⊰ sexe : ⊰ on m'appelle : loris. ⊰ commencement le : 19/07/2011 ⊰ date de naissance : 06/07/1995 ⊰ âge : 16 ⊰ messages : 11065 ⊰ topic : 4/4 ⊰ âge : twenty-six y.o ⊰ étude : troisième année de médecine. ⊰ aes : maison des langues. ⊰ avatar : ben barnes.
Sujet: Re: ange ou démon ? ▬ diable et diablesse ♥ Lun 2 Jan - 13:09
Enfin nous étions sortis de cette fichue maison. Je les aurais tous égorgés de mes propres mains si l'occasion s'était présentée tellement ils m’exaspéraient. Parfois j'avais juste envi de m'échapper de ce monde où ta montre Rolex compte plus que ce que tu as dans la cervelle. Bon, je ne vais pas cracher sur eux parce qu'après tout c'est le monde dans lequel j'ai choisis de vivre mais une bouffée d'air frais de temps en temps ne fais pas de mal. Et lorsque je prends ma bouffée d'air, il ne faut pas venir me déranger qui plus est si je suis en compagnie de Perdita. Notre amitié était venue naturellement. Nous n'avions pas forcés les choses. Je crois que cela ne m'est jamais arrivé. Avec tous mes autres " vrais " amis, nous nous sommes trouvés dans ces soirées mondaines qui fleurissent temps en Californie, alors pas grand chose de naturel quand la chose qui vous a rapproché au début, c'est une coupe de champagne. Avec Perdita, il n'y a jamais de conflits. Quand nous nous appelons, nous savons que c'est le bon moment, c'est presque de la télépathie. On sait à quel moment il faut l'appeler et à quel moment il ne faut pas l'appeler. C'est tellement simple avec elle de passer un bon moment, oublier un peu tous les tracas de la vie quotidienne. Parfois, je me disais qu'il fallait qu'on se voit plus mais j'en arrivais toujours à la même conclusion : les choses que l'on apprécie le plus sont celles que l'on voit le moins souvent. Alors chaque fois que je la voyais, je la dévisageais des pieds jusqu'à la tête. Je ne me lasserais jamais de sa petite frimousse blonde. Aujourd'hui, ça avait été exactement la même chose lorsque je l'avais aperçue dans cette maudite maison. Heureusement, maintenant nous nous trouvions à l'orée du bois. Notre soirée allait enfin pouvoir commencer. Je me demandais comment tous ces gens pouvaient tenir, dans des costumes aussi débiles les uns que les autres, à célébrer une fête qui est complètement absurde. Mais bon, après tout chacun fait ce qu'il a envie de faire et moi tout ce que j'ai envie de faire, là maintenant, c'est de me rendre en compagnie de Perdita dans sa belle forêt qui nous tend les bras. Je savais pertinemment qu'aucun de nous n'aurait peur de quoi que ce soit ... enfin j'en étais presque sur. Moi en tout cas rien ne me faisait peur, si je n'ai pas tourné la tête ou poussé un cri durant toute la saga Saw, je ne vois pas pourquoi cela commencerait aujourd'hui. Cependant, j'allais avoir d'autres préoccupations durant cette soirée. Des préoccupation assez inattendues car nous étions en train de nous aventurer sur le terrain des confessions. Je ne me souviens pas d'avoir fait cela un jour avec elle, de parler de moi et du passé dont je ne me souvenais pas. C'était d'ailleurs rare que j'en parle à quelqu'un. Cela montrait bien que Perdita était importante à mes yeux. Le nombre de personnes au courant de mon amnésie dans cette université, cela se compte sur les doigts d'une seule main, c'est vous dire. De plus, les confessions ça n'avait jamais été vraiment mon truc, moi qui avait du mal à exprimer mes sentiments. Mais en face de la splendide blonde, il fallait croire que cela me donnait des ailes, que je pouvais tout dire. A moins que ce ne soit l'alcool, mais ça j'en étais bien moins sur. Effectivement, je ne mentais pas, ma plus grande peur était de me réveiller un matin en aillant dans ma tête la vision de ma famille et de la maison où j'ai passée mon enfance. A ma sortie du coma, on m'avait raconté le pourquoi j'étais dans un lit d'hôpital, mais on m'avait aussi dit, à la vue de mon amnésie, que je n'avais pas de famille. Au début, bien entendu, j'y avais cru. Après tout lorsque l'un des médecins les plus renommés d'Athènes vous dit que vous n'avez pas de famille, vous y croyiez. C'est l'attitude ensuite du ministère qui m'a mis la puce à l'oreille. Je n'avais rien demandé et voilà qu'il me payait mes études et mon logement dans l'université de mon choix. Ça c'était sympa. Trop sympa même. Ils me devaient quelque chose. Ils regrettaient d'avoir fait quelque chose sur ma personne et je compris tout de suite. Mais, après plus de cinq ans, je n'avais plus eu la force de rechercher, de parcourir ciel et terre. J'avais juste envie de tourner la page et de recommencer une nouvelle vie. Bref, pas facile de raconter cela vous pensez bien ! J'encourageais Perdita à ce qu'elle me dévoile sa plus grande peur. Après tout, pas de raison que je sois le seul à me confesser ce soir. « Avec moi tu ne crains rien. » Je lui dis cela avec un ton des plus doux que je ne me connaissais pas. Jamais je ne jouerais avec ses sentiments. J'étais manipulateur et mesquin mais ça c'était avec les personnes que je n'aimais pas et même si elles sont très nombreuses, Perdita ne fait aucunement partie d'elles. Je n'eus même pas le temps de répondre à sa dernière phrase qu'elle se retrouva par terre. Voulant la rejoindre dans le noir, je fis de même. Si quelqu'un nous voyais dans cet état là, il y aurait de quoi rigoler ! Heureusement personnes aux alentours. Je sentis une légère douleur mais rien de bien grave. Perdita essaya de me rejoindre. Nous étions deux bourrés en plein délire. « Aïe j'ai mal purée ... » Je me mis à rire comme je ne l'avais jamais fais. « C'est toi qui me dis ça ? Et en plus c'est de ta faute si on est dans cette situation, t'avais qu'à pas emmener de bouteille. » Je lui fis un grand sourire, bien entendu je rigolais. On savait tous les deux pas tenir sur nos jambes un point c'est tout. Je me trouvais sur un tas de feuille et me relever devient une priorité, je ne tenais pas à découvrir une fourmilière sous mes fesses. Je n'y parvins pas et tout ce que je reçus fut la lumière du portable de Perdita en pleine face. Nous n'avions pas vu la lumière depuis que nous avions quittés la maison alors autant vous dire que ce ne fut pas très agréable. Je la sentis qui me palpais juste avant qu'elle ne me redemande si tout allait bien. « T'inquiètes pas tout va bien et toi ? » Je voulus toucher sa cheville mais ce fut sa cuisse que je heurtais. Décidément j'allais vraiment pas bien. D'ailleurs, d'épuisement, je laissait tomber ma tête sur le sol. Je me retrouvai couché, observant la cime des arbres et quelques étoiles qui se frayaient un chemin parmi les branches. J'étais bien. J'étais amoché, mais je me sentais bien et Perdita n'y était pas pour rien.
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....... ..........you are the only exception
Yellow diamonds in the light and we’re standing side by side. As your shadow crosses mine. What it takes to come alive ? « we found love » ♥ Si elle était la femme de sa vie, c'est qu'il devait probablement être l'homme de la sienne. Ils étaient encore jeunes, et quand bien même les moments qu'ils traversaient leur semblaient insurmontables, ils ne seraient plus tard que de mauvais souvenirs.
⊰ sexe : ⊰ on m'appelle : elodie ⊰ commencement le : 17/10/2010 ⊰ date de naissance : 23/06/1990 ⊰ âge : 21 ⊰ messages : 8204 ⊰ topic : isaac, dean & dimitri ; close ⊰ âge : vingt années ⊰ étude : en seconde année, droit ⊰ aes : cheerleading' ⊰ avatar : candice accola
Sujet: Re: ange ou démon ? ▬ diable et diablesse ♥ Mer 4 Jan - 19:45
you and me
- J’ai pas envie de faire d’erreurs. - Faut pas appartenir à l’espèce humaine alors, deviens canard.
La nuit était nôtre et j’en étais plus que ravie. J’avais pris le grand soin d’emporter cette bouteille et de m’accrocher au bras de Isaac. Il n’y avait pas d’explication à ce que je pouvais ressentir en sa présence. Tout me semblait plus facile, plus clair dans ma tête. Je ne pensais plus à me retourner la situation dans tous les sens car les choses entre nous s’étaient toujours faites naturellement. Notre rencontre, notre approche et cette amitié, tout avait été sincère du début à la fin et j’espérais que ça continuerais sur cette voie. Cela fait longtemps que je ne me suis plus sentie aussi bien auprès de quelqu’un. On est souvent sur la même longueur d’onde et très loin de nous, l’envie de se la jouer ou de vouloir tout calculer. Dans la vie, les choses qui ont le plus de valeur sont celles qui n'ont pas de prix. Et pour rien au monde, je donnerais ce que je vie à l’instant. Alors que nous étions en train de franchir une étape nouvelle, celle des confidences. Nous étions très complices sans même savoir tout l’un de l’autre, je me demandais ce que cela allait devenir quand il saurait ce qu’il me rend faible et ce qui me rend plus forte. Soit il prendra la fuite ou peut-être qu’il appréciera et qu’on restera tel que l’on est. J’imagine malgré tout que ce genre de discussion peut rapprocher deux personnes de manière particulière. A partir du moment, où on se laisse parler car on sait qu’il n’y aura aucun préjugé, il faut savoir garder ces précieux amis à ses côtés. Je ne peux pas le décevoir de par ma façon de penser ou de voir les choses. Nos différences peuvent n’être qu’une graine dans l’océan ou un moyen de se comprendre davantage. Il m’avait donc confié sa plus grande peur et je pouvais parfaitement le comprendre. Mais est ce qu’il allait partager la mienne ? C’est un peu la peur de tout le monde, je pense. On ne veut pas se sentir mal où trahi même si on sait que c’est inévitable. Pour connaitre le bonheur, il faut avoir connu le malheur. L’évidence même de l’apprentissage, de continuer quoi qu’il advienne et qu’importe la taille des murs à franchir. On sait que rien n’est donné sans raison. A chaque chose, son prix, j’ai envie de dire. Rares sont les souvenirs donnés, les sourires échangés simplement et tendrement. Sauf que lorsque je me retrouve près de Isaac. Il n’y a aucun souci. L’échange coule de source, comme si nous en avions besoin et qu’il ne fallait aucune réflexion pour agir. Simplement et sincèrement, nous avons construit cette amitié pierre après pierre sans jamais rien reproché, sans jamais donné dans l’intention de recevoir. Juste continué de partagé car le plaisir est totalement ce que nous désirons. Nous étions devenus en quelques sortes accrocs à cette relation. Je ne pouvais me passer de ces têtes à têtes et de échanges qu’ils soient par téléphone ou message. Les rendez – vous arrivaient toujours au bon moment, comme une évidence. Sans savoir, sans parler, nous savions que ce que nous tenions là entre nos mains, était plus qu’une histoire dont on se souvient en vieillissant. Je raconterais à mes futures générations, l’authenticité de cette amitié avec Isaac et leur souhaiterais d’un jour pouvoir y gouter.
Peut-être que je suis folle, peut être que je mise trop sur son dos. En tout cas, ces paroles ne faisaient que renforcer mon idée. Je souriais simplement avant de me manger une chute phénoménale. Cette racine de l’arbre qui dépasse de trop et mon inattention qui me trahit. Le tour était joué. Après tout, ça n’arrive qu’aux meilleurs comme dirait mon grand – père. Quelques secondes plus tard, c’est le corps de mon compagnon de route qui heurta à son tour le sol. A croire qu’on était béni pour marcher comme des pingouins, ce soir. Sourire sur le visage et humeur des plus enjouées, je me disais que le rhum avait surement aidé. Après tout, on n’est jamais trop vieux pour apprendre à trouver son équilibre. L’entendant de loin, je n’étais pas si rassurée. Pour cette raison, sans attendre une seconde de plus, je m’approchais et essayais de le retrouver en un seul morceau. « Bien sûr, je me doutais que tu aurais mal, fillette » ajoutais – je tout en rigolant comme une enfant et en essayant de le remarquer avec la fine lumière de mon portable. Merci technologie. Je suppose que se serait notre seule lumière, sauf si monsieur se promenait avec une lampe de poche. Maintenant, aussi ça allait être ma faute si monsieur ne savait pas mettre un pied devant l’autre. Bien sûr, va s’y fait toi plaisir mon petit. « D’accord, c’est de ma faute si mooonsieur ne sait pas comment tenir sur ses jambes. C’est à cause de rhum, et bien, en excuse tu es loin d’être un expert. Quand on boit faut savoir être fort comme un roc. Moi si je suis tombée, c’est à cause d’une racine qui s’est glissée sous mon pied. » En même temps, je m’attendais à quoi en venant dans la foret. Bien sûr qu’il y avait des arbres et des racines. Je le tâtais comme on tâte quand on cherche quelque chose. Heureusement que nous étions seuls au monde car la scène pourrait faire office de film. Je décidais donc d’en faire autant de lui, m’allongeant à ses côtés. Je posais la tête sur son torse et regardais le peu de lumière que nous offrait le ciel. « ça va bien, je passe une bonne soirée et toi ? » Je l’entendais cet organe qui sommeille en chacun de nous. Isaac avait un cœur qui allait au rythme des secondes. C’était étrange et appréciable à la fois. Bizarre dans le sens où la dernière fois où j’avais fait ce geste, c’est lorsque Matthew s’est retrouvé éjecté de sa voiture et que j’essayais de m’assurer que tout allait bien. Malheureusement, ça ne s’est pas terminé comme je l’aurais souhaité. Sinon, je ne serais peut-être pas à Berkeley en ce moment, en train de fuir ma famille et new york. Mais j’apprécie malgré tout, la situation, le fait que je me sente si bien aux côtés de quelqu’un.. Il n’y avait pas d’explication quand on se retrouve comblé. Aucune explication ne pourrait être à la hauteur. J’étais simplement en charmante compagnie et ça me suffisait. Les étoiles étaient devenues notre simple écran comme si nous étions deux gamins en train de se regarder un film. Elles ne brillaient pas toutes de la même façon et il y avait des grandes et des petites. Un peu comme chaque humain, on n’était loin d’être tous les mêmes, tous dans le même sachet et pourtant ça ne nous empêchait d’apprécier quelques personnes. Il est clair qu’on ne peut pas oublier certaines personnes qui croisent notre chemin. Personnellement, j’en ai fait des belles rencontres. Il y a avant tout Matthew, cette première et unique histoire d’amour avec le grand A. Il y a Gabriel, ce garçon qui me fait bien trop pensé à la fille que je suis. Sans oublier, Nivéane qui change ma façon de faire et de vivre certaines choses et puis, il y avait Isaac. Comment pourrais – je le résumer ? Je dois avouer que pour l’instant rien ne me vient. Aucun mot à la hauteur de ce qu’il a, j’ai l’impression. Alors qu’à l’instant même, je suis contre lui et que la nuit nous guette. Je reprends de l’enthousiaste et continue la discussion. « Tu crois qu’on fait pitié à voir ? On a un peu trop picolé pour trouver la force de se relever. Je plaide coupable, ce soir » Ressortant de ma poche mon portable, je retrouvais le visage de Isaac. C’est une manie chez moi, de voir le regard des personnes à qui je parle, je ne sais pas.. Mais j’aime bien, c’est mieux. Relevant la tête et tombant mon regard dans le sien, il n’y avait rien qui pourrait enlever cela. Il avait dans son regard, une des plus brillantes étoiles que j’ai pu voir de la soirée. Je souriais alors sans qu’il puisse me voir, dans le plus grand des secrets. J’appréciais.
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...you do something to me that I can't explain
Quand tu aimes quelqu'un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent. Tu prends tout ou rien du tout. isaac and perdita, true story •• Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser. Où qu'ils soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent..
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Sujet: Re: ange ou démon ? ▬ diable et diablesse ♥ Mer 11 Jan - 14:56
J'étais totalement épris par le sourire angélique de Perdita. Parfois, ça me faisait presque peur tellement j'étais accro à la belle blonde. Je ne pouvais me passer de son regard, de son rire, de son visage et de son corps tout entier. Dès que je les voyais, tout allait pour le mieux car je savais qu'elle était vivante et c'est ça le plus important. Une vie sans elle, je n'ose imaginer ce que ça pourrait être. Ce serait certainement une catastrophe, en tout cas je ne suis pas sur qu'un jour je retrouverais le bonheur si ça devait arriver. Parce que notre histoire d'amitié, c'est pour la vie et ce n'est absolument pas négociable. Qu'on habite à dix mille ou a dix kilomètres l'un de l'autre, nous nous verrons toujours et nous ne nous oublierons pas. Qui pouvait être assez idiot pour oublier un tel visage, une telle beauté italienne ? Personne. Quand je ne vais pas bien, je pense à elle ou je lui rends visite selon mes possibilités. En tout cas, elle m'aide à aller mieux. Elle m'aide à me sentir bien dans ma peau et en Californie. Elle est devenue indispensable à ma vie. Alors, lorsqu'elle m'avait envoyé un message pour me dire de me rendre à cette nullité de soirée d'Halloween, j'avais accouru. Je n'avais pas traîné une seule seconde, je m'étais surpris moi même par la vitesse à laquelle j'arrivai sur les lieux de la soirée. Moi qui détestais tant Halloween, c'était assez bizarre de se dire que j'avais roulé vingt kilomètres heure plus vite que ce qui est autorisé pour venir à une de ces soirées. Ça prouvait que c'était une réelle amie pour moi. Une de mes seules amitiés sincères féminine avec Avery. J'étais prêt à tout pour elle. Elle pourrait me demander n'importe quoi, je le ferai parce que la voir mal ou déçue, ça je ne pouvais pas l'accepter. D'ailleurs, si quelqu'un ose lui faire du mal de quelque manière que ce soit, je ne suis pas loin et je pourrais sortir les poings de ma poche. Sauf si bien sur je suis dans l'état dans lequel je suis actuellement. M'enfin bon, quand on sait que c'est Perdita qui a eu la superbe idée de ramener le rhum, elle s'en voudra qu'à elle même si il lui arrive quelque chose. De toutes façons, je ne sais pas de quoi je parle puisque je suis là, à ses côtés. Et bourré ou non, il ne lui arrivera rien, absolument rien. Mis à part peut être de trébucher sur une racine et de se retrouver par terre. Si j'avais été sobre, j'aurais beaucoup ris de ce qui lui était arrivé parce que d'une, elle n'avait rien de cassé, et deux elle était les fesses par terre. Oui, dans la vie de tous les jours je suis assez moqueur avec les personnes qui m'entourent. Mais bon, tout le monde sait que ce n'est que de l'humour. Sauf que moi aussi je suis tombé à cause de cette bouteille d'alcool et que du coup, je ne pouvais plus me moquer. Dommage. Nous nous étions retrouvés tous les deux dans une belle situation. Nous étions pratiquement en Novembre, en pleine nuit, en pleine forêt, avachis à terre le soir d'Halloween. C'était digne d'un scénario de film d'horreur sauf que nous, nous étions en train d'apprécier ce moment tout simplement parce qu'on s'aimait énormément. Dans n'importe quelle situation j'étais heureux tant que j'étais avec elle et je supposais à son magnifique sourire que c'était la même chose de son côté. Depuis que je l'avais rencontrée, j'étais passé dans une nouvelle phase de ma vie parce que je me sentais aimé, sincèrement. Ça avait été l'une de mes premières amies sur le campus et au début que j'étais chez les Epsilon, c'était ma seule amie d'ailleurs. Je croyais à l'époque qu'aucune amitié n'était possible entre manipulateurs, riches et entrepreneurs. Certes, je m'étais lourdement trompé, c'est plus difficile mais ça reste entièrement possible, mais je m'étais échappé de ma confrérie pour vagabonder seul dans l'université et je l'avais rencontrée, elle. Son visage m'avait tout de suite frappé. Il m'était apparu comme le premier rayon de soleil de ma vie californienne. Et maintenant nous sommes amis, une amitié débordante et sans limites. Je lui faisais entièrement confiance depuis longtemps et c'est d'ailleurs grâce à cela que nous en étions arrivé au stade des confidences. Nous avions déjà fait cela auparavant, mais là ça touchait le plus profond de notre être. Ces peurs étaient dues à des choses horribles que nous avions vécues et c'était difficile d'en parler en temps normal. Sauf qu'avec Perdita, tout sortait plus naturellement ! Elle exerçait sur moi une sorte de pouvoir qui me permettait de tout déballer sur ma vie. Ce soir, j'étais prêt à lui raconter tout ce qui m'était arrivé, tous mes sentiments, depuis que je m'étais réveillé de mon coma il y a huit ans. A moins que ce ne soit l'alcool qui me fasse cet effet ? C'était en fait certainement les deux même si Perdita avec beaucoup plus d'emprise sur moi que le rhum.
Nous étions donc tous les deux complètement avachis sur un par terre de feuille, cailloux et terre. Moi qui étais habitué au luxe, ça changeait ! Encore une fois, pour elle j'étais près à tous les sacrifices. Je fis semblant d'avoir mal, certainement les effets de l'alcool. « Redis ce que tu viens de dire ? Fillette ? Non mais n'importe quoi. C'est qui qui s'est tapé l'armée pendant cinq ans ? C'est Isaac. C'est qui qui est parti dans le désert sans nourriture ni eau ni protection solaire ? C'est Isaac. » Même si ce que je disais était grave et que je tentais d'oublier ces moments, je prononçais ces paroles avec un ton comique. Le comble fut atteint lorsqu'elle m'accusa de ne pas tenir sur mes jambes ! Alors là, je me mis à rigoler parce que franchement elle n'avait qu'à se regarder elle-même pour voir que je n'étais pas le seul dans cette situation ! Je répliquais en disant que c'était de sa faute, qu'elle n'avait qu'à pas amener sa bouteille de rhum. « Comme si je ne savais pas tenir l'alcool ... Moi aussi une racine est venue entre mon pied et le sol tu crois quoi ? » On était pas des équilibristes tous les deux un point c'est tout. Nous étions même complètement déséquilibrés lorsque nous avions trop bu en fait. Sauf que je m'en fichais. J'étais bien. J'aurais été capable de rester des heures et des heures à rester dans cette position, à regarder les étoiles toutes plus belles les unes que les autres, aux côtés de Perdita qui ne tarda pas à me rejoindre en mettant sa tête sur mon épaule. Je sentais ses cheveux sur mon cœur qui battait de plus en plus fort. Bah bravo, elle me faisait boire et à cause d'elle j'allais faire une attaque si je ne me calmais pas tout de suite. Non, en fait je crois qu'il faut se rendre à l'évidence. C'est pas de l'amitié que je ressens pour elle, c'est plus que ça, bien plus que ça. On est pas autant épris par sa meilleure amie quand même ? On ne passe pas d'un état normal à un état de transe lorsqu'on la voit, non ? Et surtout notre cœur ne multiplie pas ses battements uniquement en sa présence ? Il apparaissait clairement que pour moi Perdita, c'était le plus beau des joyaux sur terre. Tout d'un coup, complètement saoul, je me mis dans la tête qu'il fallait absolument lui dire ou le lui faire comprendre. Je ne savais même pas si elle ressentait la même chose que moi mais en tout cas il fallait que je lui dise, de suite. Ne sachant comment faire, je répondis à sa question par un simple « Perdita ? » Elle fut surprise parce qu'elle ne s'attendait pas du tout à cela comme réponse à sa question pour savoir si je passais une bonne soirée. Sa tête blonde se retrouva à dix petits centimètres de mon visage et moi, je ne tenais plus. C'est alors que j'approchais mes lèvres et l'embrassais comme jamais je n'avais embrassé une des mes exs parce que là, c'était différent, j'étais totalement épris par son corps. Je pris conscience de mon geste uniquement lorsque notre baiser fut terminé. Je repris mes esprits, il n'y avait plus d'alcool qui tenait, je venais d'embrasser une amie voilà les faits. Non pas que je n'ai jamais testé cette expérience mais là, c'était avec Perdita. Soit elle allait approuvé, ce que je ne pensais pas, soit elle allait fuir en courant. En tous les cas, il fallait à tout prix que je trouve quelque chose à dire parce que là le silence commençait à devenir vraiment pesant. Me rappelant des films que j'avais vu dernièrement et où la même scène se passait, je lançai un léger « Je suis désolé. Terriblement désolé. Je ne sais pas du tout ce qui m'a pris. Je ... » Non, il n'y avait pas de mots pour décrire le pétrin dans lequel je m'étais mis parce que je venais de gâcher l'une des amitiés qui m'était la plus chère en dix secondes chrono. Ces dix secondes allaient complètement ruiner ma vie parce que sans Perdita ça ne serait plus du tout pareil. Je ne me voyais absolument pas la croiser sur le campus et tourner la tête, l'ignorer ou faire n'importe laquelle de ces choses. Moi, ce que je voulais c'était être avec elle, tout le temps. Je ne pouvais plus me passer d'elle.
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Sujet: Re: ange ou démon ? ▬ diable et diablesse ♥ Sam 28 Jan - 18:53
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Quand tu aimes quelqu'un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent. Tu prends tout ou rien du tout. isaac and perdita, true story •• Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser. Où qu'ils soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent..