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Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum)

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SAMPI • Make love, not war.
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⊰ on m'appelle : Catherine
⊰ commencement le : 14/11/2011
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MessageSujet: Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum) Sam 14 Jan - 2:29



Les yeux brouillée de larme, je courais dans le couloir de Berkley. Le peu d’orgueil qui me restait lutait pour ne pas éclater en sanglot devant tous les universitaires qui reprenaient les cours. Et moi, je prenais les jambes à mon cou. Courant comme jamais, je bousculai sans le vouloir certaines personnes. Trop emprise avec le mal qui me poignardait la poitrine je ne m’excusais même pas. J’étouffais un sanglot. J’étais sur le point d’atteindre un cap où il me serait humainement impossible de retenir encore mes larmes. Je redoublais ma course. Dévalant les marches une a une, je priais pour que Calum, Fellina et Eirik soit encore en cours à cet heure de l’après midi. Je ne voulais voir personne. Ne parler à personne. Je voulais mourir. Tout simplement mourir. J’arrivai donc à bout de souffle dans mon appartement. La porte se ferma, je jetai mon sac d’école le plus loin possible. Tremblante comme une feuille, incapable de trouver mon air, je m’accrochai aux meubles et décoration pour évaluer la situation de l’appartement. Les chambres étaient tous vides. Parfais. Je m’écroulai par terre sans plus attendre pour éclater en sanglot. Hurlant de désespoir, je tapai le sol de mon poing alors que mes larmes humidifiaient le parquet. Deux mot et me voilà dans cet état. Deux petit mots et ma vie changeait. Deux mots et je retombais encore dans une tristesse inconsolable. «C’est fini.» Pourquoi? Je ne le savais pas. Les excuses que Pacey m’avait balancées dans la froideur de son bureau étaient fausses. Et je le savais. Il ne me quittait pas pour que je sois heureuse avec quelqu’un de mon âge. C’était faux. Je refusais que se soit vrai. C’était impossible. Il savait que je l’aimais par-dessus tout. Il y avait une raison. Une vraie. Et il ne me l’avait pas dit. C’était un second poignard dans mon cœur lorsque j’y pensais. Me donna encore plus une épouvantable crise de sanglot. C’est finalement au bout d’une heure, totalement épuisée par ses larmes que je daignais retrouver mon sac. Toujours tremblante comme une feuille, je me mis à fouiller frénétiquement le ramassis de truc inutile qui se trouvais dans mon sac pour finalement trouver mon cellulaire. J’avais des spasmes de mes sanglots qui continuaient à perdurer en mon cœur. J’avais mal. Tellement mal. C’était aussi douloureux que Mikael. Encore plus même. Car il m’avait fait croire qu’il était tout le contraire du premier type qui m’avait brisée le cœur. Sanglotant en silence, je fini par envoyer un message désespéré à Pacey. Un dernier «je t’aime» qui le ferait changer d’avis. Je t’en supplie Pacey. Aime-moi. Je t’aime tellement. Sa réponse ne tarda pas a venir. Et elle fut aussi dévastatrice que la première fois qu’il me le dit. Me trouver un garçon de mon âge? Il était totalement stupide. Mais c’est lui que j’aimais. Totalement énervé, je lançai mon portable au fond de mon sac en éclatant de nouveau en sanglot en hurlant des jurons norvégiens à plein poumons. Je me contrefichais si mes voisins m’entendaient. J’avais trop mal pour le garder à l’intérieur.

Je me sentais dégoutante. Remplis de saleté. Je me détestais. Il avait du dire cela pour m’éviter la triste réalité; il ne m’aimait plus. J’avais fait quelque chose de mal. BON SANG. La demande en mariage. Il devait avoir cru que je ne l’aimais pas. Ou pire, il avait cessé de m’aimer. BON SANG. Pourquoi je n’avais pas accepté cette idée totalement irresponsable? Il m’aimerait encore. Et ce soir j’aurais été dormir dans ses bras comme à chaque weekend. Mais non. J’allais être seule. Toute ma vie j’allais être seule. Car j’étais horrible. Si Pacey ne m’aimait pas, qui au monde pouvait m’aimer. Je me dégoutais. J’avais envie de m’arracher le corps tant je me trouvais insupportable en ce moment. Je devais prendre une douche. Tout de suite. Prenant l’album photo qui se trouvait dans mon sac, je me dirigeai vers la douche et allumai un jet d’eau chaude. Assise dans la douche je laissai l’eau me rougir la peau alors que je regardais en pleurant l’album que j’avais voulu donner à Pacey en allant dans son bureau ce matin. Cet album contentant nos plus belles photos de voyages. Celle où nous étions amoureux, celle où nous étions heureux. Et nous regarder ainsi me fit pleurer de plus belle. Tout ça s’était faux. Plus que du passé Pourquoi deux semaine plus tard rompre avec moi après m’avoir dit d’avoir passé les plus beaux moments de sa vie? Je restais dans la douche jusqu’à ce qu’il n’y aie plus d’eau chaude. Sanglotant toujours, je jetai aux poubelles l’album de photo totalement détruit par l’eau bouillante. Je ne m’occupai même pas de mes cheveux une fois sortie, chose qui n’arrivait jamais dans mon cas, et je me dirigeai lourdement vers ma chambre. Pas la peine, je n’allais pas a mes cours aujourd’hui. J’avais le cœur brisé. Et même si je ne pleurais, cela ne voulais pas dire qu’à l’intérieur j’étais en train de me décomposé. Le cœur au bord des lèvres, je voulais tout simplement mourir. Je regardai l’heure. L’heure du souper était largement passée. Eirik devait donc passer la soirée avec Payson, Felina avec des amis comme à son habitude et Callum devait faire son stage ou autre truc de ce genre. J’étais seule. Horriblement seule. Et blessée. Je regardai avec espoir mon cellulaire mais Pacey ne m’avait pas réécrit. Reniflant, j’enfilai un bas de pyjama et un t-shirt de Pacey que j’avais apporté de chez lui pour les soirs où je ne pouvais dormir chez lui; ainsi je pouvais m’endormir avec son odeur. Mais cette fois, j’allais le porter. Pour le sentir sur moi. Le croire avec moi. Croire qu’il me serrait tout simplement dans ses bras. Je reniflai son odeur en pleurant silencieusement. Il était parti… ce n’était pas un putain de rêve.

Il devait être onze heure du soir, et je venais de mettre le troisième film d’Harry Potter. Avec les cheveux en batailles fautes de s’en être occupés, vêtu de vêtement trop grand pour moi, je mangeais un pot de crème glacée tout en pleurant. Un véritable cliché d’un film lorsqu’une fille qui se fait largué. Ce l’était certes. Mais c’était réconfortant ne serait-ce qu’un peu. Harry Potter était ma série favorite et le chocolat c’était mon dada, même en glace. Et puis bon, tant qu’a sangloté, autant le faire de la sorte. Car sinon je serais dans mon lit en train d’hurler au plafond. Mais a mes cotés se trouvais l’album complètement détruit que j’avais repris de la poubelle et mon cellulaire muet. Il devait m’appeler. Me dire que c’était une erreur, qu’il m’aimait et qu’il voulait que je sois dans ces bras ce soir. Qu’il s’ennuyait de moi et qu’il m’aimait. Pour l’instant rien. Mais j’attendais ce fol appel encore. Aujourd’hui c’était nos deux mois, et au lieu de les passer heureuse et amoureuse je les passais en sanglot et plus détruite que jamais. C’est alors qu’Harry était à Pré-au-lard que dans un son de clé, la porte s’ouvrit. Offrant ainsi à la vue de Callum le spectacle le plus tristement pathétique qu’un humain ne m’aura jamais vu. Je regardai alors avec douleur les yeux de mon ami qui me dévisageait. «Il est parti…» Soufflais-je avant de déposer sur la table de chevet le pot de crème glacer et de mettre mes mains dans la figure pour éclater dans un sanglot semblable aux premiers que j’avais fais en début de journée. Le dire a voix haute m’avait planté un troisième couteau au cœur.
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MessageSujet: Re: Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum) Sam 14 Jan - 15:38



    La journée allait être chargée. La veille au soir, Callum avait été de garde à l’hôpital. Il était rentré sur le campus à sept heures le lendemain matin. Sa garde avait été assez tumultueuse. En effet, il ne savait pas pourquoi, mais beaucoup de patientes avaient été plus que désagréable. Les médecins en chef parlaient de la pleine lune, les internes d’imbéciles qui voulaient juste se faire remarquer et c’était lui pendant ce temps qui empêcher les patients de lui taper dessus, qui se laisser traiter de tous les noms et qui prenait sur lui pour ne pas donner son avis à chaque personne qui utilisait l’ironie et les moqueries. Il avait donc énormément prit sur lui et en donnant le flambeau aux étudiants qui venaient après lui, il alla se changer, prit sa moto et alla sur le campus. Son premier cours n’était qu’à neuf heures, du coup, il avait une heure environ pour dormir un peu. Ce qu’il fit, dès qu’il fut allongé sur son lit. Il avait juste enlevé se chaussures, avant de se jeter sur son lit. Mais, vers huit heures, son portable se mit à sonner. Grognant, il enfuit sa tête dans les oreillers. Mais la sonnerie reprit deux minutes après. Grognant à nouveau, il passa une main vers son pantalon, pour attraper son portable qui était dans sa poche avant. Décrochant, il entendit alors la voix d’un de ses collègues pompier. Soupirant, il expliqua qu’il arriverait dans un quart d’heure. Se levant difficilement, il soupira, se passant les mains sur le visage. Puis, au lieu d’aller se laver et s’habiller, il décida d’aller voir les pompiers en courant.

    Se déshabillant, il passa un bermuda et garda le tee-shirt qu’il avait. Puis, il prit en plus son Ipod, qu’il accrocha à son bras. Mettant en route, il tomba sur une chanson qu’il n’avait pas entendu depuis longtemps mais qu’il aimait beaucoup. Il s’agissait d’une chanson qui vient d’un jeu sur pc. Puis, une fois près, il mit son sac sur ses épaules et partit en courant pour aller les voir. Sortant de l’université, il courait de rues en rues, avant d’arriver à la caserne. Là-bas, il arrêta la musique et partit donc parler avec les autres hommes. Ils devaient lui parler de son planning. Ce dernier allait être un peu plus serré dans les jours à venir, mais il fallait surtout voir si ça collait avec ses horaires à l’hôpital. Il dû déplacer deux jours, pour coller parfaitement entre ses deux plannings. Une fois fait, il repartit en courant, musique dans les oreilles, pour l’université. Une fois là-bas, il regarda l’heure. Huit heures cinquante. Il lui restait dix minutes pour être près. Allant directement sous la douche, après avoir éteint son Ipod et l’avoir posé sur son bureau, il profita de l’eau qui lui tombait dessus. Ses muscles semblaient apprécier l’eau chaude. Puis, il sortit ensuite de la douche, pour aller s’habiller. Une fois près, il prit ses affaires et sortit de sa chambre. Allant dans la cuisine, il se prit un jus d’orange et attrapa une pomme. Il mangea cette dernière sur le chemin jusqu’à son casier pour déposer quelques livres, avant d’arriver juste à l’heure dans la salle de cours.

    Passant donc le reste de la matinée là-bas, il enchaina les cours, les uns après les autres. A midi, il mangea aussi à la cafétéria, mais il partit ensuite à l’appartement pour chercher son Ipod qu’il avait laissé là-bas. Ce dernier lui servirait plus tard. Pour le moment, treize heures venait d’arriver et il partit à son premier cours de l’après-midi. Il enchaina à nouveau les cours jusqu’à seize heures, puis ensuite il partit à la bibliothèque du campus. Là-bas, il commença ses devoirs, préférant les commencer tout de suite et ne pas trainer. Au bout d’une heure, il laissa ses affaires à la table où il étudiait, pour partir à la cafétéria et se prendre un café. Normalement c’était interdit d’amener nourriture et boisson à la bibliothèque, mais laissant son café loin des livres, c’était toléré. Au pire, il paierait les livres en question. Puis, étudiant jusqu’à vingt heures, il partit ensuite vers son casier. Là-bas, il parvint à y déposer son sac. Fermant ensuite son casier, il prit ses clés de moto et partit chez ses grands-parents. Ca faisait quelques jours qu’il n’avait pas été les voir, du coup il les avait appelés la veille avant son service à l’hôpital pour savoir s’il pouvait venir dîner avec eux.

    Une fois chez eux, il y reste jusqu’à vint deux heures. Par la suite, il partit en ville, allant au cinéma. Il avait envie de se voir un film. Il savait que dans ses colocataires, personne ne devait être là. Eirik devait être avec Payson, chez elle, en ville, vu qu’elle avait un nouvel appartement. Winnie devait être avec son petit ami et Viktoria devait être avec Pacey, son petit ami et enseignant à Berkeley. Allant donc voir un film, il sortit ensuite de la salle pour aller vers sa moto. Rentrant sur le campus, il devait avouer qu’il avait envie de dormir et d’avoir une longue nuit devant lui. Du coup, il passa par son casier, pour récupérer son sac et alla à la maison de confrérie des Sampi. Saluant quelques étudiants qui étaient là, il discuta un peu avec lui, avant de monter à son appartement pour aller dans sa chambre. Enfin pas tout de suite visiblement. En effet, il avait entendu du bruit, du coup, il savait que quelqu’un était là et en avançant dans l’appartement, il vit Viktoria qui était assise face à la télévision, à regarder Harry Potter. Il allait sourire, en repensant au fait que Eirik lui avait dit que sa sœur adorait ces films. Seulement, il vit le visage décomposé de la jeune femme. Surprit, il fronça les sourcils et l’entendit alors parler. La voyant se refugier entre ses mains, il posa son sac par terre et se rapprocha d’elle. A la façon dont elle avait dit cela, il venait de penser à une mutation ou alors à la directrice qui avait apprit pour la relation entre l’étudiante et l’enseignant. Prenant donc place aux côtés de la jeune femme, il la prit dans ses bras. Soupirant doucement, il savait qu’elle devait avoir mal. Il l’avait déjà vu défaite une fois et pourtant, il lui avait dit de faire attention, mais comme on dit, l’amour est aveugle. Tentant de la calmer doucement, il finit par se détacher doucement d’elle, pour la regarder.

    Tu veux m’expliquer ce qui s’est passé ?

    Il savait que ça pourrait lui faire plus de mal que de bien. Mais, ne sachant pas ce qui s’était produit, il ne pouvait clairement pas l’aider, sauf si elle lui racontait la situation.

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MessageSujet: Re: Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum) Sam 14 Jan - 16:36



J’avais mal, si horriblement mal. Et peur. Pour plusieurs raisons. Mal d’amour, mal d’orgueil, mal de déception. Je refusais de croire que Pacey était comme Mikael, qu’il s’était joué de moi comme mon connard d’ex norvégien. Il m’avait juré de ne pas être comme lui et ce dès le départ. Et mon âme brisé et amoureux ne voulait pas croire que ces paroles étaient du vent. J’avais simplement perdu son amour. C’était tout. Car il j’avais refusé sa main, car j’avais détruit le moment le plus romantique de sa vie. La bague qu’il m’avait offert et que j’avais toujours au doigt devait lui avoir couté une fortune. Et il n’avait pas tant d’argent. Je savais que pour moi, pour ce cadeau, il avait pris un second boulot de père noël au centre commercial. Il s’était endetté pour me demander d’être sienne a jamais et moi j’avais refusé. Bien, sur je ne pouvais accepter. Nous n’avions même pas franchi le cap du deux mois, c’était beaucoup trop tôt dans notre relation et je n’avais pas besoin d’Eirik ou de quiconque pour le savoir. On me disait aveugle en amour, et je l’étais, mais pas a ce point. Or, mon sens du bien m’avait fait perdre celui avec qui j’entrevoyais déjà passer ma vie avec. Pas besoin d’une demande en mariage pour en rêver. J’avais l’impression que ma bague brulait tant elle était lourde de sens et conséquence. Bon sang, comme j’en voulais à Pacey. Pourquoi n’avait-il pas pensé deux secondes à combien cette demande était stupide et irresponsable. Il avait beau être nouveau en amour, c’était beaucoup trop stupide de sa part pour mettre cette demande sur ce compte. Bon sang. Il avait beau avoir vingt-huit ans, parfois j’avais l’impression d’être plus responsable que lui a certain niveau. Oh comme je lui en voulais. C’était sa faute. Tout ça, toute cette douleur, c’était entièrement de sa faute. Il m’avait quitté. Il m’avait demandé trop tot quelque chose qui, par mon refus, lui avait brisé le cœur. Il me mentait en me disant que je devais être avec des gens de mon âge. Je refusais de croire que c’était la vraie raison. Car il me l’aurait sorti il y a déjà plus longtemps. Non. C’était sa faute si j’étais aussi pitoyable devant Callum qui semblait pris au dépourvu par ma crise de larme devant mon film préféré. C’était sa faute si j’étais malheureuse. C’était sa faute si j’avais envie de mourir. J’étais tombé de trop haut avec lui, et il allait me laisser brisée à jamais. Peut-on recollé un pot par deux fois cassé? J’en doutais.

Et bon sang que j’étais terrifié d’annoncer cette rupture à mon jumeau. Car je n’avais pas la force d’entendre Eirik me dire des «je te l’avais dis» dont il allait probablement se délecter de me dire dans une magnifique engueulade. Il allait être en colère, et pas contre celui qui me laissait dans cet état, mais contre moi. Oui, j’avais été stupide de me lancer dans cette relation trop rapidement. Mais en oubliant Mikael dans les bras de Pacey, j’avais rapidement tombé amoureuse de celui qui me considérait comme une princesse et me couvrait d’amour et d’attention. Tout ce que je souhaitais d’un homme, je l’avais trouvé en mon professeur. Et jamais je ne laisserais entendre raison à mon frère sur ce sujet. Il ne me croira jamais si je lui dis que je l’aime plus que tout et je ne regrette même pas de m’être mise en couple avec Pacey. La seule chose que je regrettais c’était cette demande en mariage. Ma rage envers mon ex petit copain recommença à me bruler le ventre. Et je devenais encore plus inconsolable que jamais. Je me laissai prendre dans les bras de Callum en pleurant comme une madeleine. Je manquais d’air, mais la pression sur mon cœur m’empêchait d’en trouver. Mon souffle se saccadait légèrement alors que j’essayais de le retrouver, mais sans succès. Mes sanglots s’étouffaient dans le torse de mon ami alors que j’étais tremblante comme une feuille. Et mon cellulaire, lui restait silencieux.

Il fini par me demander qu’est-ce qui s’était passée. Et franchement cela ne fit qu’aggraver mes pleure. Incapable de respirer, je me couchai sur les genoux de Callum en me recroquevillant sur moi-même. «Je ne sais pas» gémis-je en pleurant de plus belle. Bon cœur était si douloureux que je posai une main sur mon cœur en sanglotant. Penser à cela était déjà si difficile, en parler était encore plus meurtrier pour mon âme. Toujours couchée, je levai un regard remplis de douleur et de désespoir sur Callum. J’étais perdue. Déconnecté de toute réalité. Je voulais Pacey, et rien d’autre. Je voulais être aimé par l’homme qui avait volé mon cœur. Et il l’avait bien fait, mais au lieu de me le rendre il l’avait piétiné avec indélicatesse et l’avait déchiré en plusieurs morceaux. Il me fallu prendre le peu de courage qu’il me restait pour arriver à parler de nouveau. Bon sang, j’avais simplement envie de mourir. «Il… On devait fêter nos deux mois aujourd’hui. Et quand je suis venue le voir dans son bureau pour lui demander ce qu’on allait faire il…. Il….» J’explosais de nouveau en crise de larme, tout en continuant à parler. Mon anglais en arrachait de plus en plus, incapable de me concentré sur cette langue qui n’était pas la mienne. Mais je faisais de gros effort pour terminer ma phrase, simplement pour répondre à la question de mon ami qui avait surement un ‘’je te l’avais dis’’ qui lui tournait en tête. «Il m’a simplement dit que c’est fini et que je…je devais me trouver quelqu’un de mon âge. C’est tout. Pas d’autre….e…explication. » Incapable d’en prendre je calai ma tête contre le ventre de Callum en me laissant aller à mes larmes. J’étais totalement anéantie. Deux peines d’amour en moins de six moi, c’était beaucoup trop pour moi. J’étais sur le point de viré dingue. Je voulais arrêter d’avoir mal. Mais le trou dans ma poitrine m’en empêchait.
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MessageSujet: Re: Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum) Sam 14 Jan - 17:03



    Les paroles, quelque chose de facile à faire passer. Comme on dit les écrits restent, mais les paroles s’envolent. Parfois, c’est vrai, mais parfois c’est d’un faux le plus total. Une personne qui vous parle, réfléchit forcément à ce qu’elle dit. Même si elle réfléchit après coup, elle savait ce qu’elle venait de dire. Chacun à sa façon de s’exprimer mais à la fin tout revient au même. Si les langues, les façons de s’exprimer sont différentes, on finit tous par comprendre. Même si on comprend l’essentiel, c’est ça qui compte vraiment. Alors, donner sa parole c’est facile. Dire qu’on aime une personne, qu’on la comprend, qu’on sera toujours là pour elle. Tout ça, c’est beau, rose, le pays des bisounours. Mais à un moment où à un autre, on doit faire face et prouver aux autres que ça ne sont pas que de belles paroles. Prouver que l’on dit la vérité. Si une personne vous dit qu’elle vous aime, elle doit le prouver, comme vous devez le lui prouver en retour. Si une personne vous dit qu’elle sera là pour vos, toujours, là encore il faut des preuves. Faire des promesses orales, c’est simple et quand ce n’est pas vrai, ça fait mal. On doit y faire face, mais ça n’est jamais simple. Alors, quand on se retrouve avec une personne qui vous a mentit et déçu, c’est encore plus dur de s’en remettre. Callum lui avait connu cela avec sa mère biologique. Elle l’avait abandonné à la naissance et il avait vécu avec son père, avant que ce dernier ne tourne mal. L’alcool et son suicide l’avait rattrapé. Mais l’anglais avait eu la chance de pouvoir compter sur ses grands-parents pour l’élever.

    Ces derniers eux, lui avait prouvés qu’ils seraient toujours là. Sa mère elle, le lui avait fait croire à deux reprises. Une première fois quand il était tout petit et quelques années plus tard. Puis, elle s’était manifestée fin décembre dernier. Mais l’anglais ne lui avait donné aucune nouvelle. Il avait peur d’être déçu à nouveau. Du coup, il ne savait toujours pas ce qu’il allait faire. Mais pour le moment, il vivait sa vie comme il l’entendait et là, il venait juste de rentrer dans l’appartement, qu’il partageait avec trois autres personnes. L’une de ses personnes, Viktoria, la sœur jumelle d’Eirik était en train de pleurer. Ce qu’il trouva étrange, vu que tout semblait bien se passer pour elle ces derniers temps. Mais aux propos qu’elle venait de tenir, il venait de comprendre ce qui s’était passé pour qu’elle soit dans cet état. Du coup, il alla s’installer près d’elle. La prenant dans ses bras, il tenta de la calmer. Puis, il lui demanda si elle voulait en parler. Seulement sa question, fit déferler un torrent de larmes chez la jeune femme. Alors, il la laissa prendre place contre lui et essaya à nouveau de la calmer. Il savait qu’il s’agissait de Pacey au vu de ce qu’elle disait. Du coup, il se doutait que ça avait dû mal se terminer, ou qu’il devait y avoir un autre problème, si ça n’était pas ça.

    La laissant le temps qu’il lui fallait pour parler, il ne fit que hocher la tête à ce qu’elle disait. Seulement, elle se remit à pleurer rapidement. Finalement elle se calma, mais ses propos firent mal à Callum. Cet enseignant venait de faire du mal à son amie et ça il ne pouvait l’accepter. Evidemment, il ne se voyait pas débarquer dans son bureau et lui coller son poing dans la figure, mais c’est ce qu’il avait fait si Pacey avait été un étudiant. Tentant d’abord de calmer la jeune femme, il prit vraiment le temps de la laisser reprendre ses esprits. Mais, il savait désormais que s’il commençait à lui parler à nouveau de la situation, elle risquait de pleurer à nouveau. Au vu de ses réactions précédentes, il se disait qu’il avalait mieux attendre. Quoi qu’il ne pouvait pas faire ou dire grand-chose de plus. Du coup, il resta là, tentant de réconforter la jeune femme comme il le pouvait. Pensant alors à Pacey, il se demandait bien ce qui avait pû se passer. Est-ce que la direction était au courant de sa liaison avec la Sampi ? C’est vrai qu’il pouvait perdre son poste, mais ça il avait bien dû le comprendre dès qu’il avait entamé une relation avec elle, du coup il savait que ça finirait mal. Fronçant doucement les sourcils, il regarda la jeune femme.

    Tu devrais aller te reposer Viktoria, rester là à pleurer ne va rien changer.

    Oui Callum, tu es d’une grande aide. En même temps, il ne pouvait pas faire grand-chose de plus. Il pouvait à la limite l’aider à s’endormir, mais il la voyait mal avoir un sommeil de plomb et elle risquait de se réveiller fréquemment. Soupirant doucement, il continua de la regarder.

    Qu’est-ce que je peux faire ?
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MessageSujet: Re: Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum) Sam 14 Jan - 18:47

Me reposer? Il était drôle celui là. Comme si j’étais en état de dormir. J’étais tout sauf calme et en paix. J’allais surement finir par m’endormir aux petites heures du matin, totalement épuisée, au bout de mes larmes avec la mort au cœur. Alors dormir, me reposer en ce moment. Il était hors de question. Je me relevai pour m’asseoir a coté de mon ami regardant le sol. Pas la peine d’essayer d’essuyer mes joues. Elles seraient de nouveau inonder d’ici quelques secondes. Les sanglots partis, mes larmes coulaient silencieusement, sillonnant ma peau blanchâtre. J’aurais voulu qu’il me prenne dans ses bras, qu’il me berce et me laisse pleurer en me disant que tout irait bien. Mais ce n’était pas le cas. J’avais l’impression d’être abandonné par tout le monde. C’était normal. Si Pacey ne m’aimait plus, Callum ne devait pas m’aimer non plus. Personne ne m’aimait. La dernière question de mon ami eu le don de me refroidir. C’était quoi ça? Attendait-il des ordres de ma part pour me réconforté? Il n’avait pas envie d’être la. Comprenant que j’allais être un nouveau fardeau pour lui, comme j’avais été avec Mikael, j’hochai la tête négativement la tête en faisant un geste évasif de la main. Je savais qu’il ne pouvait pas faire entendre raison à Pacey, qu’il ne pouvait me le ramener. Alors il ne pouvait tout simplement rien faire. Découragée, désespéré, je reniflai. «Rien... tu ne peux rien faire. » Soufflais-je d’une voix brisée. Je revoyais ma dernière engueulade avec Eirik, et ses mots durs et méchants me percutèrent la tête. Je me sentis alors horriblement mal d’être ainsi. Être forte, c’est ce que voulait Eirik. J’allais devoir l’être. Sans quoi j’allais surement encore perdre mon frère et Callum. Tentant vainement de retrouver mon calme je regardai ce dernier, essayant de contenir toute la douleur que je ressentais et je devais contenir. Ne pas être égoïste. Ne pas souffrir devant les autres. «J… Je suis désolé. Je ne devrais pas te parler de ça. C’est….. C’est mon problème. V…vous me l’aviez dit et j… j’ai pas écouter. J’….. J’ai pas fait att….attention.» Ma voix était coupée de sanglot étouffée. «Je l’aimais Cal…Callum. Je te jure. » Je tentais vainement de me justifier. Mais ca n’avait surement pas d’importance pour quiconque. Je savais que j’allais passer un savon auprès d’Eirik, et me rappelant de l’avertissement de mon ami au centre commercial, je commençais à craindre qu’il ne perde un plomb de son côté aussi. «Je…Je vais gérer ça s…seule. C….. C’est de me faute a….alors je… promis je ne te dé…dérangerai plus a…avec ca.» Je me rappelais comment j’avais été un monstre avec Mikael. Je n’avais plus le droit de faire de crise devant les yeux de personne maintenant. J’avais trop abusé la dernière fois. Et je n’avais certainement pas envie de perdre le seul ami que j’avais ici par de l’égoïsme pur et simple.

Je me relevai, perdue, tremblante, blessée, apeurée, meurtrie. J’avais tellement mal pour différente raisons en ce moment que je ne ressentais plus rien sauf un désespoir des plus profond. Prenant mon cellulaire et l’album photo, je me dirigeai vers ma chambre, laissant le film, la couverture et le pot de crème glacée là. Je n’étais plus capable de me contenir et je venais de promettre à Callum de ne pas lui faire subir ma peine d’amour. Je fermai donc doucement la porte de ma chambre, laissant mon ami continuer sa vie comme si je ne l’avais pas interrompu puis je m’assis sur mon lit. Je regardai mon portable. Toujours silencieux. Le déposant part terre, j’éclatai en sanglot. Je devais être forte et vivre ça seule. Être forte devant les autres. Comme avant. Me sentant horrible d’avoir fait vivre les premier moments de mon chagrin à Callum j’allai me cacher sous la couverture de mon lit. Mordant dans mon oreiller, j’étouffais un cris de douleur avant de recommencer à pleurer. Mainetnant seule, je pouvais me laisser mourir de chagrin.

«Pourquoi?» «Parce qu’on a huit ans d’écart Viktoria, ça n’a pas de sens. Il faut que tu te trouve quelqu’un de ton âge, avec qui tu pourras vivre ton amour au grand jour. » «Mais c’est toi que j’aime.» «Tu m’oublieras.» «Je refuse.» «Trouve-toi quelqu’un de ton âge Vik.»

Cette petite conversation avec Pacey, les derniers mots que nous nous étions échangé me tournaient en boucle dans la tête. Alors que j’essayais le plus possible de pleurer en silence pour ne plus déranger Callum. On ne pouvait rien faire pour moi. Alors pourquoi demander de l’aide ou du réconfort. Personne ne me ramènera Pacey. Vaut mieux vivre les tout seules. Ca évitera les dommages collatéraux cette fois. Je me retournai pour prendre mon ipod sur la table de chevet et je mis la chanson que j’avais associé a lui le premier soir. Notre chanson. En position fœtale sous mes couvertures, je me laissai envelopper de chagrin, pensant à lui, pensant à nous. Me demandant pourquoi. Pour que tu sois avec quelqu’un de ton âge Vik, il te l’a dit. Cette constatation faite à moi-même me fit mordre dans mon oreiller pour étouffer un nouveau sanglot. Tout ce que j’espérais, c’était ne pas déranger Callum à nouveau.
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MessageSujet: Re: Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum) Sam 14 Jan - 19:18



    Voyant la jeune femme se redresser, il la laissa faire. N’étant pas doué pour réconforter les gens, il faisait comme il pouvait. Seulement, avec tout ce que lui disait la jeune femme, il avait envie de lui dire qu’il était là et qu’il pouvait aller casser la figure de Pacey s’il le fallait. Mais il savait aussi que ça n’était pas la meilleure des solutions. Non seulement parce que ça n’aiderait pas leur couple, Callum risquait gros sur ce coup là et leur relation serait révélé au grand jour, ce qui n’était pas une très bonne idée. Du coup, il laissa simplement la jeune femme parler. N’ayant finalement même pas le temps de réagir, elle avait déjà prit ses affaires pour se rendre dans sa chambre. Soupirant, il passa ses mains sur son visage. Attrapant la télécommande, il arrêta le film qui passait. Puis, il s’occupa de tout ranger. Prenant ensuite son sac, il partit dans sa chambre. Il ne savait absolument pas ce qu’il pouvait faire. Il avait bien pensé à appeler Eirik, mais il savait que ce dernier risquait d’envenimer les choses. Non pas qu’il serait méchant avec sa sœur, mais ça serait plutôt elle qui risquait de ne pas vouloir le voir. Du coup, il s’abstint de le faire. S’allongeant sur son lit, après avoir déposé son sac sur son bureau, il regarda le plafond. Il n’avait jamais eu à faire à ce genre de choses. S’il parlait des clichés, ça serait que la jeune femme soit en train d’écouter des chansons tristes à cet instant précis.

    Soupirant à nouveau, il tourna la tête vers la fenêtre et alla voir l’extérieur. Voyant quelques étudiants qui vagabondait ensemble, il devait avouer qu’il aurait bine aimé être dehors. Depuis que Payson avait déménagé, Eirik passait tout son temps dans l’appartement qu’elle avait acheté en ville. Du coup, il passait beaucoup moins de temps à la confrérie et l’anglais ne voyait plus son meilleur ami, ou très peu. C’était pour lui quelque chose qu’il n’avait pas imaginé, du coup il se retrouvait parfois seul comme ce soir, à ne pas savoir quoi faire. Il n’avait pas sommeil, il fallait donc qu’il trouve une occupation. Voyant son pc portable, il pouvait toujours regarder un film, mais ça ne lui disait trop rien. Du coup, il soupira à nouveau et son regard se posa sur Harry. Le mouton que Viktoria lui avait offert pour Noël. Souriant, il regarda vers la porte de sa chambre et eu une idée. Sans doute quelque chose que la jeune femme n’allait pas apprécier, mais tant pis, au moins il aurait tenté quelque chose. Attrapant donc Harry le mouton, il sortit de sa chambre avec lui, allant vers la chambre de la norvégienne. Ouvrant doucement la porte, il la vit allongé dans son lit et entendit les sanglots de ses pleurs. Soupirant doucement, il avança nouveau. Allant de l’autre côté du lit pour la voir, elle avait fermé les yeux. Elle était en train d’écouter de la musique, il se mit alors à genoux, au sol, face à elle et il frotta Harry contre le visage de la jeune femme. En la voyant bouger, il s’allongea au sol. Il savait que la jeune femme devait se demander qu’est-ce qui avait bien pû la toucher ainsi. Du coup, il fit remonter Harry sur le lit et le frotta au bras de la jeune étudiante.

    Se redressant, il se mit à sourire en la regardant. Elle pouvait le traiter de gamin ou de tout autre nom, ça lui importait peut. Mettant le mouton sur la table de chevet de la jeune femme, il la regarda. Elle avait du mal à surmonter tout cela et il le comprenait. Enlevant alors ses chaussures, il souleva le drap et vint s’installer derrière la jeune femme. Le prenant dans ses bras, il colla son visage au sien. Il ne savait pas du tout comment y faire, mais il tentait quelque chose. Peut-être que ça marcherait ou alors que ça serait une véritable catastrophe, mais au moins, il aurait essayé de la calmer au moins un peu.

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MessageSujet: Re: Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum) Sam 14 Jan - 21:19

Alors que Callum pensait au cliché d’une femme écoutant de la chanson triste, c’était exactement ce que j’étais en train de faire. Écoutant une de mes balades préférées en norvégien je bougeais les lèvres au son des mots. Chantant muettement cette chanson d’un amour perdu en mer et à jamais éternel. Je reniflais doucement en me laissant tomber dans la mélancolie norvégienne. Mon pays me manquait. Pourquoi j’étais ici? Mon frère était maintenant avec sa copine et heureux comme jamais. Je n’avais pas vraiment d’ami et maintenant j’étais au-delà de ma douleur avec Mikael. Alors qu’est-ce qui me faisait fuir de la Norvège? Bien sur, étudier le théâtre à Berkley avait toujours été un rêve pour Eirik et moi. Et maintenant nous étions réunis dans ce même rêve. Alors pourquoi j’avais cet envie irrésistible de partir? Reniflant et essuyant ma joue déjà inondée, je soupirais. Je savais que c’était pour deux énormes raisons. Premièrement, j’avais le mal du pays. Narvik me manquait. La nourriture me manquait. Le paysage me manquait. J’aurais du retourner là bas à Noël. Mais non, j’avais préféré laisser mon frère avec sa douce là bas et moi de partir en voyage avec celui qui m’avait maintenant brisé le cœur. Regrettais-je d’avoir dépenser autant d’argent pour ensuite me faire jeter de la sorte? Pas du tout. Car durant deux semaines, j’avais vécu un rêve. Un magnifique rêve que j’allais maintenant chérir lors de mes nuits brisées. Je me laissais donc bercé dans la musique de ma langue natale, me demandant qu’est-ce j’allais bien pouvoir dire à mon jumeau sans me faire tuer et me faire hurler dessus. Je n’avais pas envie d’entendre ses remontrance et ses discours sur combien lui avait un couple normal et parfais avec Payson. Bon oui, il semblait y avoir des tensions en ce moment, mais surement rien d’insurmontable pour eux. Il n’y avait pas, dans leur couple, un être extrêmement insécure et apeuré de l’amour. Un homme qui paniquait au moindre petit faux pas. À la moindre chose qui ne se passait pas comme on le voyait dans les films. J’avais toujours été d’une patience exemplaire avec Pacey pour cela, ayant essuyé plus d’une crise. Et maintenant que j’y pensée, c’était sans doute cette putain d’insécurité qui l’avait poussé à croire que je ne serais jamais heureuse vu nos huit ans d’écart. Une vague de rage me pris au ventre. Incapable de porter la bague qu’il m’avait offerte, je la retirai en panique. Comme si elle était en train de me bruler au quatrième dégrée. Je déposai la bague sur ma table de chevet et je retournai de chigner en silence pour ne pas mettre Callum dans une situation qu’il ne voulait pas géré.

Ma musique était si forte que je n’avais pas entendu Callum entrer. Les yeux fermer, c’était maintenant une chanson que ma mère me chantait quand j’étais toute petite, pour m’endormir. Je prenais de grande respiration, pour me calmer, essayant de chasser de moi le gout des lèvres de Pacey et l’idée qu’en ce moment, nous étions supposé fêter et non de pleurer. Je sentis alors quelque chose me taquiner le visage. Bougeant légèrement, j’essayais de chasse ce qui me dérangeait. J’ouvris doucement les yeux en enlevant mon ipod de mes oreilles, histoire de voir ce qui se passait. Mais il n’y avait rien. Fronçant les sourcils, je me posai des questions. Lorsque soudain, le visage d’Harry et ses lunettes roses arriva a mon chant de vision. Alors qu’il me frotta le bras, je rigolai doucement tout en pleurant. Lorsque Callum se redressa, je ne pu que lui rendre un sourire triste continuant à rire doucement, tristement. J’essuyais mes yeux alors qu’il enlevait sa chaussure. Je remarquais alors qu’il venait de placer Harry sur la bague de Pacey. Et j’avais beaucoup trop d’imagination pour ne pas voir ca comme un signe que Callum et son mouton étaient là pour me réconforter. «Tu as réussis à me faire rire dans un moment pareil… t’es con. » Dis-je en plaisantant, la voix chargé de tristesse mais un léger sourire au coin des lèvres. Il vint alors derrière moi et me pris dans ses bras. Je me laissai prendre alors que mon cœur se desserra un instant. Un simple temps ou la douleur était moins intense. Ou je pu respirer un peu mieux Être pris dans des bras, sentir le souffle de Callum près de moi. C’était ce que je voulais. C’était justement ÇA qu’il pouvait faire pour moi. Simplement être là.

Je restai un long moment silencieuse dans ses bras, me calmant à l’aide de sa respiration. «Merci» soufflais-je au bout de quelque minute. Pas besoin de parole, ni de faux semblant. Simplement d’être lové contre quelqu’un et ne plus être dans une crise incontrôlable était pour moi le plus beau des cadeaux que Callum pouvait me faire. «Je sais que personne ne me crois quand je dis que j’aime Pacey. Car c’est aller trop vite avec lui. Oui les premiers moments c’était pour oublier Mikael. Même lui le savait. Mais au final, je suis vraiment tombé raide dingue de lui tu sais. Il… il avait des petites attentions qui font plaisir. Des petits mots qui réconfortent. Il avait le don que tous les moments où l’on était ensemble étaient tout simplement magiques.» J’avais besoin de me confier. Avant de recevoir le fameux sermon de l’avertissement et ma stupidité. J’avais besoin de me justifier. Car Callum allait sans doute plus m’écouter que mon frère. «J’étais vraiment heureuse avec lui. Et… je l’aime Callum. Vraiment. C’est pas comme Mikael qui m’a trompé lui c’est… c’est sans doute son insécurité face à notre distance d’âge qui lui à fait dire ça. Il est le type le plus angoissée du monde… je…Je refuse que se soit une de ses peurs qui me l’arrache. Je l’aime. Je vais me battre pour le ravoir. Je veux me battre pour le ravoir. » Et voila, c’est ce qui concluait ce qui me pesait de lui dire. Je reniflais, alors que de nouvelle larmes commençaient à coulée. Je me serrai un peu plus contre Callum dans l’espoir d’être caliner. Ne serait-ce qu’un peu. Ne serait-ce que pour me sentir encore vivante. Car mon cœur, lui, était arracher.
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MessageSujet: Re: Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum) Sam 14 Jan - 22:52



    Que faire face à une personne qui vient d’entendre la personne qu’elle aime lui dire que c’était terminé ? Callum ne l’avait jamais vécu, du coup il ne sentait pas utile. Ramassant ce qu’elle avait laissé et éteignant la télévision, il alla dans sa chambre. Là-bas, il pensa à ce qu’il pouvait faire pour lui, en cette fin de soirée. Seulement, en posant son regard sur Harry le mouton, il s’était mit à sourire. Puis, en le prenant, il allait dans la chambre de son amie. Tentant d’être discret, il remarqua alors qu’elle écoutait de la musique. Parfait, elle l’entendrait encore moins. Allant face à elle, il vit qu’elle avait les yeux, encore mieux. S’allongeant au sol, il se redressa pour que la tête du mouton en peluche se frotte au visage de l’étudiante. La voyant bouger, il s’allongea, puis, il attendit quelques secondes, avant de remontrer le mouton et d’aller se frotter au bras de la jeune femme. Se redressant alors, il se mit à sourire et apprécia d’entendre le rire de son amie.

    Je sais, c’est ce qui fait mon charme.

    Puis, enlevant ses chaussures, l’étudiant en médecine, posa la peluche sur la table de chevet de la jeune brune, ne faisant pas attention à la bague. Puis, il vint s’allonger aux côtés de sa partenaire. Collant son torse contre le dos de la jeune femme, il posa également son visage contre le sien. L laissant alors se calmer contre lui, il sourit quand elle le remercia. Cependant, il ne dit rien et la laissa ensuite parler. La laissant venir ensuite encore plus contre lui, il passa son bras encore plus contre elle, pour lui prouver sa présence.

    Je sais que tu l’aimes Viktoria, je n’ai aucun doute là-dessus.

    C’est vrai qu’il savait que la jeune femme n’était pas naïve au point de tomber amoureuse du premier venu.

    Je comprends que tu veuilles te battre, mais peut-être que tu devras le laisser partir.

    Il ne disait pas cela méchamment, il voulait juste lui expliquer une chose.

    Vous avez déjà dû parler du fait qu’il peut perdre son emploi si votre relation est révélée. Peut-être que la direction l’a apprit et qu’il a préféré garder son emploi.

    Oui bon, dit comme ça, ça n’était pas agréable pour la jeune femme. Mais, il fallait aussi qu’elle se fasse à cette idée qu’il préférait son travail. Parce que si la direction apprenait la vérité sur eux, il pourrait en perdre son emploi et cela devrait être consigné dans son dossier, du coup peux de directeur d’université voudrait de lui après ça.

    Tu dois faire attention à cela Viktoria, je sais que ça ne t’aide pas que je dise ça, mais penses-y.

    Il parlait doucement, calmement, mais il savait que ce qu’il disait pouvait être mal prit par la jeune femme, du coup, il tentait de prouver qu’il ne disait pas cela pour qu’elle baisse les bras, mais pour qu’elle pense à toutes les conséquences que pourrait avoir ses actes si elle voulait se battre pour lui.

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MessageSujet: Re: Tu me prete Harry le mouton? Car j'ai besoin de réconfort en ce moment.... (Callum) Sam 14 Jan - 23:54

J’avais en moi cette putain de phrase qui me raisonnait dans l’esprit et qui semblait envenimer mon sang qui se glaçait en un instant. «Trouve-toi quelqu’un de ton âge.» Simplement à y penser, ça me coupait le souffle. Comment vouloir être avec quelqu’un de mon âge. Ceux que j’avais croisé à Berkley était soit des connards fini, soit des sans cœur ou des amoureux inconditionnel déjà en couple. Des bons gras, je n’en avais pas croisée des tonnes. Bon, oui, je n’étais pas énormément sortie de chez moi non plus. Entre l’appartement, le cinéma, chez Pacey, au Starbuck ou l’école, je n’avais pas visité beaucoup de San Francisco. Le cœur n’y était pas. Et je ne n’avais jamais sentie le besoin d’être entouré. J’étais venue pour une chose; mon frère. Et il avait été là depuis le début, même si je fus trop avare au départ. Ensuite je m’étais fait amie avec mon colocataire. Puis j’avais eu un amoureux. Trois garçons qui m’entouraient. Trois rôles différents. Trois rôles qui me comblaient. Dans cette balance parfaite, je n’avais pas a ajouter d’autres personnes. J’aimais mieux la compagnie des garçon de toute façon. Oui une soirée potin en coiffure entre fille de temps en temps, c’était géniale. Mais le drama qui se passait dans une clique de fille m’horripilait. Les filles sont plus méchantes entre elles que les garçons, plus garces, plus vicieuse. Ce pourquoi je limitais mes amitiés avec le même sexe que moi. J’avais beau aimer être féminine, avoir été élevé avec deux frères m’avait habitué a une compagnie tout autre. Certes, en ce moment, j’aurais sans doute besoin d’une sortie avec des filles à faire une soirée anti-garçon, parler contre eux, échanger des ragots et me changer les idées avec une métamorphose. Mais le moment que Callum venait de me faire vivre avec Harry valait cent de ces soirées. Je l’écoutai parler, souriant toujours tristement. Mais un sourire, même triste, valait mieux que milles larmes. C’était le proverbe de ma nounou quand elle me consolait lorsque j’étais gamine. «On va rajouter ça à la liste de pourquoi t’es craquant. Après ton sourire, le fait que tu es capable de faire rire une fille en pleine peine d’amour. » J’avais la tête hors des couvertures, mais de sentir le corps de Callum y entré provoqua en moi un bouleversement qui me donna un frisson. Moi qui m’était attendu a ce qu’il ne vienne me donner que le mouton, le voilà à me donner l’affection que je demandais en hurlant silencieusement.

Sa tête contre la mienne, son souffle dans mon cou. J’arrivais enfin à me calmer. À m’ouvrir. À dire pour la première fois de vive voix que je trouvais ça difficile que personne ne me supporte dans mon amour interdis. À parler de ma relation. Après tout, Callum était mon confident. Je n’avais pas peur de tout lui dire. Et il était cent fois moins dur qu’Eirik. Sans doute car il n’était pas jaloux et processif comme mon jumeau l’était. Je ne savais pas. Et franchement en ce moment, c’était le cadet de mes soucis. Tout ce que je voulais c’était parler. Ce que je fis. Et j’appréciai le fais qu’il me laisse terminer jusqu’au bout mon petit discourt, sans même m’arrêter une fois. Mais la réponse qu’il me donna était beaucoup trop ancrée dans la dure réalité pour que je ne la trouve pas difficile à entendre. Je serrai le plus possible mon étreinte sur lui alors que mon cœur se déchirait une fois de plus. Il avait raison. Tellement raison. Il ne m’aimait pas. Il préférait sans doute son travail à moi. Et pour justifié toute cette décision, il y avait été de baliverne que j’étais en train de croire. Sincèrement, en ce moment, je ne savais même pas pourquoi l’amour de ma vie venait de me plaquer. Et c’était cette absence de réponse qui était douloureuse. Je serrai les dents pour retenir la vague d’émotion qui était en train de me détruire à petit feu. Mes yeux me piquaient. Je ne voulais pas pleurer. Car il avait sans doute raison. Et je pleurais car la réalité rattrapait le rêve dans lequel j’avais vécu durant près de deux mois.

Mais j’étais fatiguée, épuisée, j’avais mal, je voulais mourir et j’avais l’impression que ce cauchemar n’allait jamais se terminer. Je fini par éclater en sanglot un moment. «T’a raison Callum, tellement raison. » pleurais-je en enfonçant mes ongles dans sa peau sans même m’en rendre compte. «Je n’en vaux simplement pas la peine qu’il se sacrifie pour moi. » Je me sentais l’être le plus dégoutant de la terre. Laide, repoussante, naïve et malheureuse. C’était le combat de ces quatre sensations qui firent rage en moi au moment ou je prononçais ses paroles. Pourquoi l’amour faisait aussi mal alors que c’était un sentiment si doux et agréable. «Callum, personne ne m’aimera jamais» J’étais abbatue dans un monde où l’amour me désillusionnait encore une fois. J’étais sur le point de fermer mon cœur à jamais pour qu’ils en deviennent de la pierre. Ainsi, je ne serais plus jamais dans un pareil état. Avec le souhait le plus cher d’exploser pour ne plus avoir a ressentir tant de mal et de haine.
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