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KYARAH l « Les bonnes familles sont pires que les autres. »

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California Dreamin'
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MessageSujet: KYARAH l « Les bonnes familles sont pires que les autres. » Mer 1 Fév - 18:30

kyarah J. E. middleton & eden a. hastings-matveïev


    Un bruit assourdissent, des gens collés serrés, suant les uns contre les autres dans d'interminables et terribles files d'attentes. Vous l'avez compris, je venais de retrouver les joies des aéroports. En effet je revenais de la sublime capitale française où j'avais accompagnée ma mère à une réception très importante pour son agence de mode. J'aurais bien évidement préférée passer mon week-end à dévaliser les boutiques parisiennes mais ma mère avait mis un point d'honneur à ce que je sois présente. Il était évident qu'avec où sans moi la réception se serait déroulée le plus normalement du monde mais que voulez-vous, elle était si fière de s'afficher au côté de sa progéniture et depuis qu'elle m'avait adoptée – si on n'oublie l'âge ingrat et détestable des boutons d’acnés – elle se faisait une joie de me m'afficher fièrement en public. Il est évident qu'étant plus jeune ces buffets interminables étaient pour moi d'un profond ennuie, le seul point positif était l'excellente nourriture qui y était servi, nourriture que je n'avais même pas le droit de toucher, bah oui une fille jolie s'est bien, une fille obèse ça l'est moins. En grandissant, ces petits rendez-vous ne sont pas devenus mon passe temps favoris mais je m'y suis faites. Grâce à eux j'ai pu rencontrer de très charmants – riches et sexy – jeunes hommes, ce qui m'a valu quelques brèves histoires d'amour. Cependant j'ai commencée à m'y faire, c'est comme faire la queue à la poste, personne n'aime vraiment ça et puis un beau jour, on s'y fait et on ne fait même plus attention. Et puis, il faut dire que j'adorais pouvoir rencontrer les créateurs les plus en vogues du moment, il y a avait toujours un tas de beau monde dans ces endroits. Ça y est, j'avais enfin réussie à m'extirper de cet horrible lieu qu'était l'aéroport. J'entrepris une petite visite express dans les toilettes pour jeter un coup d’œil à ma coiffure et à ma tenue car oui, un des nombreux problèmes des avions c'est qu'on dirait qu'une transformation s'effectue pendant que nous sommes à l'intérieur de l'appareil. Vous avez beau rentrer parfaitement coiffé, habillé et maquillé vous en sortirez comme si vous sortiez d'une gastro qui avait durée deux semaines et qui avait bien faillie vous achever. Arrivée à l'intérieur des toilettes : nouvelles surprises, non il n'y avait pas seulement la queue à tout les innombrables guichets mais aussi dans les toilettes, c'est fou ça, les gens ne peuvent pas se satisfaire dans l'avion ? J'eus bien envie de leur donner un petit billet afin qu'ils sortent tous en vitesse mais vu la tête qu'ils se payent tous on aurait bien crut qu'ils avaient tous une bonne colique – à croire que c'était contagieux, espérons que je ne l'ai pas attrapée. - On dit que l'argent n'achète pas tout, c'est le cas en effet. En bousculant tout le monde, j'arrivais à hauteur de la vitre où je pus arranger ma coiffure sous les protestations de ces adorables inconnus. Alors que je leur adressais un sourire triomphant, je m'extirpai des toilettes laissant derrière moi leur terrible odeur nauséabonde. C'est alors que je reçus un sms. Il venait de ma tante. Ah, ma tante ! Le sosie parfait de ma mère. Au début, leur ressemblance me faisait peur, j'aurais pu lutter contre une, mais contre deux folles dingues comme ma mère, c'était trop. J'ai donc décidée d'arrêter d'essayer de lutter contre une cause perdue et me suis rangée à leur cause. Disons que je suis devenue comme elle. Elles sont tout de même très fortes : transformer une adorable et aimable petite russe en véritable capricieuse et hautaine fashion-victime américaine, il fallait oser! Justement, elles osaient tout et avaient tendance à se prendre pour les reines du monde. Je m'y était faite avec le temps, j'étais même devenue exactement comme elles, au fond je pense que c'est ce qu'elles ont toujours voulues : me faire à leur image. Ma tante n'ayant pas d'enfants – enfin, je crois, elle ne parle jamais de sa famille, je sais à peine si elle est toujours avec son faignant de mari – et ma mère n'ayant pu en avoir, elles ont toujours tout misées en moi pour me faire devenir une mini-elles. J'étais donc très proche de ma tante et la considérais comme ma deuxième mère. Pour en revenir au sms, cette dernière me disait qu'elle était dans le coin pour un déplacement et qu'elle m'invitait à son hôtel de soir. Chouette une nouvelle soirée barbante ! Non, plus sérieusement je n'en pensais pas un mot, j'aimais sa compagnie, elle n'était pas du tout comme les autres femmes de son âge : ennuyante et ne parlant que des couches de ses enfants ou encore de sa liste de course, dieu merci ! Et puis, une fois qu'elle était couchée je savais que je pouvais toujours m'incruster aux soirées les plus hypes et que j'y rencontrerais toujours un tas de beaux mâles plus riches et célibataires les uns que les autres ! What else ? Je jetai un coup d’œil sur ma montre, j'avais encore deux heures devant moi avant ce fameux rendez-vous et je décidai de mettre ce temps à profit pour faire les magasins. Pas de boutiques de luxes à l'horizon, tant pis, je me contenterais de ces ridicules petits commerces réservés à tout ces gens dépourvus de personnalité. Quelle triste vie. Un peu de normalité ne peut probablement pas me faire de mal. Alors que je marchais dans la galerie commerciale, je tombai devant un magasin de cosmétique qui vendait les produits de ma tante. Ça faisait longtemps que je n'avais pas pris le temps pour m'arrêter les regarder. Je pénétrai dans le magasin et me rappelai alors qu'un jour ma tante m'avait dit que si une fille aussi jolie que moi prenait le temps de vanter les mérites de ces produits de temps en temps, ça lui serait d'une grande aide. Il était évident qu'elle avait dit ça juste pour me faire plaisir, en effet, elle n'avait nullement besoin de moi pour gagner de l'argent, il suffisait de jeter un œil sur le montant de sa fortune, pourtant ma tante n'était pas une personne qui faisait des compliments pour e faire, au contraire, elle en était plutôt avare. Un sourire aux lèvres, je décidai donc de lui faire un petit clin d’œil et aborda une jeune fille non loin de moi qui était justement en train de regarder ses produits. Elle était plutôt jolie mais n'avait pas l'air de venir d'un milieu très aisé : « Tu t'es trompée de rayon ? »Bon d'accord, ce n'est pas cool mis je n'avais pas pu m'en empêcher. « Non plus sérieusement ces produits sont parfaits ! »Oui, ils ne bouchent pas les pors comme ces conneries sans qualités que les pauvres se mettent sur la face. « Ma tante en est la créatrice alors je sais de quoi je parle!»Oui, bon, encore une fois, j'aurais pu me taire mis je n'ai pas pu m'en empêcher. Et rien qu'à voir sa tête je le referais sans hésiter, elle avait l'air verte de jalousie. Pauvre enfant ! Je tournais alors les talons, et m’apprêtais à partir. Trop de normalité, tue la normalité, et là en l’occurrence, j'allais bientôt faire une allergie.



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MessageSujet: Re: KYARAH l « Les bonnes familles sont pires que les autres. » Jeu 2 Fév - 1:45

kyarah J. E. middleton & eden a. hastings-matveïev




    La famille. Depuis quelque temps cette notion ne signifiait plus grand-chose pour moi si ça n’était que mon père n’était pas vraiment mon père, mais que je ne le reniais pas en tant que tel. Il m’avait élevé comme sa fille, malgré le fait qu’il savait que je n’étais pas de sa chair et de son sang. Je lui devais toute ma vie, et si j’en étais là aujourd’hui, avec des valeurs qui me tenaient tellement à cœur, c’était justement parce que j’étais fière du travail qu’il fait sur moi. Non il n’y avait pas à dire, mon père, même sans lien de sang, restait mon père. Ma mère n’en parlons même pas, une pauvre prostituée qui vend son cul rien que pour assurer ses beaux jours et ses liftings. Je n’avais plus de nouvelle d’elle depuis que j’avais trois ans, mais ça ne me dérangeait pas vraiment. J’avais appris à vivre avec son absence, et si elle revenait demain, je pensais être aptes à l’envoyer dans les orties si ça me chantais. De plus, j’avais retrouvé une vraie famille à San Francisco avec le replacement de mon père avec cette femme, une femme assez incroyable et vraiment adorable. Enfin un peu trop conne aussi quand on voyait comme elle agissait avec sa fille, Félina. Elle serait capable de lui donner le bon dieu sans confession si elle le lui demandait. Tient en parlant de sa fille, comme les choses n’étaient pas faite à moitié, cette Félina n’était nul autre que ma demi-sœur. Et oui, l’homme qui avait couché avec ma mère, était également l’homme qui avait couché avec la mère de Félina. Comme le hasard était sympa parfois. Donc voilà, je me retrouvais avec une mère qui ne souhaitait rien savoir de moi, un père qui n’était pas mon père, et une demi-sœur qui n’était pas au courant qu’elle en avait une. Merci la famille. Non ces valeurs familiales par contre n’avaient pas vraiment de grande valeur à mes yeux, et c’était bien la seule.
    J’avais un peu de temps devant moi avant de reprendre les cours cette après midi, et j’avais envie de changer de mon quotidien : aller à la bibliothèque. Avec Payson en tant que colocataire, je commençais à prendre compte que le travail n’était pas tout non plus, et qu’il fallait savoir aussi se changer les idées entre temps. Bon je n’aborderais pas une vie de débauche non plus, mais un peu de temps libre pour penser à moi ne me ferait pas de mal pour autant. Je décidais d’aller au centre commercial de San Francisco. Je n’étais pas forcément pleine aux as, mais j’avais de quoi pouvoir me faire plaisir tout de même. D’ailleurs, j’étais une grande fanatique des chaussures, à bon entendeur. Je prenais petite voiture et direction le petit paradis sur terre. Je ne mettais pas longtemps à arriver, j’aimais la vitesse, donc j’avais une fâcheuse tendance à dépasser la limitation. Enfin soit. Je commençais mon arrivée, en faisait un petit peu de repérage en premier, je ferai mes achats en second plan, je préférais faire le tour de ce que je souhaitais avant d’acheter quoi que ce soit. Vêtements, chaussures, coiffures tout y passer, il ne me restait qu’un seul type de magasin que je n’avais toujours pas fait, c’était le cosmétique. Je redoutais toujours d’y aller, ma mère étant encore l’égérie de la marque – depuis le temps, elle aurait du passer dans la cosmétique anti-ride – je ne souhaitais pas voir sa photo avec le dernier rouge à lèvres de la marque. J’osais quand même mettre un pied dedans. Certes c’était hors de prix pour moi tout de même, je savais m’offrir de la qualité, mais pas au point d’y laisser un organe au passage. Je tournais autour de toutes les marques avant d’arriver sur celle qui me donnait des frissons rien qu’à voir les produits. Et dieu sait que j’aurais préféré me casser une jambe plutôt que d’être là pour une fois. Je me faisais aborder par une brune, assez jolie certes, mais qui apparemment aimer ce la péter plus haut que son cul sous prétexte qu’elle était riche. Oui, car rien qu’à sa façon de ce tenir, et de s’habiller, c’était assez flagrant que son compte en banque devait afficher plusieurs zéro les un à côté des autres. « Et sinon toi tu as du tromper dans ta connerie ? » Il ne fallait pas chercher une Sorensen comme ça, sans raison. Je n’aimais pas la méchanceté gratuite, celle là allait être servie si elle décidait de s’en prendre à moi comme ça. Je l’entendais ensuite vanter les mérites des produits. Je n’étais blonde mais pas conne pour autant de savoir que le prix de ces produits étaient également à la hauteur de leur efficacité. Je décidais donc d’ignorer sa remarque avant de l’entendre dire une chose qui me stoppait net dans mon élan de partir de là. Sa quoi ? Sa tante ? J’avais bien entendu. Non non c’était absolument impossible. Je me refusais à entendre ce genre de chose. Encore une nana qui essayait de vendre du rêve, alors qu’elle n’était rien. « Ta tante tu dis ? Tu ne connais absolument rien de cette famille, alors s’il te plait, ne fait pas semblant de la connaitre… » Oui je n’allais pas m’amuser à la vouvoyer alors qu’elle n’avait même pas pris cette peine juste avant. Bon d’accord une chose était sur, je ne connaissais pas grand-chose non plus de cette famille, mais j’avais une chose en commun avec ma mère : mon nom de famille. Même après leur divorce, ma mère avait gardé le même nom de famille que mon père, car c’était comme ça que les gens la connaissaient, et elle n’avait surement pas envie de se refaire une image d’elle, un nouveau nom. Une chance pour moi, je gardais la fierté de ce nom grâce à mon père, et surement pas par elle et sa magnifique fortune, dont je n’en avais strictement rien à faire. Elle pourrait mourir avec tout son argent. « Aller, vend moi du rêve, petite imposteuse, raconte moi comment cette femme pourrait être ta tante. » je me plantais devant elle, les mains sur les hanches. Non, la jeune femme en fasse de moi pouvait bien avoir plus d’un million de dollars sur le dos, il était fort à parier qu’elle ne savait pas se servir de ces mains pour en mettre une à qui que ce soit. Au pire, elle se casserait elle-même un ongle et elle irait pleurer chez son esthéticienne que c’était de la faute de ses parents car elle n’avait pas de garde du corps près d’elle. Alors très franchement, ce genre de nana qui n’avait rien d’autres qu’une grande gueule ne m’effrayait pas.
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MessageSujet: Re: KYARAH l « Les bonnes familles sont pires que les autres. » Jeu 2 Fév - 4:47

kyarah J. E. middleton & eden a. hastings-matveïev


    La famille. Alors que je n'avais même pas encore vingt ans, cette notion était déjà si compliquée pour moi. Au cours d'une vie on a souvent deux familles, celle que l'ont ne choisi pas, celle qui nous est imposée de façon totalement aléatoire, et enfin celle que l'on choisie, celle que l'on crée. A l'aube de ma vingtaine j'avais déjà mes deux familles, pourtant je n'en avais choisie aucune. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elles étaient différentes en tout point. Là c'est sur, les Hastings n'avaient strictement rien à voir avec les Matveïev, de près ou de loin. Leur seul point commun, le seul lien pouvant les unir, les rapprocher, c'était moi : Eden Ambre Prudence. Je suis née chez les Matveïev, bien que ne roulant pas sur l'or, loin de là, ma sœur jumelle, tout amour, mon tout et moi même n'avons jamais manquées de rien. Nous avions de l'amour à volonté et je me sentais parfaitement bien et épanouie. Je pense d'ailleurs que mes parents m'avaient comblés en m'offrant le plus précieux et le plus beau des cadeau qu'il puisse exister : une sœur et plus particulièrement une sœur jumelle. Il lui à suffit d'entrer dans ma vie pour la chambouler à tout jamais. Jamais je ne pourrais l'oublier, jamais. Bien que cette solution me parraisse parfois la plus simple, c'était tout bonnement impossible. Le lien qui nous unissait était magique, indescriptible, incroyable, tellement beau, tellement puissant, tellement fort. Chez les Matveïev c'était plutôt mon cher papa qui commandait, c'était le seul homme de notre famille et cela le hissait naturellement à sa tête. A la tragique mort de mes parents et de ma sœur, je me suis retrouvée seule, sans personne. Ce sentiment de solitude si intense est tout simplement affreux pour une petite fille qui a toujours été entourée des siens. Le pire à sans aucun doute était la mort de ma sœur. Je pouvais accepter – bien que très difficilement – celle de mes parents, mais celle de ma sœur, non je ne pouvais pas. Jamais l'une sans l'autre, nous nous l'étions promis. Et pourtant .. D'ailleurs, si j'avais eu la chance de pouvoir voir l'avenir dans une boule de cristal et que j'avais prévisualiser ce tragique événement, il est évident que je n'aurais pas quittée ma famille, ceux que j'avais de plus chère au monde, une seule seconde. Nous étions une famille, nous étions unie, nous étions dans le même bateau et pourtant j'avais l'impression d'avoir injustement échappée au naufrage . C'était bien malheureux pour moi mais la vie est faite ainsi et il fallait aller de l'avant. C'est peut être pour que cela que je suis comme ça aujourd'hui, que je fuis autant l'attachement, l'attachement est source de tristesse et de déception. Cependant, d'une certaine façon, je me dis que mon destin n'était pas aussi cruel que le leur et qu'il était de justement ne pas être avec eux à cet instant. Ça peut paraître surprenant pour moi, l’égoïste Eden mais oui, ce jour là j'aurais préférée mourir avec eux. Je me suis imaginée cette scène des centaines de fois : moi, petite, ce jour-là en train d'entrer dans l'appartement et d'attendre la mort, sereinement, entourée des gens que j'aimais. Malheureusement, on ne réécrit pas l'histoire. Ma seconde famille, et ma famille actuelle ne sont autre que les Hastings. Ici, tout est différent. C'est ma mère, la très célèbre Ève Hastings qui mène son monde à la baguette. Sa relation avec mon père est des plus compliquée et bien qu'ils soient ensembles je ne les ai que rarement vu tout les deux. Je passais mon temps à la maison avec lui, à l'écouter me raconter des histoires ou à construire avec lui des cabanes, ou alors je le passait avec ma mère à écumer les défiles de mode et à me traîner aux avant premières des ouvertures de toutes les boutiques de luxes. En effet, ce n'est pas le même programme. Étant une fille me suis très vite faite à celui de ma mère et j'ai même fini par devenir comme elle. La même ambition, la même arrogance, le même égoïsme. Deux familles totalement différentes, et il est sur que je n'aurais pas connue le même destin si j'étais restée chez les Matveïev. Je me dis parfois que je n'aurais certaine pas eu tout les biens matériels que j'avais actuellement mais ils ne font peut être pas tout, cependant je ne me plaignais pas, ma mère m'aimait à sa façon, ma tante aussi d'ailleurs. J'avais parfois l'impression qu'elle tenait une place plus importante dans les choix concernant mon éducation que mon père, mais bon. Voilà donc pourquoi j'avais du mal à m'engager dans une relation sérieuse, j'étais un beau parti et je n'aurais aucun de mal à trouver chaussure à mon pied, il faut dire que j'avais l'embarras du choix, en effet il faudrait être bien difficile – être aveugle, ou ne pas avoir de goût du tout – pour ne pas vouloir de moi mais je n'avais en aucun cas l'envie de fonder à mon tour cette fameuse deuxième famille – ou plutôt troisième pour moi - . Alors que je m’apprêtais à trouver les talons et à laisser là cette pauvre blonde qui avait l'air totalement perdue en ne lâchant pas du regard les produits de ma tante – ou complètement folle à vrai dire, je n'en sais rien - elle me répondit enfin. « Je te demande pardon ? »Ces simples mots contenaient toute l'arrogance du monde. Bon, je tenais ma réponse, elle était donc folle. Pour qui se prenait-elle à me parler sur ce ton ? Ce n'est pas possible, elle n'avait jamais entendue parler de moi ? Elle n'avait jamais vue ma photo sur les magazines ? N'avait-elle pas conscience que si elle vendait la totalité de tous les vêtements qu'elle portait sur elle et en y ajoutant tous ce qu'elle avait dans son placard, elle ne pourrait pas se payer un centième de ce que je portais aujourd'hui. Mais mon dieu, d'où venait-elle ? Et peu importe d'où elle venait, même en France les gens ne me posaient pas ce genre de questions stupides. Quand je parlais aux filles de son genre, c'était pour leur demander de portais mes sacs ou de passer prendre mes vêtements au pressing. Au secour. Quelle ignorante ! Je ne pus retenir un rire. Moi, faire semblant de connaître cette famille ? « Celle qui doit sûrement avoir fait plus d'une fois semblant d'être une autre ici, ce n'est sûrement pas moi, dieu merci je n'ai pas besoin de ça. »Oui, à tous les coups elle avait sûrement du s'inventer une vie plus d'une fois, c'est comme ça qu'ils font les gens pauvres, non ? Il faut bien qu'ils s'occupent un peu. La blonde ignorante mit ses mains sur ses hanches et attendit ma réponse. C'est qu'elle me cherchait en plus ! « Non mais je rêve, comme tu as l'air de venir tout droit de Mars ou de ne pas être sortie de chez toi depuis de nombreuses années, ce qui expliquerait ta mine blafarde soit dit en passant, je suis Eden Hastings, la fille d’Ève Hastings. »Je détestais à avoir à me présenter, c'était si humiliant mais je voulais faire fermer son clapet à cette petite sotte. En vue de sa non réaction j'en conclus, qu'en effet elle n'avait pas du sortir de chez elle depuis de très longues années. « Ève Hastings, la sœur d'Anna Sorensen ! ». En prononçant cette phrase, j'agitai les bras en espérant que les connections au niveau de son cerveau se fassent rapidement. Un groupe de jeunes fille se retournèrent vers nous et nous montrèrent du doigt en chuchotant. Ah ! Enfin ! Voilà des filles cultivées. Bon, très mal habillée, mon dieu, avaient-elles fait ça dans le noir ? Mais au moins ça changeait de l’ignorante qui se trouvait en face de moi. Car pour le coup, en plus d'être mal habillée, elle n'avait vraiment rien pour elle celle-ci. J'aurais eu envie, en plus de ça de lui dresser une courte biographie de ma mère mais la réaction des filles quand j'avais prononcée son nom parlait d'elle même, je n'allais peut être pas terminer la pauvre blondinette dès maintenant. Au fond cette situation m'amusait autant qu'elle m'agaçait, je ne supportais pas ces questions inutiles mais j'étais ravie de pouvoir faire fermer son clapet à cette malheureuse !


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MessageSujet: Re: KYARAH l « Les bonnes familles sont pires que les autres. » Jeu 2 Fév - 5:02

kyarah J. E. middleton & eden a. hastings-matveïev


    Parfois les gens ne se rendaient pas compte qu’ils étaient aussi exaspérants. Cette jeune femme devant moi ne se sentait absolument plus, et j’espérais de tout cœur que quelqu’un avec une caméra finirait par courir vers moi en hurlant « caméra caché ». Comment en une fraction de seconde, le monde pouvait-il assez basculer et faire remettre à la surface les choses enfouies depuis des années ? Je ne comprenais décidément pas comment le destin pouvait faire des choses pareilles. Comme quoi il ne fallait pas grand-chose dans une vie pour que tout se mette à changer. Je regrette le bon temps de mon enfance où ma seule préoccupation était de savoir si ma peluche, qui fessait office d’ami imaginaire avait passé une bonne nuit « Alors mon petit nounours tu n’as pas eu trop froid cette nuit ? », les images de gosses de cinq ans, qui ne se souciait absolument pas de la méchanceté qui pouvait l’entourer, de l’arrogance, et de toutes les merdes que la vie pouvait engendrer. Même si ma mère manquait à l’appel, ainsi que toute la famille de son côté, j’avais grandit loin de ce monde de luxe, et j’en étais bien contente. Je savais être élégante et jolie sans forcément porter des centaines et des centaines de dollars sur le dos. Et au moins quand j’avais quelqu’un dans ma vie, je savais que c’était pour ma personne ou à la rigueur pour mon physique, mais surement pas pour l’épaisseur qu’il y avait dans mon porte feuille.
    Cette jeune femme pouvait essayer de me prendre de haut, ça ne marchait absolument pas, surement pas avec moi. La pauvre, si ça seule réplique potable était le fait qu’elle s’appelait… Elle s’appelait comment déjà Hastings c’était ça ? Il y en avait plus d’un âne qui s’appelait Martin comme on peut dire en France. Et même dans le pire des cas – pour elle – elle faisait réellement partie de cette famille, il n’y avait pas vraiment de quoi se vanter quand on connaissait la famille d’un peu plus près : une bande de vieux riche, qui croit que les sentiments s’achetaient, et en guise d’un je t’aime on recevait un gros billet pour compenser. Dieu merci maman, tu as préféré m’abandonner. Quand je voyais le type de progéniture que ça pouvait engendrer. Enfin à penser comme ça, je ne valais peut être pas mieux qu’elle, enfin soit, elle ne méritait pas non plus qu’on lui attribue de grande éloge. Le peu de remarques que l’on s’était déjà faite, avait attiré le regard des vendeuses. De leur comptoir, elles nous toisaient du regard en espérant que cela ne tourne pas au crêpage de chignon. Et bien oui, quelle image donnerions nous si on se battait comme des folles ici ? Surtout devant cette marque. Je n’avais pas spécialement envie que le meurtre de cette folle finisse dans les journées. Cette brunette comptait s’en allait, mais elle fit demi-tour après ma réflexion en me demandant presque de répéter. Attend cocotte, je vais te faire se plaisir là. « Tu souhaites peut être que je répète ? Avec les tunes que tu as, tu n’as jamais pensé à te faire soigner les oreilles… Comme quoi avec le fric on fait tous, sauf ce qui est nécessaire. » Allez maintenant, vend moi du rêve, et monte sur tes grands cheveux en essayant de me faire une leçon de morale que même un gosse de deux ans n’entendrait même pas. Je n’étais pas particulièrement méchante, mais je lui devais bien ça, je ne supportais pas de me faire attaquer comme ça. La pauvre petite chose, personne n’avait déjà osé lui tenir tête, quand on voyait la sienne, cela aurait fait rire n’importe qui. Son rire, même léger, me tapait sur le système, mais je savais intérioriser les choses. « Oh que si tu en aurais besoins ! – cette réflexion était sortie toute seule de ma bouche – Regarde toi un peu, tu te prends pour une reine, tu ne sais même pas te servir de tes dix doigts. Alors laisse moi rire.» . Le son était monté d’un cran tout de même, les gens autour pouvaient maintenant participer à notre conversation sans aucun problème, et alors ? Si quelqu’un voulait s’en mêler qu’il le fasse maintenant, il serait reçu et comme il se devait. Je l’écoutais déblatérer sur sa soit disant famille. Alors pour le coup, je devais dire chapeau, soit elle était drôlement bien renseigner sur cette famille, soit elle en faisait réellement partie, et là j’allais tomber de haut, de très haut même. J’étais en train de réfléchir sur les noms de famille et surtout de leur prénom. Je ne connaissais pas vraiment le côté maternelle, je connaissais les noms mais plus les prénoms. Le seul son que j’entendais ensuite était « soeur Anna Sorensen ». Si je faisais rapidement le rapprochement, techniquement elle était ma cousine. Ohhhh purée ! « Ok d’accord, ça va, sympa la blague. T’es super bien renseignée ma grande, qui est derrière tout ça hein ? Une copine qui tient à me faire une mauvaise blague, non aller vas-y annonce. Parce qu’Anna Sorensen, n’est nulle autre que ma mère, alors ça signifierait que tu es ma cousine … » Avant même que cette greluche ne montrait le moindre prétexte pour me traiter de menteuse, je fouillais dans mon sac à la recherche de ma carte d’identité. Je la trouvais assez rapidement, avant de lui mettre sous les yeux. Car oui, je portais le nom de Sorensen, alors qu’elle ne me fasse pas trop rire avec son dédoublement de personnalité. « Voilà satisfaite ? Alors qui est la menteuse dans l’histoire ? » . Ce qui était assuré – si l’on veut – c’était que vu sa tête décomposée, elle n’était aussi peu au courant que moi apparemment. Remet-toi ma grande, chacun son tour dans l’histoire des surprises. Il y avait maintenant une petite troupe autour de nous, enfin des gens qui faisait semblant de regarder les produits, mais pas très discret pour regarder vers nous. « C’est bon circulez il n’y a rien à voir ! » J’avais lâché ça avec une telle violence, que je ne me reconnaissais pas moi-même pour le coup. Je chopais le bras d’Eden, puisque que je connaissais son prénom maintenant et je l’entrainais en direction de la sortie. Son avis je m’en fichais royalement, et du haut de son perchoir, elle n’allait pas vraiment porter de résistance, sinon je me promettais de lui détruire un talon, là elle aurait de quoi faire une crise de nerfs.
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MessageSujet: Re: KYARAH l « Les bonnes familles sont pires que les autres. » Jeu 2 Fév - 14:42

kyarah J. E. middleton & eden a. hastings-matveïev

    Il y a des choses qu'on ne pourra jamais oublier. Des événements de votre vie que le temps ne pourra jamais effacer. Mon adoption en faisait parti. Je me souviendrais toujours de la première fois où j'ai vue celle que j'appelais aujourd'hui « Maman », je me souviendrais toute ma vie du moindre détail de cette folle journée qui à changé ma vie et qui à fait de moi une Hastings. Cette folle journée qui m'a directement propulsée parmi l'élite, moi petite russe orpheline qui n'avait pour seule richesse que l'amour perdu des siens. Je me souviendrais toujours de la première fois où j'ai vue ma mère, je l'avais trouvée si belle, si parfaite, elle m'apparaissait comme une poupée et de ma douce voix de petite fille j'avais dis « Plus tard je serais comme toi » et si j'avais su. Car certes, aujourd'hui mon souhait de devenir comme elle, s'était exaucé mais je m'étais probablement perdue moi-même dans cette quête de la perfection. Soit. Alors que je perdais mon temps à me chamailler avec cette petite sotte, je pris le temps de l'observer et hormis le fait qu'elle n'avait absolument aucun goût et que tout ce qu'elle portait provenait sûrement d'une pauvre et vulgaire friperie, je réalisai que, moi aussi, aussi aberrant que cela puisse paraître, j'aurais pu me retrouver à sa place . C'est vrai, au fond même si je restais persuadée que j'étais destinée à cette vie luxueuse, il y avait dans tout ça une grande part de chance et j'en été bien consciente. Mais j'avais assez souffert et j'étais persuadée que je le méritais, bien plus qu'elle n'aurait pu le mériter elle aussi. Alors que je gaspillais mon énergie à accorder bien trop de temps à cette pauvre fille elle tenta une nouvelle fois la provocation. C'est tout ce qu'elle devait connaître. Tous les regards étaient braqués sur nous, et cela semblait fort embêter ce laideron qui me tenait compagnie. Il faut dire qu'elle ne devait pas avoir l'habitude de ça, contrairement à moi. Bien au contraire, je n'aurais pas supporter de passer inaperçu. J'aimais être au centre de l'attention. « C'est facile à dire quand on en a pas et qu'on passe notre temps à baver devant des produits qu'on ne pourra jamais acquérir. » J'avais prononcée cette phrase, un sourire mesquin aux lèvres en la toisant de haut en bas comme pour appuyer mon propos. Je n'avais pas spécialement l'habitude qu'on me tienne tête, mon statut social avait plutôt tendance à inspirer le respect et il faut dire que je côtoyais si peu souvent des gens dans son genre que ce genre de problème ne m'était encore jamais arrivé. « Je te demande pardon ? » Cette fois ci, cette petite conne dépassait les limites. « Et je peux savoir ce qui te fais dire ça ? Me connais-tu seulement ? Car je pense que pour ma part, je n'ai pas besoin de te connaître pour savoir quelle genre de petite conne tu es. Le genre de fille qui bave devant les filles comme moi et qui en crèvent de jalousie, tout simplement. » Je n'avais décidément plus de temps à perdre avec elle, et elle m'agaçait désormais au plus au point. Pour qui se prenait-elle ? Ses parents étaient sans doute de gros bof qui n'en branlait pas une de la journée, et qui n'avait jamais bougés le petit doigt pour réussir contrairement à ma mère qui, étant parti de rien, c'était construit un véritable empire. Je détestais par dessus tout les gens qui jugeait sur les apparences. Avait-elle seulement enduré le quart de ce que j'avais vécut ? J'en doute fort. Alors que je m’apprêtais à partir, en ayant assez de l'entendre déblatérer son flot de connerie, elle en remit une couche . Elle n'avait définitivement rien compris, quand on est stupide, pauvre et laide, on a au moins la décence de se taire. Je ne pu retenir mon rire quand elle m'annonça qu'elle serait ma cousine. Non, non. Regardez-moi, regardez-là, regardez-nous. C'est tout bonnement impossible. « Tu as finalement au moins une qualité, celle d'être drôle ! Non, vraiment, j'ignore où tu puise toute cette imagination! » En même temps, parfois certaine personne prenne leur rêve pour des réalités et elle faisant sûrement partie d'une de ces petites gamines fanatiques de la mode qui connaissait l'histoire de ma famille par cœur et qui ne rêvait que d'une chose, d'en faire partie. Manque de chance pour elle, cela ne resterait d'une utopie. Et puis quoi encore ? Ma mère tient une agence de mode, pas une association caritative. C'est alors que mon visage se décomposa et que toute trace d'un minuscule probable sourire s'effaça de mon visage quand je compris qu'elle parlait très sérieusement. Peut-être prenait-elle des cours de comédie qui sait, ou alors, c'était une psychopathe qui me suivait depuis quelques mois et qui avait répétée à la phrase près le scénario de notre rencontre. Du moins, j'osais l’espérais. C'est alors que, comme pour confirmer une de mes craintes, elle sortie sa carte d'identité de son sac et me la mis sous le nez. Ça alors ! « Faux et usage de faux, tu sais qu'avec ça tu peux aller tout droit en prison ? » Ou dans un hopital psychiatrique, je pense qu'elle y avait plus sa place. Pourquoi fallait-il que les gens pauvres fassent toujours dans la criminalité ou la délinquances ? Voilà maintenant que cette idiote me traitait de menteuse, sans était trop. Sans plus attendre je sortis à mon tour ma carte d'identité et la lui montra fièrement. « Alors ? » Je détestais avoir à me justifier sur mes origines ou ma famille, c'était honteux pour moi, alors que j'avais fais de nombreuses couvertures, comment pouvait-elle ignorait qui j'étais ? Les regards plein d'étoiles des jeunes adolescentes attroupaient à coté de nous n faisait que lui confirmer d'autant plus que j'étais bien la fille que je prétendais. Elles, elles avaient un peu de culture au moins. Et, histoire d'appuyer encore plus mon histoire et de la faire se taire définitivement je lui montra fièrement mon téléphone portable pour qu'elle puisse y voir une de mes photos. Ma mère, ma tante et moi-même lors de grand défilé s'étant tenu la saison dernière. C'est alors, qu'avant même que j'ai eu le temps de ranger mon portable et de partir fièrement, ne lui laissant que ses larmes pour pleurer qu'elle me prit par le bras et m'attira vers la sortie. Doux jésus, pour qui se prenait-elle ? Je me laissa embarquer sans broncher, pas vraiment habituer à ce qu'on se comporte de cette façon avec moi. En temps normal, quand quelqu'un se permettait de me toucher c'était pour me coiffer ou me maquiller avant un défilé. Dès qu'il fut possible, je retirai mon bras de son emprise et attendit les bras croisés qu'elle poursuive. Son petit mensonge avait l'air de lui tenir à cœur et d'être soigneusement préparée, j'avais hâte d'entendre la suite de son fabuleux récit.




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MessageSujet: Re: KYARAH l « Les bonnes familles sont pires que les autres. » Sam 4 Fév - 0:16

kyarah J. E. middleton & eden a. hastings-matveïev


    Un centre commercial bondé, et des tonnes de gens sur cette planète. Il fallait que je tombe sur la personne la plus désagréable de tous les Etats-Unis. Une petite bourgeoise, assez conne fallait le dire, qui avait à voir un égo surdimensionné. La famille ne connaissait plus trop d’intérêt à mes yeux, en faite, j’avais même un doute sur le fait d’avoir un jour ce que c’était. Mon père avait connaissance du fait que je n’étais pas vraiment son enfant, et vingt et un ans plus tard, je me retrouvais là, à me dire que ma mère ne me connaissait pas, et que mon père n’était pas le mien. Et pour finir, mon père biologique apparemment ne s’était jamais intéressée au fait que j’existais. Encore fallait-il qu’il soit au courant de ma naissance. J’étais si horrible que ça comme gosse ? Pourtant mon « père » me considérait toujours comme sa princesse, son petit bout de femme, et si on le croit, j’étais la perfection même. Certes, je n’avais pas grandit dans le luxe, dans la richesse, et dans cette recherche d’un idéal physique sans faille. Mais j’aurais pu être à sa place si ma mère avait décidé d’assumer son rôle de mère comme il se devait. Alors oui, elle pouvait s’amuser à jouer les princesses devant moi, mais à une personne près, on aurait très bien pu être les meilleurs amis du monde. Alors même si elle me rendait folle de rage, il fallait qu’elle revoie à la baisse ses manières sinon ça allait très mal finir. Elle qui se ventait autant des produits de sa famille, elle finirait la tête première dedans, la classe non ? « Des produits que je ne pourrais jamais acquérir ? Ne rêve pas ma grande, et désolé si j’ai l’avantage de ne pas devoir me tartiner le visage pour dire de ressembler à quelque chose. Au fait tes mecs se sont jamais enfouie au réveil ? » Bon d’accord elle était méchante celle là, mais bien cherchée tout de même à mon gout. Pas facile quand on voit que tout le monde n’était pas à ses pieds, et rien que de voir son sourire agaçant virer à une grimace d’énervement, c’était jouissif ! « Tu veux encore que je répète ? Décidemment l’audition est un réel souci chez toi. » avais-je dis calmement, sans même prendre le soin de m’énerver pour dire ça. « Ce qui me fait dire ça… Arrête, tu es le clichée même de la petite bourgeoise à qui on fait tous à sa place, et qui viendra pleurer le jour où papa et maman ne seront plus derrière pour donner l’argent de poche. Tu n’es qu’un cliché pauvre petite, tu te crois original ? Des filles comme toi il en existe des centaines d’autre sur la planète. Alors si ça peu te faire plaisir de croire que je bave sur des filles comme toi, croit le, mais moi au moins, j’ai besoin de personne pour prouver ce que je vaux. » Je m’accordais une petite pause dans mon récit. Evidemment avec ces « Pardon, tu peux répéter ? » Elle n’avait pas du entendre grand-chose de ce que je venais de lui dire mais bon. Peut être qu’en lui laissant le temps de tout assimiler dans son cerveau de brune ça irait mieux pour elle. L’espoir fait vivre, elle va vivre longtemps celle là. « Au moins je sais que si moi je réussi, c’est grâce à moi et rien qu’à moi, pas parce que mon cerveau à un QI aussi proche de l’huitre au point que mes parents ont du payer pour que j’ai mon diplôme. Et hop, une petite dernière pour la route. Quand j’avais quelqu’un en grippe, je lâchais rarement l’affaire. Je n’étais pas habituée à ce qu’il y ait autant de monde autour de nous, mais pour le coup, je n’y prêtais pas plus attention que ça, mais si tout le monde nous entendait et que j’allais surement me faire plus d’une ennemie en ayant dit au milieu de ce monde que les gens comme elle était des clichés. Mais jusque là ce n’était rien. Etant donné que je possédais le cerveau de nous deux, j’avais vite fait le rapprochement entre le nom de famille de ma mère et le fait que ça soit sa tante. Même si je connaissais à peine ma mère, je connaissais son nom et toutes ses frasques grâce à la presse people. Et le sourire qui n’existait maintenant plus montrer qu’au fond je n’avais peut être pas autant tord que ça. C’est un cauchemar, tu vas te réveiller, c’est un cauchemar… Mon cerveau me mettait ça en boucle, comme si il attendait un miracle. Je venais de me justifier déjà sous ses yeux avec ma carte d’identité, je ne voyais pas quoi rajouter de plus. En même temps, je crois que si j’ouvrais la bouche, ma main serait partie directement en pleine figure à celle là pour sa façon de me prendre pour une folle. Je n’étais pas la plus hystérique des deux. Bien au contraire. A son tour, elle me sortait aussi ses papiers d’identités. C’est le moment de te réveiller là ! Je répondais enfin à ses accusations que j’avais fait de faux papier pour dire de me croire dans sa famille. « Finir en taule pour des raisons pareils, croit moi que je m’en passerais bien, comme je me serais bien passé de retrouver cette famille dont je ne veux pas ! » J’eus à peine le temps de finir ma phrase qu’elle me tendit son téléphone. C’était parce qu’elle avait eu le temps de le ranger sinon par rage je l’aurais jeté contre un mur. Je chopais son bras et on arrivait en dehors du magasin. Les grandes allées avaient tout autant de monde, mais il n’y avait pas d’intérêt à ce qu’on reste dans le magasin. Je lâchais son bras lors qu’elle me repoussa ma main avec autant de violence que quand je l’avais pris. Bon d’accord c’était son droit mais qu’importe. « Ecoute, je ne sais pas ce que tu me veux, si c’est du pur hasard, ou si c’est volontaire, mais apparemment on est de la même famille. Et croit moi, je le souhaite autant que toi, c'est-à-dire : PAS DU TOUT ! » J’imaginais déjà raconter à Dylan que j’avais croiser de la famille maternelle, elle me croira surement pas, et me dirait que la malchance me poursuit. Et pour une fois, je ne pouvais pas lui donner tord.
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MessageSujet: Re: KYARAH l « Les bonnes familles sont pires que les autres. » Mer 25 Avr - 14:44

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Sterling, chante moi une berceuse. - Constance est magnifique, Constance est merveilleuse, Constance est héroïque, Constance est généreuse. Elle donnerait de l'or même aux plus démunis. Constance est magnifi...- Non, non, non, pas aux plus démunis, non, faut pas dire n'importe quoi non plus.. LALALA LA TRAAAAAACE !!!!
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