gestes qui voulaient signifier “loin d’ici”, en gros elle avait voulu dire à l’étranger, sans trouver le mot qui convenait. Au sourire de Dylan, Lubie comprit qu’elle avait du être drôle avec ses gestes. Elle faisait ce qu’elle pouvait hein. C’était une idée qui lui était passée par la tète, et elle n’hésita pas à le lui proposer. Autant voir maintenant si elle serait susceptible d’accepter sa proposition. Si elle partait seule, elle pouvait se permettre d’organiser son séjour au dernier moment, mais il était plus difficile de le faire si elle y allait avec Dylan ou quelqu’un d’autre. Ce qui est bien avec les vrais amis, c’est qu’on peut réellement parler de tout. Et c’est ce qui se passait entre nos deux jeunes filles. Malgré l’obstacle de la langue, elles arrivaient à avoir de réelles conversations qui pouvaient durer durant plus d’une heure. Des conversations sincères, et qui pourraient même être des fois philosophique. En gros, elles peuvent parler de tout, sans aucun tabou. Pas besoin de se censurer entre elles. Elles souhaitent demander quelque chose à l’autre, elles le font, sans aucun soucis. Ainsi, Dydy n’eut aucun mal à poser une question assez indiscrète, très personnelle à son amie. Lubie comprit les mots clefs de sa question, et put donc en conclure toute sa question…du moins c’est ce qu’elle pensait, mais jusqu’ici elle se débrouillait très bien ainsi. Par contre il lui était toujours plus difficile de répondre. Elle se stoppa un peu pour réfléchir à comment elle pouvait répondre… elle avait tout dans sa tête, ce qu’elle pouvait lui répondre, mais en russe, et portugais, pas en anglais. Merde quoi. « Uhhh… » Elle lui fit une légère grimace pour montrer qu’elle ne savait pas comment le dire… Elle positionna sa tête vers le ciel, pour montrer qu’elle se concentrait pour trouver une manière de lui dire. Allez, elle allait se jeter à l’eau. « Ok… uh… I … know always I was adopted but I didn’t want to know them… but they wanted to know me, that’s them who come to me… It’s … underst… I don’t know the word. » Une nouvelle grimace pour s’excuser de cet horrible anglais qu’elle lui offrait.