Sujet: « Il y a une première fois à tout. » HOT Ven 20 Jan - 22:41
C’est pas qu’une histoire de sexe, c’est ce moment juste après l’amour, où le temps est comme suspendu, on a plus peur de rien, on se sent en sécurité. J’peux pas me passer de ça, j’en ai besoin, ça fait de moi une pauvre fille pitoyable et sans volonté.
« Vous allez bien M’selle ? » Je lève le regard, croisant celui du chauffeur en hochant de la tête. Ouais, je faisais légèrement peur. Comme si je sortais tout droit d’un asile où au contraire, d’une soirée tordue. Mais c’était rien de tout ça. Non, j’avais simplement passé la nuit dans un parc de San Francisco, où je m’étais drogué avec un groupe jusqu’à l’aube. Nous avions dansé sur l’herbe, on s’est poussé dans les buissons. Bref, si on nous avait vus, on aurait dit une bande de gamin. Mais c’est ce que nous étions. Lorsque j’aspirais la ligne blanche, j’avais l’impression de perdre dix ans. D’être une gamine innocente, sans penser aux conséquences et qui s’amusait d’un rien. La vie était bien trop cruelle pour se poser des questions. A l’aube, on a tous terminés les pieds dans l’eau de la fontaine, à se gicler. Bref, une nuit où j’aurais pu gagner un concours pour le rire. Il était presque neuve heures, j’avais les cheveux dans tous les sens et encore humide. Mon maquillage avait coulé sur mes joues et ma tenue était froissée. Enfin, je n’étais pas vraiment élégante. Je descends, paye la course et monte dans mon appartement. J’enlève tout vêtement, passant directement dans une bonne douche pour effacer les restes de ma nuit. Et avec un soupire, je m’affale complètement dans mon lit. Mes paupières sont fermés avant même que ma tête n’atteigne l’oreiller. Je dors ce qui me semble une éternité, et pourtant lorsque j’ouvre difficilement un œil, j’ai le cerveau à l’ouest et la bouche pâteuse. Je m’étire dans mon lit, lâchant un grognement avant de me lever, tournant la tête vers mon réveil. Vingt-heure. J’avais dormi plus de dix heures sans me réveiller, j’en avais besoin. J’avale un repas rapide, avant de faire mon petit rituel habituel. Je me prépare un cône magique, puis j’organise ma soirée. J’avais envie de boire, de danser, de m’amuser. Alors que je cherchais, je reçois un message d’une connaissance m’invitant dans une boite de striptease. Ah yeah. J’imagine déjà la tête du paternel s’il apprend que je suis allé là-dedans.
La tête dans le vague, j’enfile une robe moulante, une veste. Maquillage rapide et simple, de toute façon, je n’étais pas très coquète. Je quitte mon chez-moi aux environs de vingt et une heure. Une cigarette sur le chemin, et je me rends à ma soirée qui je l’espère, serait grandiose. J’avais tous les atouts pour qu’elle le soit. Drogue, alcool, sexe. Tout ce qu’il fallait à portée de main. Je rentre dans la boîte de nuit, qui était surtout connu pour les filles bien faite qui se dénudait autour d’une barre ou sur une scène, déhanchement endiablé et sensualité garantit. Je devrais penser à faire un truc comme ça, je suis certaine que mon père ferait un arrêt tiens… Pas bête. Note à moi-même : Se trouver un boulot qui craint. Je rejoins la chevelure rousse de mon amie, et nous commandons une bouteille de tequila ainsi que plusieurs verres. On se retrouve vite à être plus nombreux à ma table. On est bruyant, mais on paye, on a de l’argent donc… On ne peut pas nous virer. Les show commencent et s’enchaînent. J’aimais l’agilité qu’elle avait en tournant autour d’une barre, me posant des questions sur la facilité ou non de la tâche. Ca devait être puissant de sentir tous ses regards sur soi. Plaisant, orgasmique même. Alors je porte mon shoot à mes lèvres dans l’intention de le boire cul sec, une autre danseuse fait apparition sur la scène. Une magnifique blonde, qui avait tout pour elle. Ah oui, je sui bisexuelle et je suis attirée par les deux. Aussi, cette fille attire tout de suite mon attention. Je sors quelques billets, prête à pouvoir frôler sa peau luisante pour y glisser quelques billets et pourquoi pas, un show privé ? Et oui, il n’y avait pas que les hommes qui pouvaient profiter de ça.
J’enchaîne plusieurs verres avant qu’elle ne commence sa récolte. Ce que je pouvais juger, c’est qu’elle avait des formes complètement torrides. Tout chez cette fille inspirait la sensualité. Je me lève pour glisser un billet lorsqu’elle passe près de moi et je prononce d’une voix que je voulais chaude. « Un show personnel ? Ton prix sera le mien. » Elle pouvait croire que ce n’était pas pour moi, et c’était sûrement ce qu’elle se disait. Parfait, la surprise serait d’autant plus grande lorsqu’elle reviendrait vers moi chercher son futur partenaire pour la danse private. Ce ne serait pas un homme, mais moi en personne. Je me rangerais forcément si elle n’est pas de ce bord-là, je trouverais l’excuse que je voulais qu’elle m’apprenne quelques pas de danse pour mon petit-ami. Chose que je n’avais pas, mais ça, elle l’ignorait.
Dernière édition par Lou M. Chase le Lun 30 Jan - 18:25, édité 1 fois
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Sujet: Re: « Il y a une première fois à tout. » HOT Sam 21 Jan - 21:28
Délectables mouvements, musiques endiablées, hommes lapins-chauds, comme jamais, j’étais dans une ambiance habituelle, celle que je fréquentais pratiquement tous les soirs. Je détestais et adorais mon travail à la fois. J’avais certes, de la difficulté à rester concentrée avec tous ces hommes qui criaient, qui voulaient toujours plus, mais je restais la plus calme possible, fermant parfois les yeux lorsque j’étais de dos, afin de prendre le minimum de repos, de paix intérieure. J’étais sur la scène et pour tout dire, ce soir, j’aurais probablement tout fait pour aller ailleurs. Et oui, je ne pouvais pas me laisser le droit d’être renvoyée avec tous ces frais scolaires, l’appartement à payer, les vivres. En avoir marre n’était pas suffisant, you know? J’adorais l’argent, certes, mais la plupart du temps, on m’en donnait que pour me tapoter un peu plus ; chaque hommes qui déposait quelque chose, se permettait presque de toucher où il en avait envie. Raison pourquoi plusieurs prenaient la porte par ma faute. Et cette fois, une femme. Oui, une grande et belle femme s’était approchée de moi, avait déposé à son tour un billet, sans exagéré comme tous ces crétins, alors que j’arborais un sourire plutôt digne de provocation et coquin à son égard, lorsqu’elle me demanda un show privé. Certes, surement l’une de ses femmes qui adorent faire un plaisir charnel à leur mari, leur donner une surprise dans une pièce enfermée. La règle d’or ; ne rien dire, descendre de la scène et lui faire comprendre que nous acceptons. Bah quoi, refuser n’est pas dans nos cordes. Et là, nous attendons devant l’une des premières cabines de libre. Enfin, c’était ainsi que tout fonctionnant par ici, dans ce bar de stripteaseuses et je devais de suivre toutes ces choses à la lettre. Question de soucis de renvoie.
Quittant la scène, tout en admirant la scène, l’une des femmes travaillant ici, sur le plancher, s’approcha de la jeune femme, avant de prendre la parole. « Attendez deux minutes, la pièce avec le foulard rouge à la porte et le numéro 49 gravé. » dit-elle, lui tendant les clefs. Bref, j’avais bien entendu, très hâte de voir quel homme – si un pervers ou non – assisterait à un show privé, si cette femme avait ainsi donc un choix très intéressant au niveau de la gente masculine. Au pire des cas, je tenterais de faire cela rapide, sachant que d’une façon ou l’autre, tant qu’ils avaient de l’argent, je n’avais pas mon mot à dire et j’étais supposée rester. J’attendais donc devant cette porte, en fait, c’était MA pièce. Lorsque la foule de demandes au privé n’était pas trop énorme, nous avions notre propre pièce, même si au fond, elles avaient tous un énorme semblable. « Tu t’fais une nana, ce soir, belles fesses? » dit mon patron, Marvin. J’étouffai de rire, faisant comme si en aucun cas, je ne ferais ça. Et pis encore une fois, je n’aurais même pas le droit de dire non. Et enfin, Marvin quitta la pièce, surement parti encore une fois compter son énorme salaire de la semaine. Attendant patiemment, je préférai jeter un coup d’œil à la pièce, qui comme toujours, était dans un sale état ; ouais, faut croire que y’avait vraiment des gens qui s’envoyaient en l’air là-dedans. Et sauvagement en plus. À chaque fois que j’entrais dans l’une de ces pièces ; grosse bouteille de champagne neuve, avec deux verres, trois parfois. Cette fois-ci, il y avait deux ; oui, certaines fois, je m’étais prise à danser pour un couple. Ils ne s’envoient même pas en l’air face à toi, les deux te regardent et te dévorent des yeux. Ah .. pauvres femmes lesbiennes qui n’auront qu’un pauvre homme dans leur sainte vie.
Et puis, j’entendis des pieds un peu plus loin, mais pas de souliers Nike’s ou autre, mais quelque chose de beaucoup plus féminin. Probablement pas pour moi. Et cette femme, celle qui m’avait précédemment demandé en show privé, était bel et bien elle à vouloir. Certes, elle dégageait un charme d’enfer, de belles courbes, un corps parfait, quoi. Mais seulement, avec une femme seule, je ne l’avais jamais.. fait. Enfin, ce n’était que de danser contre quelqu’un, différent d’un homme. C’était pas mal la même chose, non? « Je croyais que .. vous aviez décidé d’offrir quelque chose à votre mari .. ou petit copain .. mais pas que vous .. » dis-je, comprenant que je n’avais rien à dire, à lui reprocher. C’était son argent, et si elle avait envie de se payer une stripteaseuse, c’était parfaitement son choix. Je n’y pouvais rien et je ne pouvais pas la botter hors de la pièce avec un charmant coup de pied dans les fesses. « Pardon .. pour cette indiscrétion. » répliquai-je, sachant qu’une si petite remarque pouvait me couter mon travail en entier. M’approchant donc véritablement d’elle, je la pris par le bras, d’une délicatesse qui m’était toujours connue. Nous nous dirigeâmes vers le fauteuil, d’où le payeur avait souvent le plaisir d’admirer, sans dire un mot. Même si c’était en priver, l’homme n’avait aucun droit de toucher contre le consentement, sous peur d’être mis à la porte pour une trèèèèèès longue durée. Ça ne m’était jamais arrivé, seulement de l’exagération sur scène. Et dire qu’il n’y avait pas une seule soirée où j’étais sans show privé. Par pour me décevoir, parce que dans ces endroits isolés, l’ambiance était différente ; perverse, bien sûr, mais beaucoup moins étouffante.
La poussant légèrement contre le fauteuil, pour qu’elle se retrouve parfaitement assise et callée dans celui-ci, j’arborai un sourire, tentant de me sentir le plus à l’aise possible. Quoi de plus minable qu’une femme qui n’a pas envie d’être là et qui est effrayée, perdue? Et comme chaque fois, comme tous les hommes appréciaient, je me mis à califourchon sur elle, règle d’or que l’on devait faire lors d’un début de striptease dans cette boîte. C’était supposément pour savoir plus facilement les intentions de notre payeur, pour savoir si le contact lui allait, où s’il préférait nous voir de loin, sans le moindre contact humain. Je restais alors là, à califourchon sur elle, attendant de voir si elle me repousserait, m’expliquant qu’elle me voulait de plus loin, ou si bien au contraire, elle obligerait cette étreinte à rester de la sorte, en me rapprochant encore plus d’elle, ou du moins, en s’agrippant à mes hanches, marquant le départ de la chose. J’étais déjà beaucoup plus à l’aise, à vrai dire. Elle était ravissante, ne semblait en aucun cas répugnante et du genre à violer quelqu’un sur place et semblait aussi être respectueuse. Mais du coup, je n’avais probablement encore rien vu.
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Sujet: Re: « Il y a une première fois à tout. » HOT Dim 22 Jan - 15:03
C’est pas qu’une histoire de sexe, c’est ce moment juste après l’amour, où le temps est comme suspendu, on a plus peur de rien, on se sent en sécurité. J’peux pas me passer de ça, j’en ai besoin, ça fait de moi une pauvre fille pitoyable et sans volonté.
« Attendez deux minutes, la pièce avec le foulard rouge à la porte et le numéro 49 gravé. » Finalement, cette soirée allait être positive. Je patiente à ma table, le temps nécessaire avant qu’on finisse par me faire un signe, je pouvais donc aller passer un moment privilégié avec la jolie danseuse blonde. Je n’étais pas une perverse, enfin un peu mais j’aimais les formes féminines. Et j’avais envie de douceur ce soir, non pas d’une brute prêt à assouvir son besoin personnel. Peut-être qu’elle se refuserait, mais j’aurais au moins le plaisir de faire une conquête. J’aimais charmer, adoucir et envouter les gens. Mon regard émeraude était un bon atout, mais j’avais aussi d’autres méthodes et facilité bien à moi. Mes talons claquent sur le sol de la boîte, et j’arrive près de la porte. Je donne la première partie de la grosse somme qu’il demandait, enfin grosse c’était un point de vue. Je passe la clé dans la serrure et tourne jusqu’à entendre le cliquetis. Je pousse celle-ci et rentre dans la pièce tamisée. La jolie blonde était dans la pièce et semblait surprise de me voir. Et oui, si elle s’attendait à la grande taille et musculature d’un homme, elle faisait face à une brune frêle, à formes marquées et au regard brillant. Je souris davantage lorsqu’elle dit ce que je pensais. Et non ma belle, tu seras avec moi ce soir. Mais je ne serais pas aussi brutale et bestiale que tous ceux qui passe dans cette pièce. Non, j’allais doucement mais sûrement faire monter la tension entre nous deux, jusqu’à ce que tu cèdes. Elle s’excuse avant de s’approcher de moi, me tirant par le bras. Je n’avais prononcé encore aucun mot de ma voix éraillée, me laissant faire docilement. Elle me pousse une fois près du fauteuil pour que j’y prenne place et je m’y installe avec toute l’élégance que je possédais. J’observais ses yeux, et aussi son sourire mal à l’aise. Ca allait être plus difficile que j’y pense. Pourtant, elle s’installe à califourchon sur moi attendant certainement un geste de ma part. Je lève une main, la posant à sa hanche pour en caresser la courbe fine alors que je relève mes yeux de braise sur elle avec un sourire. « Je suis à ta merci… Tout ce que tu feras me subjuguera… Comme tout à l’heure sur cette scène. »
Une scène étrange lorsqu’on regarde de l’extérieur. On voit une femme clairement à la place d’un homme, qui draguait ouvertement une autre femme. C’était peu commun, mais régulier. Pourquoi les hommes seraient les seuls à recevoir le privilège d’un plaisir charnel ? Et puis, ça ferait jaser, tout ce qu’il me fallait. Ma main glisse de sa hanche pour partir dans son dos, retraçant la cambreur de ses reins. Une chose est certaine, avec ou sans ses tenues aguichantes, cette fille faisait des ravages à l’extérieur. Je pouvais aisément sentir l’odeur que son corps me faisait parvenir, je pouvais même toucher sa peau de soie que je devinais sous le tissu de sa tenue. Et pourtant, même si je souhaitais réduire la distance pour goûter à ses lèvres pulpeuses, je ne fais rien. Je n’étais pas une bête hostile sans charme, je prendrais mon temps mais j’y arriverais. Il suffisait qu’elle montre le moindre signe d’attirance, et je m’en servirais pour attaquer. En attendant, je me contenterais d’observer et subir avec délice les outrages qu’elle se permettrait de me faire. Mon autre main frôle son épaule et caresse les pointes de ses cheveux blonds. Et mes yeux verts croisent à nouveau les siens. « Comment tu t’appelles ? Et… Ne me vouvoies pas, je ne suis pas si vieille que j’en ai l’air… » Je souris, voulant détendre l’atmosphère mais aussi ne pas lui faire croire que j’étais prétentieuse comme toutes filles de riche. Mes lèvres laissent découvrir mes dents blanches dans un sourire charmeur. « J’aimerais savoir danser comme toi, tu m’apprends ? »
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Sujet: Re: « Il y a une première fois à tout. » HOT Mar 24 Jan - 7:41
J’aurais pu. Oui, fermer les yeux, prétendre que face à moi se tenait un homme, et tout simplement faire mon travail, comme toujours. Mais de cette façon, j’aurais paru tellement faible, qu’elle aurait pu s’enfuir sans rien payer et j’aurais été compréhensible. Et pourtant, alors que j’étais sur elle, face à son visage du moins, adéquat et sans le moindre trait pervers, j’étais résignante, mais me devais tout de même de faire mon boulot. Cette femme qui me complimentait comme rencontre, me sembla sans la moindre peur, comme si tout ce qu’elle faisait était normal. Et bien entendu, ça l’était. J’étais seulement une petite fille perdue au fond de cette situation. Et je l’admets, c’était professionnellement pathétique. J’avais honte de moi-même. Et je compris en moins d’une seconde que cette soirée ne serait pas de distance. Bien au contraire. Elle était là, avec une aisance au maximum, tentant du coup de me rendre de la sorte. Ses mains semblaient déjà être baladeuses, chose que je ne lui réprimandai pas, étant plutôt subjuguée par cette situation qui affectait mon quotidien normal. Je n’avais pas la tête à me faire des amies, du moins, pour le moment. J’avais un boulot à faire et c’était bien entendu ce que je ferais. Sinon, je savais déjà les conséquences qui se feraient un plaisir de s’accrocher à mes fesses. Et pourtant, à cette réplique, lorsqu’elle me fit comprendre que mes mouvements précédents ne l’avaient pas laissé de marbre, j’esquissai un léger sourire, voyant que cette phrase me calmait déjà. Et dire que normalement j’étais une vraie « salope » ; avec les hommes. Et alors que là, j’étais appelée plus sexuellement par une femme, je jouais la gamine timide. Pathétique, vraiment.
« Hum, oui. Excusez-moi. » dis-je, avant de me reprendre automatiquement. « Excuse-moi. Je souris enfin, tendant de passer pour une femme un peu moins maladroite que je l’étais en ce moment même. Fallait pas faire attention à comment j’agissais ; j’étais sous le choc pour une raison banale, voilà tout. Écoutant de nouveaux les paroles de la jeune brunette, je répliquai, étonnée par cette demande. « Tu te pais une stripteaseuse pour .. apprendre à danser? » dis-je, trouvant absurde cette demande, que malgré tout, si elle était sincère, je me devrais d’exécuter sur le champ. Et du moins, une adrénaline particulière pris possession de mon corps entier, me faisant comprendre que les filles saintes –nitouches, ce n’était carrément pas moi. Alors, je me devais de reprendre cette situation en bonnes mains, avant de dérailler complètement et de fatiguer rapidement ma cliente de la soirée. « C’est pour ton copain, que t’as envie d’apprendre ? » répliquai-je, comprenant alors que je me mêlais peut-être un peu trop de sa vie personnelle. Et puis quoi, alors? « Quoi que, si t’es du genre à te mettre devant un miroir et à te regarder danser, je n’ai pas mon mot à dire. » m’exclamai-je, avant de retomber dans ce subconscient, qui me faisait comprendre que plus je me la fermais, plus j’avais une chance de m’en sortir avec un tout petit peu plus de fierté que j’en avais présentement. J’étais conne et j’assumais. Et c’est pourquoi, aussi rapidement que possible, mon corps se colla contre le sien, tentant de rester des plus calmes et naturelles. En fait, comme si c’était une chose qu’auparavant, j’avais déjà commis, de danser contre une femme. Et me prenant à son jeu sans la moindre raison, je répliquai enfin, avant de tomber dans un silence morne et désireux. « C’est simple. Tout vient instinctivement. Tu bouges ton corps avec toutes les petites parcelles de désir qui sommeillent en toi. T’oublies tout et ta seule pensé ; exciter celui ou .. celle qui se tient face à toi. » dis-je avant de me trouver ridicule. Oui, ce n’était pas vraiment moi qui parlait. Plutôt cette conne de timide. Et en un instant, mon corps se mit à bouger, tendrement, avant d’aller se coller parfaitement contre elle, et de tenter de faire bon professeur. Ou peut-être, était-ce seulement que je faisais mon travail. Bref. Bougeant au rythme de cette mélodie sensuelle de la pièce, mon regard restait ancré au fond du sien, tentant de rester à mon tour, de marbre. Cette situation était étrange et nouvelle. Chose que j’appréciais peut-être un peu plus que j’aurais dû, en fait.
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Sujet: Re: « Il y a une première fois à tout. » HOT Mar 24 Jan - 19:37
C’est pas qu’une histoire de sexe, c’est ce moment juste après l’amour, où le temps est comme suspendu, on a plus peur de rien, on se sent en sécurité. J’peux pas me passer de ça, j’en ai besoin, ça fait de moi une pauvre fille pitoyable et sans volonté.
Je souris. La jolie danseuse était timide. Je sentais son gène parfois, mais il y avait aussi autre chose. Son regard exprimait beaucoup. Elle semble surprise lorsque je lui avoue mon envie d’apprendre à danser. « C’est pour ton copain, que t’as envie d’apprendre ? » J’esquisse un sourire, m’apprêtant à répondre, mais elle enchaîne rapidement. « Quoi que, si t’es du genre à te mettre devant un miroir et à te regarder danser, je n’ai pas mon mot à dire. » Un rire franc sort d’entre mes lèvres et je secoue légèrement la tête, faisant voler ma longue chevelure sombre dans mon dos un court instant. « A dire vrai, je n’ai pas de copain. Et, pour être tout à fait franche, j’aime découvrir de nouvelles choses. Alors, oui, je pais une stripteaseuse pour apprendre à danser… Ou autre. » Je lève un sourcil avec un sourire plus charmeur. Voilà les sous-entendus. Mais elle ne semblait pas dégoûtée à être en si étroite présence avec une fille. Je n’expliquais pas mon désir soudain, ni même mes envies avec les personnes de même sexe. Mon esprit était ouvert à de large horizon. Elle se rapproche davantage de moi, je pouvais sentir sa poitrine frotter contre la mienne. Elle me dominait de pratiquement une tête, assise sur moi mais ça ne me dérangeait pas. J’aimais la proximité et l’étroitesse de notre position. « C’est simple. Tout vient instinctivement. Tu bouges ton corps avec toutes les petites parcelles de désir qui sommeillent en toi. T’oublies tout et ta seule pensé ; exciter celui ou .. celle qui se tient face à toi. » Un sourire intéressé ourle mes lèvres, avant de pencher la tête sur le côté, appréciant le contact et les effets que ça me procurait. Son regard encré dans le mien, je me laisse faire, mes mains restant dans le creux de ses hanches, que je caressais parfois en bougeant un doigt. Mes mains finissent par trouver refuge sur ses propres cuisses alors que je laisse mon visage s’étirer dans un sourire plus charmeur, plus évocateur et provocateur.
« Donc, si on inverse les positions, tu pourrais être plus apte à me dire si je fais bien, ou non ? » Je lève un sourcil avant de bouger des jambes, signe que je voulais me redresser. En seulement quelques secondes, elle se lève, moi également et c’est à mon tour de mener la danse. Je la pousse sur le fauteuil, mes yeux brillant lubriquement. Je me penche en avant, posant mes mains sur les accoudoirs en avançant mon visage vers le sien. « Dit-moi si je m’y prends mal… » Je souris, la tête légèrement baissé, je lui lançais un regard séducteur par le bas. Prenant la place qu’elle avait prise quelques minutes plus tôt, je me retrouve sur ses jambes à califourchon et je colle mon buste contre le sien, mes mains partant du bas de ses hanches et remontant jusqu’à ses bras dans une caresse des plus sensuelle et suggestive. Mon visage observait le sien, et suivant la musique, je commence à remuer comme elle l’avait fait plus tôt. Mais je ne me contentais pas de rester seulement active des hanches. Mes mains touchaient sa peau sans jamais me montrer brutale et hostile. Je n’allais pas directement sur sa poitrine où plus au sud de son ventre. Je reste respectueuse, voulant avant tout lui donner envie d’aller plus loin. Mon visage s’approche du sien, frôlant ses lèvres de mon souffle chaud et je croise son regard. « Je fais bien ? »
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Sujet: Re: « Il y a une première fois à tout. » HOT Jeu 26 Jan - 8:01
Je fis semblant de ne pas attendre sa remarque. Le fait qu’elle admette oui, payer une stripteaseuse, mais peut-être pas pour seulement apprendre à danser. Sa voix aurait pu laisser paraître un bon nombre de sous-entendus, mais je fis mine de ne pas m’en rendre compte. Je tentais de me mettre plus à l’aise qu’au départ ; chose qui semblait aller avec un parfait succès. Je savais très bien que je finirais pas avoir la situation en contrôle.. comme toujours. Alors que mon corps valsait à la perfection contre celui de la jeune femme, j’arborais une mine confuse lorsqu’elle répliqua de nouveau. Où voulait-elle en venir avec son changement de position? Et je ne pus répliquer, avant de la voir se lever et s’asseoir à son tour, sur mes jambes, chose qui me laissa à peine reprendre mon souffle, ne comprenant pas où la situation se dirigeait présentement. Je me laissai faire, cédant à la tentation. Cette femme avait un corps incroyable, aux courbes parfaites et attirantes, et comme je n’avais jamais ressenti auparavant, j’argumentais en fixant ses lèvres, enivrée de son corps contre le mien. Certes, je devais remédier à cette situation, avant de prendre moi-même dans le piège. Et qu’elle découvre mes intentions douteuses du moment. Je n’étais comment dire .. plus vraiment moi-même alors que je sentais sa poitrine voluptueuse contre la mienne. Contre sa chaleur et sa facilité d’apprentissage, je tentais de rester naturelle ; mais pourtant, cette force .. cette attraction du moment, je ne pouvais la contrer et la vaincre. Il fallait l’admettre ; elle avait un talent inouïe qui ne me laissait pas de marbre. J’avais même peine à écouter ses paroles, à me rappeler qu’elle avait une voix et que je n’étais pas face à la télévision, devant une actrice qui m’extase. L’écoutant donc, je répliquai. « T’es .. tout simplement, splendide. » arrivai-je à souffler.
Certes, cette situation ne m’allait pas. Je n’aimais pas être la soumise, celle qui se retrouvait à tout subir. Non. Et de plus, elle payait pour me voir danser. Au moment où ses lèvres frôlèrent les miennes, j’eus le souffle coupé. Entièrement. Les lèvres tremblantes à la suite, perdue au travers de ses envies. Jamais. Même pas une seule fois, je n’avais pensé à une femme .. sexuellement parlant. Et pourtant, ce soir semblait vouloir changer certaines choses. J’étais obnubilée par cette femme, transportée dans un autre monde. Alors, à cet instant, je repris la situation en main. « Tu danses très bien. Maintenant, laisses-moi reprendre mon travail. » dis-je un peu sèchement, tentant de camoufler toutes les envies qui m’habitaient présentement. Faible, oui, en cet instant de désir. Et je savais tant bien que mal que je me devais de reprendre tous mes esprits. C’est pourquoi, je la déplaçai de sur moi, avant de la pousser de nouveau contre le fauteuil et de rembarquer à califourchon. Cette femme éveillait quelque chose de spécial.. et je devais le vaincre. Dansant de nouveau contre la jeune demoiselle, je me retrouvai prise au piège. Je devais trouver une façon de montrer que je n’étais intéressée en rien venant d’elle – chose complètement irréelle – mais les idées étaient non-présentes. Arborant une moue faible et tentant de cacher toutes les pulsions qui m’habitaient, je repris la parole, sourire à la commissure des lèvres. « Au prix que tu me paies, tu sais que t’as le droit de demander ce que tu veux? » dis-je, faisant référence à mes vêtements, mouvements et tout le tralala. Le privé ? Normalement ; aucune baiser, rien de sexuel au toucher.
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Sujet: Re: « Il y a une première fois à tout. » HOT Jeu 26 Jan - 10:45
C’est pas qu’une histoire de sexe, c’est ce moment juste après l’amour, où le temps est comme suspendu, on a plus peur de rien, on se sent en sécurité. J’peux pas me passer de ça, j’en ai besoin, ça fait de moi une pauvre fille pitoyable et sans volonté.
Chauffer un mec, ce n’est pas difficile. Un simple geste déplacé et il parte directement. Une femme, c’est plus compliqué. Il faut d’abord lui donner l’envie de ressentir du désir. Ensuite, il faut monter la chaleur corporelle, faire recourber le duvet de son épiderme, faire jaillir de la moindre parcelle de sa peau une envie. Une puissante envie de plaisir. Et lorsque tout ça est en place, il faut s’y prendre convenablement, ne pas brusquer où se montrer trop hostile pour éviter de voir tous ses efforts disparaître. Je prenais davantage de plaisir à chauffer une fille, qu’un mec. Il y avait plus de complication, donc lorsque le résultat était là, croyez-moi qu’on prenait un pied total. Bougeant avec sensualité contre le corps de ma stripteaseuse, je tentais de lui donner l’envie. Les autres étapes viendraient après. « T’es .. tout simplement, splendide. » Un fin sourire se dessine sur mes lèvres alors que je pouvais voir dans son regard, durant un fugace instant que j’avais gagné. Mais ça ne dure pas, et je suis surprise de la vitesse à laquelle elle arrive à reprendre le contrôle. Plus sèche, elle se relève et retourne à nouveau la situation. Je n’allais pas m’en plaindre, bien au contraire. Seulement, je sentais qu’il y avait résistance et peut-être que finalement, il n’y avait pas d’ouverture. Je ne dis aucun mot, me contentait de subir avec délice la nouvelle torture sensuelle qu’elle me faisait. Son corps contre le mien, m’exposant à un désir presque incontrôlable. Mais je ne perdais pas la maîtrise. Je laisse mes mains sur les accoudoirs, ne la touchant plus pour voir si ma soudaine distance allait l’atteindre. J’hausse un sourcil à sa question avant d’un sourire charmeur n’étire mes lèvres.
« Je doute que ce dont j’ai envie, soit dans tes cordes… » Je plonge un court instant mes prunelles émeraude dans les siennes, cherchant une lueur qui pourrait me mettre sur la voix. Je voulais lire l’envie, le désir, l’attirance. Je voulais qu’elle cède à la tentation que je mettais volontiers en place devant elle. « J’accepte tout, fait comme tu le souhaites… Tout m’ira de toute manière… » Je m’adosse complètement contre le dossier, quittant la chaleur de son être contre le mien. Je lève un sourcil avant de demander d’une voix chaude. « C’est la première fois que tu danses dans une pièce privée, avec une femme, non ? » La question me brûlait les lèvres depuis un moment. En savoir plus, oui, je voulais en savoir plus. Je voulais qu’inconsciemment, elle me guide vers un prochain rapprochement entre nous deux. Mais sa froideur, sa distance me faisait comprendre qu’il n’y avait pas de possibilité. Pourtant, j’avais perçu, j’avais sentie un court instant qu’elle m’avait désiré. Ou alors n’était-ce qu’une illusion de mon esprit, influencée par mon propre désir pour la belle blonde sur moi. Avec un sourire fin, je me permets de rajouter. « Et si je double le prix, je peux être traité en cas exceptionnel ? Non… Je veux que ça vienne naturellement… Oublie-ça et fais ce que tu as envie de faire, ce qui te mettra le plus à l’aise. » Je ne voulais pas qu’elle croit que je l’a prends pour une prostituée. Non, si au départ mon objectif était de me payer une stripteaseuse dans l’unique but de faire enrager mon paternel, je ne voulais pas la payer pour obtenir son corps intimement. Et je ne payerai jamais une prostituée. Non, l’argent n’achète pas tout. Enfin, presque.
[Je suis désolée pour mes petits RP, j'espère que ça te va quand même]
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California Dreamin'
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Sujet: Re: « Il y a une première fois à tout. » HOT Jeu 26 Jan - 11:22
Non, je ne désirais aucunement être froide, bête et abrupte dans l’intonation de ma voix, mais c’était contre ma volonté. Ce désir, cette chose nouvelle qui m’habitait, me contrôlait en entier. Ou du moins, jusqu’à ce que je tente de la chasser complètement de mon propre intérieur, de mes désirs qui se devaient de rester secrets, privés. Alors que j’avais repris le total contrôle de la situation, je cachais, emprisonnais de force tous ces désirs qui m’avaient entre autre, effrayée quelques minutes auparavant. Raison pour laquelle, mon visage restait de marbre, tentant d’être imperturbable à toutes les répliques et avances de la jeune demoiselle. Je pouvais déceler quelque chose de semblable venant de sa part ; un désir, des envies, quelque chose qui l’empêchait de complètement se jeter à l’eau. Et moi, je restais là, à jouer la pauvre timide. Certes, je décidais enfin, que ce moment serait résolu. Je n’étais pas ce genre de petite fillette faible, ayant peur de prendre le contrôle d’une situation. J’allais me dévergonder ou peu importe, mais cette femme verrait une tout autre facette de moi et ce, maintenant. Alors que ma révolution se pimentait, elle reprit la parole, alors que mon regard était obnubilé par le sien, chose que je ne pouvais contrer. Où voulait-elle en venir encore une fois? Contre mon gré, je pense que j’avais enfin et véritablement tout compris. Et à ce moment même, elle devint distante. Chose que je ne compris pas, du moins sur l’instant, mais qui me fit remarqué qu’en mon intérieur, je désirais peut-être plus qu’il ne le fallait son contact chaud, délicat qu’elle m’avait donné précédemment.
« Il est rare d’avoir le champs libre. Normalement, c’est plus du ; déshabille toi et fais ta dévergondée. » dis-je, esquissant enfin un sourire sincère à la fin de ma réplique. Comme quoi, j’étais enfin un peu plus à l’aise que je l’avais été au départ de cette rencontre. Mieux vaut maintenant que jamais. Et puis, choquée intérieurement par la nouvelle question, je ne le fis pas paraitre sur mon visage. Non, je n’avais jamais dansé pour une femme. Et ce n’était pas un détail qui était nécessaire à son bonheur. « Danser pour un homme ou pour une femme, c’est la même chose. Alors avoir de l’expérience dans la danse avec le même sexe, n’a aucune importance. » dis-je, mais cette fois sur un ton neutre, qui non, ne se voulait pas du tout offensant. C’était simplement ma réponse. Mais au fond de moi, je savais très bien qu’entre les deux, il y avait véritablement une différence. Les femmes voulaient plus, mais d’une façon plus osé sur le désir que le sexe en premier plan. « Tout se joue sur la corde du désir .. en y allant graduellement. » répliquai-je, avant de bouger contre elle, frottant ma poitrine contre la sienne, m’étant ainsi donc, pointée de nouveau dans son étreinte. Sa chaleur semblait essentielle au moment, chose que je ne voulais jamais lorsque je dansais pour un homme. Me mordillant la lèvre, chose anti-professionnelle, ma main se dirigea vers l’agrafe de mon soutien-gorge, la détachant, mais laissant tout de même celui-ci en place. Mes mains se déplacèrent sur les hanches de la jeune femme, d’un réflexe. J’essayais seulement de paraître totalement à l’aise. Rien d’autre. Et peut-être, un fond de provocation en fait. Et je restais douce. En un mouvement, mes lèvres se glissèrent au creux de son cou, le frôlant, du au mouvement ou plutôt frottement que je venais d’effectuer. Reprenant la parole, je me sentais comme un enfant qui n’était pas dans le bon carré de sable. « Si je fais quoi que ce soit de déplacé ou quelque chose que tu n’aimes pas, te gênes pas à le dire. » dis-je enfin, tentant de ne pas lui faire comprendre que moi et danser sur une femme, c’était .. étrangement nouveau.
( Mais arrêtes! Tes réponses sont parfaites, je t’assure. Et parfois, ça fait du bien des rps plus courtes. Question que le sujet avance plus vite. ♥)
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California Dreamin'
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Sujet: Re: « Il y a une première fois à tout. » HOT Jeu 26 Jan - 11:53
C’est pas qu’une histoire de sexe, c’est ce moment juste après l’amour, où le temps est comme suspendu, on a plus peur de rien, on se sent en sécurité. J’peux pas me passer de ça, j’en ai besoin, ça fait de moi une pauvre fille pitoyable et sans volonté.
Avoir le champ libre, c’est ce que je lui offrais. J’aimais avoir moi-même le contrôle de la situation lorsque je charmais quelqu’un. Et bien qu’en cet instant, ce soit son métier qui le voulait, je cherchais intérieurement à lui donner l’envie de le faire pour elle-même, et non pour l’argent que j’avais gracieusement donné à l’entrée de la porte. Dans sa réplique, je compris qu’elle ne souhaitait pas m’en dire davantage sur son expérience. Ainsi, je ne pouvais que deviner. Mais, je ne voulais pas croire qu’elle n’avait aucune expérience, si elle en avait. Je préférais donc rester silencieuse et profiter du rapprochement qu’elle avait de nouveau mis en jeu. Si je m’étais montré distante, elle avait approfondis l’étreinte en se collant complètement à moi. « Tout se joue sur la corde du désir .. en y allant graduellement. » Je lève un sourcil satisfait. Le désir. Sa poitrine se frotte contre la mienne et je sens une source de chaleur naître dans le bas de mon ventre, le faisait se torde d’une envie profonde et exaltante. Sa main disparait de mon champ de vision et un instant, je vois sa poitrine bouger, signe que le soutien-gorge ne la maintenait plus correctement. J’aurais très bien pu, d’un geste rapide mais expérimentée, lui retirer le tissu qui cachait la poitrine de cette blonde. Mais, je n’étais pas un homme qui régissait uniquement contrôlé par les hormones. Non, j’aimais qu’il y ait encore cette barrière, me laissant à loisir imaginer les forteresses de sa féminité. Des frissons parcouraient mon être lorsque je sentis ses mains se poser à mes hanches. Mes paupières frétillaient légèrement, signe du désir que j’éprouve à cet instant pour elle. Elle provoquait des réactions épidermiques sur moi. D’un simple toucher ma peau aurait réagit violemment.
Un léger gémissement, presque inaudible mais pourtant bien présent s’échappe de mes lèvres comme l’envol d’une hirondelle lorsque ses lèvres frôlent mon cou. Un point sensible, une chose que j’aimais particulièrement et elle venait d’y accéder sans le vouloir. Ou peut-être était-ce voulu. A dire vrai, j’étais complètement soumise à sa désinvolture et ses déhanchements. Il m’en faudrait peu pour saisir avec douceur sa crinière blonde et attirer ses lèvres tentatrices contre les miennes. Tout devait venir d’elle. Et lorsqu’elle aurait effectué le premier pas, alors je comprendrais que je pouvais saisir ma chance. « Si je fais quoi que ce soit de déplacé ou quelque chose que tu n’aimes pas, te gênes pas à le dire. » Je redresse la tête, que j’avais lâché en arrière lorsque de son frôlement dans mon cou et plonge dans son regard. J’esquisse un sourire chaud, compréhensif sur l’état de profonde extase dans lequel j’étais. « C’est parfait. Ne t’arrête pas… Tu es magnifique. Et… désirable. » Mes gestes que j’avais interdit jusqu’à présent, se mettent en mouvement. Je lève une main pour aller caresser la peau de son épaule, faisant tomber la bretelle de son soutien-gorge. Mes doigts frôlaient cette peau satinée, douce et réceptive. Mes yeux suivent mes gestes délicatement, avant de se relever jusqu’à son regard. Mon autre main part de sa cuisse, discrètement. La caresse est subtile, mais présente. Effleurement qui remonte jusqu’à son ventre, déviant sur sa taille avant de passer dans son dos. J’aimais sentir la contracture de sa peau, et son souffle régulier sur mon visage. Mes doigts remontent, suivant sa colonne vertébral pour remonter jusqu’à sa chevelure. Elle continuait de se frotter contre moi, attisant tous mes sens au plaisir charnel. Je n’ai jamais eu envie d’embrasser quelqu’un qu’à cet instant. Et cela était visible sur mon visage et mes yeux qui fixaient ses lèvres avec convoitise. « Jusqu’où, ais-je le droit d’aller ? Parce qu’en ce moment, j’ai très envie de t’embrasser. »
[Contente que ça te plaise alors ♥ Les tiennes sont parfaites aussi ♥]