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| | « Et pour quelques dollars de plus » • Shane | |
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California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Mélie ⊰ commencement le : 17/10/2011 ⊰ date de naissance : 23/03/1989 ⊰ âge : 23 ⊰ messages : 11365 ⊰ topic : closed : dydy, minus, aislynn, poussin & minus, andrea & gaulthier, maëlle. ⊰ âge : 23 ans ⊰ étude : Physique, 4ème année ⊰ aes : Présidente de Confrérie ⊰ avatar : Crystal Reed
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Lun 21 Nov - 2:32:22 | |
| maya & shane ▬ bad day, looking for the great escape. • he was my north, my south, my east and west, my working week, my sunday rest ; my noon, my midnight, my talk, my song; I thought that love would last for ever: I was wrong ;; furious lovers will be together again... |
« Rien ne t’efface jamais. Y’a trop de place dans ma vie depuis que tu m’as laissée. »
Que Shane ne se trompe pas : Maya n’était pas en train de lui faire de sempiternels reproches. Elle n’en n’était plus à ce stade depuis de nombreuses minutes maintenant. La jeune femme savait qu’elle n’avancerait jamais en restant braquée inlassablement sur ce passé qui la dérangeait. Pourtant, elle venait d’énoncer une vérité semblable au couperet de la guillotine sur la nuque de cette pauvre Marie-Antoinette…Shane avait laissé un vide abyssal dans son existence. Un trou béant dans sa poitrine, un espace creux, inutile, qu’elle ne pourrait jamais combler à moins de ne croire aux miracles. Maya était épuisée par tout ça…Elle ne se contrôlait plus. C’était arrivé à un tel point que son esprit semblait s’être soudainement séparé de son corps durant ces quelques minutes de passion pure, de désir si profond qu’elle en était chamboulée de tout son être et ne pouvait retenir ses tremblements. Au moment même où quelqu’un avait frappé à la porte et que Shane s’était écarté, Maya avait aussitôt hurlé « Dommage ! » intérieurement. Cette complainte était silencieuse bien sûr, mais elle se lisait sur le visage de la demoiselle. Tout en son regard laissait entendre qu’elle maudissait cet élément perturbateur l’ayant empêchée d’être enfin elle-même. Elle avait beau adorer Cheyenne, il n’empêche que son blocage émotionnel et affectif aurait pu être réglé ce jour là. Ce n’était pas encore son heure, voilà tout. Une gêne indicible ne manqua pas de l’envahir au moment même où elle avait prononcé sa propre phrase, en disant long sur ce qu’elle pensait de la situation. Elle s’empara rapidement de la chemise tandis que Shane s’interrogeait sur la nature de la relation Maya-Cheyenne. Leur attachement était étrange aux yeux de tout le monde, et bien que sa question eût prêté à sourire, la blondinette haussa légèrement les épaules. Bien sûr elle ne s’en moquait pas. Bien sûr elle était rassurée que cette sorte de mère vienne s’enquérir de son bien-être en lui apportant ce dont elle avait besoin, à savoir des vêtements propres et à sa taille. Mais Maya sentait la tristesse se faire plus lancinante, plus présente encore qu’elle ne l’avait jamais été dans le fond de son cœur. Après s’être sentie esseulée, Maya se sentait soudainement vide…Comme si plus rien au monde ne serait jamais capable de la combler intérieurement avant qu’elle ne doive quitter cette terre.
« Cheyenne ? La mère que je n’ai jamais eue. Ma famille est aussi chaotique que le reste de ma vie…Elle au moins, je sais qu’elle ne me décevra jamais. »
Au même titre que son père adoptif. C’était un peu comme si Maya avait choisi sa famille, à l’inverse de tous les autres foyers du monde, bien que ce soit la seule chose qu’elle n’ait jamais choisie. Cheyenne et Hokuto constituaient le cocon dont on l’avait privée. C’était une image relativement étrange et Maya ne s’attendait pas du tout à ce que Shane ne comprenne la situation. Il n’avait qu’à faire l’autruche, planquer sa tête dans le sable et attendre que la tornade maternelle ne passe. La blondinette allait tâcher de faire de même, en commençant par se rhabiller en toute hâte. La précipitation lui fit faire un travail tellement approximatif que cela se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’elle venait d’être secouée par une tornade de passion trop tôt interrompue. Il n’y avait pourtant plus qu’à espérer que Cheyenne n’y voit que du feu et ne s’amuse pas à tuer littéralement du regard les deux jeunes gens incapables de mettre des mots sur leurs actes. L’un comme l’autre semblait perdu dans un maelström d’émotions contradictoires et s’en sortir paraissait hautement compromis pour aujourd’hui. A vrai dire, Maya aurait donné cher pour se retrouver à nouveau dans cette bulle, ne serait-ce que pour quelques secondes. Au moment même où leurs lèvres s’étaient fondues l’une contre l’autre et que leurs souffles n’avaient plus fait qu’un, la jolie blonde avait vu sa souffrance disparaître, être complètement annihilée. La peur n’avait jamais existé, les souvenirs douloureux avaient laissé leur place…Tout était devenu calme. Mais dès lors qu’il s’était éloigné, la souffrance avait doublé d’intensité. L’atmosphère était devenue pesante et Maya trouvait tout nettement plus insupportable. Quelques secondes…Quelques secondes pour se sentir exister puis disparaître aussitôt.
« Merci pour les vêtements…Mais il fallait prendre ton temps, je n’étais pas nue Cheyenne. Ne t’oublie pas au passage, pas pour moi. Même si je ne sais pas ce que je ferais sans toi ! »
C’était indescriptible cette relation qu’elles avaient. Maya ne voulait pas lui faire de peine et de son côté, Cheyenne était incapable de ne pas s’inquiéter. Une vraie mère et une vraie fille…Restait à savoir si son professeur allait taper sur les doigts de quelqu’un pour ce qu’elle voyait sous ses yeux, et sur les doigts de qui. Pour l’instant, la jeune femme s’était dirigée vers la chambre pour déposer un sac rempli de vêtements et dans cette attente, Maya angoissait littéralement. Le fait qu’elle n’attrape le bras de Shane et ne le force ainsi à la regarder dans les yeux prouvait bien qu’elle n’était plus totalement dans son état normal…Désormais, elle ne fuyait pas. Elle cherchait surtout des réponses.
« Regarde-moi. C’était quoi ça ? »
Qu’il explique. Qu’il mette des mots sur cet élan de passion qui les avaient secoués autant l’un que l’autre. Qu’il ne la considère pas comme un vilain petit canard en fuyant son regard perdu et qu’il la rassure surtout. Maya voulait se sentir exister…Et s’il redevenait cet homme froid et mauvais qu’il avait si bien su être au club, la blondinette n’avait sans doute plus rien à espérer. Ce genre de moment qu’elle voulait à tout prix garder jalousement dans le fond de son cœur n’existerait sûrement plus. A moins qu’elle ne se trompe…Qu’elle n’ait tort depuis le début sur les intentions de Shane.
• • • • • • • • • • • •Crazy, thief, adorable...Future mom ! ♥ I don’t wanna love you a little, I just wanna love more •• Can't erase, so I'll take blame but I can't accept that we're estranged...Without you I can't quit now, this can't be right, I can't take one more sleepless night without you. I won't soar, I won't climb if you're not here. I'm paralyzed without you. I can't look, I'm so blind, I lost my heart, I lost my mind without you. I am lost, I am vain, I will never be the same without you •• Juno & Randy : If you jump, I jump, right ? ♥ |
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|  | | GAMMA • Take the best, fuck the rest. California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Fraise des Boas ⊰ commencement le : 25/06/2011 ⊰ date de naissance : 09/01/1988 ⊰ âge : 24 ⊰ messages : 1081 ⊰ topic : 1/2 pris ⊰ âge : 24 ans ⊰ étude : 4e année de médecine | spécialisation en médecine légale à venir ⊰ aes : Auto-défense ⊰ avatar : Katie McGrath
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Mer 23 Nov - 22:06:43 | |
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« vide cor meum »
Passer sous silence la confession de Maya et se concentrer sur ce qu'elle disait étaient deux choses que je me découvrais décidemment bien mauvais à faire. Peut-être que les hommes n'étaient effectivement pas faits pour exécuter deux tâches à la fois... « Rien ne t’efface jamais. Y’a trop de place dans ma vie depuis que tu m’as laissée. » Dans le genre de phrase qui vous rends confus comme vous ne l'avez jamais été auparavant, celle-là devait probablement être grande gagnante de la catégorie. Ce qui était d'autant plus déroutant était le fait qu'elle ne crisait pas... Maya, sans criser, plutôt éprise d'un ton vocal proche de la résignation. Encore une première depuis nos retrouvailles et là non plus, je ne savais pas où me mettre. Le silence était donc la meilleure solution à tout ça... non? Surtout que l'affirmation faisait autant l'effet d'une claque que tous les cris qu'elle avait pu hurler jusqu'à présent, me retranchant dans un acquiescement résigné, ne m'engageant pas à prétendre comprendre ce qu'elle avait traversé, ne pouvant jamais que vraiment accuser ma propre expérience. Quelque part, les mots qu'elle prononçaient trouvaient écho, et c'était juste ce qu'il me fallait pour ne pas confiner tout ça à l'ignorance, faire comme si je n'avais rien entendu. Un hochement de tête était sûr. Il ne risquait ni de la blesser, ni moi...
Je maintenais mon front contre le sien dans une tentative de me faire à l'idée de ce qu'il venait de se passer, gardant mes mains nouées autour de sa nuque comme pour la garder proche de moi mais sans véritablement y mettre assez de force pour qu'elle se sente prise au piège. Je ne voulais simplement que retrouver un peu du souffle qu'elle venait de m'enlever par le biais de ces quelques instants aussi passionnés que nos disputes accumulées depuis hier. C'était à n'y rien comprendre et je voulais avant tout tenter de réaliser ce qui avait bien pu me passer par la tête... Au moins, elle ne fuyait pas de la maison, n'avait pas tenté de ruiner mes bijoux de famille d'un coup de genou bien placé et avait au moins semblé participer autant que moi à ces quelques secondes de perdition. Je serais bien resté comme ça pendant des heures, juste à l'entendre à peine essouflée contre moi, se plaignant de mon immobilité par la tension soudaine de certains muscles alors que les coups à la porte d'entrée se faisaient à nouveau entendre. Si Cheyenne, puisqu'il s'agissait évidemment d'elle, ne recevait pas de réponse bientôt, je pense que la miss était en mesure de défoncer l'entrée... Autant ne pas arriver jusque là. SHANE – « J'arrive !! » J'avais plutôt intérêt à ne pas trop traîner, ou au moins à laisser ma voix sous entendre mon arrivée prochaine à notre visiteuse. Histoire de ne pas avoir à réparer les dégâts, puisque si le sermon voilé de menaces que cette femme m'avait servi plutôt était le moindre indicateur, elle était le genre de personne en mesure de faire de ma vie un enfer... J'étais loin de prendre mon temps, mais je laissais quand même de quoi permettre à Maya de se refaire une beauté (si tant est qu'à moitié nue dans une chemise soit considéré comme "refaire une beauté") et de réparer le désordre physique que notre dernier contact avait laissé. « …Elle au moins, je sais qu’elle ne me décevra jamais. » Et pan! prends toi ça dans les dents, Shane !! Certes, c'était de bonne guerre mais cela ne voulait jamais dire que c'était agréable à entendre pour autant. J'avais tenté de la recontacter.... A l'instant précis, je vouais une haine implacable vis à vis de l'entourage de la jeune femme et si je ne savais pas que Cheyenne n'avait pas été là à cette époque, j'aurais pu la compter dans le lot. Pour l'instant je me contenterais d'être méfiant. Maya s'était rhabillée à la vitesse de l'éclair, la laissant légèrement essouflée et approximative dans son résultat, chose qui me fit sourire tout en m'inquiétant passablement. Le regard lui demandant si elle était prête s'agrandit juste un instant le temps de lui faire part d'un petit détail encore traître sur son apparence, puis, satisfaits que nous étions que la situation semblait plus ou moins revenue sous contrôle, j'ouvrais enfin la porte avant de me faire à moitié sauter dessus par une silhouette imposante.SHANE – « Woah !!! » Oui, bon, Cheyenne n'avait probablement rien de canin, mais j'étais si surpris par l'apparition enjouée de l'animal à quatre pattes derrière la porte que je fis un petit bon de côté pour laisser passer animal, maîtresse et enfants, les mains en l'air et les yeux écarquillés alors que l'invitée s'invitait chez moi sans attendre que je ne l'y accueille. Elle avait un pas royal, déterminé, et je ne savais pas trop si je devais être ravi qu'une personne pareille soit du côté de Maya ou inquiet pour ma santé morale et physique si cette dernière venait à calquer certaines attitudes de cette figure maternelle improvisée.CHEYENNE – « Vous en avez mis du temps ! » Elle semblait agacée, pressée, ravie de revoir Maya et soucieuse du bien être de deux bambins lovés dans leur couffin... poussette.... landau ?? Bref, quel que soit le nom que portait ce truc... Le chien m'observait avec deux yeux ronds, comme s'il tentait de déterminer si j'étais ou pas une menace pour sa maîtresse, mais me voyant si décontenancé par cette arrivée dû mettre son souci de côté puisqu'il revint rapidement et se mit à trotter jusqu'à mon divan avant de s'y installer... Bien sûr, le chien... Pourquoi pas ? Le soupir exaspéré que je laissais échapper attira le regard des deux femmes de la maison, si bien qu'une fois de plus en l'espace de dix minutes, je ne savais plus où me placer. Maya semblait un peu décontenancée et à la fois ravie de revoir Cheyenne mais en même temps elle devait au moins se sentir comme moi: agacée par la présence de la jeune femme, peut-être rassurée un peu aussi parce que pour autant que j'étais concerné je n'étais pas exactement sûr de pouvoir dire jusqu'où les choses auraient pu aller si elle n'avait pas débarqué.
Un regard. Juste un coup d'oeil échangé alors que Maya portait son attention sur moi et moi sur elle, et Cheyenne souleva le lièvre que nous tentions désespérément de dissimuler. Au moins, rien ne parla autre que le sourire qui s'afficha sur son visage alors que ses yeux passaient de Maya à moi avant de revenir vers ses enfants et s'en occuper juste assez longtemps pour offrir à Maya l'occasion de ramener ses affaires dans ma ch... sa chambre. J'étais aussi surpris que le chien alors qu'elle agrippa mon bras et m'attira à part pour me parler, apparemment, profitant de la distraction et de la gentillesse de Cheyenne prétendant être occupée pour me haper dans la chambre et m'entretenir entre quatre z'yeux.MAYA – « Regarde-moi. C’était quoi ça ? » Elle me cherchait du regard alors que j'étais partagé entre l'envie de m'ancrer dans le sien et le fuir. Je n'avais pas exactement de réponse à lui offrir, je cherchais autant à comprendre qu'elle et des deux, c'était elle la plus intelligente. C'était sûrement elle qui parviendrait à comprendre ce que ça avait été, même si je ne pouvais jamais lui répondre qu'en baissant les yeux sur elle et caresser doucement sa joue d'une main lentement soulevée. Le sourire étirait mon visage, je ne pensais pas avoir un air arrogant ou alors fier de moi pour quelque chose dont je ne devais tirer nulle fierté. Juste... Serein, j'imagine. Un peu comme si on m'avait permis de goûter juste un instant de plus à ce que ma connerie avait pu gâcher ?? Content, d'une certaine façon. Juste un homme exprimant la satisfaction certaine d'être en compagnie d'une personne aimée, même si rien n'est jamais supposé être si simple... Comment diable allais-je bien pouvoir lui expliquer ce que cela était ??
Les gestes parlent parfois bien plus que tant d'autres mots, aussi penchais-je de nouveau ma tête pour capturer ses lèvres dans un mouvement plus chaste. Plus sobre, mais où la passion était remplacée par quelque chose de plus. Par quelque chose sur lequel je ne pouvais pas vraiment mettre de mot mais que j'espérais serais en mesure de pouvoir répondre à la question de Maya pour l'instant...CHEYENNE – « Vous vous êtes perdus ? » La question brisa le contact au son d'un petit rire échappé de mes lèvres et j'accordais avec la question de notre invitée en convenant que pour déposer un simple sac, nous avions mis un sacré bout de temps. Oops? Invitant d'un coup de tête Maya à retourner dans la pièce principale, Cheyenne nous y attendait déjà, à demi assise sur l'accoudoir de mon sofa en patientant gentiment et en nous observant de cette manière qu'avaient tous les adultes de vous scruter lorsque tout ce qu'ils avaient en tête de dire c'était "JE SAIS !" et ainsi faire comprendre à tout le monde qu'elle n'était pas dupe. Je raclais la gorge juste un instant avant de me frotter l'arrière de la tête. Ce n'était pas pour rien que j'étais nul à mourir au poker, je n'avais vraiment pas un visage de bluffeur, alors que Maya me paraissait déjà d'autant plus stoïque...CHEYENNE – « Ce n'est pas tout ça, mais je dois y aller. Je dois amener les enfants chez Caly, maman est de sortie ce soir. Maya, ne t'inquiète pas pour tout ça, je sais que tu n'étais pas nue mais puisque je devais tout de même passer.... Oh et Shane ? Je sais où tu vis, maintenant... » Sous-entendu: tu fais du mal à mon bébé, et je te brise les jambes. Je ne sais pas pourquoi j'imaginais Cheyenne considérer Maya comme son enfant, mais c'était la première image qui me vint à l'esprit alors qu'elle me scrutait du regard avec ce petit sourire omniscient destiné à me faire comprendre que la supercherie n'avait pas tenu et que j'étais maintenant sur une pente bien glissante... Comme si je ne le savais pas déjà. Accompagnant la petite famille jusqu'à ma porte, j'ignorais un instant le regard insistant du chien posé sur moi comme s'il me considérait comme proie alors que je laissais à Maya et Cheyenne quelques instants pour chuchotter des choses dont je n'étais évidemment pas convié à connaître. Puis elle se tourna vers moi et ses yeux bruns imprimèrent quelque chose de l'ordre du "je te tiens à l'oeil, gaillard" en moi, de sorte que je ne savais quoi en penser. Quelques instants plus tard, la famille était repartie et ma porte se fermait sur un tourbillon de questions, incertitudes, et amusement tels que je n'en avais jamais vécu. Je ne restais jamais avec personne longtemps assez pour connaître les parents, et Maya faisait exception à la règle... Bien sûr. Elle avait toujours été la seule exception à tout...SHANE – « Pourquoi est-ce que j'ai l'impression d'avoir eu droit à un examen en bonne et due forme ? » Je m'affalais sur le sofa en parlant, de sorte que Maya restait quelque part derrière et que je tapais mon coussin dans l'espoir de dégager les quelques poils que le husky avait déposé en s'y reposant. Je me retournais ensuite vers Maya, assis de côté sur mon fauteuil alors que je l'observais en silence dans une manière qui se voulait pas trop invasive, ni suffisante pour la mettre mal à l'aise. SHANE – « Cette chemise te va bientôt mieux à toi que sur moi. Jalouuux... » La voix douce que j'avais empreinté était supposée briser un peu de la tension qui régnait, mais je réalisais avec un déglutit difficile que rien n'était supposé être plus léger entre nous. Tant que rien n'était officiellement arrangé, ou au moins labelisé... SHANE – « Viens là... » Ma main se tendit vers elle, l'invitant à capturer la sienne dans une étreinte destinée à la ramener vers moi et l'asseoir à mes côtés histoire que nous puissions discuter à l'aise. Je n'avais aucune envie de me lever, ni de la voir debout alors que je restais assis là. Je voulais confort, aise, et sa présence à ses côtés, même si je n'étais pas sûr de vouloir lui avouer tout ça, aussi attendais-je patiemment qu'elle s'installe à mes côtés avant de me remettre à parler d'une voix calme et posée... SHANE – « Tu veux savoir ce que "ça" c'était. Je pense que je me pose autant de questions que toi sur ce que c'est. Je ne suis pas sûr de pouvoir poser un nom sur ce que c'était, mais je peux dire de nommer au moins ce que ça n'était pas. Ce n'était pas moi profitant de la situation. Ce n'était pas moi jouant avec toi dans mon seul intérêt égoïste et purement physique. Ce n'était pas moi voulant réitérer mes erreurs quitte à te laisser pantelante et malheureuse après. Je n'irais jamais dire que c'était nécessairement la meilleure chose à faire, tu sais à quel point je peux être con et maladroit parfois, mais sur le moment cela me paraissait "juste". Je pense que je me suis laissé emporter. Je pense que tu m'as manqué. Je pense que j'ai envie d'être là pour toi, même si je ne suis pas trop sûr de savoir comment. » Oh, comme j'avais bien l'air d'un adolescent éperdu, là. Mais la confusion n'était pas feinte et j'étais loin de pouvoir deviner les répercussions que mes paroles hésitantes allaient bien pouvoir avoir sur elle... Rien de mal, j'espérais...
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|  | | California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Mélie ⊰ commencement le : 17/10/2011 ⊰ date de naissance : 23/03/1989 ⊰ âge : 23 ⊰ messages : 11365 ⊰ topic : closed : dydy, minus, aislynn, poussin & minus, andrea & gaulthier, maëlle. ⊰ âge : 23 ans ⊰ étude : Physique, 4ème année ⊰ aes : Présidente de Confrérie ⊰ avatar : Crystal Reed
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Jeu 24 Nov - 16:37:49 | |
| maya & shane ▬ bad day, looking for the great escape. • he was my north, my south, my east and west, my working week, my sunday rest ; my noon, my midnight, my talk, my song; I thought that love would last for ever: I was wrong ;; furious lovers will be together again... |
On pouvait dire beaucoup de choses à l’heure actuelle quant à la présence de Maya tout près de Shane, mais pas qu’elle soit particulièrement à l’aise. Ce qui venait de se passer remettait diablement en cause tout ce en quoi elle avait cru jusqu’à lors. Il n’y avait plus seulement cette haine indicible qu’elle avait ressentie à l’égard de Shane depuis son départ, il existait désormais cette sorte de passion folle sur laquelle elle ne semblait plus avoir aucun contrôle. Certes, elle écoutait chacun de ses dires avec la plus intense des attentions, mais une partie d’elle-même était soudainement rivée sur ce qui s’était passé, quelques années plus tôt. Il ne lui avait jamais vraiment demandé clairement pourquoi elle était si peu câline, et pourquoi s’engager physiquement avec quelqu’un avait toujours parut impossible. A ce moment là, Maya ne l’accusait pas de ne pas s’intéresser à elle, la jeune femme était plutôt dans la position de celle qui ne veut pas être connue, découverte, sondée. Cette situation lui avait parfaitement convenu jusqu’à ce qu’elle ne finisse par déranger Shane et le pousser ainsi vers la sortie. A l’heure actuelle, elle ne pouvait pas se détendre tout en sachant qu’ils avaient manqué de franchir une barrière il n’y avait pas vingt minutes. C’était d’autant plus impossible qu’elle sentait une intense panique prendre peu à peu possession de son esprit, comme si elle se sentait se perdre littéralement face à cette passion qu’elle n’aurait jamais crue possible. Maya n’était pas douce, elle n’était pas passionnée si on ne parlait pas d’archéologie et n’était rien d’autre qu’une handicapée du sentiment. Elle fuyait tout ce qui avait attrait aux relations amoureuses et intimes, aussi il n’était pas pensable qu’elle ne se laisse aller aujourd’hui…Surtout avec son ex ! Shane et elle n’avaient pas réglé tous leurs soucis, et franchir cette véritable muraille de Chine n’était envisageable ni pour l’un ni pour l’autre. Maya se connaissait. Elle savait qu’aussitôt l’acte passé, elle ne serait capable de mettre en lumière que ses regrets, en prouvant par a+b pourquoi au juste elle en avait. S’ils franchissaient effectivement ce pas, elle allait le haïr de toutes ses forces. La raison la poussant à ne pas céder à cette impulsion était mystérieuse, cependant. Après tout, elle était déjà censée être haineuse à son égard…
« On m’a violée. »
Cette sentence venait de fendre l’air tel un boulet de canon, ou le couperet de la guillotine sur la nuque de cette pauvre Marie-Antoinette. Maya n’aurait jamais cru être un jour capable d’énoncer clairement de telles paroles, sans éprouver une crainte ou une tristesse incontrôlable. Etonnement, la demoiselle était d’un calme olympien, presque glacial. Pour parvenir à s’exprimer là-dessus, il fallait qu’elle se ferme. Il fallait qu’elle fasse office de pierre et que son cœur ne soit plus qu’un mauvais souvenir tant il s’était solidifié. C’était effrayant tellement la césure entre la Maya de maintenant et celle d’il y a quelques minutes étaient différentes. La blondinette ne regardait plus Shane, et c’était justement à cause de cela qu’elle ne tremblait pas. Si leurs yeux se fondaient l’un dans l’autre, elle savait que son impassibilité allait s’effriter comme un mur ancien après des mois de fortes pluies. Maya se devait de garder contenance…Car après tout, elle ne pouvait pas laisser son interlocuteur sans plus d’explication, à rester ainsi penché à ses lèvres dans le cas où elle se lancerait dans de plus amples détails.
« On venait juste de se rencontrer. Ce n’était pas encore clairs entre nous deux, pourtant j’y croyais, tu te souviens ? Lors de notre première beuverie, j’avais même eu le culot de dire que plus tard, je t’épouserais et que nos enfants seraient les plus beaux du monde. Seulement à la soirée suivante, tu as été indisponible. Je crois que ton meilleur ami tenait à tout prix à ce que tu restes avec lui…Et moi, je t’ai attendu au bar. J’espérais que tu viendrais quand même, j’étais droguée à toi. Seulement j’ai été repérée par un autre. Il ne m’a pas lâchée du regard de toute la soirée et lorsque j’ai voulu regagner ma voiture, il m’a devancée. Il m’a bloquée et…J’ai eu beau hurler, personne n’est jamais venu à mon secours. C’est la raison pour laquelle j’ai disparu pendant plusieurs semaines. Je ne sais même plus quel bobard je t’avais inventé à ce moment là, mais c’était crédible il faut croire. »
Maya haussa soudainement les épaules, comme si plus rien n’avait d’importance. De toute évidence, soit il allait être dégoûté, soit il allait certainement la planter là. Elle ne voyait pas d’autre alternative et de toute manière, il y avait prescription. Maya n’avait jamais eu vent du nom de ce salopard et si elle avait su qu’il s’agissait l’une des connaissances du meilleur ami de l’époque de Shane, probablement n’en n’aurait-elle pas fait état. Maya ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie, juste exprimer le pourquoi du comment elle n’avait aucune intention d’accepter que qui que ce soit ne la touche. C’était maladif chez elle…A croire qu’elle soit un véritable cas désespéré.
« Ca ne change sûrement rien, j’en ai conscience. Mais quelque chose s’est brisé en moi ce soir là. Je n’ai plus jamais accepté que l’on me touche. Je ne voulais pas que l’on me fasse à nouveau du mal, je ne voulais pas revivre ce cauchemar, jamais. C’est comme ça…J’ai toujours été catastrophique pour mes relations sentimentales, mais là, c’est un naufrage. Ne prends pas pitié. C’est la dernière chose que je souhaite. Mais disons qu’avant que je clamse, j’ai pensé que je te devais bien la vérité. Même si ça ne change strictement rien. »
Que Shane hurle, qu’il ne l’engueule, qu’il lui prouve enfin qu’elle existait et qu’elle n’était pas aussi transparente qu’elle le croyait. Mais en attendant, elle ne pleurait pas. Maya était comme une véritable pierre.
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 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Mar 29 Nov - 3:14:11 | |
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« vide cor meum »
SHANE – « Ecoute Maya, peut-être que je n'aurais pas dû... sûrement n'avais-je pas le droit à la prétention de faire ce que j'ai fait mais j'avais jus.... »
Ma voix avait été douce alors que j'essayais encore et toujours de justifier des actions qui n'avaient rien de plus à mes yeux qu'un aspect naturel sur lequel je ne m'étais pas interrogé. Cela me paraissait normal, si saugrenu soit cette observation en dépit de notre passif commun. Mais si ma voix avait voulu ne pas troubler le calme apparent de ce petit moment à nous, contraste effrayant avec la frénésie qui s'était emparée de nos esprits un peu plus tôt, ce n'était rien comparé au silence de plomb que ces quelques mots imposèrent à mes oreilles. Avec emphase sur le dernier. Violée. Seigneur, je n'étais peut-être que l'homme le plus éloigné possible de la définition d'ange, mais je pensais avoir juste assez de respect pour ne pas... pas ça. Je m'agitais progressivement alors que Maya continuait son histoire, la mention des évènements soudainement clair dans mon esprit comme si l'urgence d'avec Derek s'était déroulée la veille. L'avais-je seulement prévenue ?? Je pense que oui, mais à l'entendre dire qu'elle m'avait attendue et qu'un autre en avait profité pour lui imposer sa malfaisance, je n'étais plus sûr de rien. L'idée qu'un autre ait pu poser ses mains sur elle pouvait parfois me rendre dingue d'une jalousie dont je savais ne pas avoir droit, mais d'imaginer la nature perverse et dégradante des évènements, plus ou moins par ma faute, me donnait clairement envie de vomir. Le bobard n'avait jamais été crédible à mes yeux, mais je pensais à l'époque qu'elle avait mal pris le fait de ne pas avoir été ma priorité et cela m'avait suffit lorsqu'elle avait annoncé de cette voix tremblante qu'elle voulait prendre un peu ses distances. Je n'avais jamais été bien doué, je restais persuadé que c'était à cause de moi et j'avais passé le temps à me flageller moralement pour avoir été un abruti fini. Et savoir exactement ce qu'il s'était passé, aujourd'hui, n'allait certainement rien arranger à la situation.
Peut-être m'avait-elle vu grimacer lorsqu'elle mentionna le fait qu'il l'avait retenue coincée contre la voiture et relater ce qu'il lui avait fait. Peut-être avait-elle réalisé que j'avais cessé de respirer l'espace d'une seconde, juste le temps de prendre en pleine figure juste à quel point j'avais pu merdé. Ma main approcha doucement de la sienne par automatisme, cherchant à insuffler de la force vers cette femme pour qui avouer un tel secret devait s'avérer énorme, mais aussi à me rassurer d'une certaine manière. De quoi, je n'en étais pas exactement sûre mais le sentiment restait là. S'était-il agit d'une embuscade ? D'un malheureux hasard ? D'un coup prémédité destiné à détruire Maya ? L'urgence de Ian m'avait toujours paru si bidon... et s'il avait été au courant? Et si tout avait été prévu ? Et si j'avais suivi mon instinct premier et décidé de faire faux bond aux conneries de mon best pour passer la soirée avec cette femme extraordinaire ? Mon cerveau commença à virevolter sous le poids des possibilités et de ce qui aurait pu ou aurait dû se passer. Et si....
SHANE – « Maya, je.. »
Le reste de ma phrase mourut sur mes lèvres. Putain, j'aurais dû reconnaître les signes. Au moins faire agir ma cervelle un peu plus que pendant deux secondes et un peu tâcher de comprendre. Me mettre à sa place. Me persuader qu'il devait y avoir une solide raison à ses rejets constants et non pas parce qu'elle estimait probablement me juger indigne de ces choses là. Mon égo en avait pris un coup et cela n'avait fait qu'empirer les choses. Et là... Là, tout devenait terriblement plus clair, même si dans le fond je ne me sentais que plus perdu que ce que je n'avais été plus tôt. Perdu et furieux. Elle continua à parler et le simple fait qu'elle soit si défaitiste quant à son présumé destin me fit mal au cœur, comme une flèche tirée avec une mortelle précision, même si les yeux écarquillés et la bouche entrouverte en confusion furieuse ne devait pas lui permettre de comprendre cela. Je pensais juste à ce petit fils de pute qui s'était amusé à briser Maya.. L'envie de vomir me reprit à nouveau, rapidement remplacée par le profond désir de connaître l'identité de cet enfoiré, le traquer comme l'animal qu'il était et finir par lui coller une balle entre les deux yeux. Cela n'arrangerait rien pour elle, mais cela promettait de sacrément me faire du bien, même si je ne pouvais rien faire pour l'instant. Au lieu de quoi, je me levais dans une précipitation née de l'agitation qui s'emparait de moi, commençant à faire les cent pas juste devant elle sans véritablement le réaliser, l'esprit bouillonnant de mille pensées enragées. J'étais perdu. Confus. Plus encore que lorsque je m'étais emparée de ses lèvres alors que rien au monde ne m'y autorisait... Mais je ne pouvais pas me faire à l'idée des révélations qui cascadaient depuis hier, je ne pouvais pas m'accoutumer à la réalisation que j'avais bel et bien été le roi des cons il y a tant d'années. Je comprenais un peu mieux les réactions de Maya à mon égard, et quelque part cela apaisait ma propre rancœur pour la remplacer par une autre...
SHANE – « PUTAIN ! »
La rage s'échappait autant de ce seul juron et du poing qui s'écrasa avec force dans le mur de mon salon. Le choc eut deux effets immédiats: 1) mon propriétaire allait être furieux de remarquer le trou dans le mur et 2) cela faisait un mal de chien, la douleur effaçant pourtant à peine les ténèbres qui s'emparaient doucement de moi. On ne trouvait pas à faire du mal à quelqu'un que j'appréciais et s'en sortir impunément, même si le plus grand coupable de l'histoire restait moi-même. Je n'avais définitivement pas terminé de m'en vouloir pour tout ça, maintenant que je savais tout ce que je pensais avoir à savoir.
SHANE – « Je suis désolé... »
La douleur de ma main bien rapidement oublié, la blessure saignant légèrement mais pas suffisamment pour couler, je revenais vers elle alors qu'elle terminait ce qu'elle avait à me dire, assise sur le divan sur lequel je l'avais laissée.
SHANE – « Non ça ne change rien, tu es toujours toi et je suis toujours le plus grand con de la Terre pour t'avoir laissée, mais ça tu le sais. Il n'y aura pas de pitié..., je laissais le double sens de mes mots se noyer un peu avant de reprendre. Je vais te toucher maintenant. Te prendre dans mes bras.., j'attendais un signe, un accord de sa part avant de m'asseoir de nouveau à ses côtés et de passer mes bras par dessus ses épaules dans une embrassade que j'espérais réconfortante. La colère avait disparu, ne restait que la douceur que j'éprouvais pour elle et le simple espoir de me montrer réconfortant maintenant que je le pouvais et que je n'avais plus de merde dans les yeux pour agir stupidement, tu n'es plus toute seule, Maya. Même si tu ne veux plus de moi comme avant, ou que tu ne me fais plus confiance -chose qui est parfaitement normale, soit dit en passant. Je suis là. J'ai envie d'être là. J'ai envie de casser la gueule de ce connard comme je n'avais jamais envie d'être violent par le passé mais je suis là... Désolé d'être en retard. Désolé de ne pas avoir été là pour toi quand tu en avais besoin, je m'en voudrais toujours pour ça. Je suis là. Je serais toujours là. »
Au vu de notre passé, cela pourrait bien probablement paraître pour de vaines promesses mais je ne pouvais pas m'empêcher de les formuler et de persuader la moindre cellule de mon être que j'allais m'y tenir. Seigneur, ce que la réalisation pouvait vous frapper comme la foudre une fois que toutes les pièces se mettaient en place. J'étais furieux, désespéré, attentionné et désireux de faire pour le mieux tout en même temps, occupé à dessiner quelques arabesques sans le moindre dans dans le dos de la jeune femme sans vraiment réfléchir à ce que je faisais. Je ne voulais simplement pas la laisser partir, aussi irrationnel fût mon attitude ou le fait que je plongeais le nez dans sa nuque pour humer sa présence. Les évènements auraient pu se passer il y a cinq minutes que je n'aurais pas réagi différemment, accroché à elle comme si j'étais persuadé que la laisser aller signifierait la voir disparaître à jamais....
Ce que je pouvais être con, parfois. Ce que la colère, la peur ou le regret pouvait vous faire faire, aussi, alors que je déposais juste un petit baiser dans son cou avant de m'éloigner d'elle, peu désireux de laisser la passion nous embraser à nouveau après de telles révélations. Cela ne semblerait pas juste, même si la tentation restait là entre elle et moi de manière presque palpable.
SHANE – « Cela ne change rien... »
Je ne savais pas exactement quoi faire. Quelque part en moi naissait cette irrépressible envie de l'embrasser à nouveau. De lui faire oublier le cauchemar et de, peut-être, tenter de lui donner l'impression de vivre à nouveau. Mais je doutais que cela soit exactement la meilleure des choses à faire, même si mon regard dardait sur ses lèvres plus souvent que non et que mes yeux devaient brûler d'une affection retrouvée pour ce brin de femme.. Je voulais l'embrasser, retrouver un peu de ce qui nous avait été ravi par une ordure de la pire espèce, et espérer effacer le souci de ses traits tout en me convainquant de manière incertaine qu'elle était bel et bien là. Même si les circonstances ne se prêtaient jamais à ce que tout soit simple entre elle et moi ... Mais dans le fond, ce que je voulais n'avait que peu de valeur à cet instant bien précis. La seule qui comptait, c'était elle.
Maya.
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|  | | California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Mélie ⊰ commencement le : 17/10/2011 ⊰ date de naissance : 23/03/1989 ⊰ âge : 23 ⊰ messages : 11365 ⊰ topic : closed : dydy, minus, aislynn, poussin & minus, andrea & gaulthier, maëlle. ⊰ âge : 23 ans ⊰ étude : Physique, 4ème année ⊰ aes : Présidente de Confrérie ⊰ avatar : Crystal Reed
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Mar 29 Nov - 11:35:21 | |
| maya & shane ▬ bad day, looking for the great escape. • he was my north, my south, my east and west, my working week, my sunday rest ; my noon, my midnight, my talk, my song; I thought that love would last for ever: I was wrong ;; furious lovers will be together again... |
Maya était en plein doute. Elle ne savait pas si le fait de vider son sac maintenant avait été sa plus brillante idée. Mais ce qui est fait est fait, impossible de revenir dessus. La jolie blonde aurait beau pleurer toutes les larmes de son corps, hurler tous ces cris enfouis dans le tréfonds de son âme, personne n’y pourrait rien. Excepté Shane. En la prenant dans ses bras, il marquait comme le temps d’une toute nouvelle vision des choses. La jeune femme n’était plus seule face à cette détresse datant de plusieurs années…Elle n’avait plus à hurler ni à tempêter seule dans son lit alors que l’insomnie n’avait de cesse de frapper à sa porte. Et, plus que tout, elle aurait donné tout l’or du monde pour ne jamais être séparée de ses bras. Pour un peu, elle en aurait presque oublié le fait qu’il ait tapé si fort son poing contre un mur n’étant nullement responsable de cette vaste tragédie. L’idée ne lui frappa qu’ensuite, alors qu’il s’éloignait d’elle et énonçait les mots qu’elle n’espérait plus entendre. Son envie n’était pas qu’il ne se mette hors la loi pour le meurtre de ce salopard, non…Maya préférait justement qu’ils parviennent ensemble à se faire oublier leurs peines désormais communes, quitte à ce que cela prenne des années. Soudainement, elle n’était plus réellement frappée par l’échéance mortelle étant pourtant la sienne. Rien n’avait plus d’importance et elle tentait vainement de le faire comprendre à Shane d’un regard nettement plus adoucit, comme ceux qu’elle avait autrefois lorsqu’elle le couvait littéralement des yeux. Cette expression sur son visage n’y était plus née depuis des lustres, et c’était à peine si elle se souvenait de comment prouver par a+b l’existence d’une émotion qu’elle pensait morte à jamais. Maya était perdue dans les méandres de cette froideur crée pour la protéger. Elle ne savait plus ni comment agir, ni comment parler, et laisser parler son cœur lui paraissait être tellement désuet qu’elle en avait presque honte. Son palpitant était actif, battant la chamade au centre même de sa poitrine et résonnant telle une ritournelle incessante et insupportable. S’il avait pu cesser ce rythme infernal et la laisser vivre tout de même cette existence à laquelle elle peinait à aspirer, Maya serait la plus heureuse du monde. Mais le symbole de son bonheur semblait lui échapper à cet instant précis. S’il y avait eu un mode d’emploi afin de l’aider à mettre de l’ordre dans tout cela, sûrement se serait-elle empressée de l’apprendre par cœur.
« Tais-toi. »
Ce n’était pas une insulte mais une sorte de supplication. La blondinette n’avait plus besoin qu’il s’exprime sur ce qu’elle venait de dire ou qu’il avait justement fait à son poing. Au lieu de cela, elle s’était levée, rapprochée à pas de louve et s’était délicatement emparée de sa main afin d’y déposer ses lèvres avec délicatesse, comme si ce « bisou magique » se trouvait être LE remède dont il avait besoin pour atténuer douleur et rage. Maya savait au juste ce qui leur manquait…Retrouver la sorte de complicité naissante qu’ils avaient connue autrefois, avant que Shane ne prenne la poudre d’escampette et que la jeune femme ne soit brisée par le désir d’un salopard fini. Mais tout ceci pouvait toucher sa fin aujourd’hui, pour peu qu’ils ne le veuillent…L’un comme l’autre.
« L’important ce n’est pas ce que l’on a fait ou ce que l’on est maintenant…On peut être plus que toutes ces conneries. »
Maya ne s’était visiblement pas confiée pour qu’ils pleurent sur son sort durant des mois. Si elle l’avait fait, c’était dans le but que Shane ne comprenne sa détresse et ne l’aide à passer à autre chose. Certes, c’était un soldat dont la sentimentalité était résolument proche de celle de la blondinette, soit au seuil quasi zéro, mais ils pouvaient devenir meilleurs ensemble. Ils l’avaient déjà prouvé, et Maya s’apprêtait à poser une première pierre d’un édifice que personne n’aurait jamais cru construit un jour. Cette fois-ci, la passion n’avait plus pour origine les lèvres de Shane mais les siennes, étant donné qu’elle s’empara de son visage et de sa bouche avec cette sorte d’avidité que l’on ne lui connaissait pas. Ce n’était peut-être pas la plus brillante idée dans l’histoire de ses bonnes idées…Mais c’en n’était une, et ils évitaient ainsi de pleurer dans les chaumières comme ils étaient en passe de le faire. Maya dévoilait ainsi toute cette frustration, ce désir retenu depuis si longtemps et qui se déversait en rafales sur le corps de Shane. La tornade allait sûrement n’avoir eu aucun égal, et ce bien que Maya n’ait aucun élément de comparaison. Quelque part, elle voulait marquer le jeune homme, ne plus être cette demoiselle chieuse, sans arrêt en train de râler et impassiblement imprévisible qu’elle était devenue. Elle n’hésita donc pas à s’écarter légèrement, à regarder Shane avec une intensité que nul autre n’aurait eue à sa place, avant de déboutonner les boutons de cette fameuse chemise de bûcheron canadien qu’elle portait en ce moment même. C’était la toute première fois qu’elle n’avait aucune espèce d’hésitation et qu’elle se trouvait dans la position d’une femme qui fait confiance à son corps frêle et malhabile pour séduire. Quelque part, Maya était une demoiselle magnifique. Elle n’avait jamais su le prouver auparavant, voilà tout.
« Pose tes mains sur moi Shane. Je te veux. »
Difficile de faire à la fois plus clair et plus surprenant. Mais c’était bien là le côté extraordinaire de son caractère…Nul ne pouvait se prétendre capable de la sonder ni de l’appréhender. Il fut donc dans la suite logique des choses qu’elle ne s’empare à nouveau de ses lèvres à l’aide de cette fougue fabuleuse étant désormais la sienne, incitant ainsi Shane à la suivre dans la chambre dont elle ferma la porte à clef sans l’ombre d’une peine. Cette fois-ci, elle priait pour que Cheyenne n’ait pas la mauvaise idée de revenir…Elle adorait son professeur, cette sorte de mère adoptive qu’elle représentait à ses yeux, mais pour l’heure, rien d’autre au monde ne pouvait compter que cette toute nouvelle médecine du cœur. Qu’importe ce qui se passerait ensuite comme des éventuels regrets qui viendraient noircir ce tableau si formidable. Ils étaient ensemble, leurs corps prêts à ne former qu’un tandis que Maya se laissait tomber sur le lit en entraînait Shane avec elle. Qu’importe.
• • • • • • • • • • • •Crazy, thief, adorable...Future mom ! ♥ I don’t wanna love you a little, I just wanna love more •• Can't erase, so I'll take blame but I can't accept that we're estranged...Without you I can't quit now, this can't be right, I can't take one more sleepless night without you. I won't soar, I won't climb if you're not here. I'm paralyzed without you. I can't look, I'm so blind, I lost my heart, I lost my mind without you. I am lost, I am vain, I will never be the same without you •• Juno & Randy : If you jump, I jump, right ? ♥ |
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|  | | GAMMA • Take the best, fuck the rest. California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Fraise des Boas ⊰ commencement le : 25/06/2011 ⊰ date de naissance : 09/01/1988 ⊰ âge : 24 ⊰ messages : 1081 ⊰ topic : 1/2 pris ⊰ âge : 24 ans ⊰ étude : 4e année de médecine | spécialisation en médecine légale à venir ⊰ aes : Auto-défense ⊰ avatar : Katie McGrath
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Mar 29 Nov - 18:06:02 | |
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« vide cor meum »
Il n'y avait aucun déni de l'effet qu'avaient ses mots sur moi. La partie purement masculine se flatta d'une telle opportunité, mais l'autre partie, celle qui parvenait encore à réfléchir de manière cohérente et attentionnée, s'étrangla quelque peu sous le poids de ce que ses mots signifiaient vraiment. De la confiance qui se dissimulait derrière le masque de ces paroles, doucement dévoilée à mon regard jusqu'à ce que j'en soie ébloui. Je commençais sérieusement à sombre dans un romantisme incroyable, alors que ce n'était pas du tout mon genre, mais c'était le genre de pouvoir que Maya avait sur moi. Ses doigts se perdaient contre le boutons de la chemise que je lui avais maladroitement prêté, faisant sauter une attache après l'autre avant que la scène ne soit de trop et que je ne gagne en avançant sur le pas de retrait qu'elle avait opéré, me retrouvant effectivement de nouveau face à elle après avoir mis un terme aux mouvements de ses poignets. Je voulais profiter de ça. Je voulais avoir le plaisir de la découvrir et non pas lui donner l'impression de s'offrir, même si le fait de la retrouver ainsi donnait un tout nouveau sens à une multitude de concepts avec lesquels que je pensais être familier. A quel point elle avait pu me manquer. A quel point il n'y avait qu'elle pour poser ce regard gêné sur moi et provoquer un sourire attendri en souvenirs de temps meilleurs, ou rien d'autre que la félicité ne rythmaient nos vies.
Je maintenais délicatement ses mains prisonnière de ma gauche, laissant la droite remonter dans une caresse pour frôler ses lèvres de mon pouce en l'admirant, comme si elle était faite du matériaux le plus précieux. Et elle l'était, d'une certaine manière, même s'il m'avait fallu une éternité pour le réaliser. Nos attitudes étaient différentes, sur le fond: elle souffrait d'une impatience et d'une fougue que je reconnaissais pour avoir en avoir subi les âfres verbaux plus tôt, mais moi j'étais décidé à y aller doucement. A laisser glisser mes lèvres sur les siennes comme si je pouvais lui faire comprendre que la violence qu'elle avait su connaître avec... lui n'était pas une obligation. Que les hommes pouvaient être doux et délicats avec elle. Que je pouvais détromper ses instincts et lui laisser le bénéfice du doute en tâchant de rattraper ma maladresse et la tragédie qui lui était arrivé. Je voulais prendre soin d'elle et dans le cas où cela signerait notre première fois, placée sous les auspices des révélations qui ne me sortiraient jamais vraiment de l'esprit, je voulais prendre mon temps. Apprendre à redécouvrir la saveur de sa peau là où je n'avais jamais fait plus que déposer baiser et caresses. Profiter à nouveau du léger grain de sa peau contre mes lèvres alors que je glissais mon visage dans le creux de son cou et y déposais baiser langoureux et aspirations légères au niveau de son pouls. Je n'avais pas l'intention de la marquer, se faisant... enfin si, mais pas ainsi. Je ne gardais à l'esprit que le rythme endiablé que je pouvais percevoir sous mes lèvres, pulsant au même tempo que le coeur que je devinais de plus en plus endiablé dans nos poitrines.
SHANE – « Maya... »
J'avais envie de lui demander si elle était sûre, si c'était bel et bien ce qu'elle voulait et non ce qu'elle imaginait que j'attende d'elle. La compréhension était totale maintenant et si elle voulait que j'attende encore, je me sentais capable de tout. Mais son prénom coula sur mes lèvres comme une prière, comme un vœu exaucé ne sachant pas encore dans quel cœur s'attacher. Mes mains couraient le long de ses bras dans un geste alternant bas et haut dans une attitude révérencieuse, comme si je me satisfaisais de sa présence seule. Mais la détermination voilée derrière ses mots me frappa en plein visage et dès lors où cette petite lumière de compréhension s'alluma dans mon esprit, je n'avais de cesse que de vouloir l'embrasser, la toucher, la sentir près de moi de toutes les manières possibles. Elle restait toujours plus fougueuse que moi, alors que j'endossais volontiers la carte de l'attentionné, capturant son visage l'espace d'un instant pour vérifier une ultime fois que nous n'allions pas le regretter plus tard. La noirceur de son regard alors qu'il sondait le mien fut toute la réponse qu'il me fallu... D'occupées sur ses bras, mes mains frôlèrent ses côtés jusqu'à se poser sur ses hanches, jouant avec le pan de la chemise que je ne lui avais jamais permis de totalement retirer. Un bouton sauta. Puis un autre. Bientôt, la seule chose qui retint la veste de tomber des épaules de Maya était le simple fait que ses bras étaient toujours capturés de la flanelle... Très vite, ce ne fut plus un problème.
Bientôt, elle se retrouvait là devant moi, dans toute la gloire des seuls sous vêtements qui la protégeaient encore à mon regard, une frêle silhouette masquant bien efficacement la femme la plus forte, obstinée et intelligente que je n'avais jamais connu. Comme quoi les apparences pouvaient être trompeuses. Je ne suis pas trop sûr de savoir comment, ni quand elle se débarassa de mon t-shirt, mais je me retrouvais torse nu face à elle alors que je continuais à l'aduler du regard, adorant son corps et capturant le moindre détail, la moindre imperfection, la moindre chose qui faisait d'elle ce qu'elle était. Mais l'admiration laissa rapidement la place à quelque chose d'autre, de plus urgent, ses lèvres capturant les miennes avec un désespoir feint comme si elle craignait que je ne m'évanouisse dans la nature si elle ne s'accrochait pas suffisamment à moi. Mes mains se posèrent dans le bas de son dos, frôlant le creux de ses reins jusqu'à descendre toujours plus bas dans une caresse destinée à nous rapprocher juste un petit peu plus. Juste suffisamment longtemps pour que je ne la capture dans mes bras et ne la soulève légèrement, invitant son corps à se nouer au mien avant que je ne nous avance d'un pas incertain vers la chambre. L'incertitude ne venait pas du poids qu'elle faisait, puisqu'elle ne pesait absolument rien. Mais prenait naissance plutôt dans le rideau de cheveux qui tomba sur mes yeux alors qu'elle clamait de nouveau mes lèvres, me poussant à cligner faiblement dans l'espoir de voir le blond disparaître de mon champ de vision où chaque cheveu faisait office d'aiguille dans mon regard alors gêné. Me voir ainsi en si piteuse position dû lui plaire, puisqu'avant que nous ne puissions atteindre l'embrasure de ma chambre à coucher, son rire coula dans l'air comme une mélodie harmonieuse d'un compositeur de génie.
J'avais toujours adoré l'entendre rire.
Elle retoucha le sol à peine à quelque mètres de mon lit, provoquant un gargouillement de déception dans le fin fond de ma gorge avant que je ne sente quelque chose tirer au niveau de ma taille. Je ne portais plus grand chose, pantalon de jogging et pied nu, mais cela n'empêchait pas la femme à demi nue devant moi de tirer sur le tissu par devant et d'ainsi m'inciter à avancer vers elle alors qu'elle reculait vers le lit, le regard animal et taquin, plein d'une jovialité sensuelle qui ne devait jamais être retrouvée ailleurs que dans l'espace confiné d'une chambre à coucher. Elle chuta, m'entraîna avec elle et je n'avais que commencé à me soutenir au dessus d'elle pour arroser sa silhouette de baisers ouverts lorsque le téléphone cellulaire de ma compagne se rappela à notre bon souvenir. Un soupir. La tête chutant sur le côté alors que je tentais de reprendre mon souffle en attendant la seconde sonnerie fatidique qui laisserait savoir qu'il s'agissait d'un appel, quelque chose en moi n'ayant absolument pas besoin de savoir de qui il s'agissait. Cheyenne était une véritable mère pour Maya, même si ça commençait à friser l'insupportable...
La sonnerie ne vint pas et l'idée qu'il s'agissait peut-être d'un texto commença à faire son bout de chemin dans mon esprit alors que je coinçais toujours délicatement Maya sous moi, nos jambes entrelacées, nos hanches se frôlant sans pour autant ne pas être séparées par la barrière de nos vêtements respectifs... Je commençais à reprendre mes activités, saupoudrant la peau de Maya de caresses et de baisers, lorsque je la sentis soudainement se tendre et provoquer chez moi un sentiment de frustration tel que je n'en avais jamais connu. Je ne connaissais pas assez Cheyenne pour être vulgaire avec elle, mais elle avait le chic de choisir son timing et si j'étais persuadé d'une chose c'est qu'elle n'allait pas nous gâcher cela. Maya captura l'appareil dans ses mains, mais il passa bien assez rapidement dans les miennes alors que je l'en débarrassais d'un arc violent qui envoya le téléphone valser à travers la pièce et éclater quelque part, probablement contre un mur ou quoi. Maya pouvait bien être furax contre moi, mais le regard que je croisais avec le sien ne pouvait être plus proche de l'insouciance. Cheyenne pouvait bien attendre un peu, elle savait de toute manière que Maya était ici en sécurité...
SHANE – « Quoi ?? ...je t'en achèterais un autre »
Mon ton était taquin. Il y avait un sourire dans ma voix. Et j'étais déterminé à lui faire oublier bien rapidement qu'elle pouvait même avoir une nouvelle raison de m'en vouloir. Ce moment était à elle, à la jeune personne allongée sous moi, frissonnant sous les caresses que je lui apportais et découvrant peu à peu quelque chose qu'elle s'était pendant bien longtemps refusée...
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 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Mer 30 Nov - 11:59:29 | |
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Le temps venait de suspendre sa course folle sur l’horloge. Maya n’avait plus aucune envie de réfléchir ni de chercher une raison à tout ce qu’il était en train de se passer. Elle avait bien trop longtemps pensé à ce salopard lui ayant volé sa dignité de femme, et s’il n’était pas dit qu’elle la regagne dans les bras de Shane, elle pouvait au moins espérer qu’il la traiterait comme elle le devait. Elle sentait néanmoins cette sorte de retenue dont il faisait preuve et dont elle ne voulait surtout pas le blâmer…Mais des deux, la plus fougueuse se trouvait être cette charmante blondinette. Sans doute n’avait-elle aucune espèce d’expérience en matière d’amour charnel, mais non seulement elle apprenait vite, mais quelque part elle estimait ne pas avoir besoin de mode d’emploi. Shane avait beau la couver et de son regard et de ses baisers, la flamme passionnelle de Maya semblait littéralement décidée à s’embraser pour de bon. Le fait que le jeune homme ne jette son précieux téléphone s’étant mis à sonner au moment le moins opportun qu’il soit ne fut qu’un prétexte de plus afin de « reprendre le contrôle ». C’était ainsi qu’elle agissait, toujours désireuse de garder une sorte de contrôle lui permettant de ne pas se perdre en route. Shane allait devoir être patient. On ne passe pas de jolie jeune femme mourante, dont l’honneur avait été bafoué de surcroît, à demoiselle aimant sans aucune condition. Le fait qu’elle lui dise oui de la manière la plus douce qu’il soit n’était qu’un pas en vérité. Il allait devoir s’armer de patience mais également se forger une sorte d’armure autour de lui : Les joutes verbales suivraient très certainement cet épisode merveilleux et il y avait fort à parier que Maya ne serait pas tendre. Ses relations humaines dépassaient rarement le seuil zéro et elle n’avait aucune espèce d’expérience pouvant prouver le contraire. Elle n’aimait pas et ne réagissait pas comme tout le monde. A croire qu’elle ne vive pas sur ce petit truc bleu que l’on appelle la terre…Mais elle était présente entre les bras rassurants de Shane, non ? Ce simple tableau était encourageant et il valait mieux ne pas s’attarder sur autre chose dans la minute.
« Mouais, t’as intérêt à avoir du goût sinon je t’assomme ! J’espère pour toi que ma meilleure pote ne va pas essayer de me joindre sinon ça va chauffer, et pour ton matricule, et pour le mien ! »
Quelle formidable capacité à sauter du coq à l’âne une première fois, puis une deuxième…Maya venait d’enguirlander Shane, faisant mine d’essayer de le déstabiliser pour mieux faire en sorte que leurs deux corps ne roulent entrelacés. Elle parvint à se mettre au dessus de lui, mais à quel prix ! Ils venaient de tomber à même le sol, et s’il n’était pas dit que qui que ce soit n’ait eu mal dans l’affaire, cela ne les empêcha guère d’éclater de rire. Décidément, leur « première fois » n’allait pas manquer de piquant, c’était une certitude. Et Maya n’était pas en reste de prouver à quel point elle pouvait être imaginative. Certes, la barrière de leurs sous-vêtements était toujours aussi véridique, mais la blondinette s’appliquait à régler cette affaire avec une conscience presque professionnelle. Non pas qu’elle prenne les quelques réflexes qu’elle avait acquis en tant que stripteaseuse pour méthode, mais disons que ses doigts possédaient désormais une certaine dextérité dès qu’il s’agissait d’ôter sensuellement des vêtements. Maya n’avait pas d’expérience en matière de relation sexuelle…Mais elle en avait lorsqu’il fallait effeuiller quelqu’un. C’est ainsi qu’elle se mit à dévorer littéralement le torse de Shane de baisers, en prenant un temps considérable à l’ouvrage afin de ne rien précipiter. Mine de rien, le message qu’il avait souhaité faire passer démontrait désormais son efficacité : Tout en gardant une large part de passion et d’inattendu dans ses moindres gestes, Maya n’était plus secouée par cet empressement ayant précédemment été le sien. Au contraire, elle faisait interagir ses doigts en les faisant parcourir le torse large et musclé de Shane tandis que ses lèvres s’approchaient dangereusement de son caleçon. Elle ramena dès lors ses mains vers elle afin de se mettre à s’amuser avec l’élastique de celui-ci, prolongeant se faisant la lente agonie du jeune homme réagissant tel qu’elle l’espérait sous ses doigts. Elle ne pu s’empêcher de lui envoyer à la fois un sourire et un regard satisfaits, ceux-ci prenant une toute autre intensité soudainement. Elle n’eut plus aucun scrupule à le « débarrasser » de ce vêtement qui commençait à devenir gênant et très certainement étroit. Elle n’avait cure du fait d’avoir été la première à ôter les sous-vêtements de l’autre…Sans être pressée, Maya savait se montrer sauvage et indomptable ; deux côtés auxquels Shane avait peu été confronté durant leur histoire d’amour résolument tumultueuse.
« Ne craint pas pour moi je ne vais pas me briser en deux…Shane, je te veux. Tout de suite. »
L’empressement n’était pas un défaut à proprement parler chez Maya. Il démontrait au contraire qu’elle désirait quelque chose très fortement et qu’elle était prête à faire quelques concessions pour l’obtenir…Bien évidemment, elle n’alla pas jusqu’à se déshabiller elle-même, chose qui aurait certainement rompu clairement le romantisme de la scène, mais elle souhaitait mettre en lumière qu’il n’y avait pas à attendre…Ils pouvaient se découvrir sans crainte, elle ne comptait pas prendre la poudre d’escampette comme il avait su le faire à sa place, ni même être offusqué s’il était plus entreprenant. Au contraire, qu’il le soit ! Maya n’était pas du genre à minauder pour si peu et souhaitait justement que cette expérience soit unique, pour l’un comme pour l’autre.
• • • • • • • • • • • •Crazy, thief, adorable...Future mom ! ♥ I don’t wanna love you a little, I just wanna love more •• Can't erase, so I'll take blame but I can't accept that we're estranged...Without you I can't quit now, this can't be right, I can't take one more sleepless night without you. I won't soar, I won't climb if you're not here. I'm paralyzed without you. I can't look, I'm so blind, I lost my heart, I lost my mind without you. I am lost, I am vain, I will never be the same without you •• Juno & Randy : If you jump, I jump, right ? ♥ |
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|  | | GAMMA • Take the best, fuck the rest. California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Fraise des Boas ⊰ commencement le : 25/06/2011 ⊰ date de naissance : 09/01/1988 ⊰ âge : 24 ⊰ messages : 1081 ⊰ topic : 1/2 pris ⊰ âge : 24 ans ⊰ étude : 4e année de médecine | spécialisation en médecine légale à venir ⊰ aes : Auto-défense ⊰ avatar : Katie McGrath
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Lun 12 Déc - 22:14:51 | |
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« vide cor meum »
A la connaître, j'aurais dû me douter que lorsque j'ai mis son intention déterminée de m'assommer en doute, il allait falloir que je m'attende à des représailles. Le signe qui trahit le plus cette pensée fut probablement l'un de mes propres coussins envoyé à la figure et qui ne tarda pas à suivre l'air renfrogné que Maya afficha en boudant ma décision d'avoir foutu son téléphone en l'air. Mais pourquoi s'inquiétait-elle, hein? Les personnes qui avaient besoin de savoir n'étaient pas ignorantes du fait que Maya se trouvait chez moi et ayant contacté l'une et l'autre avec mon téléphone personnel, il leur suffisait simplement de presser la touche rappel pour nous joindre. Mais affirmer cela ne promettait en rien que je ne lance pas mon téléphone contre le mur si quoique ce soit d'autre venait à nous interrompre. Je voulais concentrer toute mon attention sur la petite reine qui se dévoilait à mes yeux, et non pas devoir m'interrompre toutes les dix minutes pour m'attarder sur des détails qui n'en valaient pas la peine. Ne comptait qu'elle, et ses doigts de fées tortionnaires qui s'amusaient à tracer des arabesques cruelles sur la peau précédemment humectées par ses lèvres alors que mes mains se posaient de part et d'autres de ses hanches dans une tentative désespérée de me raccrocher à la réalité. La chute . Puisque la voir ainsi, me ravir comme je ne l'avais jamais espéré voir, cela devait forcément tenir du rêve, non? Il ne lui fallu pas longtemps pour me dévêtir et le fait de me retrouver nu devant elle, sous elle, l'effet qu'elle me faisait ne risquant pas de passer inaperçu et m'arrachant un rougissement timide, j'eus l'impression croissante d'avoir mis les deux pieds dans le plat et qu'elle allait se rétracter à tout moment maintenant. Mais elle ne fuit pas. Elle ne s'éloigna pas non plus, ni n'engagea le moindre mouvement me laissant supposer qu'elle regrettait ce qui se déroulait... Au minimum, elle se frotta la tête comme si le choc sur le sol l'avait blessée et un éclair d'inquiétude flasha dans mes yeux alors que je posais mon regard sur elle, dominante dans toute sa glorieuse simplicité alors que je tentais tant bien que mal de me mettre à l'aise contre le plancher.
« Ne craint pas pour moi je ne vais pas me briser en deux…Shane, je te veux. Tout de suite. »
Lui était-il seulement possible d'être plus claire ? Elle avait joué avec mon impatience et le feu des sensations avait brûlé aussi ardement de son côté que du mien mais dans le fond, ce n'était jamais qu'elle qui m'offrait ce qu'elle n'avait jamais désiré abandonner à quiconque d'autre. Et son encouragement sembla éveiller quelque chose en moi, l'homme qui voulait lui faire comprendre que tout n'était pas violence et que de pareils gestes pouvaient justement être synonyme de quelque chose de plus fort et tout aussi dévastateur, mais d'un bon genre. Quelques instants fallurent pour inverser la situation et pour me transformer de proie à prédateur, lassé d'observer une divinité de loin et finalement décidé à lui faire comprendre. A la faire trembler lorsque mes lèvres courront le long de sa gorge, à l'entendre gémir lorsque ma caresse trouverait une zone qui s'avèrerait étonnamment érogène et dont je consignerais mentalement la localisation afin de m'en servir à bon escient plus tard. Ce soir était à propos d'elle, de nous de manière plus généralement, mais surtout pour elle. Et j'espérais être à la hauteur, pas seulement en qualité d'amant, mais en tant qu'homme. Je n'étais pas ignare de ce qu'elle offrait, de la confiance implicite qu'elle exprimait en me permettant d'être le vaisseau de sa renaissance. Je regrettais seulement que cela soit dans de telles circonstances...
« Tu es magnifique »
J'avais enfin, après avoir pris tout mon temps, ôté les derniers vêtements de la jeune femme et la déclarait merveilleuse à chaque fois que mes lèvres venaient saluer une parcelle de chair nouvellement dévoilée. Je songeais encore au "tout de suite" qui avait semblé si impératif plus tôt, mais je voulais prendre autant de plaisir que lui en offrir, et il avait toujours été de notoriété publique que l'anticipation promettait bien souvent monts et merveilles comme on ne pouvait que rarement en connaître. Mais je voulais prendre mon temps. Lui faire savourer, découvrir, ré-expérimenter et associer les caresses d'un amant à quelque chose de fort et de positif plutôt qu'à un traumatisme violent et dégradant. Et puis, elle était ... Maya. Il n'avait jamais été question de la considérer comme un vulgaire coup d'un soir. Et si l'avoir enfin sous moi avait un effet Hiroshima sur mon esprit, je ne voulais absolument pas laisser passer mes désirs égoïstes avant son bien-être à elle. Des deux, j'étais celui qui avait le moins d'effort à faire et je voulais que cela soit inoubliable pour elle, si douloureux cela soit-il alors que la tension croissait pour moi aussi. J'osais au moins espérer que mon abstinance et ma patience ne soient pas mal perçues alors que je laissais mon toucher et mes baisers lui offrir une découverte sensorielle de son corps telle qu'elle n'en avait probablement jamais connue. Je la laissais vibrante, fébrile, et savourait le savoir précieux du fait qu'elle réagissait au moindre contact à cause de moi. Je trouvais ça merveilleux à voir, et ce n'est que lorsqu'elle plongea son regard dans le mien, accrochant sa jambe à ma hanche et m'amenant plus près d'elle de manière significative, que je réalisais vraiment que la nuit ne faisait décidémment que commencer...
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|  | | California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Ihs'. ⊰ commencement le : 25/08/2010 ⊰ date de naissance : 04/04/1993 ⊰ âge : 19 ⊰ messages : 23534 ⊰ topic : Adriel • Augusto •• Close. ⊰ âge : 21 Ans. ⊰ étude : 2ème année - Histoire : Renaissance. ⊰ aes : Sports collectifs (cheerleading). ⊰ avatar : Dianna Agron.
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Mer 14 Mar - 11:48:11 | |
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|  | | | | « Et pour quelques dollars de plus » • Shane | |
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