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"à vouloir grandir trop vite, je te préviens petite, ça va mal terminer";; ▬ KURT&DYLAN

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California Dreamin'
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⊰ sexe : Masculin
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⊰ commencement le : 24/07/2011
⊰ date de naissance : 22/03/1993
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MessageSujet: "à vouloir grandir trop vite, je te préviens petite, ça va mal terminer";; ▬ KURT&DYLAN Lun 23 Jan - 0:11


    ▬ " Jme sens si seul dans ce brouillard, comme un danger, c'est fou ce qu'on est perdus cette nuit "




« Kurt t'es où mec, putain ça fait une heure que je t'attends ! ». Je reposais mon cellulaire sur le bord du bar, soupirant et reportant mon attention sur le verre de wishky, trônant fièrement devant moi. Mon doigts parcourait lentement le rebord du verre, laissant mon impatience me gagner petit à petit. Boira, boira pas. Telle était le grand dilemme que s'infligeait à moi. Je prenais le verre en main, faisant tournoyer l'alcool siégeant à l'intérieur, un petit coup à droite, un petit coup à gauche. Je ramenais le verre un peu plus près de ma bouche, prêt à le savourer. Un verre de plus ou de moins, qu'elle allait être la différence ? Posant mes lèvres sur le rebord du verre, je fis glisser lentement le doux beuvrage dans ma gorge, entrouvant légèrement les lèvres. D'une traite, je vidais ce verre qui m'avait fait de l'oeil des minutes auparavant. Je fermai les yeux, appréciant la chaleur qui se dégageait du liquide passant de mon œsophage à mon foie. La chaleur remplit ma tête d'une douce brume qui me donnait l'illusion d'un presque bien. Pas d'un bien, mais d'un presque bien. J'étais presque content d'être là, presque soulagé d'être redevenu célibataire, presque heureux de savoir que Nessa ne serait jamais embrigadé dans mes histoires à la con. Presque. L'alcool me donnait la douce sensation d'un pseudo bien-être qui se verrait effacé à peine les effets du whisky redescendus. J'avais rompu avec Nessa quelques jours auparavant, de mon plein gré et pourtant, cette rupture me foutait en l'air. Le cœur en vrac, je déambulais dans les allées de ma vie qui ne me montrait que l'image d'un mec pathétique et pitoyable ne sachant que faire du mal à ceux qu'il aimait. Rompre avec la jeune femme m'était apparue comme une évidence, comme étant la bonne solution aux futurs problèmes qu'elle aurait pu me causer. Un mexicain en fuite ne pouvait pas tomber amoureux, ce n'était pas inscrit dans les mœurs. Je n'avais pas le droit de mettre la vie de Nessa en danger, pas le droit de l'impliquer dans une vie déjà assez compliquée comme cela. Je n'avais pas le droit de lui faire partager mes problèmes, aussi gros étaient-ils. Elle était devenue toute ma vie et sans celle je n'avançais plus. Mes sentiments avaient pris trop d'ampleur en peu de temps. Et quelque part, j'en avais eu peur. La jeune femme possédait une emprise sur moi qui m'empêchait d'y voir toujours clair. Alors mélangeant prétextes et excuses, j'avais rompu. En un coup de fil. « Ouais Isaac c'est moi, j'arrive dans dix minutes » répondis-je à mon meilleur ami, me décidant enfin à répondre à son message. Il n'était pas content, râlais, pestais au bout du fil, me gratifiant de ses plus beaux sourires d'exaspération. Il m'agaçait lorsqu'il faisait ça, à un tel point que j'en avais envie de raccrocher, sans lui adresser d'autres mots. Mais si je faisais ça, connaissant Isaac, il me ferait payer cet acte pendant des jours, boudant et ne répondant à plus aucuns de mes messages. « Fais pas chier, j'arrive je te dis ». Isaac avait tendance à ne pas me lâcher depuis que je lui avais annoncé que j'avais rompu avec la seule fille qui me donnait des ailes et qui me rendait vivant. Il n'avait pas vraiment compris la raison de mon geste, mais il l'avait accepté et c'était fait la promesse de ne pas me laisser seul. Sauf que moi, j'en avais besoin de cette solitude. Elle me réconfortait, m'apaisait. Cette solitude si familière pour moi. J'avais besoin de ces moments de calme, où je me retrouvais avec moi-même. Mais visiblement, mon ami grec ne l'entendait pas de cette oreille. J'avais beau eu lui confirmer que je n'avais nullement l'intention de me suicider ou d'effectuer n'importe quel autre geste aussi stupide, il ne me lâchait pas. Je payai mes consommations, remettai ma veste et mon écharpe et me décidait à braver le froid de ce début de soirée pour aller rejoindre Isaac.

Je sortais du bar, enfouissant mes mains dans les poches de mon manteau. Le vent glacial fouettait avidement mon visage et je tentai de courber ma tête pour éviter cette bise. Je commençais à accélérer la cadence de mes pas, cherchant à me réfugier au chaud au plus vite. Quelques mètres plus loin, je me décidais à prendre un raccourci qui passait devant d'autres bars. L'endroit n'était pas toujours bien fréquenté mais au pire, je savais très bien me défendre. C'était pas à un ancien gars des bas quartiers qu'il fallait apprendre à se défendre. Surtout à un fugitif. Je m'approchais d'un bar quand des éclats de voix se firent entendre. Je relevais la tête et vit au loin deux mecs assez baraqués et une troisième personne beaucoup plus petite. Ca, ça sentait franchement pas bon du tout. Mon instinct ne se trompait pas, puisqu'en m'approchant, je distinguais la voix d'une jeune femme qui semblait essayer de quitter les lieux, chose que ces adversaires ne voulaient pas voir arriver d'après ce que je pouvais comprendre et décrypter de la situation. Je décidais de m'approcher à grand pas, trottinant presque pour pouvoir vite intervenir si la situation commençait à dégénérer, chose qui semblait se produire. « HEY ! ». J'apostrophais les deux acolytes d'une voix forte pour être sur d'attirer leur attention. Chose qui ne manqua pas car ils se retournèrent direct dans ma direction. « Qu'est-ce t'as toi ? ». J'arrivais enfin à leur hauteur et je pus distinguer de la peur dans les yeux de la petite brune qui se trouvait face à eux. « On vous a jamais appris qu'on ne s'attaque jamais à une femme. Surtout quand vous êtes deux et qu'elle est toute seule ». Ils pouvaient bien me cogner que j'en avais strictement rien à foutre. Je ne comptais pas partir tant que je n'étais pas certain que la jeune femme, dont je ne connaissais même pas le nom, soit chez elle, saine et sauve. « On t'a sonné toi ? » m'interpella un des types. Je me mis face à eux, tentant de m'interposer devant la jeune femme pour la garder derrière moi. « Je ne crois pas non. Par contre, je ramène mademoiselle chez elle si ça ne vous dérange pas ». Je commençais à attraper sa main et à avancer quand l'un des deux gaillards me stoppa le chemin. « On en a pas fini avec elle ». Je me mis à rire. « Moi je crois que si ». Je forçais le passage un peu plus avant de sentir s'écraser un des poings dans ma figure. Un filet de sang commença immédiatement à couler de ma narine. « Et moi je te dis que non connard » me répondis mon agresseur. Une bagarre s'en suivit. Je répliquais à la droite que je venais de me prendre, avant d'attraper la main de la jeune femme et l'entrainer en courant vers un endroit un peu plus fréquenté après avoir réussi à assomer un des gars. Dylan m'aida à achever le boulot quand elle sortit sa bombe lacrymogène pour gazer le deuxième homme. Après avoir couru quelques minutes, et étant certain qu'ils ne nous suivaient pas, je stoppai notre course. Je m'appuyais contre un mur, reprenant mon souffle et m'essuyant le sang qu'il restait. « Bien joué le coup de la bombe, ça m'a bien aidé merci ». Je regardais la jeune femme en lui souriant. « Et sinon tu t'appelles ? Ouais parce que j'aime bien savoir pour qui je me fais défoncer la gueule tu vois ». Haha humour quand tu nous tiens.

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Cause if you let me, here’s what I’ll do
Know you’ve been hurt by someone else, I can tell by the way you carry yourself. If you let me, here’s what I’ll do, I’ll take care of you. I’ve loved and I’ve lost.; gaël charles léo franck .♥.
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MessageSujet: Re: "à vouloir grandir trop vite, je te préviens petite, ça va mal terminer";; ▬ KURT&DYLAN Mer 1 Fév - 3:04




    Mais dans quelle merde je m’étais encore embarquée… Il fallait vraiment que je stoppe les plans foireux comme celui là. A croire que c’était mon crédo ces derniers temps… Me retrouver au milieu de lourdingues qui n’ont qu’une envie c’est tirer leur coup, merci bien. La dernière fois en date avait été la soirée avec Lubja, où elle avait fait fuir des hommes qui se montraient un peu trop intéressés par notre corps et nos danses version Lapdance. Le seul resultat de cette soirée avait été l’aller retour de Lubja à l’infirmerie de l’Université après s’être fait tabassé…
    Pourtant ce genre de choses était loin d’être l’objectif de la soirée. Nastasia m’avait trainée de force dans un bar, pour me changer les idées et me faire sortir de ma morosité liée à l’amour. En même temps, il n’y avait bien qu’elle pour réussir à me parler de ce genre de choses. C’était notre truc, les confidences sur nos histoires de cœur, nos ressentiments et tout le tralala. A l’origine, tout cela était parti de la relation bizarre que j’entretenais avec Nikolaï, son frère jumeau, que Stiyzianna – encore une Duma évidement – me dépeignait comme la huitième merveille du monde, alors que Nasti elle, cherchait au contraire, à m’éloigner le plus possible de ce Bêta. Nasti avait réussi par ailleurs à me faire oublier complètement son jumeau, et de là était née une belle amitié, fondée sur de nombreuses confidences, et une multitude de visionnages de films à l’eau de rose, tel the notebook.
    Alors quand j’avais confié à la Duma que j’en avais marre de l’amour, que je trouvais ce concept totalement débile, et que cela ne rimait à rien, ni une ni deux, elle décida de m’emmener dans un bar pour me changer les idées. L’idée aurait pu être excellente, aucun doute la dessus. Pour une fois, j’allais être de l’autre côté du bar. Je ne serai pas entrain de faire les cocktails et de les servir, mais plutôt entrain de les déguster tout en blablatant avec Nastasia. Voilà comment j’avais imaginé ma soirée quand la belle Iota m’avait appelée pour que l’on sorte.
    Sauf qu’une chose n’était pas prévu au programme, que Nasty finisse la soirée dans les bras d’un mec, et qu’elle parte avec lui on ne sait trop où. Elle m’avait laissée toute seule, au milieu d’une bande de loubards en manque et j’avais vite compris que toute seule je ne ferai pas le poids. J’avais beau faire des signes au barmaid, il ne bougeait pas d’un pouce, comme s’il trouvait la situation amusante. Pourtant, pour connaître ce métier sur le bout des doigts, je savais que généralement, c’était le genre de situation qui finissait mal, et qui engendrait pas mal de casse. Mais non ce cher barmaid lui, ne voyait pas les choses sous cet angle. Il préférait me laisser dans la merde, et me dépatouiller toute seule avec ces trois abrutis qui me tenaient la jambe pour que je boive un coup avec eux et plus intéressant, que je leur donne mon numéro, voir plus si j’étais assez bourrée pour cela. Plus d’une fois j’avais essayé de m’échapper, mais mon petit gabarit bien sur, ne me permettait pas de me débattre contre eux. Lucky me ! Et bien, ces trois gros lourdingues commencèrent à vouloir me tripoter, à laisser balader leur main un peu partout… Et j’avais beau débarrassé mon corps de leur main, et essayais de leur mettre de bonnes paires de claques dans leur tronche, rien n’y faisait. Et là, sans que je ne m’y attende, j’entendis quelqu’un s’approchait et interpellait les trois bonhommes. Derrière eux, je ne vis pas le visage de celui qui semblait vouloir me débarrasser d’eux. Pourtant, j’étais absolument sur d’avoir déjà entendu cette voix quelque part. Où je ne savais pas, mais j’espérais bien le découvrir. Je n’entendais que ceux qu’ils s’échangeaient et apparemment, cela ne plaisait pas forcément au jeune homme de voir une jeune fille seule, être encerclée par trois mecs. Et pour ces derniers, cela n’était pas du tout à leur goût de voir quelqu’un se mêlait de leur affaire, en particulier quand cela concernait une jolie fille. De derrière, je ne vis pas le coup s’abattre sur le nez du premier lourdingue, mais par contre, son corps lui, je le sentis me tomber dessus. Autant dire que vu son poids, j’eus le souffle coupé. Plusieurs coups furent échangés avant que je ne repense à ce que je cachais dans mon sac depuis ce qu’il s’était passé avec Lubja, une bombe lacrymogène. J’avais beau savoir me défendre un minimum, au grand mot les grands moyens. J’attrapais donc mon sac et en sortis rapidement la bombe à l’allure de parfum, que j’actionnais tout en la dirigeant vers les yeux de ce qui m’avaient gonflés toute la soirée. Mon « sauveur » m’attrapa la main et m’entraina dans une course folle vers l’extérieur, qui s’arrêta dans une petite rue perpendiculaire au bar. Certes je me retrouvais dans une rue sombre avec un inconnu, mais il était toujours plus facile de se défendre contre un seul homme que face à trois gros baraqué.
    Tout en courant, je n’avais pas eu le temps de regarder attentivement l’homme qui m’avait sauvé. Mais maintenant que nous reprenions notre souffle, je pouvais voir plus concrètement de qui il s’agissait et certains souvenirs commencèrent à me revenir en mémoire. Mais apparemment, ces souvenirs n’étaient pas partagés puisqu’après m’avoir félicité pour le coup de la bombe, il me demanda mon nom. « Oh oui j’aurai pu y penser plus tôt mais bon… mieux vaut tard que jamais non ? En tout cas, merci beaucoup d’être venu à mon secours ! »
    Je le regardais mais je voyais bien que mon visage ne lui disait absolument rien. Mais après tout, des filles, il avait du en voir défiler, alors ce n’était pas étonnant. « J’imagine que tu ne te souviens pas de moi. Dylan ! Et toi c’est Kurt n’est-ce pas ? » En même temps, il avait du vendre de la drogue à un paquet de filles pomets comme moi. Rien de surprenant en cela qu’il ne se souvienne pas de moi. Pourtant, j’étais à peu près sur de ne pas l’oublier. Je n’avais pas eu trente six milles dealers à Berkeley. Il y avait eu Felina que j’avais bien vite arrêté de voir vu le lien étrange que nous entretenions, il y avait un autre mec pendant quelques temps, et il y avait eu Kurt. Ses prix avaient toujours été intéressants, et la qualité –pour ce que j’y connaissais – me semblait plus que correcte. Autant dire que plus d’une fois j’étais retournée vers lui pour me fournir. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois qu’il venait à mon secours. Il y avait eu un précédent un an auparavant, à un moment où j’étais totalement stone, et où il avait fait en sorte que je ne fasse pas une overdose. Il avait attendu d’être sur que je ne courrais aucun danger avant de repartir à ses affaires, et de faire comme si de rien ne s’était passé le lendemain lorsque l’on s’était croisé à la fac. En même temps, qu’aurai-je bien pu lui dire à ce moment là ? Je n’allais pas m’afficher avec lui alors que pas mal de personnes savaient pour son petit traffic… J’étais déjà la fille anorexique aux yeux de beaucoup, et bien que le regard des autres ne me gênait pas tant que ça, je ne tenais pas être vu comme la fille qui traine avec le dealer. Pour mes études de surf, c’était loin d’être la meilleure fréquentation.

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MessageSujet: Re: "à vouloir grandir trop vite, je te préviens petite, ça va mal terminer";; ▬ KURT&DYLAN Lun 5 Mar - 22:05

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"à vouloir grandir trop vite, je te préviens petite, ça va mal terminer";; ▬ KURT&DYLAN

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