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| | « Et pour quelques dollars de plus » • Shane | |
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GAMMA • Take the best, fuck the rest. California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Fraise des Boas ⊰ commencement le : 25/06/2011 ⊰ date de naissance : 09/01/1988 ⊰ âge : 24 ⊰ messages : 1081 ⊰ topic : 1/2 pris ⊰ âge : 24 ans ⊰ étude : 4e année de médecine | spécialisation en médecine légale à venir ⊰ aes : Auto-défense ⊰ avatar : Katie McGrath
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Sam 5 Nov - 21:06:15 | |
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« vide cor meum »
J'avais beau avoir laissé le choix quant à mon accompagnement ou non vers l'intérieur du bâtiment, l'état physique de Maya décida pour moi, pour elle, alors qu'il m'incitait à me précipiter vers elle et de capturer sa silhouette d'une poigne que j'espérais aussi ferme que douce, paradoxalement. Car ignorant ce qu'elle avait, ce n'était pas mon intention non plus que de lui causer plus de mal que ce qu'elle semblait déjà ressentir, autant physiquement qu'émotionnellement, raison pour laquelle je décidais que le silence serait encore la meilleure des réponses à la dernière pique qu'elle avait jugé bon de m'adresser.SHANE – « Passe ton bras autour de mon cou.. » J'avais du mal à me retenir de la capturer de mon étreinte et la porter dans mes bras jusqu'à ce que je n'aie plus qu'à la déposer sur un lit; la voir comme ça m'était pénible, la savoir grimaçant de douleur et respirant difficilement l'était tout autant. A chaque pas que nous faisions je me disais que je regrettais de lui avoir laissé le choix, parce que le fait de rester dans l'ombre me bouffait doucement. Au moins, sans la revoir l'ignorance n'était pas encore si désagréable, puisque je n'étais pas si proche d'elle à savoir que quelque chose n'allait pas.. Je me comprenais. Nous passions les portes automatiques des urgences, je clamais déjà haut et fort que j'avais besoin d'aide ici et en quelques instant un Adonis s'approcha de nous accompagné d'une infirmière, prenant Maya en charge et me plantant là comme un con juste bon à danser d'un pied à l'autre avec un manque d'aisance qu'imposait sur mes épaules la situation présente. MCDREAMY – « Vous êtes dans un état Mademoiselle Kammiya, il va falloir que nous en discutions vous et moi ! » Le pire dans tout ça, c'était qu'il n'avait pas besoin de vérifier pour savoir qui elle était. Moi, je restais là à tergiverser avec moi même si je devais garder les mains dans les poches serrées de mon jean ou bien continuer à les passer nerveusement dans le peu de cheveux que j'avais dans l'espoir de garder l'impression de faire quelque chose. C'était le genre d'homme que j'étais, incapable de rester tranquille et immobile. Surtout lorsque le destin me rendait mon ex juste pour me menacer de la reprendre à nouveau, s'il y avait quelque chose là haut qui regardait il devait se fendre la poire devant l'ironie de la situation. Le petit groupe médical entoura la civière de Maya et la firent rouler jusqu'à une pièce un peu à l'écart, dans laquelle je devinais le nombre de tests qu'ils allaient devoir lui faire. Et moi, je n'avais plus qu'à mordre mon frein et patienter, chose pour laquelle je n'étais décidément pas doué puisque même si Maya n'avait pas encore quitté mon champs de vision, sa présence me manquait déjà et son absence m'angoissait. Je détestais les hôpitaux, souvenirs de blessures de guerre, de panique et de sang, de tout un lot de situation que je n'avais jamais envie de revivre... Les médecins étaient peut-être doués dans leur domaine, mais si l'armée m'avait re-inculqué quelque chose, c'était que l'on abandonne pas l'un des siens derrières. On reste soudés. Mon père m'avait foutu le coup de pied au cul du siècle en me réprimandant mon attitude avec la femme extraordinaire qui venait de m'être enlevée du regard et je n'étais absolument pas prêt à réitérer l'erreur, si insupportable et peu coopérative soit-elle.MCDREAMY – « Jeune homme ? » Je n'avais pas encore totalement réalisé qu'il m'invitait à les suivre que déjà je bondissais en avant comme par peur d'être laissé derrière. Maya allait me tuer d'être là, mais dans le fond, c'était littéralement par ordre du médecin, même si je me demandais bien pourquoi il m'avait offert de venir. Il ne savait pas du tout qui j'étais et la nature des examens à faire devait probablement être couverts par le sceau du secret professionnel, donc....L'échographie fut des plus douloureuses pour Maya et je peinais moi-même à ne pas percevoir clairement le trouble qui la frappait à chaque fois que l'instrument frôlait une partie sensible. Je lui tenais la main pour la soutenir, mais aussi principalement parce que je n'étais pas sûr de savoir quelle autre action allait pouvoir convenir. Me tenir dans un coin et observer me semblait terriblement voyeur et impoli, et le fait de la voir ainsi me retrancha dans mes instincts les plus basiques, désirant avant tout la soutenir malgré tout l'insupportable qu'elle pouvait m'inspirer depuis que j'avais de nouveau croisé son regard il n'y a pas quelques heures. Ma main caressait sa joue alors qu'elle se débattait de douleur, mon pouce frottant une larme de souffrance alors que je tentais tant bien que mal de la réconforter. Non pas que j'aurais un jour vraiment pu, non plus. J'étais carrément déboussolé par la situation, mais je tentais du mieux que je pouvais de faire avec. Oublié la rixe verbale, oubliées les rancunes et autres politesses que l'on avait bien pu s'envoyer à la figure, je ne voyais qu'elle en ce moment et à quel point j'aurais voulu prendre cette douleur si cela signifiait seulement l'épargner.SHANE – « Shhhh... » Je tentais des sons rassurants, caressant son visage doucement, dégageant ses cheveux, la berçant presque dans l'espoir de la calmer ou de la concentrer assez sur moi pour faire fi du reste. Qui sait, peut-être que le fait que je soie de retour et là à ses côtés raviverait une colère qui lui ferait oublier la douleur. Pour l'instant, j'en étais à ce point: me porter volontaire pour être un vulgaire punchingball destiné à concentrer ses émotions. Peut-être était-ce pour ça qu'Apollon m'avait fait venir, au final...Un quart d'heure plus tard.. Je me retrouvais le gardien involontaire d'une jeune femme gazouillant de plaisir, offrant un contraste terrifiant à la furie souffrant terriblement d'il y a à peine quelques instants. J'étais finalement installé sur une chaise, adjoignant son lit alors que la morphine prit emprise sur la figure de Maya avec douceur mais un effet indéniable. Elle passa de victime à calme somnolente avant de finir par cet aspect enfantin et libre de toute douleur qui me parlait de roses et de pivoines, d'Alaska et de Monopoly, ses paroles tirant autant de sens que celles d'un ivrogne après sa plus belle cuvée. Mais du Pays des Merveilles dans lequel elle semblait envoyée, un soupçon de terre à terre dû la retenir puisqu'elle mentionna quelque chose que je doutais aurait un jour franchis la barrière de ses lèvres pour m'informer. Deux mois. Le caractère de sentence me fit l'effet de la plus grande claque qu'un homme puisse subir dans sa vie et mon cœur, non content d'avoir totalement cessé de battre, semblait s'être logé quelque part dans mes chaussettes alors que la nouvelle faisait progressivement son chemin dans mon esprit. Deux mois. J'étouffais un étranglement causé par un sanglot, ou par le choc je n'étais pas bien sûr, mais lorsque je déposais à nouveau mes yeux sur la silhouette rieuse qui restait allongée à côté de moi en prenant ma main, je ne pouvais qu'avoir ces deux mots résonnant à mon esprit. Je ne pleurais pas, j'étais estomaqué et trop surpris pour pouvoir trouver de quoi réagir à tout ça. Peut-être devrais-je en profiter et tenter d'en savoir plus en gardant à l'esprit qu'une fois les effets de la morphine disparu il était probable qu'elle ne se souvienne de rien. SHANE – « Pas aussi belle que toi, mais tu le sais, ça, hein ?? » Ma voix gardait un aspect étranglé et manquant de force alors que je lui parlais dans un murmure, juste assez fort pour qu'elle ne m'entende, mais jamais assez pour qu'elle n'accuse mes mots. Décidé à ne plus rester là sans rien faire, je m'approchais enfin du lit avant de doucement m'asseoir le long de ses jambes, Maya se reculant doucement pour me faire de la place avant que je ne grogne en lui faisant clairement comprendre qu'elle n'avait pas à bouger. Je savais bien éviter de lui écraser les jambes sans cela. Ainsi installé, le bras appuyé de l'autre côté de ses deux jambes pour faire balancier sans pour autant risquer de l'écraser, je restais là à l'observer en silence, cherchant à trouver les mots pour poser les questions qui me harcelaient, mais estimant injuste qu'elle ne puisse y répondre au meilleur de sa forme. MAYA – « Toi, aussi t’es beau. On dirait mon nounours…Tu te souviens de Pollux ?! » Son air d'enfant me fit bénir la morphine, et n'osant risquer profiter de son état volontaire pour clamer plus, je me contentais de porter la main que je tenais captive en la mienne vers mes lèvres avant de déposer un baiser sur ses phalanges, répondant à quel point il avait toujours été impossible pour moi d'oublier ce fameux Pollux...SHANE – « Tu réalises qu'il m'arrive encore d'en faire des cauchemars ?? » Pendant les quelques fois où nous nous endormions ensemble, simplement enlacés et satisfait pleinement dans la seule présence de l'autre, je me surprenais parfois à avoir cette sensation au niveau de mon abdomen, parfois de mes jambes. Cette boule de poil qui me laissait toujours angoissé d'avoir laissé je ne sais quelle bestiole dans le lit avec nous.. Je me retrouvais parfois encore réveillé aujourd'hui en pleine nuit, juste par la sensation persistante et imaginaire d'avoir une boule de poil me courir les jambes alors qu'il n'en était rien. J'embrassais une nouvelle fois sa main, la dévorant du regard alors que son discours se faisait plus incertain, plus feint aussi et je ne pus déterminer combien de temps passa alors que je ne faisais jamais que l'observer, la détailler du regard dans le seul moment où elle me laisserait probablement jamais la regarder ainsi. Enregistrant le moindre de ses traits, laissant le Shane d'aujourd'hui continuer d'engueuler le Shane idiot que j'étais alors que je décidais de l'abandonner et ne pas me retourner. Deux mois... Je n'avais pas terminé de culpabiliser.MCDREAMY – *toussote* Je n'avais pas entendu le médecin revenir, inconscient que j'étais du temps qu'il venait de se passer. Il ne me fallu pas longtemps pour réaliser que Maya n'était apparemment pas en état de parler pour l'instant et que quoique le médecin ait à annoncer, du plus au moins privé selon sa confidence en ma présence, allait échouer sur mes épaules... Me levant, déposant un simple baiser sur la tempe de la jeune femme qui semblait presque dormir, je me dirigeais ensuite vers le praticien, préparé à affronter quoiqu'il ait à annoncer...
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|  | | California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Mélie ⊰ commencement le : 17/10/2011 ⊰ date de naissance : 23/03/1989 ⊰ âge : 23 ⊰ messages : 11365 ⊰ topic : closed : dydy, minus, aislynn, poussin & minus, andrea & gaulthier, maëlle. ⊰ âge : 23 ans ⊰ étude : Physique, 4ème année ⊰ aes : Présidente de Confrérie ⊰ avatar : Crystal Reed
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Sam 5 Nov - 23:07:20 | |
| maya & shane ▬ bad day, looking for the great escape. • he was my north, my south, my east and west, my working week, my sunday rest ; my noon, my midnight, my talk, my song; I thought that love would last for ever: I was wrong ;; furious lovers will be together again... |
Maya avait lentement sombré pour le pays des songes lorsque le docteur Xavier avait à nouveau pénétré la pièce, peuplant l’atmosphère à l’aide d’un charisme indéniable, malheureusement entamé par la gravité de ses traits. Il était proprement évident que les nouvelles qu’il s’apprêtait à donner à Shane n’étaient pas bonnes. Le cas de la jolie blondinette s’était considérablement aggravé en l’espace de quelques semaines et il craignait que la greffe ne soit que d’autant plus urgente. Il maudissait le fait que celle-ci n’ait pas encore eu lieu, malgré tous les efforts qu’il avait pu fournir auprès du comité de greffe dont il faisait heureusement partie. Il avait toujours trouvé le cas de Maya médicalement intéressant, mais sa personnalité semblait lui plaire tout autant. Il n’avait jamais outrepassé son rôle et les limites qu’il s’était lui-même fixé, mais cela ne l’empêchait pas d’afficher cette évidente inquiétude alors qu’il s’approchait de Shane, l’air grave, un dossier à la main contenant les résultats de la demoiselle. Ses mots furent brefs et poignants, comme si le temps était si précieux que le gâcher serait un péché impardonnable. Il n’eut que guère d’égard quant aux éventuels sentiments de l’homme en face de lui, ignorant jusqu’à l’intensité de ceux-ci. Le docteur Xavier ne ressentait pas la moindre jalousie, bien au contraire, et bénissait presque la présence de Shane qui allait l’aider à mener à bien l’idée qu’il avait eue lors de l’interprétation de l’échographie pulmonaire de Maya. En somme, il ne donnait aucun choix au gamma, tout persuadé qu’il était qu’il soit impossible d’abandonner une « aussi charmante demoiselle » à son triste sort sans éprouver une once de compassion ou, à l’inverse, de culpabilité. « Je connais très bien les effets néfastes qu’un nouveau séjour à l’hôpital provoquerait sur Mademoiselle Kammiya. Seriez-vous donc d’accord de l’héberger quelques temps ? Il faut l’éloigner de son environnement habituel, n’ayant pas plus d’effet bénéfique que ses allers et retours aux urgences. Je vous octroie les services d’une ambulance afin de l’emmener à bon port, et je viendrais personnellement demain dans la journée afin de lui administrer de quoi dégager ses bronches. Lui administrer de la morphine le cas échéant, chose qu’une infirmière ne peut point faire. Préserver son moral est aussi primordial que le reste, aussi vous devez absolument veiller à ce qu’elle ne mette pas un pied dehors. Un simple rhume pourrait lui être fatal. » Le docteur Xavier lui expliqua plus longuement qu’il cherchait actuellement à gagner le plus de temps possible en vue de lui obtenir une greffe. Mais en attendant, l’ambulance avait effectivement été assignée et Maya pu être transportée sans le moindre encombre. Il pouvait certes paraître impensable qu’elle ne quitte si tôt les urgences, mais c’était en quelque sorte une question de survie : Les hôpitaux avaient toujours eu un effet dévastateur sur son insuffisance pulmonaire congestive, aussi ne s’agissait-il pas d’aggraver la chose mais plutôt de gagner un temps précieux face à cette véritable course contre la montre…
« Mais qu’est-ce que je fiche ici ? »
La question de Maya avait été prononcée tel un murmure, alors qu’elle s’éveillait tout juste sur un lit qui n’était pas le sien, dans une chambre qui n’était pas la sienne. Cet environnement là lui était totalement inconnu, et c’est à peine si elle se souvenait de la soirée de la veille. Elle n’avait rien oublié de son altercation plutôt virulente d’avec Shane, ni même de comment celle-ci avait fini, mais elle n’avait en revanche aucun souvenir vis-à-vis de son passage à l’hôpital, ni de ce qu’elle avait pu y dire. En tout, Maya avait dormi douze bonnes heures, très profondément, à l’aide d’un sommeil sans rêve. Non seulement elle avait récupéré de l’énergie, mais la douleur dans sa poitrine s’était amoindrie et, bien qu’elle ait un mal fou à s’extirper de ce lit somme toute confortable, elle dû s’y résoudre en tombant nez à nez sur une photographie de Shane en militaire, soigneusement placée dans un cadre sur une commode au milieu de la pièce. Le choc fut tel qu’elle ne manqua pas de tomber du lit, avant d’esquisser un petit rire amusé. Elle ne pouvait pas être dans l’appartement de Shane, à moins qu’elle n’ait descendu quinze litres de vodka après leur petit incident sentimental de la veille !
« Nom de dieu… »
Après avoir bataillé plusieurs minutes sur le sol, Maya s’était finalement relevée dans un effort presque surhumain avant de pousser la porte faite dans un style japonais et de découvrir le visage fatigué de Shane, encore allongé sur le canapé. Elle ne savait pas très bien s’il était réveillé ou non, ou du moins n’en n’eut-elle la moindre idée avant que celui-ci ne se relève d’un coup, son visage marqué par une expression qu’elle ne lui connaissait pas. Était-ce de la colère, ou bien de l’inquiétude ? Quoi qu’il en soit, celle-ci était passablement indéchiffrable et Maya n’était réellement pas en état de vouloir se lancer dans des fouilles archéologiques et sentimentales concernant Shane. Elle s’approcha néanmoins, à pas de louve, comme si cela pouvait lui garantir de sortir aussitôt de l’appartement où elle n’estimait pas avoir sa place. Disons simplement qu’elle esquissa cette manœuvre jusqu’à ce qu’elle ne se rende compte qu’elle n’était en tout et pour tout habillée que d’une chemise immense, ne lui allant pas du tout, et que ses vêtements n’étaient pas à portée de son regard. Impossible de sortir ainsi, surtout qu’elle était pieds nus, mais il n’allait pas falloir que Shane lui refuse de lui donner l’information…Maya n’avait décidément aucune patience en cette fin de matinée plutôt…Étrange.
« Je peux savoir ce que je fous ici, dans une chemise qui n’est pas à moi et où sont mes fringues et mes pompes ? Pitié ne me dis pas que tu comptes jouer les gardes-chiourme parce que décidément ce rôle ne te vas pas du tout, surtout vis-à-vis de moi. D’autant que ça ne m’explique pas comment j’ai enfilé cette chemise !! »
Pour sûr, si Shane avait posé ne serait-ce qu’un doigt sur elle, Maya était prête à lui arracher les yeux. Non pas qu’elle soit dans un état de rage incontrôlable, loin s’en faut, mais elle n’avait aucune envie de rire ou même de rester en ces lieux. A ses yeux, ils n’avaient pas avancé d’un pouce vis-à-vis de leur discussion de la veille et il était proprement impensable que Shane ne soit au courant pour sa pathologie. Quelle naïveté ! Il ne pouvait ni être au courant, ni se sentir responsable alors qu’il l’avait joyeusement laissée poursuivre sa route seule, il y a plusieurs années…Comme quoi, Maya cachait bien son jeu, révélé uniquement par la morphine !
• • • • • • • • • • • •Crazy, thief, adorable...Future mom ! ♥ I don’t wanna love you a little, I just wanna love more •• Can't erase, so I'll take blame but I can't accept that we're estranged...Without you I can't quit now, this can't be right, I can't take one more sleepless night without you. I won't soar, I won't climb if you're not here. I'm paralyzed without you. I can't look, I'm so blind, I lost my heart, I lost my mind without you. I am lost, I am vain, I will never be the same without you •• Juno & Randy : If you jump, I jump, right ? ♥ |
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|  | | GAMMA • Take the best, fuck the rest. California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Fraise des Boas ⊰ commencement le : 25/06/2011 ⊰ date de naissance : 09/01/1988 ⊰ âge : 24 ⊰ messages : 1081 ⊰ topic : 1/2 pris ⊰ âge : 24 ans ⊰ étude : 4e année de médecine | spécialisation en médecine légale à venir ⊰ aes : Auto-défense ⊰ avatar : Katie McGrath
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Dim 6 Nov - 13:35:05 | |
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« vide cor meum »
Quelle nuit, putain ! Quelle nuit ! Elle était supposée se passer idéalement, juste une bande de potes allant dans un strip club pour célébrer la dernière nuit de liberté de l'un des leurs. La belle affaire... Mais quand on s'imagine que tout va bien, parfois, les choses prennent un détour pour le pire et ce "pire" pris la forme de Maya cette nuit. Enfin. Oui et non... La réapparition de mon ex n'était pas forcément sur la liste des meilleures choses m'étant arrivées dans la vie vu comment les retrouvailles s'étaient déroulées, mais le pire restait encore le fait d'avoir eu à finir la nuit à l'hôpital, à m'entendre sermonner par un médecin sur ce qu'il fallait pour qu'elle aille mieux et m'entendre dire que, à moins d'une greffe miracle, ses jours pouvaient tout aussi bien être comptés. Dans le genre nouvelles "effet douche froide", je n'avais jamais trouvé mieux.
Je me félicitais d'être un homme pour le moins soigné dans mon genre, parce que je n'avais pas du tout eu le temps de préparer quoi que ce soit et le fait que Maya prenne mon lit était tout indiqué. Je me remerciais de changer les draps assez régulièrement, parce que je n'osais imaginer sa réaction si elle venait à se réveiller dans un lit dégueulasse; au moins, c'était une chose que je pouvais supprimer de mon esprit. L'ambulance nous conduit jusqu'au pas de la porte, ou plutôt la conduisit elle et je suivis en voiture, mes voisins s'inquiétant soudainement des gyrophares du véhicule d'urgence frappant leurs fenêtres et descendant dans la rue voir ce qu'il se passait. Il me fallu faire des moulinettes et éviter autant que possible les questions gênantes jusqu'à ce qu'ils disparaissent et retournent chez eux, me laissant libre de transporter Maya dans mon appartement alors qu'elle dormait encore d'un sommeil sans rêve, provoqué par la morphine qu'elle avait reçu et offrant ainsi un contraste étonnant à la diablesse qui avait manqué de me griffer jusqu'au sang alors qu'elle se débattait contre la douleur. Le fait de passer le pas de ma demeure avec une jeune femme magnifique dans mes bras, emprisonnée de ma poigne à la façon "jeunes mariés" imposa à mon esprit un parallèle terrifiant que je dégageais bien vite. Maya avait à se reposer et mon appartement allait devoir se transformer en havre de paix que je craignais qu'il ne puisse être... La déposant dans mon lit avant de dégager les couvertures, je réalisais que la laisser dormir dans ses vêtements n'était décidemment pas la meilleure chose à faire: le tissu gorgeait de boue et de poussière là où sa silhouette avait frôlé le sol et dans le doute, je me disais qu'il lui faudrait mieux avoir des vêtements propres à porter demain plutôt ces guenilles. Prenant soin de ne pas la réveiller, je lui ôtais ses vêtements avant de batailler contre le fait de lui laisser ses sous-vêtements. Je n'étais pas là pour me rincer l'oeil, aussi laissais-je ces seuls articles de vêtements avant de la vêtir d'une chemise de flannelle, canadienne, le genre suffisamment chaude pour la protéger dans la fraîcheur de la nuit et suffisamment longue pour que, dans l'optique où elle se réveillait, Maya soit largement couverte. Je repliais légèrement les manches dans un geste inutile pour laisser entrevoir les mains de ma protégée, inutile dans le sens que si elle gigotait autant que dans mon souvenir, tout reviendrait en place avant que je n'aie le temps de dire ouf. Satisfait de son état, je refermais les couvertures sur sa silhouette et la bordait de manière que j'espérais confortable avant d'embrasser une nouvelle fois sa tempe, rassembler ses vêtements sales et quitter la pièce à pas de loups...Le lendemain matin... Le bruit peu caractéristique "BADABOOM" se fit entendre au loin alors que je devinais un corps chuter de je ne sais où. En temps normal, mon entraînement m'aurait réveillé au quart de tour pour déterminer d'où venait le danger mais là, j'étais vraiment trop crevé pour penser ainsi, consciemment ou non. J'avais passé une bonne partie de la nuit à ranger l'appartement du mieux que je pouvais, mettre les vêtements de Maya à la lessive, faire un check up rapide de ce que j'avais dans le frigo et faire des courses rapides au magasin du coin avant de tenter de dormir sur ce divan inconfortable, dans une pièce pas chauffée et avec une arrière-pensée pour Pollux le nounours qui -sûrement assez- aller revenir hanter le peu de rêve que j'allais être en mesure d'avoir cette nuit. Je n'avais pas dormi bien longtemps, et le bruit de chute qui avait commencé à m'extirper de mon sommeil trouva un summum en la sensation indécente que quelqu'un m'observait, me ramenant immédiatement à l'ordre et me poussant à me lever comme si quelqu'un s'était amusé à me scotcher un ressort au cul. Je réalisais avec horreur qu'elle n'avait pas encore compris être dans l'une de mes chemises puisque lorsque cela arriva, elle se mit à avancer vers moi avec une telle détermination froide et sans appel que j'en reculais de deux pas, mon esprit embrumé encore assez fatigué pour ne pas chercher à me frotter à elle tout de suite. Il me fallait mon café.... Confiant qu'elle ne quitterait pas l'appartement dans une telle tenue (non qu'elle pourrait, puisque l'entrée était fermée à clés), je me dirigeais vers ma petite kitchenette en ignorant autant que possible ses cris et ses reproches, préparant du café avant de lancer l'appareil et me tourner vers la cuisinière pour nous préparer un petit déjeuner... Je détestais me disputer le ventre vide. Oeufs, pancakes, bacon... la totale. SHANE – « Bonjour à toi aussi. Bien dormi?? (...) En ce qui concerne tes vêtements, ils étaient sales et je n'avais pas plus envie de te laisser saloper mon lit que je me doute que tu aies eu envie de te réveiller dans des draps salis par la boue et les vêtements humide que tu portais cette nuit. Ils sont passé à la machine cette nuit. Quant au fait que tu soies dans mon appartement en cet instant précis.... prends-en toi à ton médecin, moi je ne suis coupable que de tenter de m'organiser au mieux avec ce que Xavier attends de moi. Il t'as laissé une note. Et si l'envie te prends de l'appeler, le téléphone est dans le coin des sofas, dans le salon. Maintenant, si tu permets, j'aimerais nous préparer un petit déjeuner... » L'inquiétude entrelacé dans ma voix muait trop rapidement à mon goût en une frustration que je ne pouvais réprimer. Elle lirait la note, criserais sur son médecin s'il le fallait mais qu'elle me laisse tranquille au moins le temps que je termine de cuisiner, surtout si cela s'annonçait comme étant la dernière minute de paix avant de devoir avoir droit à des reproches toute la journée... Jetant un oeil à la cafetière, je désespérais de ne pas voir mon breuvage prêt à être consommé: je savais décidémment être mal luné par une nuit mal dormie et sans avoir eu mon fix de caféine du matin. La constante universelle de cette matinée ne changeait pas pour autant, alors que j'entendais le papier chiffonné alors qu'elle le prenait en main ou alors Maya bouger de manière agitée, apparemment portée par son exaspération d'être présente ici... J'espérais juste qu'un bon petit déjeuner, présenté face à elle sur le bar qui séparait la kitchenette du reste de l'appartement allait être suffisant pour la maintenir silencieuse un instant. Peut-être même allait-ce la calmer un bon coup. Dans le doute...
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 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Dim 6 Nov - 17:52:29 | |
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Maya n’avait évidemment aucune envie d’être aimable ou même conciliante, surtout en découvrant avec horreur que Shane l’avait vue en sous-vêtements. Ce n’était plus du tout le même contexte que lors du show qu’elle lui avait fait au club. Elle n’était plus dans le rôle de la stripteaseuse mais bien de l’étudiante en archéologie qui n’ôtait jamais ses vêtements quelqu’un et dont le côté punique était tout bonnement éreintant. Celui-ci lui valait d’ailleurs une solitude aussi parfaite qu’incessante au niveau de sa vie sentimentale. La jolie blonde avait beau faire mine que rien de tout ceci ne l’atteignait, la vérité en était loin. Elle finissait par désespérer du fait d’être aimée réellement avant de quitter cette bonne planète. Il était évident à ses yeux que Shane n’avait jamais eu la moindre petite étincelle d’amour à son encontre, puisqu’il avait fini par partir. Certes, il était resté plus longtemps que bien d’autres avant lui, jouant sans cesse la carte de la patience et ce bien qu’elle se soit toujours refusée à lui. Il n’avait jamais cherché à savoir pourquoi, et si Maya ne le lui avait jamais reproché bien au contraire, elle finissait par se demander s’il s’était un jour intéressé à sa personne. Quelqu’un qui vous aime fait tout pour voir le bonheur marquer votre visage. Il fait en sorte que la vie vous soit douce, et de supporter avec vous vos moindres souffrances, quitte à ne faire office que d’épaule réconfortante jusqu’à ce que la tornade ne passe. Maya n’avait pas l’impression d’avoir eu quelque épaule sur laquelle se reposer, ou quelque oreille à qui se confier. Ils avaient été complices, elle pouvait difficilement dire le contraire, mais ladite complicité n’allait pas au point de les pousser à se confier l’un à l’autre. C’était dommage, un triste bilan d’une situation gâchée par quelques problèmes non pas réellement de fond mais de surface…Et aujourd’hui que Maya se trouvait dans l’intimité de Shane, elle était diablement mal à l’aise. Nul ne savait mieux qu’elle à quel point ce n’était pas sa place, et elle était suffisamment têtue pour le lui faire comprendre en refusant de manger sur le champ. Dans le fond, elle avait gardé un petit côté on ne peut plus gamin et insupportable…Cette cohabitation était être rude, c’était l’évidence même. Sans compter que Maya ne perdait surtout pas de vue que Cheyenne devait être morte d’inquiétude à l’heure actuelle.
« Xavier ne répond pas, pour couronner le tout ! Mais sérieusement, on ne lui a jamais appris à demander avant de prendre des décisions pour autrui ?! Il est tombé sur la tête ma parole ! Je ne peux ABSOLUMENT PAS rester ici. C’est impossible. »
Juste pour cette fois, Maya n’exigeait rien de Shane et vociférait contre le chirurgien, incapable de rétorquer puisque absent. Elle n’avait pas fini de s’en faire pour son emploi du temps habituellement si rangé : Ce soir, ce n’était pas au club qu’elle devait se rendre, mais à une réception de gala au musée. Ladite réception était préparée depuis des mois, en collaboration étroite avec le conservateur, qui en attendait énormément. Il comptait sur sa présence afin de faire excellente impression, puisqu’il allait sans dire que Maya était largement calée en matière d’histoire…Elle connaissait le musée sur le bout des doigts, qui plus est, et était capable de retracer le passé de chaque œuvre d’art présente. Il était impensable qu’elle ne s’y rende pas, d’autant qu’elle avait acheté une robe spécialement pour l’occasion, la seule de tout son placard, et que cela la rendrait malade d’avoir dépensé une somme pareille pour un vêtement qu’elle n’aurait sûrement jamais l’occasion de reporter ! Sans compter que sa présence à la réception était primordiale pour ses études, et pour le carnet d’adresses dont elle allait avoir besoin à l’avenir, en tant qu’archéologue de métier. Malade ou non, enfermée contre son gré ou non, Maya avait bien l’intention de passer outre les interdictions pour se rendre à la réception qui allait sceller le reste de son année et la continuité de son job au musée, certes moins bien payé que le fait d’être stripteaseuse, mais qui lui permettait néanmoins de subvenir à de nombreux besoins vitaux.
« Tu ne peux pas me garder ici, tu ne te rends pas compte ! Ce soir j’ai une réception au musée, je la prépare avec le conservateur qui m’embauche depuis des mois, c’est le résultat de mois d’efforts !! Tu ne peux pas me faire ça. Franchement, tu ne peux pas, c’est inhumain ! »
Première chose, appeler Cheyenne. Elle serait sûrement en mesure de joindre le conservateur et de lui expliquer la situation, dans le cas où Shane serait trop idiot pour ne pas lui permettre de lui aller. Après tout, il avait fait l’armée…Et bien que Maya ne soit pas calée en la matière, il lui semblait se souvenir que l’armée a une vision des ordres et de la discipline tout à fait personnelle. La jolie blonde avait donc pris à nouveau le téléphone fixe de Shane, dont elle comptait évidemment payer les communications, avant de tomber sur le répondeur de cette véritable mère de cœur n’ayant de cesse de veiller sur elle depuis des lustres. Maya ne manqua pas de lui laisser un message afin de lui expliquer qu’elle allait bien, et qu’un malaise malencontreux lui avait valu un aller-retour aux urgences…Finalement soldé par une nuit chez son ex, dont elle laissa l’adresse au cas où sur le répondeur, avant de la rassurer : Le principal, c’est qu’elle soit saine et sauve. Mais après avoir raccroché, Maya ne se sentait pas plus rassurée, et encore moins plus détendue. Elle s’était pourtant approchée de l’assiette que le jeune homme venait de déposer sur le comptoir séparant la kitchenette du reste de la pièce, prenant au passage un petit morceau de bacon subrepticement. La vérité, c’est qu’elle mourrait littéralement de faim…Mais qu’elle était réellement trop têtue pour accorder à Shane le moindre compliment sur sa cuisine, bien qu’elle ait souvent été tentée de le faire par le passé.
« Et tu ne m’as pas expliqué comment j’ai fais pour rentrer dans cette chemise. Je te pense tout à fait capable de me sortir que l’on t’a appris à déverrouiller une porte dans le noir avec une allumette, et que donc tu n’avais pas besoin de te rincer l’œil en me changeant…Mais que ce n’est pas forcément ce que tu as fais, hum ? Bref. J’aimerais savoir où sont mes vêtements pour pouvoir partir, si cela ne te déranges pas trop. S’il te plaît. »
Cet « excès » de politesse ne laissait rien présager de bon. A tout le moins, il exprimait le besoin de Maya de partir le plus rapidement possible. Elle ne lui avait pas dit « s’il te plaît » et « merci » depuis un lustre, et leur relation récente ne laissait pas entendre une quelconque amélioration au niveau de la politesse. Aussi fallait-il craindre le pire dans le cas où Shane lui refuserait le fait de sortir, ce qui risquait de se produire s’il respectait effectivement les prescriptions du doc. Ce que Maya ignorait, c’est le fait que son ex soit au courant de sa maladie. Cela aurait probablement relativisé les choses dans le cas où elle aurait été en possession de l’information…
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 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Mer 9 Nov - 23:47:27 | |
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« vide cor meum »
SHANE – « C'est apparemment ton médecin et en cette qualité, je pense que c'est précisément son droit. Mais bon, ... » Elle m'amusait presque, à s'énerver comme ça contre un homme qui ne voulait de toute évidence que son bien être ou du moins le préserver aussi longtemps que possible. Et bien qu'étant inquiet à la voir ainsi perdre ses moyens et pestiférant contre le praticien au point de me laisser sûr que l'homme devait avoir l'oreille qui sifflait méchamment, je ne pouvais rien faire d'autre que grignoter un peu, l'observer et attendre que la tempête passe.SHANE – « A t'entendre on dirait presque que je te retiens en otage... » Il n'y avait sans doute pas énormément de différence entre la situation et l'analogie de la prise d'otage, mais je doutais que Maya fut calme assez pour entendre le murmure que j'avais laissé souffler en expirant. Deux secondes trois quarts plus tard, Maya bondissait à nouveau sur mon téléphone, comme si c'était un petit animal sauvage qui avait manqué lui échapper et composa furieusement un numéro avant d'attendre apparemment la tonalité en se passant la main dans les cheveux puis sur le front, comme si elle était figée dans un geste éternel de demoiselle se cognant le front. Cheyenne. J'ignorais quelle était la personne, mais alors que Maya se tourna vers moi dans l'attente que je confie mon adresse et m'exécutais, je me disais que je n'allais probablement pas tarder à le savoir. Quelque part, je me disais que cette fille devait sacrément compter pour Maya pour qu'elle se prenne la peine de la rassurer avant de résumer ses mésaventure. Je me demandais si la copine savait pour l'état de santé de Maya, et si non, si je devais faire comme si de rien n'était... Quelques instants plus tard, le téléphone était de nouveau sur le combiné et Maya approchait de manière hésitante vers mon coin de l'appartement. Mordant de manière taquine dans le morceau de pancake encore captif de ma fourchette, penché sur le comptoir, je poussais doucement l'assiette vers ma jeune amie/ennemie avant de croiser à nouveau les bras et m'appuyer sur les coudes pour continuer à l'observer me cédant... Ou au moins, cédant à ce que je lui offrais, ce qui pour l'instant était tout aussi bien.SHANE – « Ce n'est rien que je n'aie déjà vu, je te rappelle. J'ai juste pensé que cela serait pour le mieux... » Pour elle? Pour moi? Pour mon lit? Pour le fait qu'elle n'aurait pas à avoir l'impression d'être crade ?? Je ne me considérais jamais comme un ange mais pour tout ce que j'avais bien pu foutre en l'air avec Maya, j'espérais au moins que j'avais toujours pu me montrer respectueux envers elle.... sauf la fois où j'avais claqué la porte pour ne plus revenir, mais ça c'était une autre histoire. SHANE – « Tes chaussures sont près de l'entrée, et tes vêtements ne devraient plus tarder à être secs. J'ai fait tourner une machine cette nuit et le sèche linge ce matin pendant que tu dormais encore... J'avais peur au début que le boucan ne te réveille mais apparemment le bon docteur a veillé à ce que rien ne puisse entraver ta récupération. Il passera dans la journée pour te filer un truc, d'ailleurs alors c'est pas si grave que tu ne l'aies pas eu en ligne... » Je savais que je ne gagnerais rien à la forcer, et la retenir en otage n'était pas véritablement mon style. Xavier avait juste annoncé passer pour lui donner un médicament destiné à dégager ses bronches mais je n'en savais pas plus. Je ne laissais jamais un homme derrière, l'armée m'avait enseigné cela et le fait que Maya soit une femme ne changeait pas grand chose mais quand il était question de domaine médical, je m'inclinais bien volontiers devant les pros...SHANE – « On aura qu'à en profiter pour lui demander pour ce soir... » Je n'étais pas bien optimiste, parce que l'homme avait quand même mentionné que le moindre rhume pouvait être fatal à la jeune femme, mais je savais aussi que les musées savaient avoir des systèmes de filtrations d'air ultra technologique pour maintenir la température et ne pas abîmer les oeuvres d'art. Il y ferait probablement frais, en revanche, aussi vais-je devoir m'assurer que si d'aventure elle reçoit le feu vert, qu'elle soit bien couverte.SHANE – « Et ne viens pas me faire la gueule si je te dis "ordre du médecin" cette fois ! » Ma voix se faisait un peu plus forte parce que quelqu'un venait de frapper à la porte et que je me m'y dirigeais lentement, pieds nus, en t-shirt gris et jogging assorti, décidant d'ouvrir la porte sans tourner la moindre clé en extirpant un hoquet de surprise (ou de dégoût?) de la part de Maya lorsqu'elle dû probablement réaliser que la porte principale n'avait jamais été verrouillée. Je m'étais attendu à la visite du Docteur Xavier, au lieu de quoi une très belle femme se présenta à mon regard. Un sourire charmeur, les yeux rieurs, je la saluais juste une seconde avant d'être refroidi par le regard de tueur qu'elle m'adressa avant de se laisser entrer dans mon appartement sans la moindre invitation. CHEYENNE – « Maya ! Sérieusement, ma belle il faut que tu arrêtes de me faire des frayeurs pareilles, j'étais morte d'inquiétude. J'en ai pas dormi de la nuit ! » Les deux jeunes femmes faisaient abstraction totale de ma présence, à l'exception des dagues que me jetta l'inconnue du regard en s'apercevant de la tenue que portait Maya. A l'observer, j'avais l'impression d'avoir en face de moi une lionne protégeant ses petits, une femme pleine de pouvoir sur laquelle il me serait bien difficile d'avoir le moindre aval. Elle était très soucieuse de Maya et voir cela me fit chaud au coeur, mais lorsqu'elle se concentra sur moi je me redressais du comptoir sur lequel je m'étais à nouveau accoudé en me poussant à un presque garde à vous m'incitant de peu à lui dire "madame" comme s'il s'agissait là d'un officier supérieur. SHANE – « Hello. Je m'appelle Shane.... » Je tendais la main nerveusement pour la saluer, mais elle ne bougea pas un muscle en continuant de me toiser, me forçant à retirer ma main aussi nerveusement que je l'avais tendue. Maya sembla s'amuser de la situation, et moi je restais là sobrement à déglutir comme un idiot, impressionné par l'énergie qui se dégageait de ce petit brin de femme. Elle ne devait pas avoir plus de quelques années de plus que moi et pourtant elle m'écrasait par sa prestance comme si je n'étais qu'un gamin à côté. Sous son inquisition visuelle, je me tenais littéralement la queue entre les jambes, inquiet qu'elle puisse me tuer ou pire encore si elle l'avait seulement voulu... Son attention se reporta ensuite sur Maya qui réagit presque comme une enfant prise sur le vif, baissant les yeux me semblait-il alors que Cheyenne posa une unique question.CHEYENNE – « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Elle balançait son regard entre Maya et moi et pendant peu de temps, j'eus l'impression que Maya me faisait comprendre silencieusement de ne pas mentionner le "où" de l'histoire, laissant ainsi entendre que Cheyenne ne savait absolument pas pour la vie nocturne de Maya. Un rictus sadique s'afficha sur mon visage pendant un instant, laissant planer sur mon ex le sentiment de damnation et du "tout est fichu" que je me plaisais à faire fondre sur elle avant de finalement répondre à la question de la femme qui s'était tout bonnement invitée chez moi sans cérémonie.SHANE – « J'ai retrouvé Maya par hasard hier soir du côté de Sunset. On a été boire un verre, on a discuté, on a bien ri, bref ce que vous pourriez imaginer dans pareille situation mais les choses ont dérapé. Pendant un moment j'ai vraiment cru qu'elle avait une crise d'asthme sévère, mais c'est elle qui a suggéré que je l'amène aux urgences. Le médecin a fait une sorte de scan ou je ne sais trop quoi, puis lui a administré un sédatif avant de me la confier. Il a dit que son état de santé actuel ne profiterait pas d'un séjour prolongé à l'hôpital et que le moral allait devoir être soutenu, d'autant que le fait qu'elle reste à l'intérieur pendant quelques temps. Il devrait d'ailleurs passer sous peu et jusque là, je pense qu'on ne s'en sortait pas trop mal. On prenait un petit déjeuner quand vous êtes arrivée... Et je crois bien que c'est là notre dernier visiteur de la journée, si vous voulez bien m'excuser... » Quelqu'un d'autre venait de sonner et pendant une seconde, je me dis que jamais autant de monde s'était retrouvé chez moi. Ouvrant la porte au Docteur Xavier et l'invitant à entrer, je vis Cheyenne capturer le visage de Maya et lui parler doucement, les deux parlant probablement de la fameuse soirée puisque je crus comprendre les mots "musée" et "robe". SHANE – « Cheyenne, pendant que docteur et patiente ici arrangent leurs affaires, puis-je vous offrir un café ?? Ou un jus de fruit ? Docteur ? » Je tendais le verre de jus d'orange vers Maya avec un sourire entendu de paternel imposant à la demoiselle un choix qui ne lui appartenait pas avant d'entendre le praticien refuser poliment et entraîner Maya à part. Cheyenne en revanche m'accompagna, non sans diriger un coup d'oeil inquiet vers le duo s'éloignant et me poussant à la rassurer doucement. La promesse d'un café dû la séduire puisqu'elle accepta rapidement en indiquant qu'elle ne pouvait pas rester bien longtemps; je n'avais jamais eu l'occasion d'être interrogé par le père de Maya sur mes intentions vis à vis de la jeune femme, mais le rattrapage fut glorieusement assuré par la jeune femme agissant curieusement de manière maternelle avec la jeune blondinette. Lorsque le docteur et la patiente revinrent une bonne demie-heure plus tard, Cheyenne avait disparu, et j'étais laissé là livide dans ma propre cuisine. Carrément partagé entre un sentiment estomaqué sur les menaces que Cheyenne avait laissait planer sur moi si je m'occupais de blesser Maya à nouveau et la joie que la miss pouvait compter sur une femme pareille. Mais le sentiment vainqueur de cette tourmente morale fut assurément l'inquiétude en contemplant le duo approcher....
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|  | | California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Mélie ⊰ commencement le : 17/10/2011 ⊰ date de naissance : 23/03/1989 ⊰ âge : 23 ⊰ messages : 11365 ⊰ topic : closed : dydy, minus, aislynn, poussin & minus, andrea & gaulthier, maëlle. ⊰ âge : 23 ans ⊰ étude : Physique, 4ème année ⊰ aes : Présidente de Confrérie ⊰ avatar : Crystal Reed
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Ven 11 Nov - 14:39:57 | |
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Quelque part, la mission commando de Cheyenne avait fait sourire Maya. Sa première marque de joie de la journée, qui hélas ne put guère durer étant donné que son chirurgien unique et préféré avait choisi de rendre sa petite visite au même moment. Qu’importe, la blondinette espérait pouvoir se rattraper très prochainement en expliquant à Cheyenne absolument tout ce qu’elle avait besoin de savoir, de son malaise jusqu’à sa nuit improvisée chez Shane, pour laquelle elle n’avait même pas eu son mot à dire. Hélas une fois encore, sa nouvelle mère de cœur avait déjà dû partir lorsqu’elle raccompagna le docteur Xavier à la porte de l’appartement de Shane. Celle-ci avait sûrement des cours de prévu, ou une course urgente qu’elle n’avait pu repousser, Maya ne pouvait pas l’en blâmer. Tout ce qu’elle se promit en échange, ce fut de la recontacter dans la journée et de passer quelques minutes au téléphone avec elle afin qu’elle ne s’inquiète surtout pas pour elle. Cela dit, à constater le visage quasi livide de Shane après son entretien avec Cheyenne, Maya aurait mis sa main à couper qu’elle lui avait certainement fait subir un interrogatoire des plus précis et des plus insistants. Si seulement sa propre discussion avec le chirurgien n’avait pas été si tragique, elle se serait probablement amusée à en rire, mais au lieu de cela, ce fut un silence des plus saisissants qui se mit à peupler l’atmosphère. Le médecin fut bref quand à l’au revoir qu’il donna à Maya, à ceci près qu’il osa un baiser contre son front, marque physique que la jeune femme eut du mal à réellement enregistrer tant elle était sonnée par le diagnostic qu’il lui avait présenté quelques minutes plus tôt. Pour sûr, c’était un coup qu’il allait lui falloir digérer au plus vite si elle ne voulait pas encore perdre un temps précieux. N’importe qui aurait pu se laisser aller durant des semaines, alors que la charmante blondinette ne s’accordait que cette journée. Vingt quatre heures pour laisser la peur l’envahir, se frayer un chemin dans son esprit et dans son corps, avant qu’elle ne lui botte le train et ne reprenne son existence là où elle l’avait laissée. En attendant, connaissant Maya, elle allait sûrement s’isoler. Puisqu’elle ne pouvait pas mettre un pied dehors sans risquer les foudres de son chirurgien, de Cheyenne et peut-être même celles de Shane, alors la jeune femme comptait bien s’en tenir à une journée marquée sous la raison. Mais cela ne durerait pas, c’était évident. Juste le temps qu’elle ne laisse la peur, l’angoisse, la douleur et la tristesse l’envahir vingt quatre heures durant…
« Je vais rester ici jusqu’à demain puisque je n’ai pas le choix. Ne t’inquiètes pas, je culpabilise assez de m’imposer chez toi alors pitié, garde ton sermon pour plus tard. Ça ne m’explique pourquoi tu me rends ce coup de main…D’un côté, je serais curieuse de le savoir, mais de l’autre, je crois que je vais gentiment passer la main. Je ne veux surtout pas te tendre une perche monstrueuse pour que tu m’écorches, Castor. »
Vilaine, très vilaine habitude ! Maya n’avait guère contrôlé cette sorte de diarrhée verbale ayant été la sienne durant quelques minutes. Elle se mordit aussitôt la lèvre inférieure, regrettant de s’être autant avancée alors que l’expression de son visage était davantage marquée par le désespoir que par la joie de vivre. Cela dit, son impudence lui arracha un sourire de force, tandis qu’elle s’insultait intérieurement d’idiote. Fallait-il que cela ait été une habitude répétitive pour qu’elle la possède encore aujourd’hui, des années après leur séparation. Cela dit, elle n’avait aucune envie de mettre en scène une nouvelle polémique, ou même de se confronter à Shane pour l’instant. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était rester couchée toute la journée durant, probablement pour pleurer en silence et dans la solitude la plus complète. A défaut d’avoir son fidèle Pollux sous la main, Maya eut le réflexe tout à fait justifié de piquer l’oreiller du jeune homme, déposé contre le canapé : Il n’était pas dit qu’il ne parvienne à le lui reprendre avant qu’elle ne fiche le camp le lendemain…Mais qui sait, les miracles sont toujours possibles.
« Les habitudes ont la vie dure, hein…Pas de commentaire. Et j’te pique ton oreiller. »
Aucune demande, aucune politesse particulière, trop ancrée qu’elle était sur l’échange d’amabilité qu’ils avaient eu la veille. Maya avait aussitôt disparut dans la chambre, dont elle n’avait pas refermé la porte correctement, se fixant à la fois sur leur sublime capacité à se faire souffrir sans réelle raison, et sur cette épée de Damoclès qu’elle avait plus que jamais au dessus de la tête. Sans autre forme de procès, la demoiselle s’était allongée et emmitouflée sous les couvertes, tout en serrant l’oreiller de Shane comme s’il s’agissait de sa fidèle boule de poils nommée Pollux. De longues larmes s’étaient aussitôt mises à couler dès lors que l’obscurité semblait l’avoir définitivement enveloppée. Ce n’était guère une atmosphère idéale, car dans la nuit, le côté sombre et angoissant a tôt fait de nous faire nous sentir abandonnés. Mais le cœur de Maya avait beau saigné et tout son corps la faire atrocement souffrir, elle n’aurait bougé d’ici ou changé de position dans le lit pour rien au monde…La seule chose positive à laquelle elle eut le culot de penser, ce fut évidemment son anti stress favori, la gourmandise par excellence qu’elle ne s’accordait que lors des journées déprimantes. Hélas pour elle, il n’était pas dit que Shane ait ce genre de munition dans son compartiment d’armes, ni qu’il ne la laisse sortir pour aller faire une overdose sucrée en vue de remonter son moral confortablement installé dans ses chaussettes.
« Mon royaume pour une montagne de fraises avec de la sauce chocolat... ! »
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 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Sam 12 Nov - 18:12:05 | |
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« vide cor meum »
Maya avait beau tenter, je n'étais pas dupe et l'attitude de professeur X ne laissait aucun doute sur mon opinion de la situation. Le fait qu'elle ait l'air si abattue n'eus pour effet que confirmer mon propre prognostic et bien que j'affichais toujours la même expression nonchalante alors que le médecin prenait congé, mon regard laissait trahir le souci véritable qui me rongeait comme jamais je n'avais souffert dernièrement. J'attendais juste un peu de savoir si elle allait aborder le sujet d'elle même ou si elle allait devoir me pousser à avouer que je n'étais pas étranger à la réalité de sa condition médicale. Ce n'est que lorsque j'entendis le sobriquet tant honni, spectre de la relation qui nous unissait et empreinte feinte rappelant parfois les surnoms qu'elle aimait me donner lorsque nous étions en froid. Castor. Au final, j'avais toujours pu donner un terme assez sadique au surnom et la sortie du film Volte-Face à cette époque là n'y fut pas étrangère, mais je me doutais bien que si je venais à mentionner les abricots ou alors arborer une attitude telle qu'avait le "vilain" du film, je n'allais pas bien être reçu. Moins que ce que je n'avais déjà été, du moins... Au lieu de quoi, je frissonnais d'horreur en pensant au frère mythique de Castor, Pollux, qui à son tour me rappela sans gêne la boule de poil qui avait su me gêner pendant un sacré paquet de nuits alors que Maya le bichonnait presque plus que moi. SHANE – « C'est la seconde fois que tu me fais penser à cet ours en 24h, devrais-je me faire du souci ? » La question était plus théorique qu'autre chose, puisque lorsque Maya sembla le comprendre et ignora ma remarque avec une superbe que je ne pouvais attendre que d'elle, elle se retourna en prenant otage l'un des coussins de mon salon et se dirigeant vers ma chambre (qui pour l'instant était la sienne) pendant que je restait derrière à m'occuper des restants du petit déjeuner qu'elle n'avait pas terminé.
S'il y avait une chose pour laquelle Maya n'avait jamais su se montrer particulièrement douée, c'était pour pleurer en silence. Et si là elle m'offrait la meilleure performance de discrétion que je devinais répété au fil des ans, il n'empêchait en rien que les hocquets de douleur se laissaient entendre à travers la porte à demi fermée. Sa complainte ne tomba ainsi pas dans l'oreille d'un sourd, même si la savoir dans un état pareil ne pouvait évidemment pas permettre le sourire commémoratif de l'ancien temps qui mourrait d'envie de naître sur mes lèvres. Je lavais la dernière assiette, l'essuyais, la rangeait. Jetais les toasts à la poubelle et puis pris soin de m'occuper des verres sales. Ce n'est que lorsque la vaisselle fut (rapidement) faite et que les articles avaient été rangés que je me permis de récupérer le téléphone avant de m'éloigner un peu de manière à quitter la zone d'écoute de Maya. Je n'avais peut-être pas ce qu'elle voulait, mais ce que j'avais c'était de solides relations un peu partout et des copains qui bossaient n'importe où et c'est l'un d'eux que je contactais en cet instant précis, motivant la complicité de l'homme par un rappel de la faveur qu'il s'était juré de me devoir un jour... Une bonne heure plus tard, mon colis était arrivé à la porte alors que j'avais entretemps eu de quoi m'occuper des vêtements de Maya et de ranger un peu le bazar intégral qu'il restait de la nuit.SHANE – « Merci Jimmy, je te revaudrais ça... » J'en oubliais que techniquement c'est lui qui me revalait un service alors que je refermais la porte sur mon pote, emportant avec moi le petit trésor que je gardais en main... La culture hydroponique pouvait avoir du bon parfois, et le fait que Jim bosse dans un labo qui tentait d'allier autant que possible le bio et l'hydroponie (entre autres sciences s'achevant par -ponie) permettait aujourd'hui d'avoir cette barquette secrète de mets divin, hors saison malgré le mois de novembre qui frappait et le fait que c'était loin d'être le temps pour trouver ça sur le marché...
Entrant doucement dans la chambre depuis quelque temps silencieuse, je déposais sur une étagère les quelques vêtements de Maria qui étaient désormais propres comme un sou neuf, avant de m'avancer du côté du lit où était apparemment assoupi Maya et de déposer le petit plateau sur la table de nuit. Une coupe de fraises trônait sur la planche de bois, accompagnée d'une sauce chocolat faite maison, telle qu'elle avait pu le désirer. SHANE – « Ce n'est pas une montagne, mais les désirs de madame... » Je ne terminais pas ma phrase, murmurée doucement alors que je passais ma main dans ses cheveux dans une caresse que je voulais aussi brève que non offensive. Si je venais à dire "sont des ordres", je pressentais que je ne risquais pas d'avoir fini d'en entendre parler. La tête de mon ex était tournée de l'autre côté, si bien que je ne pouvais pas distinguer son visage, mais son immobilité et le fait qu'elle respire profondément me laissait supposer qu'elle était endormie. Je sortis de la pièce dans le but d'aller prendre une bonne douche, et lorsque je revins dans la pièce une grosse demi-heure plus tard, les cheveux dégoûlinant d'humidité, je pus constater que du paquet de fraises soigneusement déposé, il en manquait déjà quelques unes. Maya était toujours dans la position dans laquelle je l'avais laissée, à une différence près et ce n'est qu'en m'asseyant sur le côté du lit avant de l'observer un instant que je laissais ma voix tonner juste un peu plus dans la pièce, même si le ton restait doux.SHANE – « Inutile de faire semblant, je sais que tu ne dors plus... » J'étais tenté de me pencher et de chatouiller ses côtés pour qu'elle se dévoile, mais mon geste fut interrompu par la crainte de lui faire mal, sans savoir à quel point elle pouvait être sensible à la douleur à cet instant précis, en ce point précis de son anatomie. Plongeant mon regard chocolat dans la clarté du sien, je venais à craindre qu'elle ne s'interroge et ne pose des questions à laquelle j'avais pas réellement envie de répondre. Décidant au lieu de cela de me focaliser sur la coupe que j'avais apporté, je me penchais pour attraper l'un des fruits, le tremper dans la sauce et le mener à mes lèvres sous le regard qui me semblait meurtrier de Maya, comme si je n'avais aucun droit à ses fraises et que je venais peut-être de déclencher la troisième guerre mondiale.SHANE – « Je t'en prie... » Je n'attendais pas un merci, elle était bien trop butée pour ça, mais je pouvais toujours faire comme si... Non?
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 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Dim 13 Nov - 15:11:12 | |
| maya & shane ▬ bad day, looking for the great escape. • he was my north, my south, my east and west, my working week, my sunday rest ; my noon, my midnight, my talk, my song; I thought that love would last for ever: I was wrong ;; furious lovers will be together again... |
Son royaume pour des fraises, rien que ça. Il s’agissait en quelque sorte de son seul remède anti déprime, le plus efficace et le plus agréable pour ses papilles gustatives. Maya ne s’attendait pas pour autant à ce que Shane n’entende sa supplication et y cède, surtout en plein mois de novembre, peu réputé pour être une pleine saison de fraises. Elle ne savait pas exactement pourquoi il faisait tout ça pour elle, ni même la raison pour laquelle elle avait tendance à le fuir, allant même jusqu’à feindre d’être en train de dormir afin d’éviter toute discussion en sa présence. Sans doute la charmante blondinette était-elle toujours pétrifiée à l’idée qu’il ne mette exactement le doigt où cela faisait mal, comme il en avait la fâcheuse habitude. C’était tellement plus simple, confortable et facile de faire l’autruche jusqu’à ce qu’elle ne décide de quitter cet appartement où elle n’était pas réellement à l’aise…Mais Shane en avait décidé autrement, puisqu’il éventa son bluff sans le moindre effort, d’une simple phrase. Maya se redressa donc, le foudroyant volontiers du regard avant de picorer volontiers une fraise en vue de se donner une quelconque contenance qui allait certainement lui être très utile dans les minutes à venir. Shane était désormais assit sur l’autre bord du lit et pourtant il lui semblait diablement plus près. Comme si chaque seconde près de lui était suffocante. Certes, Maya gardait une contenance exceptionnelle que nul n’aurait pu contredire, mais elle n’était définitivement pas à l’aise. Ils n’étaient pas censés se côtoyer à nouveau après tout ce qui s’était passé entre eux…D’autant que la blondinette prenait conscience qu’il soit dangereux pour elle qu’il n’apprenne davantage de secrets la concernant. Il n’avait pas à faire partie de son existence à nouveau. Il avait décidé de mettre un terme à leur histoire sans même qu’ils ne puissent s’expliquer entre adultes, aussi avait-elle désormais le réflexe d’agir telle une gamine capricieuse à qui on avait dérobé le jouet favori. Il n’était pas question qu’elle ne cède un pouce de terrain, ou même qu’elle ne montre à quel point le fait qu’il lui ait apporté des fraises lui avait fait autant de bien que cela ne l’avait touchée. La moindre marque positive n’était décidément réservée qu’en période de fix à la morphine, si toutefois on pouvait appeler cela comme ça. C’était pourtant bien le seul moment où Maya avait été à la fois douce, conciliante et sincère en présence de Shane depuis leurs retrouvailles résolument houleuses.
« Tu vas me dire pourquoi tu me donnes un coup de main ou il va falloir que je devine ? »
Maya ne pouvait pas s’en empêcher, elle devenait soudainement aussi glaçante qu’un iceberg en plein hiver tenace. Ce n’était pas seulement l’antipathie que lui donnait envie de ressentir Shane, mais plutôt le fait qu’elle veuille constamment se défendre au cas où il déciderait de se lancer dans une joute verbale. Elle préférait mille fois être la première à cogner, quitte à le faire plus fort à la prochaine réplique, fidèle à l’adage « la meilleure défense reste l’attaque ». Ils n’étaient pourtant pas sur un champ de guerre mais bien dans une chambre sécurisée, à déguster des fraises fraîches et une sauce au chocolat que Maya aurait volontiers qualifié de divine si seulement elle avait souhaité être sincère. Ce qui n’était pas encore le cas pour l’instant.
« Tu ne me dois rien, c’est bien que j’ai retenu de ton discours d’hier. Alors c’est quoi ton motif ? Le fait que je sois mourante ? Je ne suis pas un soldat sous ta protection, tu n’as pas à te sentir obligé de quoi que ce soit en me prenant en pitié par-dessus le marché. Je n’ai pas besoin de la pitié des autres, je me suis très bien démerdée jusqu’ici et je ne vois pas pourquoi ça ne continuerait pas. Je ne dis pas que je ne vais pas mourir, puisque ça semble assez mal barré et je suis lucide…Mais si je dois mourir, au moins je profite de la vie. Et ton petit discours moralisateur d’hier, je l’ai encore en travers de la gorge, si tu veux savoir. »
Cherchait-elle à le pousser vers ses derniers retranchements ? Possible. Peut-être Maya avait-elle simplement besoin de voir clair dans son jeu, de savoir ce qu’il avait en tête et de connaître les raisons lui poussant à lui filer un coup de main après l’avoir lamentablement abandonnée à son triste sort. Qu’il ait cherché à la contacter après ne changeait pas son geste, bien qu’elle aurait aimé pouvoir lui dire de vive voix à quel point elle le considérait comme un salaud pour lui avoir laminé le cœur. Mais ça, c’était une autre histoire.
« J’étais déjà malade quand tu t’es barré. Je le suis depuis ma naissance, et ça s’est empiré parce que j’ai été maltraitée étant gamine. Fondamentalement, tu as agis comme tous les enfoirés ayant marqué ma vie. Comme un salopard. T’inquiètes pas, je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie ou te faire culpabiliser. Je veux savoir ce que tu penses. T’es une armure, Shane, tu peux toujours dire de moi ! T’as sûrement de très bonnes raisons, liées à ton passage en tant que soldat, mais j’en ai aussi. Seulement tu n’as jamais voulu voir plus loin que le bout de ton nez. Je n’ai peut-être pas su te montrer suffisamment vite à quel point tu comptais pour moi, mais j’ai essayé, tu ne sais pas à quel point j’ai voulu que ça marche. Et si j’ai juste envie de te refaire la face façon puzzle c’est parce que tu as détruit toute cette envie que j’avais d’évoluer et de revenir cette demoiselle gentille et extrêmement extravertie que j’étais. Pourquoi tu ne m’as pas laissé le temps putain ?! »
Tout en soupirant, Maya se mordit violemment la lèvre inférieure afin de se calmer. Hors de question de pleurer ou de paraître encore plus misérable qu’elle ne l’était. A la place, pour libérer toute cette pression qu’elle avait, non seulement elle s’empara d’une nouvelle fraise, mais elle laissa échapper un rire nerveux qui dura quelques secondes et qu’elle ne pu décemment retenir.
« Tu sais quoi ? On est une belle paire de bras cassés. »
Sans vraiment qu’elle ne sache pourquoi, Maya s’était avancée, levée du lit et avait incité Shane à en faire autant avant de le serrer contre elle. La raison ? Elle ne la connaissait pas elle-même. Juste l’envie d’être rassurée, sans doute…Sans qu’aucun mot désobligeant ne soit prononcé. Les femmes…
« Surtout, la ferme. »
• • • • • • • • • • • •Crazy, thief, adorable...Future mom ! ♥ I don’t wanna love you a little, I just wanna love more •• Can't erase, so I'll take blame but I can't accept that we're estranged...Without you I can't quit now, this can't be right, I can't take one more sleepless night without you. I won't soar, I won't climb if you're not here. I'm paralyzed without you. I can't look, I'm so blind, I lost my heart, I lost my mind without you. I am lost, I am vain, I will never be the same without you •• Juno & Randy : If you jump, I jump, right ? ♥ |
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|  | | GAMMA • Take the best, fuck the rest. California Dreamin' • • • • ⊰ sexe :  ⊰ on m'appelle : Fraise des Boas ⊰ commencement le : 25/06/2011 ⊰ date de naissance : 09/01/1988 ⊰ âge : 24 ⊰ messages : 1081 ⊰ topic : 1/2 pris ⊰ âge : 24 ans ⊰ étude : 4e année de médecine | spécialisation en médecine légale à venir ⊰ aes : Auto-défense ⊰ avatar : Katie McGrath
 | Sujet: Re: « Et pour quelques dollars de plus » • Shane Sam 19 Nov - 23:29:50 | |
|  
« vide cor meum »
SHANE – « Il faut que tu soies sous morphine pour que j'espère que tu me parles normalement, hein ? Ecoute, hier j'ai été con, d'accord. Hier ou plus tôt, n'importe, tu penses ce que tu veux et tel que je le vois, je ne peux plus y changer grand chose. Mais je suis là, aujourd'hui, ton médecin m'a demandé de garder un oeil sur toi parce évidemment, tu t'es si bien démerdée jusqu'ici. Il a demandé, j'ai accepté, et jusqu'à il y a quelques instants, ça me faisait presque plaisir de pouvoir enfin être là pour toi. Peut-être pas rattraper les conneries et tout ce que j'ai bien pu faire par le passé mais... je sais pas. Être là. » Je n'espérais pas rattraper quoi que ce soit, puisque je doutais sérieusement que ce qui s'était passé entre nous soit de l'ordre des choses qui puissent être réparées, ou rattrapées. Je ne pensais pas avoir un mauvais fond, et si la hargne que j'éprouvais hier s'était effondré au moment même où Maya suivait le mouvement sur le parking, cela ne voulait pas dire que j'allais passer le moindre moment à lui reprocher tout ce qui avait été dit sous le coup de la colère. La rancune des femmes devait probablement être plus tenace que celle des hommes. Ou bien la partie de moi qui n'avais jamais cessé d'aimer ce petit bout de femme commençait dangereusement à gagner du terrain et à me rendre soft, laissant l'agacement perler alors que je rétorquais à sa diatribe sur un ton frustré, frôlant presque la colère. J'avais merdé. Fin de l'histoire... Pourquoi est-ce qu'il fallait toujours qu'elle cherche à tout comprendre? Est-ce qu'elle ne pouvait pas se contenter d'être, pour une fois, et de profiter des services d'un mec qui aujourd'hui s'annonçait prêt à se plier en quatre quitte à en récolter les bleus plus tard ? J'avais tenté doux, je l'avais tenté brusque, au final, je ne savais plus comment agir avec elle autrement qu'au travers d'un soupir.SHANE – « Et si j'ai explosé hier, je dois t'avouer que te retrouver occupée à te déhancher devant des mecs pour du fric est la dernière des façons dont j'imaginais nos hypothétiques retrouvailles. J'ai agi comme un mec, d'accord, et j'ai craqué. Désolé. » Je m'attendais presque à la laisser prendre note du moment, extrêmement rare me connaissant, auquel je m'étais excusé ou au moins avait posé les prémisces d'un regret. Au lieu de quoi, elle continua sur sa lancée et je mordis sur ma chique alors qu'elle m'expliquait tout ce qu'elle avait sur le coeur. Malade depuis la naissance ? Et lorsque j'étais parti ? Je retenais bien difficilement la pique qui menaçait de percer la barrière de mes lèvres et de l'attaquer sur le même ton en lui demandant pourquoi elle n'avait jamais rien dit de tout cela. On avait peut-être eu nos bas, mais la plupart du temps on a pratiquement été comme cul et chemise et même alors je n'avais rien su. Ou n'avais rien remarqué.. La situation n'était pas aussi critique alors qu'elle l'était aujourd'hui, puisque je ne parvenais pas à situer quand elle avait bien pu être malade alors que je me montrais présent. Au lieu de quoi, elle termina son dialogue sur une question émise d'une voix cassée, me laissant avec un regard sombre et le coeur lourd. Si seulement je pouvais recommencer, laisser l'adolescence pétulante derrière et revenir à l'époque avec la maturité que -j'espérais- j'avais aujourd'hui. Les choses auraient pu être si différente si je n'avais pas été si impulsif.... Si tête à claque et buté au point d'avoir foutu en l'air la meilleure chose qui m'étais jamais arrivée. Et ce n'était pas les années à l'armée ou les horreurs dont j'avais été témoin qui allaient me convaincre du contraire... Elle tendit la main vers la coupole de fraises en même temps que moi, nos mains se frôlant à peine avant que l'un et l'autre ne les retire, elle emportant un fruit qu'elle portait à ses lèvres accompagné d'un rire fugace, mais ô combien plaisant à entendre.MAYA – « Tu sais quoi ? On est une belle paire de bras cassés. » Je ne ris pas, mais je ne pouvais que me persuader d'un sourire approbateur. Nous faisions effectivement une belle paire, et à cet instant précis, alors que l'agacement était retombé et qu'une affection renaissante pour la jeune femme reprenait place, je ne pouvais que laisser ma main survoler la sienne comme si elle mourrait de la promesse de pouvoir la toucher et la réconforter. Mais ce fut Maya qui eut le dernier mot... Debout avant que je ne puisse dire ouf, m'entrainant dans son sillage, elle passa bientôt ses bras autour de mes hanches avant de laisser sa petite silhouette reposer contre moi alors que ses mains se nouaient dans le creux de mes reins. Un câlin inattendu, plus pour elle que pour moi, mais auquel je donnais tout ce que je pouvais. Elle faisait bien une tête de moins que moi, chose qui rendait aisée le fait de poser mon visage contre ses cheveux, commençant alors automatiquement un mouvement machinal qui aurait pu être destiné à la bercer si seulement j'avais pu savoir qu'elle permettrait une telle audace. Au lieu de quoi, je laissais l'instinct agir, permettant à la jeune femme dans mes bras de puiser en moi tout ce qu'elle voulait y prendre, non sans qu'elle ne se laisse aller à un "la ferme" bien loquace.SHANE – « Oh, mais je n'avais pas l'intention de parler » Un coup doux mais ferme me rappela avec une certaine ironie que je venais, en parlant, de briser l'affirmation que je venais de prononcer et me consigna à une simple pensée. *oh, oh, d'accord, désolé, j'ai rien dit !*. Laissant Maya tranquille un instant, je ne la poussais à se détacher de moi un instant avant de plonger mes yeux dans les siens, soulevant son visage en maintenant une petite pression ascendante sur son menton. Je pouvais bien prononcer toutes les excuses du monde, ça ne changerait rien, mais le sentiment ne restait pas moins vrai. Et lorsqu'elle croisa mon regard et qu'elle put, j'espérais, y lire ce que j'éprouvais à l'instant présent comme regret, sincérité et désir honnête de ne plus me montrer comme le roi des cons, je venais à espérer qu'elle en aurait bientôt assez de m'aboyer dessus dès qu'elle ouvrait la bouche. Nous étions des bras cassés, c'était un fait indéniable, mais on avait le choix entre se morfondre sur ce qui était ou se contenter de ce qui est. Et si son regard s'écarquilla légèrement alors que je baissais doucement la tête vers elle, ses lèvres ne vinrent pas accueillir le baiser que je ne réservais pour l'instant qu'à son front. Un test. Je tentais de tout faire pour prendre la température de son humeur: pour l'instant, je n'étais pas sûr que si je venais à oser plus en l'instant actuel, elle ne fasse de moi le seul bras cassé littéral de notre duo impossible. Elle en était parfaitement capable, ça, je n'en avais aucun doute. Mais pour l'instant, je voulais juste qu'elle se repose, prenne soin d'elle, me permette de réparer les dégâts d'hier et déguste quelques fraises. C'est tout. Pas d'engueulades, rien de plus. On allait se tenir à carreau, rester civilisé, garder notre calme et passer une journée normale comme tous les autres....
Mais il fallu qu'elle m'observe avec ce regard.
Il n'y avait réellement moyen de décrire cette manière qu'elle avait de me regarder. De poser un label sur la vulnérabilité en guerre permanente avec quelque chose de plus, mais qui faisait faire à mon coeur plusieurs saltos dans la poitrine avant de me pousser à me mordiller la lèvre inférieure en ne la lâchant pas du regard. Je tentais de comprendre. De ne pas gaffer un peu plus que ce que je n'avais déjà fait. Elle m'observait attentivement avec ce qui semblait presque comme une attente, un nouvel espoir déçu et les rouages de mon esprit tentaient de compiler les informations. Mais elle mordit sa lèvre à son tour et pour autant que je soie concerné, c'était tout ce dont j'avais besoin pour crier à la chute. Lorsque mes lèvres tombèrent de nouveau sur elle, ce n'était que pour se poser sur les siennes dans un geste criant d'autant d'émotions que mon cerveau ne puisse suivre. Manque. Désir. Regret. Affection. Souci. Mes mains ne restaient pas immobile, l'une capturant la machoire de ma colocataire d'infortune alors que l'autre caressait doucement le bras de la jeune femme capturée de mon étreinte. Avant que je ne puisse réaliser, nous nous séparions et aspirions goûlument un air dont l'être humain avait malheureusement besoin pour subvenir, mes lèvres continuant malgré tout à déposer baiser après baiser dans le cou de Maya alors que mes mains se nichèrent sur ses hanches, déposées sur la chemise que je lui avais prêtée. Remontant sur sa chair, faisant fi du tissu, laissant mes mains parcourir son torse et ses côtés en soulevant le tissu par la même occasion, mais sans pour autant me montrer trop invasif ou culoté. Les caresses restaient simples et tendres, sans précipitation ni désir autre que de la ressentir frissonner sous mes doigts. Je m'étais arrêté pour l'observer dans les yeux, tâchant de comprendre ce qu'il se passait et où elle se situait vis à vis de moi. De ce qu'il se passait. Je gardais une prise ferme sur le vêtement, arrêté entre le moment où j'allais la découvrir à mon visage et le moment où je reposerais le tissu en la protégeant de la voracité de mes yeux. Un instant entre deux temps. Maya, elle, semblait aussi silencieuse que possible et je restais indécis quant au fait que cela soit une bonne nouvelle ou non. Qui ne dit mot consent. Je gardais l'adage à l'esprit alors que j'ôtais finalement le vêtement, laissant Maya briller par la simplicité et la délicatesse de sa silhouette, saupoudrant le long de sa nuque de nouveaux baisers éfreinés alors que mes mains frôlaient sa silhouette comme si elle était la chose la plus précieuse sur laquelle elles pourraient jamais se poser.
Puis on frappa à la porte...
Je ne savais pas vraiment s'il s'agissait là de la première tentative ou non, puisque les coups semblaient assez furieux et me laissaient me demander si nous n'avions pas tout simplement été emporté dans notre élan et laissé la personne poireauter devant la porte comme une malheureuse. Puisqu'à mes yeux, il ne pouvait s'agir que d'une seule personne...SHANE – « Excuse ma curiosité, mais.... c'est qui cette femme ? » Ma frustration atteignit de nouveaux sommets, s'échappant dans un petit rire en maudissant secrètement Cheyenne au moins autant que je pouvais la remercier. Car alors que je déposais un dernier baiser sur la joue de Maya, encore incertain de ce qu'il venait de ce qu'il se passait, je ne craignais qu'une chose. Deux, en fait. Que Maya ne regrette tout cela et que Cheyenne ne me mette en pièce pour avoir mis cette dernière dans cet état...
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