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yesterday • DYLAN&LUBJA

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EPSILON • richer is better
California Dreamin'
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⊰ sexe : Féminin
⊰ on m'appelle : Alona.
⊰ commencement le : 28/02/2010
⊰ date de naissance : 10/02/1995
⊰ âge : 17
⊰ messages : 18805
⊰ topic : 6/6
⊰ âge : 23 ans.
⊰ profession : danseuse de cabaret.
⊰ étude : mathématique.
⊰ aes : aes de langues.
⊰ avatar : SHENAE GRIMES.

MessageSujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Mer 4 Jan - 13:59



Dylan J. T. Ashbury

& Lubja T. Malhoa de Lima

yesterday

Son amie s’expliqua tout de suite après sa petite réflexion. Ca n’avait pas forcément blessé Lubja, loin de là d’ailleurs, elle venait tout simplement de se rendre compte à quel point elle se foutait la honte toute seule. Dylan est tellement mignonne et gentille, comment veut-elle être à l’origine des blessures intérieures de Lubie ? La brune est tellement mignonne en compagnie de Lub, que notre jeune fille ne la voit même pas être méchante. Pourtant, elle est un peu comme elle. Lorsqu’on l’énerve et qu’elle arrive à ses limites, ça explose, tout comme Lubja. Autant elles peuvent être d’un très grand cœur, autant ne pas les chercher, car toutes les deux savent comment faire mal. Oui, elles savent quoi dire pour blesser les autres. D’ailleurs, on ne souhaite même pas s’imaginer les deux en pleine dispute, ça risquerait de vraiment trop péter. Peu importe si son anglais était mauvais, c’est vrai que c’est déjà pas mal de savoir parler portugais et russes, deux langues assez difficiles à apprendre. En particulier le russe, qui a déjà un tout autre alphabet. Quant au portugais, la prononciation est déjà bien assez compliquée. Mais tellement jolie. Lubja parle couramment deux langues très jolies. Alors pourquoi s’emmerder à apprendre une langue que tout le monde parle ? Peut-être pour mieux se faire comprendre ou même mieux comprendre les autres. Elle pourrait prendre des heures de cours pour apprendre, mais elle n’en prend qu’une heure par semaine. La flemme de se casser la tête pour cette langue là. Et comme venait de le dire si bien la brunette, du moment qu’elles se comprennent, le reste importe peu. Sur les conseils de son amie, à son retour chez elle, elle allait surement regarder les paroles de cette chanson. Si elle était parfaite pour elle, elle voulait bien croire son amie. « You’re right! I don’t care, and I don’t care about others. I don’t want to say I’m smart, but … I am! Not really for English, but for math and for dancing. At home, I’ll see lyrics just for you, and I’ll text you for news. » Un peu de niaiserie dans la vie ça ne peut pas faire de mal. Pas pour Dylan et Lubja en tout les cas. Elles le sont si peu souvent. En même temps, si elles osaient être niaises au club, ça serait la cata. Pour ce genre de job, il faut un minimum de personnalité, de sang froid –et chaud bien sur-, savoir faire face aux problèmes et ne pas prendre tout au premier degré. En quelque sorte il faut montrer aux mecs, car oui ce sont généralement des mecs qui viennent, qu’elles ne sont pas ces petites filles à sa maman qui vont tout de suite aller voir les autres si tout ça dégénère. Bref, c’est tout de même un job difficile. C’est déjà arrivé à Lubja de voir des femmes venir au club, et de danser pour elles, c’est rare, mais il y en a de plus en plus. D’ailleurs, Lubia en voit des choses. Elle a aussi vu un couple venir ici. Alors qu’elle dansait pour l’homme, la femme se faisait plaisir de son côté. La russe ne comprend pas trop ce comportement, mais ce ne sont pas ces affaires. Si c’est le délire d’un couple, et bien qu’ils le fassent. Après tout : elle, elle gagne de l’argent, et c’est tout ce qui compte. « Dylan, you’re a very great friend! I’m glad to know you. » Bien vite, elles en étaient arrivées à vouloir jouer à la wii. Dylan n’avait peut-être pas fait gaffe que Lubie ne pouvait pas faire grand chose à cause de ses blessures, mais elle ne lui en voulait pas. Ce n’était pas comme si elle était dans cet état depuis des lustres. Elle allait rester environ quatre jours à ne rien faire, ou pas grand-chose moins, ce n’était pas la mer à boire. Pas besoin que Dylan n’y fasse grand attention. Malheureusement, la jeune fille ne pouvait pas ne pas s’en vouloir, et s’excusa tout de suite. Cette fois-ci, ce fut au tour de Lubie de trouver la réaction de son amie tellement mignonne. On aurait dit un petit enfant qui s’excuse auprès de ses parents après avoir fait une énorme bêtise. « You’re so cute ! Never mind. » Après cela, elles commencèrent le jeu, qui était plutôt un espèce de karaoké, en fait. Dès la première note, Lubja trouva que Dylan chantait très bien. Lubie n’avait jamais réellement prit de cours, mais là où elle avait fait de la danse, il y avait aussi une chorale et elle squattait assez souvent leur cours. Elle a donc quelques notions. Et puis, le professeur avait tout de suite remarqué la très belle voix de cette jeune fille, et c’était donc avec plaisir qu’il acceptait pendant ses heures de cours. Elle préférait largement chanter en russe, ou une langue ressemblante, et portugais ou espagnol voire italien. L’anglais, elle n’y arrivait pas très bien. Enfin, elle avait un léger problème avec les paroles. D’accord, elle connaissait la chanson, mais tout simplement parce qu’elle y avait déjà dansé dessus mais surtout parce qu’elle avait eu un très gros fou rire avec Dylan. Autant elle peut être bonne pour le rap, mais pas du rap américain. Pour le coup, Dylan eut une meilleure note qu’elle sur cette chanson. Fort heureusement, elles avaient prit le mode duo, et à elle deux, elle dormait un très bon duo, selon le jeu. Si elle se rappelait ? Bien sur que oui ! Comment l’oublier celui-là. Rien qu’en y pensant, elle voulut rigoler et en regardant son amie elle laissa le rire arrivé. « Oh yeaaah! It was so funny! It was on this song which is not afraid, but he was so afraid of us, yeah. I don’t understand him. We are beautiful, sexy, hot, and pretty but … he was going out. We are the best because it’s complicated to dance on this song. But we did. » C’est facile de danser du rap, ou même d’y placer quelques mouvement de danse r’n’b, ce n’était pas compliqué pour Lubja qui connaissait toutes sortes de danses. Mais danser sexy, comme on le fait dans un club de strip-tease, c’est déjà plus compliqué. Franchement, comment avaient-elles fait ? Un vrai mystère. A elle deux, elles avaient fait tout un spectacle, tout le monde s’était mis à les regarder. Toutes les autres filles en étaient devenues rouges de jalousie. Tous les regards étaient sur elles. Et oui les filles, il faut un peu s’amuser de temps en temps, mais surtout montrer de l’originalité dans la danse. Il n’y a pas que bouger son cul, ses seins ou son corps. La danse est un vrai art, même celle d’une boite telle que leur club de strip-tease. La danse, un art comme le chant. Lubja avait beaucoup apprit avec ce professeur avec qui elle s’était liée d’amitié. Le temps passait, et elle le voyait au moins deux fois par semaine, une fois durant son cours et une autre fois où elle allait chez lui pour des « cours particulier » mais aussi lui raconter sa vie, et patati et patata. Lorsqu’elle avait entendu Dylan chanter, elle s’imagina tout de suite ce que ce petit vieil homme aurait dit. Une très jolie voix, où plutôt était-ce son timbre de voix qui était magnifique. Elle avait une voix douce qu’elle arrivait tout de même à faire porter. Elle arrivait à se faire entendre. Une mélodieuse voix. Elle savait très bien enchainer les notes. Dylan ne s’en rendait surement pas compte, mais elle avait un petit don de la nature. Si elle l’aurait souhaité, Lubja en était certaine, elle aurait pu réussir dans le chant. Apparemment elle préférait faire autre chose. Mais elle pouvait tout de même se permettre de le lui dire. Elle ne pouvait pas se taire là-dessus. « I love your voice. You know, if you want to be a singer, you … can. I had a teacher in Russia, I … lea… rnt a lot of things with him. And now I can recognize a gift of … god. Haha. No seriously, you have a very beautiful voice. » La jeune russe continuait à parler de temps en temps à ce professeur qui commençait à se faire vieux. Et pourtant, il savait utiliser un ordinateur ainsi qu’internet donc les mails. Ils s’envoyaient régulièrement des mails pour continuer à se parler. Lubja savait ce qu’elle allait lui raconter dans son prochain mail : comme quoi elle a une amie avec une très belle voix. Lubja continue de temps en temps à chanter, pour lui. Dernièrement, il lui a proposé une chanson soit disant assez difficile à chanter. Lubja la chantait assez souvent maintenant, étant tombée amoureuse de cette musique. Alors que Dylan revenait avec les pizzas, et qu’elle commença à manger, Lubja se choisit une chanson pour pouvoir commencer un duel avec son ami. Elle opta pour une chanson espagnole. Le jeu ne disposait pas de chansons portugaises à part Danzar Kuduro de Lucenzo. Elles la feront surement plus tard. Pour l’instant elle avait plutôt opté pour Obsesion d’Aventura. Lubja chanta même lorsqu’il s’agissait de la partie du chanteur. Il faut savoir qu’il est difficile pour une fille de chanter à la place d’un mec et inversement. Pourtant, Lubja s’en sortait toujours assez bien. Même si Dydy savait très bien chanter, elle se doutait qu’elle allait avoir un moins bon score qu’elle sur cette chanson. Mais ça aurait la même chose si Dylan aurait choisit une chanson anglais voire américaine. Bizarrement, Lubie se débrouillait mieux avec les groupes anglais qu’américains. Peut-être l’accent. Et grâce à Dylan, elle se débrouillait encore mieux avec l’australien.

Peu importe si Dylan avait ses expressions, à force d’être avec elle, Lubja la comprenait, ainsi que son accent, ou autre. Ca passait facile. Puis, il y a des expressions dans toutes les langues. Et sans s’en rendre compte, Dydy l’aidait quand même en ce qui concerne son anglais. Avec elle, elle apprenait des expressions, peut-être pas des meilleures, mais il s’agit quand même d’expressions, et ce ne sont pas le genre de choses qu’on va apprendre durant des cours. A part lorsqu’on a un jeune prof et qui peut tout t’apprendre. Lubja était tombée sur une prof qui devait avoir dix ans de plus qu’elle. Elles s’entendaient assez bien, voire très bien. Mais étant donné qu’elle ne la voyait qu’une fois par semaine, elle n’arrivait pas à apprendre à grande vitesse. Bien que sa prof lui dise que le fait qu’elle soit déjà dans une université, avec des amis, ça ne pouvait qu’aller en sa faveur, et elle avait surement raison. Malgré cela, il lui arrivait pleins de fois de ne pas comprendre la moitié de ce qu’on lui disait, mais face au contexte, au reste de la phrase, elle en déduisait la suite. Une vraie scientifique : elle observait, elle faisait des hypothèses, elle déduisait et enfin une petite conclusion. Ca peut paraitre difficile, mais ça ne l’est pas plus que ça. Lorsqu’on vit ainsi depuis maintenant cinq mois environ, on s’y habitue, et ça en devient une habitude. D’ailleurs, Lubie très souvent ne comprenait pas la moitié de ce que lui disait Amadeus, son meilleur ami, et pourtant ça ne la dérangeait pas plus que ça, étant donné qu’il dit énormément de conneries, il les enchaine. Ca ne lui sert à rien d’apprendre de telles choses, pour l’instant. Un jour, viendra. « Don’t worry ! One day, I’ll understand ervery words and expressions. You know, I also can say bad or ugly expressions in Russian and Portuguese. » Elles avaient fait une petite pause dans le jeu, pour déguster chacune leur part de pizza. Lubja avait du mal à manger, mais elle se forçait, mais lorsqu’elle vit Dylan terminer la sienne, elle l’obligea à faire son tour du duel. Un grand sourire aux lèvres. Elle voulait la voir se débrouiller en chantant une telle chanson. Elle avait confiance en elle, et elle savait qu’elle y arriverait quand même très bien. D’ailleurs, elle la connaissait surement, et ça l’aiderait surement. Qui vivra, verra.



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MessageSujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Ven 6 Jan - 23:07




    Ca y’est, Lubja commençait à comprendre que je n’avais pas dit cela méchamment – même si j’étais à peu près sur qu’elle s’en doutait déjà – et elle commença même à se mettre à l’esprit que oui, elle était intelligente, bien plus qu’elle ne le pensait. Ah voilà une idée qui me faisait plaisir. En même temps, Lubja devait bien en avoir conscience. Elle était bilingue, sur le chemin pour devenir trilingue, était douée en mathématiques – ce qui était un exploit selon moi – alors elle ne pouvait que penser qu’elle était intelligente. Oui, je devais avouer que sa passion pour les Mathématiques m’avait toujours impressionnée. Personnellement, je n’avais jamais aimé cette matière, la trouvant bien trop compliqué et prise de tête. Je l’avais haï encore plus lorsque j’étais rentrée en première année de médecine, où les mathématiques avaient bien sur une place prépondérante. Bon dieu que j’avais été contente d’abandonner médecine et de ne plus me coltiner les cours de maths ! Bien sur en psychologie il me restait des cours de biologie, mais cette matière me reluisait déjà beaucoup plus. Pour en revenir à Lubja, je me disais que si elle ne croyait pas en son intelligence, je la forcerai à y croire, hors de question qu’elle se pense nulle. Non non non, ma Lubja ne doit pas se penser nulle, elle est loin de l’être. D’ailleurs, elle commençait à y croire puisqu’elle me fit un petit spitch en me déclarant qu’elle ne devrait pas le dire mais quand même elle allait le dire, oui il était intelligente et elle le revendiquait. A la bonne heure, cela faisait plaisir d’entendre de telles paroles dans la bouche de la jeune Epsilon. Elle ajouta que pour me faire plaisir, elle irait regarder les paroles de Sexy & I know it, et me donnerait son avis à ce sujet ! Très bonne idée, en plus de bosser la langue, elle allait rigolé comme il se doit avec les paroles de ces deux timbrés !

    _ « Ah it’s much better to see you like that ! I love your state of mind! And you should tell it! You’re smart, be proud of it! Hell yeah! You gonna be laughing, you have no idea! They are totally crazy it’s amaising! But you’ll see yourself! And you’ve right, you have to tell me everything you think about it!»

    La période niaiserie touchait à sa fin, j’en étais à peu près sur. En même temps, Lubja était comme moi, elle n’aimait pas cet état d’esprit de niaiserie, de tout beau tout rose. Oui voilà, c’était tout à fait cet état d’esprit le tout beau tout rose que l’une comme l’autre nous n’aimions pas. De mon côté, c’était vraisemblablement l’histoire avec ma famille qui m’avait rendu ainsi, ce côté doux, sensible et adorable avait disparu dès lors que mes parents avaient refusé et nier l’existence de mon anorexie. Je me souvenais de ce genre comme si c’était hier.

    *FLASHBACK

    _ « Allez Dylan, ouvre cette porte et bouge tes fesses. »
    J’avais fait comme si je n’entendais rien à la porte, et j’avais continué à garder la tête au dessus de la cuvette. Je n’avais pas envie d’ouvrir la porte à ma sœur, sachant pertinemment qu’elle allait encore me faire la morale sur le fait que j’occupais la salle de bain depuis des heures. Si elle savait réellement ce que j’y faisais, j’étais moins sur qu’elle trépignerait contre la porte. Mais bref, j’avais fini ma petite affaire, m’étais débarbouillée et était sortie de la salle de bain la tête haute, histoire de ne pas faire un quelconque plaisir à ma sœur, cette petite blonde toujours si parfaite et si bien aux yeux de mes parents. J’étais donc sortie de la salle de bain, et je m’étais dirigée vers l’escalier. J’avais à peine posé la main sur la balustrade que j’étais tombée dans les pommes. En m’écroulant au sol, je fis un rouler bouler dans l’escalier et me frappa la tête contre la rambarde. Kayla entendit le bruit que j’avais provoqué et se précipita vers moi. Sa première réaction fut d’appeler les pompiers. Je fus transportée à l’hôpital d’urgence et les médecins s’occupèrent de moi. Pendant ce temps, dans le couloir, ma sœur eut une conversation très intéressante avec mes parents.

    _ « Mais vous ne comprenez pas ! Elle est anorexique, j’en suis sure ! Elle se fait vomir, il fait l’aider à aller mieux. Vous êtes ses parents, vous devez comprendre cela et faire en sorte que rien de tout ça ne se reproduise encore ! C’est votre fille !»

    Je les avais entendu soufflé et même ricané quand Kayla leur avait dit ça ! Voilà ce qui m’avait tout coupé, voilà pourquoi j’étais devenue insensible face à eux et même face à beaucoup de personnes. Entendre une telle réaction de la part des êtres qui étaient sensés être les plus proches de mo, oui j’avais toutes les raisons de devenir si insensible et d’éviter toute niaiserie possible. La seule chose qui m’avait rassuré, c’était l’amour que me portait ma petite sœur alors qu’elle m’avait toujours dénigrée et avait toujours tout fait pour que je me sente inférieure à elle. Je devais avouer que j’avais été surprise par sa réaction, et très agréablement surprise. Mais je n’avais jamais eu le courage de lui dire que j’étais au courant de cet élément dans notre relation. A mes yeux, elle avait été des plus courageuses mais je n’avais pas osé lui dire ce que j’en pensais et la remerciais pour ce qu’elle avait fait. C’était trop pour notre relation actuelle, et j’étais à peu près sur qu’elle n’était pas prête elle non plus à me voir la remercier.

    *FIN DU FLASHBACK

    Je replongeais mon regard dans celui de Lubja et oui, la colère qui m’empêchait d’être si niaise parfois s’envolait devant tant de sincérité dans ses yeux.

    _ « It’s exactly the same for me, you know it I think…»

    Ce fut cette fois au tour de Lubja de me rassurer sur mes paroles que je pensais avoir été déplacée lorsque je lui avais proposée un jeu où il fallait se bouger alors qu’elle était bien amochée. Sa seule réaction fut de me dire que j’étais adorable et qu’elle se fichait pas mal de ses blessures. J’avais beaucoup d’admiration devant tant de courage et de force de caractères. Je me demandais comment Lubja faisait pour tenir avec toutes ces blessures. A sa place, je n’aurai même pas eu la force d’aller en cours, je serai restée au lit, bien au chaud. Bien sur, je n’aurai eu que faire du regard des autres et des questions qui auraient pu être poser. Mais j’avais l’impression que Lubja n’avait que faire elle aussi de ce que les autres pouvaient bien faire ou dire à son sujet, que c’était là sa dernière préoccupation. En même temps, vu la gravité de ses blessures, c’était bien normal qu’elle ne pense pas au regard des autres en tout premier.
    Apparemment, Lubja se souvenait elle aussi de cette fameuse soirée où elles avaient dansé pour le jeune homme. Elle en rigolait tout autant elle aussi en y repensant, que c’était bon d’ailleurs ! Elle déclara que cela avait été une soirée vraiment plus que marrante, et qu’elle était contente que nous ayons trouvé le moyen de danser sur cette chanson. Il fallait avouer que c’était une chanson plus que difficile pour pouvoir danser, alors j’étais tout à fait d’accord avec elle. Ce n’était pas un rythme endiablé, style reggeaton, zouk ou salsa mais plutôt lancinant et même peu rythmé si l’on en écoutait clairement le rythme.

    _ « Oh yeah, you’re totally right ! He was just terrified and it was awesome! And you’re absolutely right, we can be proud of ourselves to dance on this song. But you know… we are amazing so it is totally normal that we succeed in!»

    Oui, cette soirée avait été exceptionnelle. Nous en avions rigolé plusieurs semaines durant après cela et nous avions attiré la jalousie de beaucoup de filles. Oh oui qu’elles nous enviaient toutes… Même si je m’entendais très bien avec beaucoup d’entre elles, il n’empêchait pas que la jalousie avait sa place au sein du club. Moi-même d’ailleurs, il m’arrivait d’éprouvée de la jalousie à l’égard de certaines filles lorsque je les voyais danser avec tant de grâce ! Bien sur, lorsqu’elles dansaient avec un homme, ou étaient dévorées du regard par des clients, ce n’était pas la jalousie qui avait sa part ici. Non bien au contraire, j’étais plus contente de ne pas avoir à faire à ce genre de choses. Mais voir danser une femme, qu’elle soit strip-teaseuse ou non, était toujours un plaisir pour chacun, si tenté est que la femme dansait bien.
    Nous étions entrain de chanter sur le jeu de wii, et mon dieu que c’était kiffant. Que ce soit Lubja ou moi, nous étions toutes les deux à fond. Qu’importe si nos paroles sonnaient faux ou justes, c’était loin d’être le plus important dans ce que nous faisions. Si entre amis il n’y avait de la place que pour la compétition et la justesse des choses, cela n’aurait alors aucun intérêt. Après tout, les moments entre amis sont plus là pour s’amuser, pour nous changer les idées et bien d’autre choses encore. S’il y a bien une chose que j’aime tout particulièrement, il s’agit bel et bien des moments passés entre amis. Cela pourrait paraître étrange alors que j’étais quelqu’un détestant la niaiserie totale. Oui mais voilà, les amis, les vrais de vrais, je les chéris comme la prunelle de mes yeux. Je savais qui était vrai avec moi et qui ne l’était pas, et autant dire que la différence se faisait nettement sentir lorsque j’étais avec eux. Bien sur, j’avais beau profité de ces moments les plus tendres en leur compagnie, il n’empêche que j’évitais la niaiserie. Je n’aimais pas tellement cela. M’enfin, je ne vais pas m’éterniser à repenser à cela, je l’ai déjà bien trop fait.

    _ « Ahah you’re a sweet Girl Lubie ! I don’t think that I have a beautiful voice but, if you tell it, I accept it! And now, it’s your turn! But before, have a break!!»

    Oui j’avais une folle envie de manger un bout de pizza et j’étais à peu près sur que Lubja aussi. Car elle avait beau ne rien dire concernant son appétit et ses douleurs, j’étais à peu près sur qu’elle mourrait de faim tout comme moi. Nous voilà donc poser, à manger une part de pizza. J’entendis la porte d’entrée s’ouvrir en trombe, et je vis apparaître deux nouvelles recrues des sampi qui rigolaient aux éclats. A peine elles me virent qu’elles s’arrêtèrent net de rire. Bordel qu’est-ce que je n’aimais pas être vu comme la présidente de confrérie toute fière et froide… J’étais bien l’inverse de tout cela, j’étais au contraire accueillante, pleine de vie et toujours souriante. Mais l’effet présidente de confrérie me délestait totalement de ma véritable image. Enfin, qu’importe, je leur fis un grand signe de la main et rajoutais un « coucou » très amicale, histoire de leur montrer comme il faut que j’étais une fille comme les autres et qu’il ne fallait pas avoir peur de moi. Après, je n’allais pas non plus leur proposer de venir avec nous jouer. C’était notre partie, hors de question qu’elles viennent entacher le bonheur de m’éclater avec ma Lubja. Oui cette attitude pouvait paraître dégradante à leur égard mais je m’en fiche j’étais déjà sympa avec elles, je ne pouvais pas faire mieux.
    Et puis, je savais que ce n’était pas que moi qui subissait ce genre de choses. Eirik, mon co Président vivait exactement la même chose. Il m’en avait parlé quelques jours après notre élection et m’avait expliqué qu’il ne comprenait pas ce revirement de situations. Après tout, l’un comme l’autre nous avions démontré notre ouverture d’esprit à l’égard de tous, notre envie de faire de la confrérie des Sampi Tau Nu, la confrérie la plus accueillante possible. Bien sur, plus d’une fois on nous avait dit que notre accueil était le plus chaleureux de tous ceux des confréries de l’Université. C’était pourquoi nous avions tant de doutes au sujet de l’intégration des nouveaux qui se faisaient avec tant de difficultés. Pourtant, nous avions décider de remédier à cela. Nous avions l’intention d’organiser une soirée cent pour cent sampi, histoire que chacun se retrouve, apprenne à se connaître pour ceux qui ne se connaissaient pas encore. Une soirée qui s’annonçait exceptionnelle selon nous. Après tout, les Sampi étaient de bons fétards, ce n’était un secret pour personne.

    _ « Come on girl, it’s your turn ! And I’m sur you’re going to rock everything! Of course you will be, you have to, it’s totally normal! God I love this game, it’s so exciting! It’s been a while since I played on it for the last time.»

    Lubja commença à chanter et je devais avouer qu’elle aussi se débrouiller plutôt pas mal. Elle avait dans sa voix, un accent où toutes les sonorités russes et portugaises jaillisses. Quoi de plus normal, en même temps vu que c’était ses origines ! Mais cela donnait un petit côté suave et rauque à sa voix, et je trouvais cela très jolie. Si Lubja décidait de se lancer dans la chanson, j’étais à peu près sure qu’elle aurait un franc succès. C’était rare d’entendre de telles sonorités dans une voix et j’étais sur que cela plairait énormément au public américain et même international. Voilà une chose intéressante que Lubja devrait penser. Elle qui voulait se faire de l’argent par elle-même, ce serait le meilleur moyen d’y arriver, sans avoir à montrer son petit cul aux yeux de tous, ou plutôt de vieux gars tout pourris. Oui c’était vrai, même si on y passait des moments plus que marrants, je devais bien avouer que si j’avais une solution pour quitter le club, j’essaierai à tout prix d’en profiter car ce club était bien trop peu reluisant à mes yeux. Enfin, nous étions beaucoup à le penser, même en travaillant là bas.
    Je regardais l’heure et m’aperçus qu’il était déjà treize heure et quart. Pour ma part, ce n’était pas un gros soucis dans la mesure où je n’avais plus cours puisque j’avais fini ma journée à onze heures, lorsque j’avais croisé Lubja au pôle médical. Bon de toute façon, l’heure n’avait plus aucune importance puisque l’infirmier avait déclaré à Lubja qu’elle devrait restée éloignée des salles de cours quelques jours. En même temps, vu ses blessures, je comprenais l’infirmier, malgré son incompétence apparente.

    _ « Do you have any date this afternoon ? Because I don’t want to put you late…»

    Lubja avait donc finis sa chanson, et s’attendait surement à ce que je prenne le relai. Mais certainement pas seule bien évidemment. J’avais bien dans l’idée que nous allions faire un duo de folie, sur une chanson complètement décalé gwada, une chanson qui allait nous faire bouger comme pas possible. Oui il nous fallait bien ça, mais une chanson qui soit malgré tous assez raisonnable dans le rythme, histoire qu’elle ne se blesse pas encore plus que ce qu’elle ne l’était déjà.

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MessageSujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Dim 8 Jan - 13:35



Dylan J. T. Ashbury

& Lubja T. Malhoa de Lima

yesterday

Pour Lubja, tout le monde était intelligent. On a tous un cerveau, on l’est donc tous. Seulement, il y a ces personnes qui ne le savent. Il y a ces personnes qui ne souhaitent tout simplement pas étudier. Il y a ces personnes qui n’arrivent pas à trouver là où ils sont bons. Ils se trompent de domaine, et donc se croient cons. Il suffit simplement d’arriver à savoir là où on est bon. Si par exemple Lubie aurait décidé d’étudier la littérature, elle n’aurait surement jamais su à quel point elle est intelligente. Bien qu’elle adore lire, tout ce qui est histoire de la littérature, les langues, l’écriture, l’expression, elle est vraiment nulle. Et pourtant dans le domaine de la science, et plus précisément des maths, elle fait partie des meilleurs, pour ne pas dire qu’elle est la meilleure. Elle est tout de même rentrée tout de suite en deuxième année, sans même savoir dire un petit mot en anglais. Et elle arrive quand même à être une des premières de sa promotion. Comment ne pas dire qu’on est intelligent à sa place ? Il suffit tout simplement de vouloir réussir dans la vie, et on trouve tout de suite là où on est bon, et on y excelle. Ce n’est pas plus dur que ça. Lubie a très bien comprit comment réussir dans la vie. Peut-être la mentalité russe, tout ce qu’on lui a enseigné. C’est tellement différent de l’Amérique. Tout comme le Portugal d’ailleurs. C’est tout un autre monde. Les étudiants ici peuvent trouver les profs strictes, exigeants, et pourtant pour Lubie ils sont plus que sympa. Toujours là à votre écoute, à dire ce qui va ou ne va pas. Ils n’essaient pas de vous rabaisser. Vous êtes bons, ils vous le disent. Alors qu’en Russie, elle avait beau être la première de sa classe, alors qu’elle n’avait à peine quatorze ans, on ne faisait que de lui dire qu’elle était dans une mauvaise classe et donc qu’il était facile d’être la première, qu’elle devait être encore meilleure. Que ce n’était pas suffisant. C’est peut-être très exigent, mais grâce à eux, Lubie va surement réussir à faire sa vie dans les mathématiques. Les étudiants qui contestent leurs notes, la manière d’enseigner des profs, sont tout simplement de mauvaise fois. Ce sont eux qui sont mauvais, tout simplement. A votre avis, pourquoi ce sont toujours ceux qui ont de « mauvaises notes » qui contestent et viennent voir le prof en fin de cours pour avoir un point en plus. Comme si ça allait changer quelque chose. Sérieusement, cette attitude fait bien rire Lubie. Elle trouve ça tellement con. « I’m proud of me, don’t worry about that. I was in a hard school with very strict teacher. Now, I think about what they can tell me, and I see they were right. Even if we are a good student, even if we are the best, we have to be smarter. Always, always and never stop to trying to be better. We are all smart. » Elle ne savait pas si ce qu’elle venait de dire signifiait quelque chose, si Dylan allait comprendre. Après tout, elles se sont toujours comprises, même lorsque l’anglais de Lubie est vraiment épouvantable. D’ailleurs, son amie venait de lui proposer une chanson, pour qu’elle puisse apprendre encore un peu mieux la langue. Elle allait le faire, une fois chez elle. Ca l’intriguait. Qu’est ce que deux fous comme ce duo pouvaient dire à propos d’être sexy et de le savoir. Même si elle avait entendu plusieurs fois la chanson, elle n’arrivait jamais à comprendre leurs paroles. Ca serait surement plus facile de les lire. Pour Lubie, il est plus facile de lire l’anglais que de le comprendre à haute voix, tout comme l’écrire est plus facile de le parler. Notre russe sait qu’elle a un terrible accent, et du coup, ça la bloque pas mal de fois pour parler. De peur que la ou les personnes en face d’elle ne comprennent rien à ce qu’elle dise. Bien trop effrayé de faire courir gens pour qu’ils la fuient. Tout comme avait fait son ami Stephen, leur de leur première rencontre. Heureusement, ça allait beaucoup mieux maintenant. Mais il est vrai qu’énormément de personnes s’en vont lorsqu’ils s’aperçoivent qu’il est difficile de parler avec la personne. Pas de patience. Mais avec Dydy, il n’y avait pas ce problème, fort heureusement. Ne manquerait plus que ça.

Lorsque, de temps en temps, Lubie annonce à ses amis qu’elle n’est pas trop câlin, bisou, affection, ou jolis petits mots doux, souvent on ne la croit pas. Parce que oui, avec les gens qu’elle apprécie vraiment, elle oublie tout ce qu’elle ne souhaite pas être : montrer qu’en fait elle adore l’affection, tout ce qui est câlin. A quoi bon ? Ne pas montrer qu’elle devient très vite dépendante de ses amis. Lubja a bien du mal à donner son amour aux gens, mais une fois qu’elle l’a donné, elle ne peut plus se passer des gens qui ont en main son cœur. Elle avait bien trouvé Dylan, qui est un peu comme elle enfin de compte. Il leur arrive des petits moments d’affection qui ne durent moins de dix minutes. Et le prochain moment arrive souvent quelques mois après, environ trois mois, elles se redisent à quel point elles s’adorent. Tout un cycle. Qu’elles n’ont pas mises en place, mais qui s’est mit en place tout seul. C’est ainsi lorsqu’on rencontre une personne qui nous ressemble, sur plusieurs points, voire qu’un seul. Pas besoin de mots pour se comprendre, de s’expliquer. Tout se fait tout seul. C’est ça qui est cool. Donc oui, elle savait que tout ce qu’elle ressentait pour Dylan était réciproque. Il y avait intérêt. Sinon, Dydy aurait passé un sale quart d’heure. Elle lui sourit pour lui répondre, un simple sourire suffisait. Des fois, un simple regard, sourire, suffisait pour les autres. C’était comme si Lubja faisait tout pour garder sa salive que pour les choses importantes. En cours, elle ne parle pas beaucoup. Avec ses amis, tout dépend des fois. Et sinon dehors, lorsqu’elle est seule, elle n’adresse la parole à personne. Et au club, elle parle très souvent, à part avec Dylan. Avec ce comportement, on peut penser d’elle qu’elle est insociable, ce qui est un peu vrai. Il lui arrive très souvent de détester toutes ces personnes autour d’elle. Dans la rue, elle a toujours ses écouteurs, et ne fait attention à rien, pas une seule attention à ce qui se passe autour d’elle. On lui a souvent dit qu’elle allait mourir écraser par une voiture, ou un truc dans le genre, à force de ne pas faire attention. Mais elle trouve qu’il s’agit d’une bonne mort. Au moins, pour ses derniers instants elle aura écouté sa musique, elle aurait été dans son petit monde. C’est déjà mieux que de mourir d’une quelconque maladie, souffrir, et attendre son tour. Ou même mourir de vieillesse. Lorsqu’on est vieux, on ne peut plus rien faire tout seul, toujours besoin de quelqu’un à nos côtés : pour se doucher, pour aller aux toilettes, pour s’habiller, plus aucune intimité. Lubja veut pas de ça. Généralement les gens veulent vivre le plus longtemps possible, mais pas Lulu. Elle, préfère profiter de sa jeunesse, et mourir dès qu’elle sent qu’elle ne pourra plus faire tout ce dont elle veut. Par exemple, travailler dans un club de strip-tease, ce n’est peut-être pas la meilleure image qu’on peut donner de soi, et pourtant qu’est ce qu’elle peut s’y amuser avec Dylan. D’ailleurs, elles venaient de se remémorer un bon petit moment. Normalement les gens qui y viennent, sont sûrs d’eux, savent ce qu’ils font là, ce qu’ils veulent. Ils n’ont pas honte d’être là. Pourtant, il y avait eu ce jeune homme qui semblait terrifié. Les deux filles en avaient joués. Dommage, elles ne l’avaient pas revu depuis. Pourtant, il était plutôt mignon. « True! It’s too bad that we’ll never see him again. He was cute. I don’t understand why it’s always old man who comes there. No much handsome boys. It will be more fun. Don’t you think? » Ce qu’elle disait était vrai. Bien que ce soit un club plutôt nouveau, il y avait beaucoup plus de vieux qui venaient que de jeunes. Lorsqu’on dit vieux, c’est environ des hommes de cinquante ans. Bien qu’il y en est des sexy, elle préférerait des jeunes hommes de son âge, ou même de trente ans. Mais cinquante ans, ça fait beaucoup quand même. D’un seul coup, Lubja pensa à un film qu’elle avait adoré, et vu qu’elles étaient sur le point de chanter, elle se devait de demander à son ami si elle l’avait vu. « Do you know Burlesque ? » Lubie avait adoré ce film, ainsi que les musiques. Elle ne savait pas trop pourquoi elle y pensait maintenant, mais ça arrive à tout le monde de penser à un truc, comme ça, n’ayant aucun rapport avec ce qui se déroulait à ce moment. Bien qu’il y avait quand même de quoi penser à ça. Du coup, elle pensa aussi à la comédie musicale Cabaret. Et là voilà qui voulait maintenant travailler dans un cabaret. Ce qui était faisable. Elle savait danser, chanter. Pourquoi n’y avait-elle jamais pensé ? C’était une idée à ne pas oublier. Mais elle devait aussi en parler à son amie. Si elle le faisait, elle voulait le faire avec Dylan. Pouvoir partir en même temps de ce club. C’est tellement plus sain de travailler dans un cabaret. « Did you already think to work in a cabaret? » Lubie ne faisait pas attention aux temps verbales qu’elle utilisait. Elle disait ce qu’elle pensait, et ça suffisait. Pourquoi faire compliquer alors qu’en faisant simple on arrivait tout de même à la comprendre ?

En chantant avec la wii, c’était un peu comme si elles s’entrainaient pour être de belles jeunes miss dans un cabaret. Tout en chantant, elles dansaient un petit peu. Bien que Lubie ne puisse pas totalement bouger, elle faisait le minimum dont elle pouvait. A elle deux, elles eurent le meilleur score. Elles avaient tout simplement gérer. Ce fut un plaisir pour Lubie de chanter en duo avec son ami qui possédait un très beau timbre de voix. En pensait à son ancien professeur, elle se dit que même lui préférerait qu’elle travaille dans un cabaret, qu’une boite de strip-tease. Elle pourrait ainsi continuer à chanter assez souvent, et travailler sa voix. C’était une idée qui lui était venu comme ça, d’un seul coup, mais il s’agissait là d’une très bonne idée. Et maintenant que son anglais était quand même un peu meilleur qu’à son arrivée, elle n’aurait pas totalement de mal à passer un entretien. Et puis, peu importe si son anglais n’était pas le meilleur, car pour chanter elle se débrouillait quand même très bien, tout comme pour danser. Elle savait capter le regard du spectateur, ainsi que Dylan. A elles deux, elles pourraient avoir un numéro. Elle s’y voyait déjà. Ca serait tellement bien. La pizza fut mangée. Lubie n’en mangea qu’une petite part. Elle avait beau se forcer, elle n’arrivait pas à manger plus. Elle ne fit pas plus attention que ça aux Sampi qui étaient arrivées dans la maison. Il s’agissait de deux filles qui semblaient rire au début, mais dès qu’elles aperçurent leur présidente, elles se turent. Connaissant Dylan, Lubie savait que cette situation devait l’embêter. Après avoir terminé de manger, Lubja se jeta à l’eau en choisissant une chanson latine. C’était le plus facile pour elle. Elle aurait souhaité que son amie fasse de même, mais apparemment ce n’était pas dans ses projets. Tant pis. « Não, I don’t have any date, I can stay with you. » Même si elle avait un quelconque rendez-vous, elle l’aurait annulé. Ok, ça ne l’embêtait pas plus que ça, ses blessurs, mais si on pouvait éviter de la voir dans cet état là, ça l’arrangeait. Et puis, elle préférait largement être en la compagnie de Dylan que d’une autre personne. Elles s’amusaient comme des folles, alors pourquoi y mettre fin, maintenant ? Pour la suite, elle laissa son amie choisir la chanson.


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MessageSujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Jeu 12 Jan - 3:14





    Lubja m’expliqua qu’elle était fière d’elle, que durant toute sa jeunesse, ses professeurs avaient toujours été très dur, très strict ce qui lui avait appris à travailler mieux, toujours mieux, toujours plus, toujours avec plus de pratiques, en gros, lui apprendre à être toujours meilleurs.
    Quand on voit où elle en était aujourd’hui, on se disait que les professeurs avaient fait un travail exceptionnel avec Lubja. Elle savait toujours quoi faire pour faire les choses mieux, pour atteindre l’excellence, pour parvenir à la perfection. Oui Lubja savait comment faire pour être la meilleure de sa classe, et même de sa promo. J’imaginais donc bien que Lubja aurait eu toute sa place au sein de la confrérie des Alpha. Elle avait beau l’air d’être juste une fille belle, qui ne savait que très peu parler la langue du pays dans lequel elle se trouvait, Lubja était très intelligente, bien plus que l’on ne pouvait se l’imaginer, son rang de première de sa promo en était d’ailleurs la preuve, ce qui me permettait de supposer que la confrérie des Alpha avait fait parti de ses trois choix potentiels d’entrées à Berkeley.
    J’imaginais bien que Lubja le devait pour beaucoup à ses professeurs. Je ne savais pas comment les études se passaient en Russie, mais j’imaginais tout à fait que les professeurs étaient dignes du KGB, en tenue stricte, regard stricte, baguette à la main pour frapper l’élève si besoin était. Oui, on pouvait dire merci à Monsieur Vladimir Poutine de nous avoir donner une image si négative de la Russie et de ses habitants. Moi je pouvais dire merci à Lubja pour me montrer à quel point les Russes pouvaient être si gentil et si adorable, bien loin de l’image que pouvait nous donner le gouvernement russe actuel.
    Mes professeurs d’école étaient bien loin de l’image que pouvait dépeindre Lubja des siens. Au lycée, car c’est à cette époque où c’était le plus marquant, mes professeurs – bien sur, cela dépend du caractère de chacun – étaient gentils, intéressants et toujours à l’écoute, caractéristique que j’avais toujours beaucoup apprécié chez eux. Mon professeur d’histoire avait surement été le professeur le plus à l’écoute que j’avais jamais eu, même bien plus que mes parents, je devais bien le reconnaître. Plus d’une fois il m’avait pris à part à la fin d’un cours et m’avait écouté lui raconter les problèmes que j’avais rencontré avec ma famille, chose qui était assez flagrante autant pour les professeurs que pour les élèves, au vue des minis scandales qui se déroulaient souvent sur la plage… En même temps, tout le monde savait que mes parents étaient contre ma passion. C’était tellement de notoriété publique que mon professeur était au courant. Et il avait toujours su me rassurer, me redonner courage et espoir, afin de me relancer dans mes études. Il m’avait tellement bien boosté à me bouger en cours, que j’avais obtenu d’excellentes notes, pour preuve, j’avais intégré Berkeley, ce qui était loin d’être à la portée de tous, il fallait bien le reconnaître. Et pourtant, j’avais coulé en débarquant à Berkeley. Pas que je n’étais pas capable de réussir dans mes études, mais médecine n’avait pas été mon choix, et j’allais plonger très mal, très loin dans une dépression dont j’aurai bien du mal à me sortir.

    _ « Ah ! I’m glad to hear that ! Oh I didn’t know about your teacher! I can’t imagine a teacher like that. It would be so hard no? Gosh, I’m so happy to was in Australia! My teacher was so nice, so amaising. They was listening to me, very helpful. Ah, I miss my history teacher…»

    Je trouvais que Lubja s’améliorait de jour en jour dans son anglais, et je me demandais comment elle faisait pour progresser autant. En même temps, vivre dans un pays à temps pleins et ce depuis quelque mois pouvait aisément expliquer pourquoi elle avait tant progressé. Et puis la connaissant, elle ne devait certainement pas avoir pris de cours privés pour progresser. Elle ne devait pas tellement apprécié de devoir se mettre à nu comme ça devant quelqu’un qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam.

    Ce qu’il y avait de bien entre Lubja et moi, c’est que nous nous ressemblions bien plus que l’on ne pouvait le penser. L’une comme l’autre n’aimions pas les niaiseries, et encore moins les démonstrations d’affections en publiques. Mon dieu que je n’aimais pas ça. C’était rare que je prenne quelqu’un dans mes bras, ou que je lui saute dessus de joie. En général, cela était réservé aux proches, en particulier à ceux que je n’avais pas vu depuis longtemps. Bien sur, il m’arrivait de prendre Calla par le bras, de marcher bras dessus bras dessous, en bonne meilleures amies que nous étions. Mais en même temps, c’était ma meilleure amie, et cela m’arrivait de le faire avec quelques autres personnes. Cela me dérangeait moins dans la mesure où c’était discret, et cela montrait à la personne que je tenais à elle.
    Lubja me rappela qu’elle aussi elle avait vraiment rigolé au sujet du jeune homme, et qu’elle ne comprenait pas pourquoi on ne l’avait jamais revu. Elle rajouta qu’elle aimerait bien savoir pourquoi aucun beau jeune homme ne venait dans le club, que cela rendrait le job plus intéressant. C’est vrai que pour nous ce serait bien plus agréable. Mais nous n’étions malheureusement pas là pour nous rincer l’œil, mais plutôt pour laisser les hommes se rinçaient l’œil. Et puis en même temps, les beaux mecs n’avaient pas besoin de venir dans un club de strip-tease pour mater des filles. Les filles venaient à eux sans qu’ils ne disent quoique ce soit. Je devais bien avouer que nous appartenions à une génération où les filles étaient bien plus que dévergondées, et que leur libido avait totalement explosé. Oui nous n’étions plus dans la génération avec les filles belles, mais bien les filles bonnes. Elles avaient beau dire haut et fort qu’elles n’étaient pas des objets sexuels, elles se comportaient bien souvent comme telles, et ne pouvaient s’en prendre qu’à elle-même. Moi-même il m’était arrivé de coucher avec des garçons sans envisager la moindre relation le lendemain, sans pour autant que ma réputation ne soit en jeu.

    _ « Yeah you’re right ! He’s cute but we never see him again… I think he was very afraid of us! Oh you know, the handsome guy doesn’t have to go on a club like the Manhattan Lounge to have a sexy girl, to look a sexy girl take it off herself. This is the bad problem unfortunately… But you know, you can meet a good guy in those club. It’s pretty rare to find a guy who wants a real relationship. Yeah it’s really sad… it make me sad I mean.»

    Lubja me demanda alors si je connaissais Burlesque, et si je n’avais jamais pensé à travailler dans un cabaret. A sa première question, la réponse était simple. J’avais bien entendu vu le film. J’étais totalement amoureuse d’Eric Dane, autant dire que j’avais foncé voir ce film au cinéma. Et puis Kristen Bell était une actrice que j’aimais beaucoup, aussi, il était bien plus qu’évident que je vois ce film. Et puis, le burlesque, le strip-tease, tout cela n’était pas bien loin il fallait bien l’avouer. Le burlesque avait seulement un côté un peu plus classe que le strip-tease, voilà tout.
    Quant au cabaret, j’estimais ne pas avoir un assez bon niveau en danse pour être capable de danser correctement dans une de ces revues. Pourtant, je devais avouer que ces spectacles étaient bien souvent magnifiques, et donnant fortement envie à imiter. Mais j’étais loin d’être aussi douée, et ayant les pieds sur terre, je préférais regarder la réalité en face et ne pas me faire de faux espoirs.

    _ « Of course I know this movie ! It’s one of my favourite actually. I’m totally in love of Eric Dane, so I have to watch that movie! And with our job, it was totally normal that I watch this movie. About the cabaret, I can’t think of it. I haven’t the level to dance in those club you know. I haven’t the elegance to work in there.»

    Oui, je n’avais aucun avenir dans ce genre de club, et en même temps, ce n’était pas plus mal. J’avais un travail sur au manhattan lounge, pas le meilleur du monde, pas le plus respectable, mais j’avais un travail sur, de bons pourboires et en plus, mon patron m’adorait. Autant dire que je n’étais pas prête à quitter ce travail, dont j’avais tant besoin pour mes études.
    Nous avions terminées de manger, et Lubja m’assura ne pas avoir de rendez vous pour le moment. Ce n’était pas plus mal parce que nous allions pouvoir profiter encore un moment ensemble. Je n’avais pas oublié que j’avais un rendez vous chez le médecin d’ici une heure et demi, mais nous avions encore pas mal de temps devant nous avant que j’ai à abandonner Lubja.
    Les deux nouvelles sampi étant partis dans leur chambre,, Lubja et moi repartions à notre chanson. Elle me laissa choisir la chanson, ce que je fis avec plaisir. Mon choix se porta sur une chanson qui devrait vraisemblablement parler à Lubja, puisque je choisis une chanson hispanique, à savoir la despedida de Daddy Yankee. Mon dieu que cette chanson pouvait me rendre folle. J’avais beau l’écouter en boucle et boucle, je ne pouvais m’en lasser. Pourquoi ? Aucune idée, le rythme entrainant et à la fois pas trop violent faisait qu’elle était exceptionnelle.

    _ « I’m sur you gonna love the song that I choose ! And I’m pretty sure that you can sing it without problems. Daddy Yankee… you know them right? And what about… LA DESPEDIDAAAAA! Come on I’m sure you love it and we gonna be awesome with this song!»

    Oh que oui nous allions être extra avec cette chanson. Lubja allait chanter divinement bien avec son accent latin, et moi j’allais m’éclater comme une folle à danser en même temps. J’avais un coup de cœur pour ce style musical qu’était le reggeaton. C’était un style que je ne connaissais pas depuis très longtemps, peut-être un an, un an et demi et encore… Et je ne pouvais plus me passer de cette musique. C’était entrainant, mouvementé, agréable, sensuel et sexy. Oui j’étais dingue de reggeaton et mon iPod en était totalement blindée. J’aurai pu passer mon temps à en écouter tellement cela me faisait du bien. Cela me faisait travailler l’Espagnol dont j’avais quelques notions grâce aux quelques cours que j’avais pris au lycée en Australie, et en plus, cela me mettait de bonne humeur. C’était tout simplement tout bénéf pour moi. Bien sur, Lubja en bonne portugaise qu’elle était, devait vraisemblablement connaître ce style de musique, et en être fan. A vrai dire, je ne connaissais aucun portugais qui n’aimait pas ce style de musique. Et puis, la danse qui s’accordait avec cette musique était tout simplement exceptionnelle aussi. C’était totalement particulier et unique, je n’avais jamais vu ça ailleurs. La danse était étrange mais en même temps belle, et la musique la rendait totalement sensuelle. Oh qu’est-ce que j’aimerai apprendre à danser cette danse… J’étais sur qu’à l’université un cours comme celui là devait exister. En même temps, l’université proposait tellement de cours différents et uniques qu’il était tout à fait vraisemblable qu’un cours comme cela soit proposer. J’avais comme cela d’ailleurs appris un petit peu de suédois puisque j’avais participé pendant près d’un semestre à un cours de suédois dispensé par un étudiant en erasmus. Malheureusement, il avait du repartir au bout du semestre, et c’était durant ma première année de fac, autant dire que mes allers retours à répétition à l’hôpital ne m’avaient pas aidé dans l’apprentissage de cette langue. Pourtant, dieu sait que j’aurai aimé parlé cette langue couramment. M’imaginer partir en Suède, vivre là bas, et devenir psychologue dans ce pays me semblait une idée totalement réjouissante et en même temps totalement irréalisable.

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MessageSujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Jeu 12 Jan - 19:22



Dylan J. T. Ashbury

& Lubja T. Malhoa de Lima

yesterday

La Russie n’était quand même pas un pays où les profs frappaient avec une règle lorsqu’on faisait une erreur, ou qu’on manquait de respect envers eux. C’était strict, mais ça n’allait pas jusque là. Surement dans le passé, mais quels pays ne sont pas passé par cette éducation dans l’enseignement ? L’Histoire qu’on peut apprendre à l’école ne met pas du tout en valeur la Russie. Tout d’abord, les gens font très souvent la malheureuse erreur d’associer l’URSS à la Russie, alors qu’il ne s’agit tout simplement que d’un seul pays parmi plusieurs autres. Ou bien encore à penser que Staline était russe, donc dire que les russes sont tout comme lui. Staline n’était pas russe, mais géorgien. Tout comme pour Hitler et l’Allemagne. Hitler n’étant pas allemand mais autrichien. En même temps, durant toute cette époque, les pays étaient tous en petit bloc. A l’époque il y avait beaucoup moins de pays que maintenant. Lubja déteste l’URSS et pourtant, elle adore la Russie. De nombreux russes pensent la même chose. Lubie déteste tout ce qu’à pu faire l’URSS à l’époque. Il connait toute l’histoire de son pays, mais aussi du Portugal, car dès qu’elle est arrivée dans son pays natal, elle s’est instruite sur l’histoire de ce petit pays européen. Petit pays, mais avec une grande population tous aussi proches les un des autres, avec une très grande mentalité, et beaucoup d’amour à donner à tout ceux qui le veuillent bien. Ce sont tout simplement les portugais. Qu’on soit dans n’importe quels pays, on entend parler en Histoire, de certains pays comme par exemple : Les Etats-Unis, la France, L’Angleterre, L’Allemagne, La Russie (ex-URSS), Chine, au moins. Mais jamais du Portugal. Et pourtant. Ce n’était pas comme s’il n’y avait rien à dire. On parle même de temps en temps de l’Espagne. Et le Portugal dans tout ça ? Bien vite Lubja avait prit complètement l’attitude et mentalité des portugais. Elle n’oubliait pas son éducation russe, mais elle était quand même tout d’abord : portugaise. Avant même de rentrer au bercail, elle connaissait le reggaeton, kuduro, ou toutes musiques de son pays. Elle se tenait au courant. Elle savait le danser. Mais avant, reprenons sur ses anciens professeurs. « Yes, it can be hard, but we are russian, so … for us, it’s just normal. We don’t know any other education for school. But now, I can see that it’s a good way to teach. It’s hard but it’s good. You know my teachers were like that, but outside school they almost were our friends. It’s so great. It can be strange, but I miss my teachers too. How are teachers in Australia? » Oui, d’accord, elle lui avait dit qu’ils étaient sympa, mais ça n’en disait pas plus. Elle voulait savoir comment ils enseignaient, etc. Tout simplement pour sa culture général. L’enseignement est si différent à travers le monde. Ses professeurs à l’école pouvaient paraitre sévères, et pourtant les plus affreux étaient ceux des ballets classiques. C’est surement pour cela que le ballet russe est le meilleur au monde. Elle avait un jour assisté à un de leur cours, grâce à ses professeurs de danse. Ca l’avait presque dégouté de la danse classique. Comment ils peuvent les traiter. Il faut vraiment être passionné pour accepter tout cela. Mais lorsqu’on voit le résultat. C’est tout simplement wow. Lubie n’oubliera jamais « Casse Noisette » qu’elle a vu à St-Petersburg. Déjà rien que le palais. Tout avait été magnifique. Durant l’entracte elle s’était perdue dans le palais en regardant partout. Son ballet préféré restait tout de même le Lac de Cygnes. Ballet souvent repris dans des films, tels que Billy Elliot ou bien encore Black Swan. Etrangement, elle a adoré ses deux films. Elle pouvait donc être fière de son pays, au moins pour ça. Bien qu’ils soient forts dans d’autres domaines : patinage artistiques, échecs, musiques classiques. Elle qui avait fait au moins dix années de danses, elle n’aurait jamais pensé finir dans un tel club. Ca déshonorait un peu les professeurs qu’elle avait pu avoir. C’était comme si elle leur disait qu’enfin de compte tout ce qu’ils lui avaient apprit ne lui servait à rien maintenant. Au contraire. Ca lui servait beaucoup. Et même, de toute façon. Danser pour le plaisir, c’est toujours ça qui est bon. Lorsque Dydy lui dit qu’elle n’avait pas la capacité pour danser dans un cabaret, Lubie leva les yeux au plafond. Mais ma petite, je suis là pour ça. Voilà ce qu’elle voulut lui dire. « We can’t meet sexy guys in this club, it’s why we have to work in cabaret. It’s more interesting. » Elle n’allait pas le lâcher son cabaret. Mais en même temps, elle avait tellement envie d’y travailler maintenant. Et même si pour cela elle doit attendre un an, le temps que Dylan soit à son niveau côté danse. Elles allaient quitter ce club en même temps pour aller voir ailleurs. Elles allaient peut-être faire mal au cœur du gérant qui les adore, mais il comprendrait après tout. Le gérant adorait Dylan, alors voyant qu’elle adorait Lubja, il ne pouvait qu’en faire de même. C’était tout comme si elles étaient ses deux choupettes. Celles qu’ils souhaitent garder le plus longtemps, sous son aile. Pour les protéger, et donc pour cela, les avoir le plus souvent sous les yeux. « Oh yeah, Eric Dane is so hot. But I like Cam Gigandet, I think I prefer him. And Christina Aguilera has a so much beautiful voice. I’m jealous. And you know, about the cabaret, I can teach you to dance. I can dance all kind of dance. Are you interested? Saaaaaaaay yeeeeeees, please! » Elle lui fit une petite moue à laquelle Dydy ne pouvait pas dire non. En même temps Dylan aurait tout pour elle en apprenant à danser. Pas simplement pour avoir un job plus classe, mais surtout parce que ça donne toujours une bonne image lorsqu’on dit qu’on sait danser. Encore plus lorsqu’il s’agit d’un homme qui vous dit ça. Lubja n’oubliera jamais qu’en Russie tout comme au Portugal le nombre de garçons qui dansaient. Au contraire de bien d’autres pays, où adolescents les hommes disent que ça fait féminin de danser. Et pourtant, lorsqu’ils grandissent, ils jalousent tous ceux qui le savent. Tenez, dans vos gueules ! Comme si la danse était quelque chose spécial pour les femmes. Et c’est pour cette raison que de nombreuses danses sont faites pour deux. Les gens ont de ces logiques des fois. Les stéréotypes, des fois.

Lorsque Dylan lui parla de Daddy Yankee, elle sourit tout de suite. Il s’agissait de l’un de ses groupes préférés. En passant par No me dejes Solo, Gasolina, Lo qué paso paso, ou bien encore Tengo que hacer, Ven conmigo ou Descontrol (sa préférée), bien sur qu’elle connaissait La Despedida, sur laquelle elle avait même créé une chorégraphie. Ca serait donc avec grand plaisir qu’elle allait chanter la dessus. Même pas besoin de regarder les paroles, elle les connaissait par cœur, et pour cela, aucun besoin de comprendre ce qu’elles voulaient signifier. A force de l’écouter, ça entre dans la tête. Comment Dy’ voulait qu’elles soient à part superbe sur cette chanson ? D’ailleurs, elle en apprenait un peu plus sur son amie. Elle ne savait pas qu’elle adorait à ce point. Elle était au courant qu’elle adorait le type reggaeton, kuduro, tout ce qui est latino, mais pas à ce point, et encore moins Daddy Yankee. Elle ne pouvait donc que plus l’en apprécier. « Oh yeaaaaah ! You choose the good one… My favourite is Descontrol! Do you know it? » Si ce n’était pas le cas, elle la lui ferait écouté. Mais pour le moment, il était temps qu’elles s’amusent sur La Despedida. Elles allaient tout pété. La chanson débuta, ainsi que les premières paroles, et tout de suite, elles eurent tout bon. Elles étaient dans les temps, sur le bon ton. Tout était parfait. Elles allaient exploser le score. Alors que Lubja ne faisait que chanter, elle pouvait voir son ami s’éclater en dansant en même temps et elle se débrouillait très bien. Pourquoi dit-elle qu’elle n’a pas la classe pour pouvoir danser dans un cabaret ? Dylan se rabaisse très souvent, mais Lubie est là pour lui montrer à quel point elle peut être forte, à quel point elle peut être fière d’elle. De ce qu’elle fait, de ce qu’elle dit, de ce qu’elle est. C’est un petit peu ce qu’est une amie non ? Même si leur amitié ne faisait que de débuter, elles étaient partit sur une bonne base et étaient en bon chemin pour une longue et vraie amitié à long terme. Pas une de ces amitiés dont on perd contact après les études. Non, non et non. Lubie la voulait pour toujours. Maintenant, elle ne se voyait plus sans sa Sampi favorite. Sans sa partenaire de danse sexy. Ce petit jeu de wii continua encore pendant un bon petit moment. Comme pour toujours. Mais comme toujours, il y a une fin à tout. On remet toujours tout à plus tard.


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MessageSujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Mar 17 Jan - 20:42





    Lubja m’expliqua qu’en Russie, les professeurs étaient strictes mais qu’après tout, les élèves ne connaissaient pas ça. Cela ne changerait donc pas grand-chose pour eux. Leur éducation avait toujours suivi le même cheminement, il n’y avait donc pas pour eux d’autres alternatives. Du coup, ils ne se prenaient pas la tête à réfléchir à savoir si c’était quelque chose de bien ou si d’autres moyens d’éducation étaient possibles. Elle m’expliqua aussi qu’en dehors de l’école, les élèves et professeurs s’entendaient plutôt bien, voir même comme des amis. Vu comme ça, c’était une très bonne idée, je devais bien l’avouer. Je me demandais si c’était réellement possible d’être autant amis avec ses professeurs, et en même temps, pourquoi cela ne le serait-il pas ? Apparemment, cela lui semblait bizarre et en même temps, cela lui manquait. Je la comprenais, pour ma part, mon professeur d’Histoire me manquait mortellement, bien que pendant deux ans après avoir quitté l’Australie j’avais continué à garder le contact avec lui, ce qui était, je devais l’avouer, génial et encourageant pour moi, durant cette dure année. Elle me demanda alors comment cela se passait en Australie.

    _ « Oh I didn’t want to be rude with you. Of course for you it’s normal, you knew just this way! I can’t imagine a Russian teacher who can be friends with their students! Oh you know, in Australia, it’s totally normal. Our teacher are very nice with us, and they learn us so many thing you know… And they can be so friendly. My History teacher was my favourite. During two years after I left Australia, I talked with him every week. It was so perfect you know…»

    Les souvenirs que nous nous faisions au club étaient tout simplement parfait et mémorables. Bien sur, certains étaient difficiles à imaginer et à encaisser. Certains moments étaient durs à vivre malgré tous les bons moments, la preuve étant l’histoire datant d’il y a deux jours, où Lubja s’était faite tabassée. Ce genre de choses m’insupportait au plus au point, et j’étais bien déterminée à arranger les choses. Pas uniquement pour Lubja bien sur, car je savais qu’elle ne voulait pas que je me mêle de son histoire. Je lui avais promis. Mais promis uniquement à elle et concernant son histoire personnel. Rien ne m’empêchait de prévenir notre patron de manière vague pour qu’il sécurise un peu plus le travail. Je n’aimais pas du tout cette idée de savoir que n’importe laquelle d’entre nous pouvait se faire agresser à la sortie d’un club. Après tout, en dehors du club, il n’y avait plus aucune sécurité alors qu’il faudrait un minimum de sécurité. Les clients qui étaient refoulés par les filles du club pouvaient parfois être très agressif et très déçus, ce qui les amenaient parfois à faire de grosses bétises, de vraiment grosses conneries qu’ils nous faisaient regrettés de les avoir refoulés. Je ne savais pas ce que Lubja avait bien pu dire à ces hommes car après tout, ils n’étaient pas venus nous embêter à l’intérieur du club. Mais en même temps, cela me faisait vraiment peur. Je devais vraiment faire quelque chose car cette histoire me faisait vraiment peur. Heureusement pour moi, mes allers et venus au club allaient être réduits, ce qui n’étaient pas plus mal je devais bien l’avouer. Mais en même temps, cela me faisait peur de laisser Lubja et les autres filles, seules, à la merci des autres abrutis qui pouvaient les blesser ou pire les tuer. Grr rien que d’y penser, j’en avais des frissons. C’était décidé, demain, j’irai parlé à mon patron afin que soit mis en place un nouveau système de sécurité.

    Le sujet dévia alors sur le film Cabaret, et Lubja m’avoua que de son côté, elle préférait largement Cam Gigandet qu’Eric Dane. Je devais avouer qu’elle avait plutôt raison car Cam était simplement sublime. Je l’avais d’ailleurs beaucoup plus apprécié que dans twilight, trouvant son personnage un peu plus intéressant que celui de James. Pourtant j’étais une grande fan de cette saga et j’avais toujours adoré tous les livres et films qui allaient avec. Mais ce personnage de James ne m’avait jamais beaucoup plus alors le redécouvrir en tant qu’acteur dans ce film avait été un grand plaisir.

    _ « Oh yeah you’re right, Cam Gigandet is sexy… So sexy ! But I prefer Eric Dane. I don’t know exactly why but you know… it’s just like that! And about cabaret, you know, I don’t want to disturb you… You have already so much to do... And even if I know dance like those girls, I will not go on a cabaret…»

    C’était vrai, je n’avais pas du tout envie d’embêter Lubja avec la danse. Elle avait ses études de mathématiques déjà très prenantes, elle travaillait au club plusieurs soirs par semaines, et de surcroit elle apprenait la langue de ce pays. Autant dire qu’elle avait déjà une vie riche en émotion et pleines de rebondissements. Alors lui rajouter un surplus de travail en m’apprenant à danser comme une vraie danseuse de cabaret… En plus, je n’étais même pas sur de vouloir rentrer dans un tel club. Même s’il y avait plus de prestige à dire que l’on travaillait dans un cabaret, je n’avais pas envie de recommencer mon ascension au sein d’un nouveau travail. J’avais mis un moment à grimper les échelons au sein du Manhattan Lounge, et tout n’avait pas été facile pour y parvenir. Pourtant je faisais maintenant partie des murs du club, et je jouissais d’une certaine aura qui faisait que j’étais à l’abri des soucis avec le patron. Autant dire que je n’avais pas envie de tout recommencer pour revenir à un tel poste.
    Apparemment, mon choix de chanson plaisait fortement à Lubja puisqu’elle s’exclama que c’était un bon choix et qu’elle adorait ce groupe, enfin ces deux chanteurs. Daddy Yankee était un groupe latino-américain autant dire que c’était logique que la jeune Epsilon connaisse ce groupe en tant que portugaise.
    Elle me demanda aussi si je ne connaissais pas Descontrol, qui était sa chanson préférée. Evidemment que je connaissais cette chanson, j’étais absolument folle de ce groupe donc je connaissais pas mal de leur chansons.

    _ « Oh yeah, of course I know it ! It’s totally amaising! But not my favourite. I’m totally in love of la despedia… Rah, I love it, I can listen it so many time in an hour…»

    Les deux jeunes filles que nous étions, se mirent à chanter comme des dingues. Que c’était bon de pouvoir se lâcher comme ça avec quelqu’un comme elle. C’était tellement exceptionnelle de s’éclater comme cela sur une musique, dans la maison de confrérie des sampis, sans se prendre la tête sur qui ou quoi pourra nous dire quoique ce soit…
    Malheureusement pour moi, l’heure détente allait bientôt toucher à sa fin. D’ici une trentaine de minutes, j’allais devoir quitter Lubja et la maison des sampi pour aller à mon rendez vous. Cela ne m’enchantait pas des masses mais je n’avais pas trop le choix. Un engagement était un engagement. Je n’allais pas annuler pour m’amuser, ce ne serait pas responsable ni même respectable. J’avais appris cela de mes séjours à l’hôpital, et en particulier de mes rencontres avec mon médecin à l’hôpital de San Francisco. Ce vieux barbu m’avait plutôt bien aidé je devais le reconnaître. Sans lui je me demandais si j’aurai réussi à tant remonter la pente ou si j’aurai continué à m’enfoncer car à vrai dire, c’était lui qui avait su trouvé les bons mots pour me redonner confiance en moi et me réapprendre le bien et le mal… Même si je devais avouer, j’avais quelques fois un peu foirée à ce niveau là, la drogue et l’alcool étant les deux choses que je n’avais pas été capable de mettre de côté à ce moment là… Mais j’avais pris la décision de tout arrêter, de mettre tous ces démons derrière moi, et d’avancer.

    _ « Oh god, in thirty minutes I’ll have to go… I have a date and I totally forgot. We still have a few minutes, but after that… Well, it doesn’t mine that we don’t see each other again… I take your place tomorrow at the club by the way! You can’t dance like that and you can’t say no! You have no choice. And the boss will be agree with me so… you just have to say yes, ok?»

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MessageSujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Sam 4 Fév - 19:26



Dylan J. T. Ashbury

& Lubja T. Malhoa de Lima

yesterday

Oui, lorsqu’on ne connait qu’une seule chose, on ne se pose pas de questions. C’est comme le fait que quelque chose ne peut pas nous manquer tant qu’on n’a pas connu le bonheur de cette chose. Ou encore le fait de dire qu’on n’aime pas quelque chose sans l’avoir gouter. Il n’avait donc que connu cette scolarisation, alors pourquoi se poser des questions. La seule fois où elle avait pu se poser des questions c’était lorsqu’elle eut une correspondante suédoise : June. Elles se parlaient réciproquement de leur vies respectives : école, amis, relations parents, ou professeurs. Il ne s’agissait alors que de la première fois où Lubie se posa enfin des questions sur la Russie, sur les relations entre les russes. Mais surtout : comment c’était dans les autres pays. Elle avait toujours su qu’elle était portugaise, elle connaissait donc un peu son pays, ses coutumes, mais sans plus. C’est depuis la rencontre avec June qu’elle s’est décidée à en apprendre plus sur les autres pays. Peu importe si c’était « mieux » dans les autre pays. Sa scolarisation avait été parfaite jusqu’ici. Stricte, certes, et alors ? Au moins ça les aidait, et plus tard ils sauront que la vie n’est pas si facile. Parce que oui : les supérieurs peuvent être bien pires que ces professeurs. Personnes n’endossant qu’un rôle pour aider les jeunes à bien s’intégrer dans la vie active. Dès qu’ils sortaient, dès qu’ils n’étaient plus dans le contexte de l’école, il lui est très souvent arrivé de prendre des cafés avec ses professeurs, de se faire quelques sorties avec eux. Mais comment font-ils ? Telle est la question ! Car oui, dans certains pays, comme la France par exemple : ça serait totalement impossible. Un professeur « ami » avec les élèves n’arriveraient plus à avoir aucune autorité. Or, un professeur hyper strict est détesté par les élèves. En fait, il s’agit surement de la mentalité de la société, des jeunes. C’est toujours bon de parler des différences entre continents, pays, populations, etc. « Everybody know that ! To like a teacher so much. We all had a favourite teacher, finally, I think. » Ca n’allait pas être ses blessures qui l’arrêterait pour jouer à la wii. Et puis, pour chanter, il n’y avait pas besoin de son corps, à part sa gorge, et tout ce qui sert pour bien chanter. Et tout ceci n’avait pas été touché durant son agression, heureusement pour elle. Elle adorait Dylan. C’est dans ce genre de situation que l’ont voit qui sont nos réels amis. Bien que Lubie ne soit pas venue ici pour se faire des tas d’amis, elle l’aurait surement mal pris si Dylan n’avait montré une telle réaction. Elle ne l’aurait surement pas montré, mais au fond, c’est ce qui l’aurait le plus blessé. Parce que oui, elle tient énormément à cette jeune femme. Tout ce que faisait Dydy pour elle, elle aurait fait la même chose si la situation avait été l’inverse entre elles. Ce qui ne serait jamais le cas, enfin ne l’espérons pas. Il n’y a que Lubie pour chercher de tels hommes. Elle savait ce qui pouvait l’attendre, et pourtant ça ne l’avait pas arrêté. Elle aimait la danse, elle aimait faire plaisir aux hommes sans pour autant coucher avec, ce travail la satisfaisait donc. Et pour autant, elle ne l’appréciait pas plus. Il est vrai que les boites de strip-tease ne sont pas les mieux vus. Pourtant, ils ont une assez grande clientèle, tout de même. Que ce soit juste des passagers d’un soir, ou des habitués. Dylan était peut-être habitué dans ce club, Lubie savait qu’elle ne pourrait jamais y rester éternellement. C’est pourquoi elle voulut aller dans un cabaret, seulement elle se voyait mal y aller toute seule, sans sa brunette. Lubie est une vraie tête de mule, et elle allait surement emmerder son amie avec son idée de cabaret. « Why? I know you can be a girl for this kind of place: a cabaret! You are class, pretty, have a very beautiful voice. You’re sexy also. You have everything for you! And you are my friend, I’ll have all your time, I can do everything for my friends, you know that. You won’t disturb me. Just think about this idea, for me…» Oh que non, elle n’allait pas laisser tomber cette opportunité. Elles valaient quand même beaucoup mieux qu’un tel club. D’accord, elle avait le respect là bas, elle avait ses marques, et alors? Elle n’allait pas y rester toute sa vie tout de même… si ? Après tout, c’est ce que veut Dylan, Lubie n’a aucun droit de décider pour elle. Mais à chaque fois qu’elle l’entendait chanter avec elle, elle se voyait déjà avec elle, ayant un duo avec elle, chaque soir dans un cabaret. Elle voyait le présentateur dire : et voilà, maintenant, le duo de la soirée, elles sont splendides, ont du talent, elles sont tout simplement magiques… Elle rêvait surement trop, mais rêver ça fait vivre. Elle n’y pouvait rien. Elles n’auraient pas joué à ce jeu, elle n’aurait peut-être jamais eu cette idée aussi farfelue. Si elle aimait tant Daddy Yankee, elle se voyait aussi déjà lui faire connaitre pleins d’artistes dans le même style. Tiens, ça peut toujours être une idée pour une soirée. Et bien sur, ensembles, elles devraient aller dans une boite de nuit espagnole, ou même portugaise. Même s’il s’agissait d’un très bon moment qu’elles passaient ensemble, il était temps pour elle de se laisser. Dydy avait un rendez-vous. Sans même lui demander, Dylan lui dit qu’elle la remplaçait. C’était gentil de sa part. Apparemment elle n’avait pas son mot à dire, et pour la peine elle lâcha un petit sourire avant de la prendre dans les bras, et lui dire « Obrigada. » Dylan éteignit la tv, tandis que Lubie rangea le cd dans son boitier ainsi que les manettes. Elles s’habillèrent pour sortir de cette maison des confréries. Ca avait été un très bon moment. C’est sur le pas de la porte qu’elles se quittèrent. Elles ne fixèrent pas de prochains rendez-vous, elles allaient le faire par messages. De toute façon, elles savaient toutes les deux, qu’à peine quittées, elles allaient s’envoyer des sms. Une petite tradition qu’elles avaient.

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MessageSujet: Re: yesterday • DYLAN&LUBJA Sam 3 Mar - 17:08

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